Ambition is the immoderate desire for power ♆ Lurco



POMPEII, TERRA DEORUM ₪ :: Ludi :: Archives RPs
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Patricien
Mer 18 Déc - 22:36
Ambition is the immoderate desire for power ♆ Lurco   




Claudia Rufia
₪ Arrivée à Pompéi : 26/09/2013
₪ Ecrits : 761
₪ Sesterces : 59
₪ Âge : 19 ans
₪ Fonction & Métier : Patricienne de la maison Claudii, et future épouse de Marcus Pompeius

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Mettre toutes ses chances du même côté n'était pas vraiment d'une pertinence des plus redoutables, pas plus que cela n'était d'une pertinence des plus éclairées. Il fallait savoir apprendre à acquérir bien des avantages sur différents tableaux. Apprendre à avoir le sens de l'entreprise, la fibre de l'ambition. Quoi que, dans le fond, ce genre de choses est principalement d'une nature intrinsèque, et viscérale : pour beaucoup de ceux qui ne possédaient d'ores et déjà pas ces traits de caractère, maigres et minces étaient les choses de les acquérir, avec le temps, et à mesure des expériences vécues et accumulées. Il fallait avoir la force, et la hargne. Ce qui, selon beaucoup, éliminait dès le début toutes les membres de la gente féminine. Sous ces stéréotypes plus qu’erronés se dissimulaient bien des ambitions pour freiner toute progression, tout avancement, et toute longueur d'avance qui risqueraient de mettre en péril ce qui était plus qu'un monopole et un trust masculins des plus usurpés. Mais plutôt que de ruer tel un cheval encore indompté, plutôt que de piquer des crises dignes de celles que l'on disait réservées à César par sa belle Cléopâtre, il apparaissait bien plus pertinent à Rufia de la jouer fine, discrète, et clairvoyante. Certes, il semblait qu'elle plaise à sa future belle-famille, et que du côté de son futur époux, elle ne soit pas en reste non plus. Mais elle souhaitait pouvoir aussi compter sur des décisions personnelles. Pour compléter ses atours, et ses avantages, en quelque sorte. Et, d'une certaine façon,

Rufia n'avait pas encore un réseau de renseignements des plus perfectionnés. Après tout, son arrivée à Pompéi était encore relativement récente, et elle avait encore besoin de tisser sa toile, si l'on peut dire ça comme ça. La brusquerie et l'empressement étaient loin d'être son fort. Parce que, selon elle, cela ne pouvait qu'amener à des erreurs grotesques, et à une certaine pression fantomatique semblant nous sentir oppressé et obligé de choisir, vite fait mal fait, la plupart du temps. Alors, elle avait pris le temps de réfléchir, et d'écouter ce qui se disait, ainsi que de voir ce qui se passait, avant de prendre une quelconque décision, avant de s'orienter vers une optique ou une autre. Elle avait assisté aux Jeux Civiques, elle avait bien observé, et bien écouté. Même si, depuis le début ou presque, elle savait ce qu'elle cherchait. Ou plutôt savait-elle où chercher. Plus précisément, parmi quel ludus porter son choix. Parce qu'il s'agissait bien de cela. Financer un gladiateur, ou plutôt, verser de l'argent à son laniste pour que celui-ci améliore les conditions de vie du-dit gladiateur, ce qui, en somme, lui permet de pouvoir également percevoir du meilleur matériel utilisé à bon escient via le fait qu'avec des conditions de vie améliorées, la force morale et physique s'accentuait. Désormais, son choix était fait. Et elle ne tenait plus à laisser durer les prémices plus longtemps. Car le temps était précieux. On se rapprochait sans doute chaque jour de ses noces, et elle tenait à ce que nul ne puisse penser qu'elle avait conclu l'affaire poussée par quiconque. Elle voulait pouvoir se reposer sur une relative antériorité, dans les faits. Alors, elle avait fait tout ce qu'il fallait pour pouvoir rencontrer le gladiateur sur lequel elle avait porté son choix : Lurco. Un nom qui sonnait bien, à ses oreilles. Mais elle ne se leurrait pas, sachant pertinemment qu'il ne devait très probablement pas s'agir de son véritable nom.

Pour tout dire, Rufia avait dû ruser pour pouvoir sortir de la domus familial sans que son frère aîné ne l'accompagne. Elle ne se sentait point du doute honteuse de lui avoir effrontément menti, tout simplement parce que c'était loin d'être la première fois, et qu'elle se savait trop "importante", de par son nom, pour qu'on ose s'attaquer à elle sans craindre de quelconques représailles. Sans parler du fait que, désormais, tous savaient de qui elle était la future femme. Non, en réalité, elle se sentait un peu mal du fait qu'elle entrainait Ystos, bien malgré lui, dans cette petite affaire qui ferait sûrement hurler son frère. Elle savait qu'il ne lui en porterait pas réellement rigueur, mais, dans le fond, elle savait aussi qu'il se devait d'être loyal et obéissant à son frère en priorité, et ensuite, et seulement ensuite, à elle. Elle le connaissait depuis si longtemps, Ystos, et elle savait qu'elle pouvait entièrement avoir confiance en lui. Mais elle savait aussi qu'elle se devait de se sentir mal de le fourrer potentiellement dans bien des futurs reproches. Cependant, lâchement, sans doute, elle préférait repousser cette culpabilité, ne pas y penser, du moins pas trop, et pas encore. Car Rufia savait que le retour de bâton reviendrait en temps voulu, en espérant qu'à cet instant là, elle serait déjà arrivée au bout de sa décision et de la mise en application de celle-ci, de sorte à ce que même son frère ne puisse venir tout annuler d'un revers de la main. Alors, oui, assise, elle préférait attendre, dans cette petite pièce, au sein du Ludus, une pièce un peu isolée, qui lui permettrait d'obtenir discrétion et alcôve. Ystos resterait posté à l'entrée, et le laniste ne serait sans doute pas loin. Tant qu'il se tiendrait hors de portée d'oreille de ce qu'elle pourrait bien dire, tout lui convenait. Rufia était exigeante, pas difficile, nuance. Nuance importante. Alors, oui, elle attendait, sagement, ce qui était plus complexe qu'il n'y paraissait. Et, à voix basse, elle s'entraînait à ne pas écorcher le moindre mot. Le moindre nom.
    ❝ Lurco ... ❞



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Des chaînes aux poignets, des chaînes aux chevilles. Deux gardes devant, deux gardes derrière. Cela prêtait presque à sourire songeait-il. Aucun des quatre Romains l’encerclant ne semblait très à l’aise, mais que voulaient-ils qu’il fasse, ferré comme un canasson mal débourré, blessé de surcroît ? Son dernier adversaire du tournoi ne l’avait pas laissé indemne, sa poitrine fraichement balafrée en témoignait. La lame avait fondu vers lui, ouvert la chaire, et par gros bouillons son sang sombre s’était frayé un chemin vers la lumière tandis que lui sombrait dans les ténèbres avec pour seule et unique pensée ‘Ca y est. Enfin. Enfin…’. Enfin il allait s’envoler d’ici, retrouver sa forêt, ses collines, ses père et mère, sa sœur et ses frères, ses épouses, ses compagnons tombés, et avec eux tous il attendrait qu’arrivent ses fils, ses filles, ses bâtards et leurs enfants par la suite. Mais comme toujours, comme chaque fois, la Mort lui avait rit au visage, cette chienne, et il s’était réveillé quelques temps plus tard, dans la douleur de sa vie mortelle.
Une évasion ratée de plus.

Avec la force de l’habitude, Lurco s’était pourtant rapidement fait une raison, et il avait laissé le Medicus lui tourner autour comme une abeille furieuse pour arranger cette plaie. Périr à la pointe d’une lame avait tout son sens, mais crever d’une fièvre, c’était hors de question. Le guérisseur du ludus le harcelait comme un lunatique pour qu’il se baigne et se lave chaque jour, chose qu’il avait pourtant en horreur et qu’il trouvait passablement humiliant. Il n’y avait que les romains pour barboter sans fin dans de l’eau parfumée. Il avait l’impression de sentir la femme depuis dix jours, ne manquait plus qu’on l’oblige à porter une robe, car on l’avait déjà obligé à se laisser raser les poils du corps. Pas partout, heureusement, ils n’avaient pas poussé l’humiliation jusqu’à sa virilité, car quand le petit esclave s’y était essayé, il lui avait cassé le pouce. On ne l’avait par contre jamais forcé à tailler cheveux et barbe, Dieux merci. Il soupçonnait qu’aux yeux Romains, les tresses de sa crinière et son bouc mité lui donnait – de fait – ‘un air plus barbare’. Ainsi tournait le monde du spectacle. Il n’était pas des plus vifs, mais il avait tout de même fini par le comprendre.

