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 Divertissant divertissement (Zephyre + Prae)

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Message(#) Sujet: Divertissant divertissement (Zephyre + Prae) Jeu 15 Jan - 15:38



❝...❞
Zephyre & Prae
Depuis quelques jours, le jeune homme visistait la ville et ses environs. Il progressait chaque fois un peu plus dans l'art de se montrer à l'aise et de faire semblant. S'il c'était néanmoins contenté jusque là, de rester dans le quartier sud, où il pouvait se perdre dans la foule, cette fois-ci ses pas l'avait conduit bien plus loin. Il se promenait donc l'air serein autour de grandes villa, appartenant à l'élite de la cité. Le sommet...Ce que je veux, ce que je vise...Bientôt je pourrais vivre ici...A condition évidemment que tout se déroula selon son souhait. Poursuivant sa marche, il se rapprocha d'un bâtiment. Étrangement, cet endroit l'attirait plus que les autres. Peut-être était ce à cause de la lumière qui se reflétait ici de façon tellement agréable...Ou s'agitait-il du petit animal qu'il venait de voir passer furtivement ? La importait sans doute peu mais, l'effet fut garanti car il ne manqua pas de s'aventurer jusque dans ce qui ressemblait à une coure. Observant attentivement ce qui l'entourait, Zephyre sursauta brusquement...en apercevant un oiseau. Ridiculement petit, celui-ci sautillait sur le sol, vraisemblablement incapable de s'envoler. Blessé ou non, il ne le trouvait pas moins effrayant...Maudits volatiles... «  Va-t-en. Aller oust ! » indiqua-t-il en agitant grandement la  main vers l’intrus. « Ah vous êtes là ! ». Faisant automatiquement volte face, il regarda intriguer, la personne qui venait de parler. « Qui êtes-vous ? » ne pu-t-il s'empêcher de demander. Tu devrais te taire, lui indiqua sa conscience. « Eh bien l'un des serviteurs de Maitresse Prae, bien sur » dit-il. L'ancien esclave hocha légèrement la tête. « Evidemment. » Quoi de plus normal... « Suivez moi » poursuivit l'autre. « Elle vous attends. ». Il haussa un sourcil, intrigué mais, ne fit pas pour autant demi-tour. Sa mère répétait souvent que la curiosité, était de loin, l'un des pires défauts qui fut...Surtout dans leur situation. Néanmoins, cela ne l'avait jamais empêché...Et encore une fois, il se laissa guider sans se poser de questions, décidant de s'adapter en fonction des circonstances. Il marcha lentement, suivant celui qui l'accompagnait voir cette fameuse dame, qu'il ne connaissait pas. On le fit alors entrer dans une pièce et sans qu'il eu pu rajouter ne serait-ce qu'un mot, la porte se referma...Qu'est ce que je fais maintenant ? Eh ba tu improvise...Quel autre option ? C'est vrai... Il avança de quelques pas et s'arrêta à quelques mètre de la demoiselle qui occupait l'espace. « Bonjour » déclara-t-il simplement. Ne sachant trop que dire, il hasarda un commentaire sur la demeure. «  C'est assez simpliste...sobre comme décoration... »commença-t-il. Il n'avait pas la moindre idée de la façon dont réagirait sa camarade et préféra attendre en la détaillant, l'air de rien.


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Message(#) Sujet: Re: Divertissant divertissement (Zephyre + Prae) Lun 19 Jan - 13:12

Praedita ne pouvait plus quitter la villa des Mystères sans une horde d’esclave pour s’assurer de sa « sécurité ». Cette protection un brin trop rapprochée la limitait considérablement dans ses actions. Elle qui appréciait respirer un peu, être libre de ses mouvements et paroles, la voilà encore plus prise au piège. En étant une femme, elle était déjà bien prisonnière de ces barreaux imaginaires se matérialisant sous forme d’un dictat masculin lourd et d’un patriarcat étouffant, et maintenant elle devait subir l’incertitude des rues.

Maudit soit la révolte. Elle aurait soutenu ces esclaves mais s’attaquer comme des animaux à des familles respectueuses ou même à la populace n’étaient pas nobles. C’était des actes primaires, grossières … Des bêtes.

- Un jeune homme qui semble exceller dans différents arts, notamment la poésie et la musique, sera pour te divertir. Tu pourras également décider si tu souhaites que le nom des Pompeii soit un mécène pour lui, annonça Lupida un bon matin à une Praedita allongée lascivement et à peine vêtue sur le lit.