Ce qu’il ne comprenait pas encore par contre, c’est ce qu’il faisait ici.
Comme il était encore en convalescence, on était venu le chercher dans l’infirmerie où lui et les autres estropiés du tournoi attendaient patiemment de pouvoir reprendre l’entrainement. Evidemment, les gardes ne s’étaient pas foulés du moindre mot explicatif, et après lui avoir mit les chaînes, pour la toute première fois on l’avait emmené dans des recoins du ludus encore inconnus de lui. Très vite, l’homme au grand front qui possédait l’école lui était apparu, non pas pour lui expliquer ce qu’il allait devoir faire, mais bien pour lui expliquer ce qu’il ne faudrait surtout pas qu’il fasse, sous peine de terminer sa pitoyable vie au fond d’une mine. Habitués aux menaces, le Gladiateur s’était contenté d’acquiescer d’un air las et indifférent. Ce qu’il en retenait, c’est qu’il allait rencontrer quelqu’un. Une femme, car son latin n’était pas excellent, mais il savait reconnaitre l’accord au féminin tout de même.
Du coup, il fut un rien surprit de voir un homme attendre devant une porte. L’espace d’un instant Lurco se méprit que c’était lui qu’il devait voir, mais à bien y regarder il s’agissait d’un esclave. Celui-ci arrêta silencieusement les gardes avant d’ouvrir la porte au cortège sans un regard pour quiconque, et ainsi les cinq s’engagèrent dans une petite pièce lumineuse et nue.
Il lui fallut quelques secondes pour la voir malgré ses cheveux roux.
Parce qu’elle était minuscule. Il semblait qu’elle venait d’apparaitre comme une plume pour se poser sur le banc de pierre grise où elle était assise, petite silhouette menue et aussi délicate qu’un roseau, aussi pure et fraiche qu’une perle de rosée, aussi précieuse et belle qu’une perle de nacre. En tout point, elle correspondait à la perfection aux descriptions des elfes des légendes de chez lui. Enfant, il était persuadé d’avoir déjà aperçu des nymphes d’eau se baigner au bord d’une rivière. Le souvenir était trouble, mais le temps d’apercevoir trois silhouettes laiteuses dans les remous du courant qu’elles avaient disparues.

Peu importait, celle-ci n’était pas vraiment une nymphe, c’était une Romaine, et plus que jamais, il se demandait ce qu’un petit moineau comme elle pouvait bien vouloir d’un homme tel que lui…




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Dernière édition par Lurco le Dim 5 Jan - 1:05, édité 2 fois
Patricien
Lun 30 Déc - 23:46
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Depuis toujours, ou presque, Rufia ne se laissait que très rarement désarçonnée. Elle ne s'effrayait pas de grand chose, et ne se laissait que très peu souvent impressionnée. Parce qu'on l'avait éduquée pour qu'elle ne vive pas dans une perpétuelle crainte, dans des peurs infondées, et avec la sensation de n'être qu'une petite chose, minuscule, fragile, au milieu d'une foule capable de la broyer, de l'écraser, de la réduire à néant. On lui avait répété, encore et encore, qu'elle était née patricienne et, plus que tout, qu'elle faisait partie de la gens des Claudii. Et que cela impliquait de ne jamais se laisser submergée par le doute, la crainte, et le minimalisme. Elle se devait de tenir son rang, et cela passait par avoir une attitude adaptée, et coïncidant avec les desseins poursuivis. On l'avait assez rapidement plongée dans un milieu mouvant, hostile, et très peuplé. Pour qu'elle s'habitue. Pour ne pas qu'elle ne prenne ses marques qu'au sein d'un milieu restreint, feutré, confiné, privé, et surtout, familial. Bien sûr, sa gens se devait d'avoir beaucoup d'importance dans sa vie, mais cela ne devait pas être un motif de confinement, d'auto-ostrascisme. Et puis, par chance, et par hasard, elle avait eu la chance d'avoir plusieurs grands hommes dans son proche entourage. Se retrouver face au colosse qu'était Lurco ne l'effraya donc pas. Ce qui l'impressionnait plus, a contrario, c'était le fait qu'il soit gladiateur. Le fait qu'elle sache que, s'il le désirait, il pouvait tout à fait très simplement réduire son cou en miette, ou broyer ses mains, à mains nues. Lurco était capable de tuer, et il l'avait déjà fait.

Un léger sourire, très discret, naquit sur ses lèvres lorsqu'elle comprit qu'il avait enfin remarqué sa présence. Le contraste entre leurs deux carrures était des plus frappants, mais, étrangement, sans doute ne tournait-il pas tant que ça au ridicule. Car aucun des deux ne semblait soudain se sentir engoncé dans sa posture, ou sa carrure. Ils étaient tels qu'ils étaient. Et assumaient parfaitement leur taille, leur poids, leur corpulence, leur physionomie. Elle aussi l'observait, bien sûr. Après tout, c'était la première fois qu'elle le voyait, lui, d'aussi prêt. Mais certainement pas la première fois qu'elle voyait un gladiateur d'aussi prêt. Ystos était présent dans sa vie depuis assez longtemps pour ça, et s'était laissé faire quand elle l'avait pris pour modèle les quelques fois où elle s'était mise à dessiner. Parce qu'elle trouvait que la musculature d'un homme était un sujet passionnant. Même si elle était loin d'être une très grande artiste dans l'âme. Du moins y avait-il sûrement meilleur dessinateur et peintre qu'elle. Elle avait simplement cherché à s'occuper, quelques fois. Alors, oui, elle observait Lurco, mais absolument pas comme s'il n'était qu'une bête, une chose, un simple objet. Un morceau de viande. Un pantin. Un esclave à traiter comme un moins que rien. Son regard se faisait sans doute plus professionnel que l'on a l'habitude, chez une femme. Surtout chez une patricienne, censée être protégée et couvée. Le genre de sensation abhorrée chez Rufia, si perpétuellement préexistante et dominante. Ce qu'elle remarqua, enfin, ce fut le regard un peu trop déplacé de l'un des soldats, ce qui la fit se raidir, et reprendre de sa majesté. Sans doute avec un trait forcé, pour laisser transparaître son mécontentement. Elle détestait être reluquée comme un simple objet. Sous prétexte qu'elle était une femme, et lui, un homme.
    ❝ Vous pouvez nous laisser. Il ne m'arrivera rien. ❞ Plaçant ses deux mains, jointes, devant elle, elle fronça un sourcil et se durcit d'autant plus en voyant le soldat fautif tenter d'ouvrir la bouche pour s'interposer face à sa demande. ❝ Il ne me semble pas avoir laissé transparaître l'hypothèse qu'il s'agissait là d'y avoir matière à débat. C'est un ordre. Et je crains fort que votre laniste se montre fort satisfait s'il venait à apprendre que vous cherchez à vous opposer à moi. Je suis la bienvenue en ces lieux, il m'en a assurée. Veillez donc à ne pas froisser une hôte ... ❞ Un instant, elle eut affaire à un poisson hors de l'eau, cherchant à reprendre un souffle qu'il ne parvenait plus à reprendre, avant qu'elle n'obtienne enfin satisfaction. Se tournant alors de nouveau vers Lurco, elle lui adressa pour la première fois la parole, visiblement radoucie. ❝ Bonjour Lurco. Je m'appelle Claudi Rufia. Je suis une patricienne, comme tu l'as sûrement compris. Et ... Disons que j'aurais un petit marché à te proposer. Cela t'intéressait-il de l'entendre ? ❞ Elle lui parlait poliment, et avec autant de douceur que possible, sans jamais le moins du monde donné l'impression qu'elle s'adressait à un attardé, ou à un petit enfant.



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Dim 5 Jan - 1:05
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Sa face balafrée restait de marbre, mais en lui-même le Gladiateur ne manquait pas de se demander où se situait le piège. Le laisser seul dans une pièce avec une petite Romaine de bonne famille ? Vraiment ? Il s’imaginait déjà que l’on voulait lui faire porter le chapeau pour l’un ou l’autre coup guet-apens ou coup fourré, et même si se voir délesté de ses quatre gardes pouvait paraitre plaisant, il n’aima pas beaucoup qu’on l’abandonne là. Les Romains ne rigolaient pas avec leurs femmes. Ils les tenaient en laisse au même titre que leurs esclaves, et le simple fait de se retrouver en tête-à-tête avec elle dans une pièce lui faisait craindre quelques représailles. Néanmoins, le Gaulois ne laissa rien paraitre de tout cela et se contenta de rester droit et immobile. Plus que tout, il se garda bien d’adresser le moindre regard à ses gardiens au moment de partir, car vu la manière dont la petite nymphe avait rabroué l’un d’eux, la frustration serait au rendez-vous et il n’avait aucune envie qu’ils viennent ensuite passer ses nerfs sur lui dans sa cellule, faute de pouvoir se venger de la rouquine en personne.

Ce genre de considérations ne devait cependant pas effleurer ne serait-ce qu’un instant la petite chose qui lui faisait face avec superbe. C’était une patricienne après tout. Lurco s’en était effectivement douté dès l’instant où elle avait ouvert la bouche, car il pouvait comprendre presque tout ce qu’elle disait. Elle articulait correctement les mots, avec une diction et un accent impeccable, alors que les gens du commun, avec leurs patois, leurs abréviations, leurs expressions typiques, il continuait d’avoir du mal à les comprendre.

Ceci étant dit, et même si elle s’adressait à lui avec toute la politesse que l’on pouvait espérer venant d’une Romaine, sa dernière proposition lui fit arquer un sourcil sceptique.

D’après elle, il s’agissait ‘d’un petit marché’. S’il ne se trompait pas, cela voulait dire qu’elle désirait faire affaires avec lui. Et si elle voulait faire affaire, alors elle s’y prenait bien mal. Du moins, elle s’y prenait bien mal pour un gaulois. Assurément, elle ne devait pas savoir grand-chose des uses et coutumes de chez lui, mais quand on voulait faire affaire, on ne venait pas les mains vides, et on abordait encore moins le sujet comme ça d’entrée de jeu, même en parlant très poliment, ça restait insultant. Il fallait manger d’abord. Toujours. Et hors de question d’aborder le moindre sujet technique avant d’avoir totalement terminé, même si le festin durait trois jours de suite.

Il se voyait mal lui expliquer tout cela, mais du coup pour lui, les choses allaient un peu vite.

De toute façon il n’était pas trop sûr de vouloir faire le moindre marché avec une Romaine. Quels genres de problèmes est-ce que ça allait lui attirer ? Il n’avait pas confiance, mais comme il aurait été vraiment mal venu de lui répondre par la négative, après un petit soupir inaudible, il se racla la gorge avant de répondre :

« Oui »

Laconique et efficace.
Il hésita l’espace de quelques courtes secondes avant de rouvrir la bouche, piétinant légèrement tandis que venaient doucement teinter ses chaînes...

« Je ne veux pas de problèmes »

Comme elle était si hâtive, mieux valait se régler à son rythme et lui annoncer d’emblée qu’il ne voulait pas que l’on tente de l’entrainer dans n’importe quel scénario où le rôle du bouc-émissaire restait vacant …




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Patricien
Sam 11 Jan - 23:50
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Petite, Rufia avait observé son père mener ses affaires, à la dérobée. Planquée derrière une colonne, ou cachée derrière un rideau. Ses frères avaient toujours prétendu que leur père n'avait jamais été dupe, mais la jeune patricienne avait toujours vu différemment les choses : pour elle, si Marcus Claudius Urbicus avait réellement un jour vu qu'elle était parfois là, quelque part, non pas à l'espionner mais presque, il aurait fait en sorte de le lui dire, simplement pour lui prouver, comme à chaque fois, qu'elle avait beau jouer à la petite maligne, il était toujours plus futé qu'elle. Un petit jeu bien entre eux. Cependant, si elle se basait sur l'expérience familiale, il n'en demeurait pas moins qu'en règle générale, les différentes parties du deal étaient presque toujours des patriciens. Romains. Habitués et rompus aux us et coutumes romaines. Bien que très ouverte d'esprit et curieuse d'un peu tout, Rufia devait bien reconnaître qu'elle n'avait que très peu de bases dès lors qu'il s'agissait de s'adresser à un étranger. Le fait que Lurco soit présentement un esclave n'influait en rien, pour la peine. D'autant plus qu'elle avait pour habitude de se faire son propre jugement. Des tas de rumeurs et de mythes circulaient sur les étrangers, en particulier sur ces peuples venus du Nord. Des rumeurs sans doute majoritairement infondées, et totalement absurdes dès lors qu'on prenait un peu de recul, de temps d'analyse, ou que l'on était pourvu d'assez de clairvoyance pour rationaliser et se rendre compte de tout illogisme et improbabilité.

Lurco ne semblait pas des plus à l'aise, ce qui devait être assez normal, après tout. De ce qu'en savait Rufia, les femmes n'étaient pas le genre sexuel le plus représenté au sein d'un ludus, sans parler du fait qu'on comptait encore bien moins de patriciennes que d'esclaves féminines. Et puis, physiquement, elle n'était pas bien imposante, alors même qu'elle venait de renvoyer dans leurs pénates les gardes de Lurco. Et puis, il devait aussi forcément savoir qu'il était peu commun qu'on laisse une femme seule avec un esclave, encore plus quand cette femme était une patricienne et quand cet esclave était un gladiateur. Oui, encore une fois, il pourrait aisément lui briser la nuque d'une simple pression de la main. Mais elle ne pensait absolument pas à ça, parfaitement consciente qu'Ystos, lui, était toujours posté non loin, et qu'en plus, Lurco signerait son arrêt de mort s'il s'en prenait à elle. Et il devait obligatoirement le savoir. Les Romains ont cette façon d'inculquer menaces et règles dans le crâne de leurs esclaves. Par la force et la violence, bien sûr. Des pratiques qui répugnaient absolument la jeune patricienne. Mais Rufia était lucide : ce n'était pas elle qui changerait les lois et les us ancestraux. Du moins, pas à grande échelle. A petite échelle, c'était toujours négociable. Mais d'abord, elle devait rassurer Lurco.
    ❝ Tu n'auras absolument aucun problème. De la même façon, tu n'encoures aucune menace. Si tel se devait d'être le cas, les responsables seraient sanctionnés ... Je suis assez différente des autres patriciennes Lurco. L'esclavage n'est pas la meilleure facette de notre bel empire, à mes yeux. Je n'aime pas cela, et j'essaie de traiter les esclaves que je côtoie avec autant de respect que possible. Mais nous ne sommes pas là pour parler de cela, n'est-ce pas ? ❞ Elle lui adressa un petit sourire, avant de reprendre. ❝ Je t'ai récemment vu combattre aux Jeux Civiques. Tu te défends plus que bien. Et j'aimerais devenir ton mécène. J'aimerais te financer, si tu préfères. Bien sûr, tu appartiendrais toujours à ton laniste, mais tu bénéficierais d'égard supérieur : de la meilleure nourriture, de meilleures armes, et surtout, moins de coups de la part des gardes. Qu'en penses-tu ? ❞



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Sam 25 Jan - 16:41
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Les yeux bleus nuits du Gladiateur ne s’étaient plus détournés un seul instant de la petite bouche avenante de la jeune femme. Certaines de ses tournures et plusieurs mots employés lui avaient échappés car même si la diction de la Patricienne était parfaite, elle n’en conversait pas moins avec un étranger dont le vocabulaire restait drastiquement limité et ciblé sur les combats. De ce fait, le gaulois s’était aidé des mouvements de lèvres de la rouquine et même s’il n’avait pas totalement tout comprit, il était presque certain d’avoir saisit l’idée générale.

Aussitôt, une partie de lui fut séduite par l’idée. Elle venait sans vergogne lui agiter sous le nez nourriture, armes et tranquillité. Il aurait été parfaitement hypocrite de dire que cette perspective ne provoquait rien en lui. Manger leurs tambouilles infectes, utiliser leurs armes trop petites et leurs protections ridicules, redouter sans cesse le moment ou l’un des gardes déciderait de passer le temps en venait le harceler et profiter de leur statut intouchable pour le pousser jusque dans ses retranchements, ces choses-là constituaient tout son quotidien et pour faire simple : il détestait son quotidien. Refuser ce qu’elle lui proposait là aurait tout bonnement fait de lui un pauvre imbécile, et s’il pouvait se montrer borner, il pouvait aussi faire taire sa fierté. C’était l’unique chose que lui avaient apprit les Romains.

Ce n’était pourtant là qu’une partie de lui. L’autre partie n’y croyait pas un instant. Elle affirmait l’avoir repéré aux Jeux Civiques, hors il y avait perdu. Comme beaucoup d’autres d’accord, mais qui donc décidait de donner sa ferraille à un perdant ? Cette idée ne pouvait faire qu’en cacher une autre, forcément mauvaise. S’autoriser à y croire équivalait à se donner soi-même le fouet, et s’il aimait le sang, il préférait celui des autres. Il avait envie de vivre ou de mourir par l’épée, pas de crever comme un rat coincé dans un piège.