Elle se contenait d’acquiescer et se prépara pour recevoir ce fameux artiste. Sa tenue fut assez sobre. Une tenue de maison, d’une couleur unique – un vert foncé- et avec un tissu extrêmement léger. Ses formes étaient donc des plus visibles, ses bras pâles visibles et les frontières de ses seins tout autant. On ne voyait pas, mais on pouvait distinguer un début de cette douce rondeur.

Dans l’après-midi, on finit par introduire le fameux jeune homme. Elle ne put s’empêcher de penser qu’il était extrêmement plaisant à regarder. Cependant … dès ses premières phrases, elle en conclut qu’il était extrêmement déplaisant à écouter. Ses sourcils s’arquèrent et elle lui lança un regard noir. Elle était là pour écouter de belles choses et non subir une critique du décor de la maison.

- Oh … Il semblerait que vous ayez joué dans bien meilleurs lieux, richement décoré mais sûrement outrageusement de mauvais goût. La simplicité a également une part de beauté… seuls ceux qui regardent le voient.

Elle finit par s’allonger sur l’un des sofas.

- Votre entrée en matière me fait craindre pour le reste mais soit, je veux bien vous écouter. Dévoilez moi donc vos talents.

Et sans plus un mot, elle se mit davantage à son aise pour l’écouter. Cependant, elle remarqua une chose : il n’avait aucun instrument.

- Et bien … avec quoi comptez-vous jouer ? Votre bouche peut-être …

Elle soupira.

- Dois-je vous fournir vos instruments en plus ? Soit Vous me ferez cette présentation plus tard si vos poésies sont convaincantes.

Elle mettait cette inconscience sur le compte de la jeunesse. Elle pourrait lui fournir les instruments qu’elle-même détenait jalousement à la condition que sa poésie face un quelconque effet dans le cœur de la patricienne. Elle voulait ressentir de forte émotion et quitter un court instant la platitude qu’était sa vie ces derniers temps !

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Message(#) Sujet: Re: Divertissant divertissement (Zephyre + Prae) Jeu 22 Jan - 13:50



❝...❞
Zephyre & Prae
Le nez en l'air, il c'était perdu dans la contemplation du plafond. Maintenant qu'il était entré et en bonne compagnie, il allait devoir encore une fois s'essayer à l'improvisation.  « Oh … Il semblerait que vous ayez joué dans bien meilleurs lieux, richement décoré mais sûrement outrageusement de mauvais goût. La simplicité a également une part de beauté… seuls ceux qui regardent le voient. » Lentement, le jeune homme reposa les yeux sur la demoiselle. Il l'observa silencieusement s'installer sur l'un des sofas, avant de se décider à lui répondre. «  Ce n'était qu'une simple remarque » déclara-t-il en réduisant encore de quelques pas l'espace entre eux. « Votre entrée en matière me fait craindre pour le reste mais soit, je veux bien vous écouter. Dévoilez moi donc vos talents. » Il haussa un sourcil puis afficha de nouveau un mine neutre. « Vous craignez peu de choses » poursuivit-il sans se laisser impressionner. Fait attention de ne pas paraître trop insolent...du moins pas de tout de suite...Ça risquerait de compliquer la situation, suggéra sa conscience. Parce que tu ne l'a trouve pas déjà passablement compliquée ? Hein ?! La personne attendu ici devait donc être un musicien...ou quelque chose d'approchant. Il se demande alors qu'elle allure était la sienne pour passer pour un vulgaire donneur de divertissement. Zephyre essaya tant bien de réfléchir rapidement à ce qu'il allait faire. Après tout, cette attendait sa distraction... « Et bien … avec quoi comptez-vous jouer ? Votre bouche peut-être … »dit-elle avant de pousser un soupire qui n'augurait rien de bon. « Dois-je vous fournir vos instruments en plus ? Soit Vous me ferez cette présentation plus tard si vos poésies sont convaincantes. » Que faire ? Jusque là, on ne lui avait rarement demandé ce genre de service...Son ancien maître passer beaucoup plus de temps à l'admirer qu'à l'écouter. Composer un poème ou quoi que ce fut d'autre, mentalement en l'espace de quelques minutes ou secondes, paraissait hors de portée. Aussi ce lança-t-il dans le seul récit qui vint à son esprit, une histoire entendu régulièrement par sa mère. Cela parler d'une entité possédant le corps et l'esprit d 'un jeune garçon insupportable, qui n’obéissait pas et ne se pliait jamais aux règles imposées. Le mauvais introduit en sa personne créer le chaos partout où il allait et ce, jusqu'à qu'une belle jeune fille, changée en biche ne lui saute dessus pour le mordre...Le conte, s'accompagna de différentes péripéties et évidemment d'une fin...  « Vous n'êtes plus une enfant, je n'omettrai donc pas la fin triste pour vous épargner » annonça-t-il. En effet, les deux protagonistes, finalement pris au piège par un chasseur, mourraient tous les deux. « Voilà... » conclut-il. A mon avis elle ne s'attendait pas à ça... «  Et maintenant ? » osa-t-il rajouter.  Il espérait sincèrement qu'elle n'envisagerait pas de se moquer. S'il pouvait supporter d'être jeter dehors, il admettrait durement qu'on rit à ses dépends. «  Souhaitez-vous autre chose ? ». Toujours debout, il planta sons regard dans celui de la jeune femme et resta ainsi sans ciller. Un de ses étrange talents, non exploitable dans ce type de situation, bien qu'il eu souffert avant de le maîtriser.  