Heureusement, il n’accordait pas tout crédit à cette partie méfiante de sa personne. Il avait bien souvent regretté de s’y être fié et avait laissé filer quelques opportunités de cette manière.

Simplement, il ne savait plus que croire.
Devait-il vraiment gober ce discours atypique tandis qu’elle dépeignait elle-même sa soi-disant différence et ses réticences en matière d’esclavage ? A coup-sûr, aucun Romain ne lui avait encore joué cette musique-là, et surtout pas une femme, sûrement pas dans ces conditions. On aurait put voir des papillons et de petits oiseaux délicats s’échapper de sa bouche tandis qu’elle parlait. Peut-être faisait-elle fleurir une pâquerette sous chacun de ses pas ?

Non vraiment, il ne pouvait pas croire d’emblé un discours tel que celui-là. Cela ne voulait pas dire que ce qu’il entendait lui déplaisait, au contraire. Mais il tendait à s’agacer tout de même car il était cruel selon lui d’agiter un beau rôti devant un pauvre Diable affamé s’il n’avait pas le droit d’y goûter au final. Tout cela était beaucoup trop facile et aucune autre Romain ne l’avait habitué à cela auparavant. Il était donc logique de penser que la rouquine cachait quelque chose.

« … non » marmonna-t-il finalement après une longue minute où les tergiversations et le doute allèrent bon train.

Il ne se fatiguait même plus de le cacher désormais. Le sentiment de scepticisme était trop fort pour être dissimulé.
Son non n’était pourtant pas la réponse définitive, simplement que non, les choses ne pouvaient pas être aussi simples et aussi belles.
Les yeux plissés par la méfiance, il jeta un coup d’œil vers la sortie et fit un unique pas pour se rapprocher de la Patricienne.

« Pourquoi ? … hm ? Pourquoi tu ferais ça ? » Que cherchait-elle ? Où donc se trouvait l'anguille ? Que lui cachait-elle ?

Il voulait entendre ses motivations, et il y avait une pointe minime de provocation dans sa voix car vraiment, il ne pouvait penser à rien qui justifie cette aubaine soudaine tombée du ciel.



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Patricien
Mar 28 Jan - 22:13
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Non ? ... Non ? Vraiment ? Non, vraiment ? Rufia ne se sentait absolument pas vexée, et ne s'offusquait pas d'une telle réponse. Tout ceci n'avait rien d'une expérimentation menée par une petite fille voulant entrer dans la cour des grands sans en avoir un temps soit peu les capacités cognitives et comportementales. Rufia n'était également ni naïve, ni utopique : elle savait bien que l'empressement et l'acceptation sans réfléchir étaient des plaies, de lourdes fautes, et des erreurs de jugement. Chacun avait besoin d'être convaincu, et amené jusque là où l'on voulait l'amener. Bien sûr, il ne s'agissait pas réellement d'une manipulation dans les règles de l'art. Ce terme lui semblait si dangereux et brûlant qu'elle s'en défiait plus que tout. Sans parler du fait que sa gens avait été elle-même victime de ce genre d'entreprise. Non, en réalité, Rufia concevait, elle, l'existence d'une catégorie un peu à part, celle qui consistait à présenter ses arguments, à les défendre, et à prouver leur pertinence, de sorte à convaincre et à faire changer d'avis. Il ne s'agissait donc pas là d'utiliser de la ruse, ou des mensonges. Une manœuvre, certes, mais bien menée, et respectueuse de la personne comme de l'intellect. Croisant ses mains devant elle, au niveau de son ventre, la jeune patricienne haussa cependant un sourcil, sans pouvoir se départir d'une petite moue de surprise. Elle ne s'était pas attendue à voir sa proposition directement acceptée, mais il n'en demeurait pas moins qu'elle ne s'était pas exactement non plus attendue à recevoir une telle réponse directement, sans se voir demander d'explications. De précisions. Sans qu'on ne lui demande, donc, de présenter ses argumentaires, et de jouer à ce fameux jeu de la conviction, du retournement d'avis et de situation. Mais sans doute avait-elle trop rapidement omis qu'elle n'avait pas exactement affaire à un patricien. Lurco appartenait aux gladiateurs et, plus largement, à la catégorie de tous ces hommes non-libres. Esclaves, donc. Et ceux-ci n'avaient sûrement pas le même mode de fonctionnement que l'élite patricienne. Diona et Ystos avaient sans doute changé de comportement aux contacts des Claudii, de sorte qu'ils n'agissaient et ne réagissaient sans doute pas comme les autres esclaves. Mais il s'agissait simplement là d'une donnée omise par Rufia, mais d'une donnée sur laquelle elle était en parfaite mesure de rebondir. D'autant plus qu'elle retombait un peu plus dans un chemin plus connu dès lors que Lurco se mettait à lui demander pourquoi elle voulait agir ainsi, avec lui. Un mince sourire s'étendit sur ses lèvres, de ceux qui, clairement, vous laisse bien entrevoir et comprendre que les paroles qui allaient suivre étaient loin d'être inventées de toute pièce pour attendrir, ou convaincre. L'un de ces sourires que lève le voile devant la vérité et l'honnêteté.
    « Tu veux dire, pourquoi je t'ai choisi, toi, alors que tu as chuté lors des Jeux Civiques, c'est ça ? ... » Un instant, elle resta silencieuse, laissant son regard se perdre dans le vide, avant de hocher la tête, et d'observer, à nouveau, le gladiateur. « Il y a quelques temps, les miens ont été lourdement attaqués par certaines hautes autorités et forces politiques. Les combats d'hommes n'ont donc pas uniquement lieu dans l'arène, entre gladiateurs. Chez l'élite patricienne romaine, on s'en prend aussi aux familles, et surtout, au nom. Tuer, réduire à néant toute une gens semble être l'un des meilleurs moyens de se rassurer et de se parer d'un certain prestige. ... Nos adversaires respectifs semblent avoir été, aux yeux de tous, privilégiés et favorisés par les dieux, à nos dépends. ... Mais je suis encore là, debout, et en vie. Et je n'apprécie guère qu'on me sous-estime, ou que l'on me considère comme désormais inoffensive, car déchue, et quelque peu destituée. Je suppose que pour toi, c'est pareil. Que tu ne souhaites pas qu'on ne t'accorde plus aucune importance, juste parce que tu as vu les divinités portés leurs égards sur un autre que toi. » Elle s'apaisa, quelque peu, s'étant laissée porter par une certaine fièvre et ardeur, dès lors qu'elle avait évoqué le sort réservé aux siens. « Je n'ai nullement envie de devenir la protectrice d'un champion se croyant invincible, ou qui n'a pas encore connu ce que c'est que de trébucher. Car à mes yeux, tu n'as pas chuté. Tu as simplement trébuché. ... Mais je ne te cacherais pas non plus que j'ai l'ambition de prouver à certaines personnes, nouvelles venues dans ma vie, que je suis capable de choix avisés, et de faire sortir de l'ombre un être que l'on aurait trop rapidement voulu voir rétrogradé parmi les ombres ... »



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Lun 3 Fév - 19:15
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Pour être honnête, Lurco n’était pas certain d’avoir tout comprit. Le sujet semblait de toute évidence lui porter à cœur et au milieu de son discours, la jeune Patricienne s’était mise à accélérer le mouvement et à employer des mots trop complexes pour lui - dont le sens propre lui avait échappé mais qu’il avait tenté d’interpréter en contexte.
Dans les grandes lignes, point vif mais loin d’être simplet, le gladiateur avait tout de même saisit l’essence du message délivré par la rouquine. Et en fin de compte, ce n’était pas plus mal que son discours se fasse plus compliqué à comprendre pour l’étranger qu’il était. Ce détail le forçait à lui accorder son attention toute entière et durant quelques instants, focalisé sur sa voix, ses mots, son ton, les idées qu’elle exprimait, il en avait oublié sa méfiance et ses doutes.