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Message(#) Sujet: Re: Divertissant divertissement (Zephyre + Prae) Dim 25 Jan - 23:42

Praedita était agréablement installée sur son sofa et se délectait des quelques boissons et victuailles que son esclave avait apporté. Cependant, le vin perdait de sa saveur fruitée au fur et à mesure que ce musicien parlait et les différents légers mets n’étaient plus qu’une suite de roche au fur et à mesure de l’avancée de l’histoire. Lupina avait promis un artiste et non un vulgaire conteur des rues !

Se moquait-il d’elle ? Ou n’était qu’un stupide échauffement avant le vrai plat de résistance ? Une question qu’elle se posait et reposait lorsque l’homme signala qu’il avait fini, et qu’il attendait son avis. Non, réflexion faite, il ne semblait pas demander un quelconque avis. Il s’était contenté de terminer par « Voilà » en enchainant sur la suite en travers d’un merveilleux « Souhaitez-vous autre chose ? ».

- Je souhaite effectivement quelque chose : de l’art.

Elle se releva, fusillant ce garçon un tantinet trop audacieux du regard. Qu’il baisse donc ce dernier, au risque de l’énerver plus. Aucun homme, patricien ou non, ne pouvait fixer la Pompeia de cette façon, elle se refusait. Elle était peut-être une femme mais elle n’était pas une sans caractère et sans une personnalité des plus affirmées.

- Vous venez de m’offrir un conte de paysan. Ou d’esclave.


Elle l’étudia de la tête au pied.

- Ne me dites pas que c’est un art «avant-gardiste » ou que sais-je. On me l’a déjà fait. Auriez-vous quelque chose de plus « vibrants » et de plus « profonds » à offrir ?

Avait-il des paroles frissonnantes à offrir ? Avait-il des réflexions philosophiques à proposer ? Avait-il des doigts en or pour les balader sur quelques notes extraordinaires ? Avait-il quelque chose qui allait faire vibrer cette âme enfermée entre quatre murs et ce corps languis sous la chaleur de Pompei ?

- Es-tu un artiste ? lui demanda-t-elle en s’approchant un tantinet trop près de lui, plongeant son regard d’un beau brun souligné par un Khôl importé d’Egytpe dans celui désuet de tout artifice du jeune homme.

Elle reconnaissait les artistes. Il était soit trop philosophe – et donc un tantinet hautain – soit trop rêveur – et donc la tête en l’air – mais rarement des gens au regard aussi vif et aussi « ambitieux ». Il n’était un artiste à l’âme sensible mais un petit vautour, ou un petit renard. Elle ne saurait dire à ce nouveau.

- Racontes moi donc ta vie. Peut-être sauras-tu te montrer plus poète avec ton existence, conclut-elle en promenant un petit doigt sur la mâchoire.

Il était jeune. Très jeune comparé à elle. Il n’avait ni la prestance ni la fureur ni l’ambition de son frère, de la Murène ou d’une certaine personne qu’elle connaissait que trop bien malheureusement et qui la connaissait tout autant.

- Parle-moi de la jeunesse. De tes amours. De tes déceptions. De tes colères.

Elle se rappelait avoir vécu des choses durant cette jeunesse. De très bonnes choses. Comme de très mauvaises. Regrettait-elle ? Elle ne saurait dire.


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Message(#) Sujet: Re: Divertissant divertissement (Zephyre + Prae) Jeu 29 Jan - 21:34



❝...❞
Zephyre & Prae
Observant avec attention sa camarade, il finit par quitter son regard pour s'attarder sur le reste de sa physionomie. Tu t'égare coco là, non ? L'interrogea très vaguement sa conscience. Un peu peut-être...Oui, un peu beaucoup. N'oublis pas où tu te trouve. Un peu de tenue ! S’éclaircissant la gorge, il se redressa pour se tenir plus droit, comme par habitude. « Je souhaite effectivement quelque chose : de l’art. » Le jeune homme attendit la suite. Cela voulait sans doute dire qu'elle n'était pas vraiment satisfaite.  Elle se releva en le fusillant du regard. Nul besoin d'être un génie pour comprendre que cela s'avérait mauvais signe. « Vous venez de m’offrir un conte de paysan. Ou d’esclave. » Ce fut à son tour de prendre la mouche et de dévisager la jeune femme, tandis qu'elle l'admirait à la façon d'une statue. La remarque qu'elle venait de faire lui déplaisait par ailleurs fortement. Néanmoins, pouvait-il se permettre une remarque ? « Ne me dites pas que c’est un art «avant-gardiste » ou que sais-je. On me l’a déjà fait. Auriez-vous quelque chose de plus « vibrants » et de plus « profonds » à offrir ? ». Réfléchissant, il hésita un instant entre rancune et provocation... «  Quelque chose de plus profond ? Hum... ». Il prit un air concentré avant de déclarer : « Je pourrais éventuellement vous mettre le doigt dans l’œil. » Zephyre se mordit la lèvre, comprimant son envie de rire. Heureusement ou non, celle qui le recevait, se rapprocha plongeant si bien ses yeux dans les siens, qu'ils se rencontrèrent à nouveau. « Es-tu un artiste ? ». Il se contenta d'hausser les épaules. « Probablement en partie...d'une certaine manière » répondit-il. Car même s'il préférait en général s'en cacher, il était parfaitement capable de sensibilité comme de passion. Néanmoins, ils se laissait trop souvent envahir par la colère et autres sentiments violent. Les émotions de ce type, pour l'avenir qu'il souhaitait se construire étaient difficilement envisageable. Un preuve de faiblesse par exemple...De moins ce figurait-il cela. « Racontes moi donc ta vie. Peut-être sauras-tu te montrer plus poète avec ton existence » conclut-elle en promenant un petit doigt sur la mâchoire. Lorsque la jolie brune amena sa main à son visage, il se crispa instantanément. « Parle-moi de la jeunesse. De tes amours. De tes déceptions. De tes colères » ajouta-t-elle curieuse. S'il demeura immobile pendant plusieurs secondes, il ne tarda pas à ne plus supporter le contact forcé et instauré la demoiselle. Aussi, il saisit vivement son bras au vol pour le lui rendre en l'écartant. Il ne recula cependant pas pour autant. « Je ne suis peut-être pas suffisamment musicien ou artiste pour vous mais je n'ai rien du bétail. » Il marqua une pause pendant laquelle il jaugea sa compagne avec insistance. «  Si je puis vous admirer de loin, faites en donc autant. » Tu n'aurai sans doute pas du dire ça...C'est un peu tard pour y penser maintenant, non ? Certes...L'ancien esclave n'avais jamais beaucoup appréciait d'être tripoté et tâté de toute part. Dans ses moments là, il se sentait l'âme des fruits du marché. De plus, la dernière expérience dont il se rappelait, avec son maître et sa famille... aurait ôtez le goût du contact physique à n'importe qui. Cela appartenait au passé et il s'en remettait doucement. Ce qui expliquait pourquoi par moment il réagissait avec tant d'emportement pour si peu de choses. Il soupira et sans pour autant s'excuser de quoi que ce fut, répondit aux questions abordées précédemment : « Ma vie...est je le crains, d'une banalité à toute épreuve. » commença-t-il. « J'avoue m'être lassé de l'excessive décoration des maison de Rome. Je suis donc venu voir si je pouvais trouver quelque chose de plus interessant ici ». Oui, il mentait en partit. Mais il ne pouvait décemment dire la vérité. Il ne s'inquiété pas particulièrement, la dissimulation, la manipulation et cette tendance à calculer par avance chaque action, le rassurait.

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Message(#) Sujet: Re: Divertissant divertissement (Zephyre + Prae) Mer 11 Mar - 1:48

« Il ose se moquer de … moi ? » s’insurgea-t-elle, en ouvrant en un demi « O » sa petite bouche de patricienne.