Quoi qu’il en soit, la discussion désormais totalement lancée, le Gaulois ne pouvait nier qu’il y avait quelque chose de quelque peu atypique chez cette Claudia. C’était terriblement difficile de déterminer quoi exactement, car pour lui tous les Romains avaient quelque chose de désagréablement atypique. En tout cas, de ce qu’il avait vu des coutumes Romaines, il ne pensait pas se tromper en affirmant qu’il avait affaire à une petite effrontée. Il ne savait nullement d’où pouvait bien débarquer cette gamine, mais il y avait quelque chose de franc dans son regard et dans sa voix, quelque chose d’un peu trop assumé, pour une Romaine.
Difficile de déterminer si cette constatation était séduisante ou au contraire rebutante. Dans sa position, chaînes aux pieds et aux poings, il avait tendance à avoir envie d’y croire. Il n’avait pas attendu Ruffia pour avoir cette pensée que tous les Romains ne pouvaient pas être totalement abjectes, qu’il devait bien en exister quelque part pour se dire que massacrer et asservir des peuplades entières et anéantir toute leur culture jusqu’à la plus petite racine n’était pas ce que l’on pouvait qualifier de sain. Et c’était un Gaulois qui parlait, alors que tous savait que les Gaulois passaient leurs temps à se taper dessus avant de devoir s’arrêter pour taper sur leur envahisseur commun.

Lurco n’oubliait pas que depuis sa capture voilà une poignée d’années, la malchance s’était jouée de lui comme un chat se joue du mulot. Il avait passé le plus clair de son temps en cage où sur le sable, et finalement, les seules personnes croisées de tout près étaient ses maîtres, les gardes et les autres Gladiateurs. Chez lui, c’était surtout des légionnaires qu’il avait rencontré, et il avait toujours préféré les égorger plutôt que d’essayer de découvrir leur culture. Tout cela pour dire qu’il n’était pas un expert en matière de peuple Romain, encore moins en matière de Patricien, et que cette petite nymphe le troublait suffisamment pour qu’il regrette son ignorance. Pas de point de comparaison, aucune histoire similaire racontée, aucune précédente vraie conversation avec une femme Romaine, aucune autre précédente proposition de mécénat. Il devrait prendre une décision sans pouvoir s’appuyer sur rien…

Et d’un autre côté… toutes ces tergiversations intérieures pouvaient être balayées d’une seule et simple pensée.
Il n’avait plus rien à perdre.  
Même le subligaria qu’il portait n’était pas à lui, on ne pouvait pas être plus dépouillé qu’il ne l’était, c’était impossible, on lui avait déjà tout arraché, si ce n’est la vie. La perdre ne le dérangeait pas plus que cela et pour se faire, il faudrait de toute façon que la mort arrête de le bouder. Quoi de pire alors ? Les mines ? Et encore, l’idée lui paraissait moins sombre et cruelle que celle que lui évoquait son ancien ludus. Pour l’instant, Pompéii n’avait pas été tendre, mais elle ne s’était pas non plus montrée cruelle, du moins pas envers lui. Il n’avait pas envie d’aller jusqu’à se dire qu’elle pourrait peut-être même lui porter chance de peur de se montrer naïf, mais sa mère lui avait également mainte fois répéter que l’on n’était pas la marionnette des Dieux, et qu’il fallait se forger son propre destin.

La jeune femme venait sans détour l’appâter avec des promesses de confort, des promesses de nourriture. Qu’était-il sensé faire ? Elle n’avait pas l’air de lui vouloir le moindre mal et il aurait été fou de s’entêter dans son refus par fierté. Depuis qu’il n’avait plus sa liberté, il avait bien fallut la juguler, c’était au moins cela d’utile que les Romains lui avaient appris.

« Je dis pas encore oui … mais … si je dis oui… reprit-il d’un ton où il tentait tout de même de camoufler l’intérêt grandissant, … je dois faire quoi ? »

C’était là qu’on allait voir si attrape il y avait, ou pas !


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Sam 8 Fév - 12:36
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Claudia Rufia
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De par sa condition, Rufia n'était pas la plus qualifiée pour parler de la condition des esclaves. Du moins sa vision était-elle erronée, et très certainement biaisée de façon conséquente. Elle faisait partie de l'élite, celle qui employait les esclaves. Elle était donc de l'autre côté de la barrière, si l'on pouvait dire ça comme ça. Cependant, oui, elle avait toujours été curieuse de voir au delà des apparences, et des barrières figées et érigées entre ces différentes castes et strates de population. Mais dans le même temps, elle avait toujours pertinemment su qu'elle se devait aussi de rester ancrée dans une certaine norme, tout comme elle avait toujours su qu'elle se devait, de façon apparente, de rester membre de sa classe sociale, et de ne pas ternir son image. Car elle était consciente qu'en tant qu'unique fille de Marcus Claudius Urbicus, elle était la seule fille qu'il pourrait marier. Et même si les siens ne voyaient pas forcément d'un mauvais œil sa curiosité et son relatif caractère doux avec les esclaves, il ne devait sûrement pas en être le cas, de la même façon, avec tous les autres membres de l'élite patricienne. Et son père refusait de se fermer la moindre porte concernant toute potentielle future union matrimoniale. Bien sûr, à l'époque, il ignorait qu'au final, cette union serait trouvée hors des murs de Rome, et que les négociations seraient menées par sa nièce, Claudia Cassia, et non par lui, ni même par l'un de ses fils. Tout comme il ignorait sûrement qu'un jour, son unique fille se permettrait une initiative telle que celle-ci, alors même qu'elle n'était pas encore mariée, et que cette promesse d'union matrimoniale n'était donc même pas encore réalisée jusqu'à son terme, et, donc, jusqu'au mariage. A coup sûr, il froncerait les sourcils, son regard bleu deviendrait plus acier, et il se montrerait un peu sec pour expliquer à sa fille qu'elle se dirigeait sur une pente trop dangereuse, et qu'ils ne pouvaient pas se permettre cela, tous autant qu'ils étaient. Mais Rufia était seule. C'était un fardeau, une tragédie, autant qu'une ouverture vers des horizons plus libertaires, et vers des chemins qui s'ouvraient devant elle et se montraient si tentants ...
    « Ce que tu devras faire ? » Oui, Rufia, c'était plus ou moins la question posée ... « Et bien, pas grand chose qui te sorte de l'ordinaire ... Tu bénéficieras simplement d'aide, de soutien, et d'avantages. En étant mieux nourri, mieux traité, et mieux armé. Car tu ne m'appartiendras pas, je serais simplement celle qui payera pour que tu puisses bénéficier de tous ces avantages, sans pouvoir te libérer de tes fers. ... Il n'y a pas de piège, je t'assures ... »
C'était sans doute logique et instinctif, de sa part à lui, que de se méfier. Après tout, peu de mains devaient s'être déjà tendues en sa direction. Et puis, Rufia était mal placée pour jugée de toute méfiance ou prudence. Elle-même n'avait pas forcément vu d'un excellent œil cette promesse d'union avec Marcus Pompeius Fortunato, le fils de l'un des Duumvirs de la ville. Elle avait d'abord cherché à trouver et à savoir où pourrait bien se situer le piège, ou la manipulation politique. Et puis, elle s'était dit qu'il était obligatoire que cette union soit motivée par quelques desseins. Il ne pouvait, après tout, en être autrement. On ne se mariait pas par amour, jamais. L'amour venait après, ou n'était qu'une simple coïncidence, rien de plus, rien de moins. L'amour, on s'extasiait dessus en lisant, ou en se remémorant les mythes et légendes passés. Et, éventuellement, on le découvrait au sein du couple. Comme une pousse qui s'était extraite de la terre sans qu'on ne la voit, et qui finissait par s'épanouir en une jolie fleur, ou en un arbuste tout mignon.
    « Lurco, tu peux avoir confiance en ma parole. » Il avait bien vu le pouvoir de persuasion qu'elle avait eu sur les gardes, quelques minutes auparavant, mais elle tenait tout de même à ce qu'il soit assuré de cela. « Je suis issue d'une famille prestigieuse, et réputée. Un peu en difficulté en ce moment, mais qui n'a jamais été connue pour mentir, ou ne pas tenir ses promesses. ... Et je vais bientôt me marier. Au fils d'un homme très puissant ici, à Pompéii. Alors n’aie aucune crainte : je tiendrais mes promesses, toutes autant qu'elles sont. »



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Sam 22 Fév - 13:25
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La réponse que lui fourni la petite nymphe le laissa coi l’espace de quelques instants où il ne put que cligner bêtement des paupières en l’observant. La réponse était donc rien. Il ne devait rien faire de spéciale en plus pour bénéficier de son argent et de ses soins, si ce n’est ce qu’il faisait déjà. Des choses de Gladiateur en somme. S’entraîner, se battre, gagner pour bien faire…
C’était tellement incroyable selon lui que malgré tout, son esprit continuait de s’obstiner à chercher l’erreur, à chercher où se situait le piège là-dedans, ou de quelle manière toute cette situation pourrait se retourner contre lui. Car si les choses se gâtaient par rapport à tout cela, il était prêt à parier que les ennuis seraient pour lui et non pour elle. Être Gaulois ou être coupable, c’était la même chose ici.