Il osait effectivement se moquer d’elle et pire, il osait continuer. Il se montrait impertinent, rabaissant sans aucune honte la maîtresse des lieux. Voilà bien des années qu’aucun Plébien ou Esclave ne l’avaient traité d’une telle façon, et encore bien moins d’années qu’un Patricien avait été si sincère.

A peine « remise » d’un tel « affront », elle ne disait rien devant le petit discours de cet être présomptueux. La Flamboyante Pompeia préparait son merveilleux discours pour rabaisser du mieux qu’elle pouvait ce petit être insignifiant, sans titre, sans force, sans connaissance, sans soutien et, surtout, sans pouvoir.

Même en étant une « femme », elle le dominait bien largement. Elle était une Pompeia par tous les dieux et non une simple mortelle écumant les ruelles en tendant la main en signe de disette. Si elle le désirait, elle pourrait monter les taxes. SI elle le désirait, elle pourrait dépenser tout l’argent de la ville. Comment ? En convainquant son frère évidemment, et elle savait exactement comment s’y prendre.

- Je me suis rendue compte que je me suis montrée rude. Tiens, voici un verre de vin en guise d’une bien meilleure entente entre nous. Vois-tu la vie est si rude … que j’en oublie mes manières ces temps-ci. Tout le monde peut faire des erreurs n’est-ce pas ?

Elle tendit le fameux verre de vin, et trinqua avec l’Audacieux Suicidaire. Elle l’invita à s’installer dans l’un des sofas, et se posa à ses côtés.

- En voilà une existence triste. Laisse-moi te conter la mienne.

Elle se tut un instant, lui souriant et posant sa main sur celle du garçon.

- Je suis née dans cette villa même et j’y ai grandi, la quittant que très rarement. De temps en temps pour Rome, afin de visiter ma sœur ainée mariée. De temps en temps la campagne pour m’éloigner de la fureur et de l’agitation quotidienne de Pompei.

Elle retira sa main, resservant les coupelles si elles étaient vides – remplaçant provisoirement ses esclaves pour cette tâche. Les esclaves, deux femmes, observèrent le manège d’ailleurs avec un air impassible – mais avec les sens avertis. Ces dernières voyaient bien le manège de leur maîtresse, et elles voyaient déjà la future scène. L’une plaignait le garçon, l’autre espérait qu’il ne serait pas à craindre. Qu’il saura agir avec discernement.

- Je suis née comme Pompeia Praedita, fille du précédent Duumvir de Pompei, et sœur de l’actuel Duumvir. Mon nom en lui-même est lié à cette ville. Tu es bien intelligent, tu dois bien comprendre où je veux en venir.

Son air avenant disparut au profit d’un air plus menaçant.

- Je m’appelle Pompeia Praedita et j’obtiens toujours ce que je désire. L’un de mes désirs est le respect. Je t’ai accordé une chance de t’illustrer mais tu ne sembles pas être un artiste, et au lieu de te terrer dans ta honte et ton ignorance, tu préfères exhiber une stupide provocation. Toi qui est venu chercher fortune, tu ne trouveras que trépas en ces lieux avec une telle … attitude.

Un lourd silence s’installa dans la pièce.

- Je ne sais pas comment est la vie à Rome mais ici, tu ne pourras guère te cacher. Ni fuir. Ainsi, je te conseille de faire taire cette langue bien pendue, de t’excuser et de disparaître de ma demeure sans causer bien plus de tort à quiconque. Vois là une faveur. Une clémence.

En temps ordinaire, cela aurait été quelques coups de fouets. Qu’il soit un citoyen comme un esclave. Personne ne manquait de respect à la sœur du Duumvir. Tout le monde le savait. En effet, si ce n’était pas Publicola qui se chargeait de remettre « sur les rails » l’insolent, c’était Praedita elle-même qui s’en chargeait.

Peut-être une femme, mais une femme qui savait user de ses armes pour obtenir ce qu’elle désirait, et se faire entendre.

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Message(#) Sujet: Re: Divertissant divertissement (Zephyre + Prae) Ven 20 Mar - 11:51



❝...❞
Zephyre & Prae
Il y eu un moment de silence pesant, durant lequel sa compagne eu du mal à revenir de sa surprise. Quoi de plus normal ? La contrariété se lisait sur son visage. Elle n'avait vraisemblablement pas l'habitude d'être remise à sa place. Eh bien, ça ne lui fera pas de mal, songea-t-il. Mais tu risque des ennuis, ajouta sa conscience, non sans raisons. Sa réaction c'était peut-être avérée un peu vive. Un peu...Il ne fallait pas se créer de difficulté superflues certes, il ne souhaitait pas particulière se laisser piétiner non plus. Le culte de l'homme objet, se passerait de sa contribution. Il soupira légèrement et ne fut pas déçu de ce qui suivit. Si son hôte sembla se montrer étrangement agréable et prendre la situation avec avenance, il n'en resta pas moins sur ses gardes. Ce genre de comportements cachaient forcément quelque chose. « Je me suis rendue compte que je me suis montrée rude. Tiens, voici un verre de vin en guise d’une bien meilleure entente entre nous. Vois-tu la vie est si rude … que j’en oublie mes manières ces temps-ci. Tout le monde peut faire des erreurs n’est-ce pas ? ». Le jeune homme l'a regarda vaguement perplexe. Il hésita un instant et accepté la proposition d'alcool sans toutefois y toucher. Ils trinquèrent comme des amis et il prit place alors qu'elle l'invitait à s'installer. « En voilà une existence triste. Laisse-moi te conter la mienne ». Il ne dit rien, songeant néanmoins que la vie de la demoiselle ne possédait qu'une très vulgaire et lointaine importance à ses yeux. [i]« Je suis née dans cette villa même et j’y ai grandi, la quittant que très rarement. De temps en temps pour Rome, afin de visiter ma sœur aînée mariée. De temps en temps la campagne pour m’éloigner de la fureur et de l’agitation quotidienne de Pompei. »[/i] L'écoutant parler d'une oreille distraite, il finit par se décider à boire sa coupe, qu'elle remplaça si tôt vide. Ah...En fait elle veux me rendre malade...Elle n'est pas censé savoir que tu ne tiens pas bien l'alcool. Vraiment ? Tu as vu comme nous sommes épais, même un roseaux s'en tirerait mieux que nous. « Je suis née comme Pompeia Praedita, fille du précédent Duumvir de Pompei, et sœur de l’actuel Duumvir. Mon nom en lui-même est lié à cette ville. Tu es bien intelligent, tu dois bien comprendre où je veux en venir. » L'air cordiale de la belle brune avait disparu. Zephyre se contenta d'hausser les épaules, ne connaissant pas les noms qu'elle évoquait. L'intimidation ne fonctionnait qu'en de rare occasion sur sa personne. Même son propre avait connu certaines difficultés à le faire plier de cette manière. « Je m’appelle Pompeia Praedita et j’obtiens toujours ce que je désire. L’un de mes désirs est le respect. Je t’ai accordé une chance de t’illustrer mais tu ne sembles pas être un artiste, et au lieu de te terrer dans ta honte et ton ignorance, tu préfères exhiber une stupide provocation. Toi qui est venu chercher fortune, tu ne trouveras que trépas en ces lieux avec une telle … attitude. » Le silence s'installa. « Je ne sais pas comment est la vie à Rome mais ici, tu ne pourras guère te cacher. Ni fuir. Ainsi, je te conseille de faire taire cette langue bien pendue, de t’excuser et de disparaître de ma demeure sans causer bien plus de tort à quiconque. Vois là une faveur. Une clémence. » L'ancien esclave contracta la mâchoire avec agacement. Les dames si charmantes d'apparences, se montraient toujours aussi imbuvable ? Il s’apprêtait à suivre son conseil et tourner les talons. Il retiendrait le nom de la maison, de son habitante et éviterai de revenir ou de l'a recroiser. Au dernière moment cependant, il changea d'avis, revint sur ses pas et fit face à Praedita. « Je suis désolé...Désolé, car ce n'est pas dans ma nature de me taire, d'autant plus lorsqu'on me dit des absurdités. » Il marqua une pause durant laquelle il dévisagea une nouvelle fois sa compagne. « Votre domestique m'a prit pour ce que je n'étais pas, sans que j'ai eu le temps de m'en défendre. Et je me suis retrouvé ici devant vous a essayé de distraire quelqu'un d'assez suffisant et méchant pour non seulement, déprécier mes maigres tentatives mais en plus, de se permettre de m'approcher en me considérant comme un bout de viande... » Il secoua la tête pour appuyant sa mine dégoûtée. «  Je ne suis pas artiste, j'en conviens, je ne suis pas plus honteux qu’ignorant non plus. En revanche je ne peux pas en dire autant de vous. Aussi haut placé que vous pouvez vous croire...Il s'écarta de quelques pas. «  Si vous étiez honnête avec vous même, vous pourriez reconnaître que le seul tort que j'eu commis fut de vous repousser. » Après un autre haussement d'épaules et un dernier regard à son hôtesse, il se détourna. « J'ai presque de la peine pour vous. » Sur cette parole, il s'éloigna. Zephyre avait conscience que les ennuis qu'ils voulaient éviter allaient, à la suite de ce petit discours probablement très rapidement, tomber sur le coin de son nez. Mais encore une fois, il n'avait pu s’empêcher de se taire. Peut-être devrais tu songer à te faire couper la langue...