Indépendamment de tout cela, il commençait à réellement comprendre ce qui lui était proposé ici. Il commençait surtout à comprendre vis-à-vis de quoi il jouait la fine bouche comme un idiot depuis de bien trop longues minutes, la faute à son ignorance. Cette pensée ainsi clairement formulée au cœur de son esprit méfiant le conforta dans la décision qu’il était entrain de prendre. Une décision positive était-il seulement besoin de le préciser ? A lui-même, peut-être pas, mais à la rouquine, cela devenait urgent et même plus qu’urgent. Maintenant qu’il avait tout comprit à ce qu’on lui voulait, il était hors de question que cette bienfaitrice sortie du néant aille faire son petit numéro à un autre ! C’était même une affreuse pensée que celle-là. Il ressentait par avance la frustration qui serait sienne en constatant que l’un ou l’autre des gueux qui se pavanaient ici pourrait jouir à sa place des avantages cités par la demoiselle. Hors de question. Car la bougresse avait fait le bon choix en le désignant lui. Elle l’ignorait sans doute, mais il ne venait pas de la fange comme la plus part des Gladiateurs de ce trou. Il était de noble naissance, lui. Peut-être plus noble encore que celle de sa petite nymphe elle-même ! Il avait encore un peu de mal à la situer dans cette société étrangère. Au cœur de la sienne, il n’y avait pratiquement jamais eut personne au-dessus de lui en tout cas.

Alors si quelqu’un méritait un mécénat ici, c’était lui, et personne d’autre. Et il était bien aise d’être tombé sur une personne capable de voir cela, preuve que certains Romain pouvaient parfois se montrer raisonnables et clairvoyants. Aujourd’hui bien sûr, il avait perdu le titre en même temps que le nom, mais Sighilgan sommeillait encore quelque part en lui, et son imposante fierté également. Celle-ci s’exprimait de deux voix diamétralement opposées. L’une se gargarisait que la Claudii l’ait choisi lui, l’autre persiflait qu’il était bien au-dessus de sa soi-disant charité désintéressée.
Heureusement donc, qu’il n’était plus Sighilgan depuis longtemps. Il n’était plus que Lurco, et Lurco se sentait simplement chanceux que les Dieux aient placés un rayon de soleil dans sa brume.

Se redressant de toute sa stature et gonflant quelque peu la poitrine, il vin trifouiller sa grosse barbe en prenant pour quelques courts instants la mine de celui qui pèse savamment le pour et le contre et qui ne se précipite pas du tout sur l’offre tant il est avide de toute chose.

« Bon… D’accord ! Je donne pour Rufia Claudia mon épée et mon sang »

C’était la traduction un rien trop littérale d’une expression toute faite dans sa langue et que prononçait un guerrier lorsqu’il se mettait au service d’un tiers. On la lui avait dite souvent, mais en latin cela ne donnait pas grand-chose. Un détail dont il ne se souciait plus guère car maintenant qu’il avait donné son aval, ne lui importait plus que le résultat de cette espèce d’alliance qu’il venait de faire avec elle. Avant de la sceller pour de bon, il voulait tester les effets concrets de ce pacte. Et il voulait surtout qu’elle lui donne ce qu’elle avait promit à l’instant.

« Maintenant, il reprit donc avec sérieux, l’index levé pour souligner l’importance de la suite : Je veux de la fourrure. De l’ours, précisa le Gladiateur en tapotant son épaule nue où le tatouage d’ours venait aussitôt expliquer le pourquoi du comment de cette demande absolument primordiale. Et aussi, du cuir. Pour les jambes. Ça comme ça, ça va pas. C’est pas bon, il fit la grimace en désignant ses longues jambes écorchées sans protection. Pour l’entrainement, c’était passable, mais une fois sur le sable, qu’il se trouvait l’air foncièrement bête avec l’accoutrement basique romain. ET ! … Je veux de la viande. »

Dernière requête mais non des moindres, on mangeait mal dans ce fichu endroit. Ils n’y connaissaient rien en nourriture ces romains, c’était sûrement pour ça qu’ils étaient tous aussi petit d’ailleurs. Quoi qu’il en soit, il n’en pouvait plus de leur tambouille impossible à identifier. Il voulait mâcher, de temps en temps, et pour du vrai bon sang !
Si déjà, elle pouvait lui obtenir ces quelques babioles simples, alors il consentirait à mettre son cœur au service des mots d’allégeance qu’il avait déjà prononcés à son endroit.

« Tu peux ? »


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Sam 1 Mar - 15:43
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Claudia Rufia
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Tout ceci était assez nouveau et inédit pour elle, elle devait bien le reconnaître. Certes, elle avait l'habitude d'avoir du personnel à son service, d'être obéie rapidement et aux doigts et à l’œil, tout comme elle avait l'habitude d'exercer une position ascendante sur tout ce petit monde. Mais là, c'était différent. Diona, Ystos, et tous les autres, ils avaient plus ou moins été fourni à la naissance, dans le sens où ils étaient déjà là avant qu'elle ne naisse. Et pour tous ceux qui avait rejoins la gens des Claudii en cours de route, ils avaient tous été achetés par son père, Marcus Claudius Urbicus. Rufia n'avait pas eu son mot à dire, ni même le moindre choix à faire. Alors que là ... Là, elle prenait une décision, seule, et cette dernière n'était pas légère et aisément perceptible comme étant éphémère. Lurco n'était pas un petit oiseau blessé que l'on recueillait pour lui soigner l'aile avant de le voir de nouveau s'envoler vers les cieux. D'abord, le gladiateur avait une carrure bien trop impressionnante pour qu'on pense à lui un seul instant en tant que "petit" ou "faible". Ensuite, certes, il était blessé, mais il n'avait probablement pas besoin de qui que ce soit pour s'en remettre entièrement : certes, du soutien était sans doute bienvenu pour lui, mais Rufia savait très bien que, même si elle n'était pas venue à sa rencontre en lui proposant ce marché, le Gaulois aurait fini par se remettre debout et par repartir combattre presque comme si de rien n'était. Enfin, il n'allait pas quitter son existence si rapidement : il n'était pas de passage, tout simplement parce qu'elle prenait un engagement envers lui, et qu'elle se devait de le tenir. C'était plus décent, plus respectueux, et surtout, cela épousait parfaitement les habitudes des Claudii, celles qui consistaient à s'en tenir à leurs promesses, et à ne pas se retirer dès lors que cela semblait devenir trop complexe et trop peu aisé.

Honnêtement, sans doute ne s'était-elle pas attendue à parvenir à convaincre si rapidement le Gaulois. Certes, cela n'avait pas non plus été aisé, mais peut-être s'était-elle préparée, par avance, à devoir plus amplement manœuvrer pour qu'il accepte. En tout cas, elle ne s'offusquait absolument pas de le voir répondre à sa proposition de façon positive plus rapidement qu'elle ne l'aurait pensé. Dans le même temps, c'était paradoxal, car elle n'avait perçu aucun empressement ou aucune précipitation de la part du gladiateur. Il avait posé des questions, voulu des précisions, aussi. Sa façon de répondre, cependant, la laissa un peu songeuse, car c'était une première fois, pour elle, et que ce genre de formule n'était pas usitée tous les jours. Mais le message y était, et c'était ce qui importait : ça, et rien d'autre, ou presque. En réponse aux propos de Lurco, Rufia inclina légèrement la tête vers lui, sa façon à lui de valider l'acte. Ils n'avaient nullement besoin de mettre ça par écrit, à ses yeux, du moins, pas dans l'immédiat, car elle ne voyait pas pourquoi il en viendrait à reculer sur cet accord, et que elle, de son côté, n'avait aucune intention de faire volte-face. Mais bien sûr que l'alliance viendrait à être scellée : c'était obligatoire, et les romains avaient la manie de tout coucher par écrit, même les simples futilités. Leurs descendants auraient alors sans doute bien du mal à tout entreposer et conserver à l'abri du temps. Sans parler du tri qu'il y aurait certainement à faire, dans tous ces écrits, bien plus tard ... Finalement, comme elle s'y était quelque peu attendue, les exigences de Lurco ne tardèrent pas à tomber. Elle écoutait, notait tout, mentalement, afin de ne rien oublier. Cependant, elle se tourna tout de même de trois quart, et observa l’entrebâillement de la porte
    « Ystos ? Tu peux t'approcher s'il te plait ? » Elle vit l'ancien gladiateur incliner la tête, avant de le voir surtout se rapprocher, tout en restant à l'extérieur. C'était une envie de Rufia, celle de ne pas laisser à penser à Lurco que son espace était trop envahi, et qu'il pouvait y avoir pression ou menace de la part d'Ystos pour que l'alliance se fasse. Concernant l'équipement, avant de répondre au gladiateur, elle chercha conseil dans les yeux d'Ystos, et y trouva ce qu'elle cherchait, ce qui lui permit à nouveau d'observer le Gaulois. « Je peux, oui. Nous avons visiblement tout ce qu'il faut à la Villa, et possédons du personnel qualifié dans ce domaine là. » Un instant, elle marqua une pause, avant de reprendre, un petit sourire aux lèvres. « T'apporter de la viande ne posera aucun problème non plus. Notre cellier est bien rempli. »Un instant, il lui rappelait ses frères, qui rentraient toujours affamés de viande après leurs entraînements au combat. Mais c'était toujours pire lorsqu'ils rentraient de quelques campagnes que ce soit. Un guerrier restait donc, fondamentalement, un guerrier, quelque soit sa classe sociale, dès lors qu'il s'agissait de se sustenter après un combat. Enfin, elle fit un pas vers lui, physiquement et figurativement, pour lui montrer qu'elle s'intéressait à lui, et qu'il n'était pas qu'une force de combat à ses yeux. « Ton tatouage a-t-il une signification particulière ? »




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Sam 15 Mar - 15:48
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Claudia Rufia & Lurco


Il s’était aussitôt méfié de l’entendre appeler l’énorme clébard domestique qui gardait l’entrée. Jusque là, Pompéi s’était montrée plus ou moins clémente avec lui, alors même qu’elle avait englouti des dizaines de ses propres citoyens en faisant trembler tous ses murs. Elle lui avait refusé le titre de Champion, mais de cela, il ne pouvait guère s’en moquer plus, et pour le prouver s’étalait sur son torse une nouvelle balafre en forme de sourire. N’en restait pas moins vrai que la plus part de ses cicatrices étaient imputables soit aux Romains, soit à leurs soldats, qu’ils soient Romains ou pas. Ce Ystos n’avait pas l’air Romain pour un sesterce, mais il n’avait plus besoin de chaîne pour obéir. Il suffisait que la nymphe plisse son petit nez égyptien, qu’elle éternue parce que Lurco avait l’audace de soulever trop de poussière, et le costaud qui était son ombre pouvait tout aussi bien décider de lui sauter sur le râble pour l’amputer d’une oreille ou d’un doigt. Il l’avait vu faire un nombre incalculable de fois, l’avait subit également, et n’était pas assez bête que pour se croire à l’abri, simplement parce qu’une petite jouvencelle à l’air ingénu décidait de lui agiter quelques promesses dorées sous la moustache.

Tout cela étant dit, il ne manqua pas non plus de noter qu’elle ne comptait pour l’instant pas dépenser un sou pour lui et prévoyait plutôt de lui refiler ses vieux chiffons usagés et les quartiers de viande que personne ne voulait bouloter chez elle. Cette idée vint mettre un coup de dents douloureux dans le mollet de sa fierté. Rien d’insurmontable ni de mortel, mais de quoi faire grincer des dents. LUI, Sighilgan cœur d’ours, dernier fils de Dordhuigan l’insurgé, Champion et Seigneur de la tribu des Sinats contraint de mendier pour un peu de gras de couenne …

Il n’avait néanmoins aucune intention de refuser le geste. Sighilgan était mort et ce qu’il ressentait n’était jamais que l’écho amer et inconsistant de cette vie qui avait été la sienne, et qui n’était plus aujourd’hui qu’un mirage semblable à ce qu’il vous reste d’un rêve juste après le réveil. Il aurait été fou d’écouter son égo et de décliner la proposition car il savait pertinemment que si un autre pouvait prendre sa place, personne ne viendrait prendre celle de Rufia. Les Romains ne faisaient pas exactement la file devant sa cellule pour lui proposer protection … Dés lors, il prendrait ce qu’elle consentirait à lui donner en laissant l’ours continuer d’hiberner, car simplement, d’un point de vue pratique, il en avait le plus grand besoin.

La dernière question de la jeune femme vint le chercher dans ses réflexions et dissiper d’un souffle la brume de son esprit. D’un soupir qui lui tira quelques tiraillements désagréables sur la poitrine, il abaissa son regard sur l’épaule où se dessinait l’animal dressé de profil qui montrait crocs et langues avides. La peinture qu’on lui avait mit sous la peau avait grandit avec lui, et comme lui, avec le temps elle avait perdu de sa superbe. Ce n’était plus qu’un stupide barbouillage délavé et brouillon.

Il avait bel et bien signifié de grandes choses auparavant, mais maintenant ?
Il s’entendit lui répondre « Non. Plus maintenant ».

Mais s’il se refusait à lui dire non, il faudrait également qu’il évite de la faire fuir. Ce qu’elle voulait de lui, c’était qu’il soit un combattant farouche. S’il se laissait aller à ses manières de vieux guerrier résigné, elle risquait de s’inquiéter de miser sur le mauvais cheval et de vouloir un canasson en meilleur état. Il dut donc rassembler une certaine forme de courage pour lui répondre, le courage d’évoquer le passé et de s’en servir comme d’un argument de vente alors qu’il méprisait cordialement ce principe.

« C’est Divisiuncos, hem… la colère du divin, traduit-il puisqu’il s’agissait d’un mot dans sa langue. C’était un ours noir qui vivait depuis la nuit des temps dans la forêt où je suis né. Il mangeait les cueilleuses et les enfants et on chantait beaucoup de chansons sur lui. Un jour, j’étais à la chasse, et il m’a attaqué, alors je l’ai tué avec ma lance, tout seul, explique-t-il en mimant brièvement l’estoque, Après, j’ai mangé son cœur et ses yeux et il y a eu une grande fête. Je suis devenu un homme et ils m’ont appelé cœur d’ours »

Fut un temps où il racontait cette histoire véridique autour d’une chopine avec toute l’emphase qu’un guerrier alcoolisé peut y mettre. Aujourd’hui pourtant, blessé, à moitié nu, enchaîné, il avait quelque peu du mal à y croire.

« Mais c’était il y a longtemps, conclut-il sur un ton qui mettait un terme à l’anecdote. Il dut se faire violence pour reprendre et prononcer les mots suivant. Maintenant je suis Lurco et je combat pour Claudia »

En espérant que cela lui suffirait car c’était tout ce qu’elle pourrait tirer de lui pour l’instant.


Codage par Winter O. Lodi / Phantasmagoria

Patricien
Mer 19 Mar - 22:55
Re: Ambition is the immoderate desire for power ♆ Lurco   




Claudia Rufia
₪ Arrivée à Pompéi : 26/09/2013
₪ Ecrits : 761
₪ Sesterces : 59
₪ Âge : 19 ans
₪ Fonction & Métier : Patricienne de la maison Claudii, et future épouse de Marcus Pompeius

Cogito ergo sum ₪
₪ Citation: Sic iutr ad astra
₪ Moi en quelques mots:
₪ Côté Coeur: Fiancée
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Rufia était bien différente de bon nombre de jeunes patriciennes, et d'un très grand nombre de patriciens, plus généralement. Elle ne cachait pas tant que ça son jeu, mais elle savait simplement ne pas entièrement dévoiler toute sa palette de caractère. Il faut entretenir un certain mystère, et ne pas se dévoiler entièrement, jamais. Cependant, toute différente et moderne qu'elle pouvait être, avec ses idées moins arrêtées que celles des autres sur certains sujets, elle n'en restait pas moins une patricienne. Née dans ce monde, elle savait qu'elle y resterait pour le restant de ses jours. Dans un tel contexte, dès lors, elle ne pouvait qu'être en dehors des réalités à bien des égards, et ce malgré toute sa bonne volonté et sa curiosité pour s'en cesse en savoir plus sur un peu tout. Par exemple, sans doute ne prenait-elle pas entièrement conscience de tous les doubles sens et de toutes les menaces que pouvaient revêtir le moindre de ses propos. Elle ne cherchait nullement à effrayer, et nullement à humilier, non plus : ce n'était pas dans son intérêt, après tout, tout à fait consciente qu'elle était du fait que Lurco était un être à approcher et appréhender avec prudence et précaution. Un peu comme un cheval à peine capturé et entré dans l'enclos, et qui vous menacerait de rebuffade à la moindre approche trop empressée et présomptueuse.