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Les frontières, maman, j'les vois dans le regard des gens...Et chaque jour, j'enterre dans ma chair, vos blessures, toutes vos colères. J'veux pouvoir grandir sans écorce, même si la vie m'écorche. ©endlesslove.
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Message(#) Sujet: Re: Divertissant divertissement (Zephyre + Prae) Lun 23 Mar - 0:18

Elle avait espéré que cet impertinent aurait compris la portée de ses paroles. Malheureusement, ce ne fut pas le cas. Il revint sur ses pas afin de provoquer que davantage la Pompeia avec de vaines paroles. La demoiselle arqua d’ailleurs ses sourcils lorsqu’il prétendit qu’elle aurait été blessé parce qu’il aurait refusé de prétendues avances de sa part. La surprise passée, elle finit par éclater de rire. Et elle continua encore longuement.

- Je pense que tu viens de fournir ta meilleure prestation en étant « sincère », elle se leva pour lui faire face droitement, l’allure altière, le port droit, le sourire puant d’assurance et les yeux brillant d’une ou deux flammes d’amusement.

C’était sûrement la plus « expressive » des Pompeii, mais surtout celle qui savait mieux que quiconque user et manier son corps pour faire croire ce qu’elle souhaitait. Là où les Patriciens s’entêtaient à être aussi rigide qu’un bout de bois tant dans l’allure que l’expression, ou encore à feindre quelque chose, Praedita savait mieux que quiconque à faire de l’émotion voulue sienne. Elle était apte à changer d’une tenue à une autre sans être gênée. A cet instant, son orgueil avait un tantinet piqué mais elle ne le montrait pas. Car elle ne le voulait pas. Hormis ses paroles, rien ne pourrait réellement la trahir.

- Je suis une Mécène, et sûrement celle qui a aidé plus d’un artiste à avoir une vie convenable. Ce que tu pensais « avance » ou « objet », n’était qu’une demande de la prestation artistique pour savoir si déposer une bourse d’or par semaine était justifiée ou non. Quand je fais des avances … Je le sais, et mon partenaire aussi. Jamais l’un sans l’autre, sinon ce n’est guère amusant.

Elle s’éloigna un tantinet du garçon un brin trop impertinent.

- Je devrais fouetter l’esclave qui t’a admis dans le domaine par erreur. Il aurait pu faire entrer un voleur ou un assassin, des êtres répugnants qui croulent ces temps-ci à Pompei. Mais je n’ai guère l’habitude de fouetter … Je déteste cette pratique.

C’était son frère ou Lupida qui se chargeaient de l’éducation et des punitions des différents esclaves. Pour sa part, elle ne se contentait que d’avoir ses plus fidèles esclaves – deux demoiselles – qui la suivaient tel un nombre, prête à répondre aux moindres désirs de leur maîtresse. Avaient-elles déjà envisagé une seule seconde à fuir ? Absolument pas. Praedita était une maîtresse douce, lunatique de temps en temps quand il était question de ses écrits ou du théâtre, mais jamais injuste ou violente. Incroyable mais vrai, la brunette était apte à oublier la présence de ces femmes deux ou trois heures, les laissant ainsi toute liberté d’aller voir quelques connaissances, amants ou aider pour d’autres tâches.

Si Praedita paraissait imbuvable, toutes deux savaient le bon fond de leur maîtresse. D’ailleurs l’une désirait ardemment faire quitter le domaine à l’inconnu, avant qu’il n’envenime l’humeur lunatique de la maîtresse et ne la plonge dans une colère inutile ou dans une profonde mélancolie. Elle qui espérait avoir un cœur vibrer sous de la musique, elle fut des plus déçues aujourd’hui.