Cependant, sa curiosité quand à Lurco n'était pas feinte, ni même sur-faîte. Elle s'intéressait réellement à lui, surtout parce qu'elle était curieuse d'en savoir plus sur la vie telle qu'elle était, par delà les frontières. Il fallait bien comprendre et réaliser qu'elle n'avait jamais quitté les frontières de l'Empire, tout simplement parce qu'elle n'avait même jamais franchi les frontières de la péninsule bottée. Sa vie, jusque là, s'était faîte à Rome, et dans ses environs. Maintenant, il y avait Pompéi, mais dans le fond, on ne s'éloignait que très peu de la sacro-sainte Rome. Le monde, lui, s'était pourtant bel et bien par delà les frontières, sur des lieues et des lieues. Des contrées et des espaces géographiques qu'elle n'avait été visité, et dans lesquels elle ne s'était jamais rendue. Tout ce qu'elle en savait, elle le savait via les témoignages des différents soldats qu'elle connaissait, parce qu'ils étaient dans son entourage proche, comme Marius ou, aussi, un peu, Fortunato, ou parce qu'ils faisaient partie de la clientèle des Claudii, quand ils ne faisaient pas carrément partie des troupes de la gens. Mais Lurco était différent : il n'était pas un soldat romain, et s'était trouvé dans le camp opposé. Et, bien entendu, Rufia se doutait pertinemment qu'il n'avait pas la même vision des choses, et qu'il ne porterait jamais le même jugement concernant sa contrée d'origine que les soldats romains qui avaient pu s'y battre et en revenir. Alors elle écoutait attentivement, au début très souriante, même face à ces paroles au sein desquelles elle comprenait qu'il s'agissait d'êtres humains dévorés. Elle avait grandi avec des mythes bien plus sanglants. La colère des dieux était connue par tous les Romains. Cependant, ce sourire se fana, ou plutôt, se figea quelque peu suite à la poursuite des paroles. Car, là, on entrait dans le réel, en quittant le mythe. Sa bouche s'entrouvrit en un O muet.
    « Oh ... » Enfin, peut-être pas si muet que ça finalement ... Ce qui la fit sortir de cette surprise non feinte et non contrôlée, ce furent la suite des propos de Lurco. Elle ne souhaitait pas qu'il se referme comme une huitre, ni même qu'il lui dise ce qu'il pensait qu'elle souhaitait entendre. Alors elle se reprit, quelque peu. « Je ne pense qu'on puisse oublier entièrement d'où l'on vient. Et on ne résume jamais au présent. Il y a le passé, aussi. Je ne souhaite pas que tu oublies entièrement qui tu as été : c'est ce qui te différencie des autres, et qui entretient ton feu intérieur. »



« SPOILED, SELFISH LITTLE CHILD, WENT OUT TO PLAY OUT IN THE WILD. FOUND YOU SHAKING LIKE A LEAF UNDERNEATH YOUR FAMILY TREE. YOU COULD NEVER LIVE OUT IN THE OPEN, REGRETTING EVERY WORD YOU'VE SPOKEN. YOU KEEP BEGGING FOR FORGIVENESS, BUT YOU DON'T THINK YOU'VE DONE WRONG. YOU'VE BEEN OUT CRYING OUT FOREVER, BUT FOREVER'S COME AND GONE. »
Mer 9 Avr - 23:16
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Ambition is the immoderate desire for power

Claudia Rufia & Lurco


La réponse que lui fournit la petite nymphe le laissa songeur voir quelque peu amer, pourtant Lurco n’en laissa rien paraître. Son trouble venait certainement du fait que la jeune patricienne avait amplement raison au sujet du passé. Malgré tous ses efforts, son entêtement caractéristique, il ne parvenait qu’avec peine à s’extirper de ce qui avait été et n’était plus. Chaque jour il le revivait encore et encore, et finalement c’était toujours là qu’il allait s’isoler pour trouver un peu de paix et de repos de l’esprit, du moins dès que son présent le laissait un peu tranquille. Le peu de temps libre dont il disposait, il le passait enfermé dans ses rêveries à ressasser le temps où il foulait encore ses forêts, respecté et craint, le cœur gonflé d’orgueil et le gosier rempli de viande.

Le reste du temps, il le passait à se répéter que Sighil était mort avec son Nom et qu’avec le nouveau Nom était né un nouvel homme, sans peurs ni regrets. C’était ainsi que raisonnait son peuple, c’était ainsi que s’étaient forgées leurs croyances, c’était ainsi qu’il avait toujours raisonné. Du moins, c’était ainsi qu’il avait toujours essayé de raisonner. En vérité, les choses n’étaient pas aussi simples, rien n’était si linéaire, il ne suffisait pas de décréter que le passé n’était plus et que l’on était un nouvel homme pour une nouvelle vie, surtout si cette vie ressemblait à la sienne.

A choisir, Lurco aurait préféré naître stupide, naître quelconque, avec tout juste ce qu’il faut de jugeote pour suivre des ordres, suivre les lois, suivre sa foi, suivre les règles et ce sans jamais rien remettre en question. Se contenter d’exécuter sans se poser la moindre question, voilà bien une bénédiction dont il aurait aimé jouir. Malheureusement, ce qui n’était pas guerrier en lui n’aurait jamais de cesse de remettre en question le monde et ses fondements, et cette clairvoyances qui lui avait jadis permit de s’élever parmi les hommes lui pourrissait désormais son présent, pleinement conscient qu’il était de ce qu’il avait perdu, de ce qu’on lui avait prit et de ce qui ne serait plus. Entre bien d’autres choses.

La vérité, c’est que d’une certaine manière, il s’était laissé prendre. Avant qu’on ne l’embroche comme un cochon, il avait rendu les armes, posés genou à terre alors que l’unique issue possible aurait dut être la mort. Les Romains avaient capturés tellement des leurs qu’ils en avaient décrétés que tout valait mieux que de se faire prendre, quitte à s’ouvrir le ventre soi-même en dernier recours. Il ne l’avait pas fait, un Romain l’avait fait pour lui, mais n’en restait pas moins vrai qu’il s’était laissé prendre.
Il avait voulu voir. Il avait voulu savoir. Toutes ces histoires, toutes ces légendes, toutes ces âmes enchaînées, entrainées à l’autre bout du monde, dans des contrées inconnues et lointaines, vers un sort encore plus inconnu. Il s’était lassé de cette existence rustre passée à lutter contre un ennemi invincible, tout ça dans l’espoir totalement vain et futile d’un jour pouvoir récupérer quelque chose qu’il n’avait même jamais connu. A sa naissance, César avait déjà fait ses ravages et son père était soit mort soit de ceux entrainés vers le sud contre leur gré.

Voilà pourquoi le passé avait un goût si amer. Non pas qu’il n’aimait pas s’y replonger, plutôt qu’il avait été tellement bête, tellement vaniteux et naïf, avec ses stupides rêves d’aventures, ses lassitudes superflues, ses caprices de petits prince trop gâté, de Champion tout bouffi d’assurance. Au lieu de se satisfaire d’une mort digne avec sa femme, ses compagnes et ses enfants pour dernière pensée.

Mais non.
Il avait fallu qu’il voie. Et il se retrouvait désormais à devoir faire l’aumône à cette petite nymphe qui semblait décidée à lire à même son esprit et son cœur. Il commençait à se demander si la Dame ne possédait pas quelques dons réels d’ailleurs. On ne pouvait avoir visage si angélique sans rien cacher d’un peu magique.

En tout cas c’était fait, elle l’avait troublé, et il ne savait plus que répondre. Il n’y avait pas qu’avec le latin qu’il était maladroit, les mots dans leur ensemble n’étaient pas son fort, aussi laissa-t-il le silence s’étirer sans cesser de l’observer. Il était simplement évident que ce qu’elle avait dit le faisait intensément réfléchir, c’était inscrit sur son front buté et son regard voilé par la réflexion.

L’apparition de l’un des gardes à la porte le fit d’ailleurs presque sursauter. Il n’était pas rentré, mais passait devant l’entrée l’air de rien pour subtilement rappeler sa présence. Le grand Gaulois saisi l’occasion au vol et reporta son attention distraite sur la rouquine. Il ne pouvait pas la laisser dans le silence. Plus il l’écoutait plus il songeait que lui faire offense aurait été la pire des idées. Elle avait attisé cette curiosité coupable qui couvait encore en lui, et de manière plutôt décisive. A coup sûr qu’il allait languir de voir arriver ses présents et ne plus vivre que pour ce moment-là, faute de quoi que ce soit d’autre à attendre. Il ignorait encore s’il aimait cette idée, mais à coup sûr il ne la détestait pas...

« Oui… hem. Je parlerai de toi aux Dieux, Rufia Claudia »

Celle là aussi était une formule Gauloise toute faite et traduite par ses soins hasardeux, que l’on prononçait pour prendre congé des alliés et autres individus respectables. Autant qu’il commence à la traiter comme telle si c’est ce qu’elle désirait devenir.



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