- Ma journée est gâchée. J’espérais avoir un divertissement, et je me retrouve avec une énième personne à la langue pendue. Une dernière question avant que tu ne quittes ces lieux, et je refuse l’impertinence à nouveau : où travailles-tu ?

Qui avait pu embaucher un tel homme avec une langue aussi perdue ?

- En fait non. Ne dis rien. Je suis lasse. Sors de ma demeure, ordonna-t-elle d’une voix froide, se retournant pour se prélasser à nouveau sur ce sofa avec un air ennuyé. Sila, remplaces le gardien.

Quant à l’avenir du gardien … Allait-il seulement se reposer ou se faire vertement punir par le maître des esclaves … Elle en savait rien. Mais il était hors de question qu’une autre mauvaise personne mette les pieds à la Villa des Mystères.

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Message(#) Sujet: Re: Divertissant divertissement (Zephyre + Prae) Jeu 26 Mar - 21:03



❝...❞
Zephyre & Prae

« Je pense que tu viens de fournir ta meilleure prestation en étant « sincère » ». Il ouvrit la bouche et l'a referma aussitôt. Quoi ? « Je suis une Mécène, et sûrement celle qui a aidé plus d’un artiste à avoir une vie convenable. Ce que tu pensais « avance » ou « objet », n’était qu’une demande de la prestation artistique pour savoir si déposer une bourse d’or par semaine était justifiée ou non. Quand je fais des avances … Je le sais, et mon partenaire aussi. Jamais l’un sans l’autre, sinon ce n’est guère amusant. » Il observa la jeune femme, complètement décontenancé. Elle se moque de toi j'ai l'impression, commenta sa conscience. Non tu crois ? Il secoua la tête. Alors ça c'était vraiment trop fort ! Elle s'éloigna et il en profita pour demander : « Si je comprends bien, ce n'était qu'une charmante petite mascarade ? ». Zephyre souffla, affichant un air dédaigneux. « Je devrais fouetter l’esclave qui t’a admis dans le domaine par erreur. Il aurait pu faire entrer un voleur ou un assassin, des êtres répugnants qui croulent ces temps-ci à Pompei. Mais je n’ai guère l’habitude de fouetter … Je déteste cette pratique. » Il retint de justesse de lever les yeux ciel. Que cette demoiselle pouvait paraître exaspérante. « C'est trop de gentillesse. » Il n'était pas cruel et insensible au point de se satisfaire des traitements, majoritairement brutaux infligés aux esclaves. Après tout, cela le dérangeait profondément de le reconnaître mais il appartenant, il y a peu, encore à cette catégorie. Songeant à cela, sa mâchoire se contracta. Il exécrait son ancienne condition et détestait encore plus la prétention des maîtres à mettre en évidence leur bonté d'âme. Que croyaient-ils obtenir ainsi ? Des exclamations ? Il soupira de dégoût, les remerciements s'avéraient possibles. La population servile possédait cette étrange tendance à se montrer reconnaissante face à ses maudits bourreaux. Et voilà qu'ensuite tout le monde s'étonnait et se perdait en vaines lamentations, lorsque un illuminé fils de l'Etna ou de Samael ou des  Gracques, essayait de monter un plan pour se rebeller. Il y avait franchement de quoi rire. « Ma journée est gâchée. J’espérais avoir un divertissement, et je me retrouve avec une énième personne à la langue pendue. Une dernière question avant que tu ne quittes ces lieux, et je refuse l’impertinence à nouveau : où travailles-tu ? » Revenant à la réalité, il ne pu réprimer le sourire qui menacer de déborder de son visage. «  Une énième personne avec la langue bien pendue ? Vraiment ? Moi qui pensais être le premier à vous donner un réel avis. Je suis déçu. » Il haussa les épaules. « En fait non. Ne dis rien. Je suis lasse. Sors de ma demeure » ordonna-t-elle d’une voix froide « Qui a dit que j'avais besoin de travailler ? » poursuivit-il néanmoins. «Honnêtement, je n'ose pas imaginer une chose qui pourrait réellement vous distraire. Pour cela il faudrait prêter un peu d’intérêt à ce qu'on vous raconte. J'avouerai tout même que vous m'avez bien eu. Au moins une fois. » Il effectua un légère courbette en reculant. « Je ne veux effectivement pas vous déranger plus longtemps. Bonne continuation. » Il tourna définitivement le dos à sa compagne et reprit le chemin par lequel il était arrivé
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Divertissant divertissement (Zephyre + Prae)

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