Le râle de Pluton | DIES IRAE ₪ Licinia Domitia & Themis



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Sam 27 Juil - 18:47
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Le râle de pluton
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Elle était à Rome, sur les marches d’un temple qui faisait face au sud-est et l’air qui puait le souffre était si chaud qu’il faisait danser l’horizon, comme ravagé par des flammes invisibles. Le vent brulant semblait transporter dans son sillage le brouhaha troublé de cris lointains qui lui étaient personnellement destinés. Sa bouche refusait pourtant d’articuler les questions paniquées qui la pressaient. Bientôt une toux nauséeuse la convulsa et joignant ses mains en coupe sous son menton, elle régurgita des caillots de sang où flottaient ses dents…

Elle voulu hurler mais à la place, se réveilla d’un sursaut étranglé.

Un cauchemar.
Rien d’autre.

Et au loin dans la domus qu’ils occupaient désormais à Pompéi, c’était la voix de sa maîtresse qui scandait son nom.

C’est ainsi que ce matin, Themis s’était levée en retard, elle qui d’habitude s’endormait toujours la dernière afin de profiter de la nuit, avant de se lever avec l’aube pour assumer ses fonctions. Son humeur égale habituelle s’en était vue assombrie pour le restant de la journée. Légèrement distraite aussi, comme à côté d’elle-même, elle ne s’était pourtant pas montrée moins efficace et active que n’import quel autre jour. Son corps n’avait eut de cesse d’exécuter les tâches journalières avec la force de l’habitude pendant que son esprit lui, se laissait entrainer au travers de méandres creusées par elle ne savait quoi. Un trop plein de sommeil certainement, où simplement sa mauvaise qualité.

Ce n’était pas chose rare qu’elle cauchemarde depuis qu’ils avaient emménagé ici. De tout temps son sommeil s’était toujours révélé agité et ses rêves très imagés, mais pas forcément mauvais ni pesants comme cette nuit. La faute incombait certainement au temps spécifique à l’endroit. Le ciel se mitigeait de quelques nuages mousseux d’un blanc parfait, mais qui stagnaient indéfiniment autour du volcan au loin, tant l’air se révélait immobile.

Immobile et lourd surtout.
La température se montrait raisonnable mais pourtant ses poumons cherchaient l’air sans arrêt. Encore une fois, cela ne l’empêcha pas d’accomplir son travail puisqu’il fallait bien l’avouer, les tâches qui lui incombaient n’avaient rien de bien sorcier. Suivre Licinia principalement, bien qu’il était fort fréquent qu’on la mande à l’une ou l’autre course ou qu’on l’envoi remettre des messages. Le reste du temps il s’agissait surtout de préparer la toilettes de sa maîtresse, de la baigner, de l’habiller, de la coiffer, de la farder, de l’accompagner lors de ses sorties tout en gardant le compte des deniers éventuellement dépensés, puis de lui tenir compagnie lorsqu’elle le désirait puisque l’ennui n’était jamais bien loin dans cette ville.

Les jours passaient et Themis n’avait toujours pas apprit à l’aimer d'ailleurs. Elle accueillait les jours de jeux comme une bénédiction des Dieux et le reste du temps, elle regardait celui-ci passer comme une vache observe passer les chariots sur le bord du chemin…

Avec un peu de chance, cette fin d’après-midi se révélerait plus piquante que le reste de la journée ! Licinia lui avait fait subtilement comprendre après le repas qu’une rencontre sous le sceau de la discrétion aurait lieu aujourd’hui, ce qui n’avait pas manqué d’exalter son intérêt.
Vêtues sobrement l’une comme l’autre pour ne pas attirer trop de regards, les deux jeunes filles s’étaient ainsi mises en route au moment où le soleil amorçait sa lente descente, délaissant peu à peu le Quartier résidentiel pour prendre la direction du cœur de la ville.

Après quelques longues minutes de marche, l’esclave remarqua le nombre impressionnant d’oiseaux qui venaient zébrer le ciel et qui progressaient tous dans la même direction, se rappelant du même coup qu’elle avait vu tout un tas de petites grenouilles se carapater du plan d’eau de la domus la veille, et trouvé cela bien étrange. Une impression bizarre la traversa l’espace d’un instant, qu’elle chassa d’un simple haussement d’épaule.

Themis comme les autres restait sourde aux chuchotements alarmistes des Dieux…

« La barbe de cette ville, on y respire mal, maugréa la suivante, Rome me manque un peu plus chaque jour. Puis d’un regard coulé vers sa maîtresse, Désolée si je me répète » car il était vrai qu’elle peinait parfois à dissimuler sa langueur et avait prononcé cette même phrase quelques fois déjà…



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Dernière édition par Themis le Dim 11 Aoû - 1:15, édité 1 fois
Patricien
Mer 7 Aoû - 21:55
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L
a grossesse de Camilla s’approchait de son terme, si bien qu’elle était souvent fatiguée… Une véritable chance pour Domitia,  car son père vagant à ses occupations, tentant vainement de redorer le nom des Licinii, personne ne semblait réellement s’intéresser aux mouvements de la fille de la maison qui se trouvait désormais libre d’aller où bon lui semblait… du moins en théorie. Aujourd’hui comme bien souvent, elle avait attendu que sa mère aille faire une sieste pour sortir de la domus, accompagnée uniquement par Themis, la seule esclave en qui elle avait confiance. Toutes deux –malgré la différence dans leurs conditions - avaient grandies ensemble, et cela les avait soudé… au grand damne des parents de Licinia qui auraient certainement préféré que leur fille choisisse une autre esclave personnelle. Mais peu importe à quel point la jolie brune tentait de plaire à son père, d’endormir toute trace de soupçon en cet homme, lorsque ce dernière ou même Camilla avait évoqué le sujet de cette esclave, Licinia avait toujours été sourde sur cette oreille, si bien que ses parents semblaient avoir abandonné l’affaire. Sans doute considéraient-ils qu’une simple esclave ne valait pas la peine que l’on en parle tant. Mais pour la jeune femme, Themis était bien plus qu’une simple esclave : elle était une complice, et sans doute une des rares personnes dans son entourage à qui elle pouvait réellement faire confiance, quelqu’un qui la suivrait à travers de toutes les difficultés imaginables et qui ne trahirait jamais la confiance de sa maîtresse. Confiante ? Certainement, mais le passé avait montré à Domitia qu’elle pouvait compter sur la femme qui selon les dires de certains pouvait très bien être sa sœur. Si cela n’avait pas été le cas, elle ne l’aurait certainement pas ordonné de l’accompagner aujourd’hui. Trop de choses étaient en jeu, et c’était bien une des raisons pour lesquelles Domitia ne pouvait pas se permettre d’être trahi, ou même d’être reconnue lorsqu’elle traversait les ruelles de Pompéi. Vêtue d’une robe simple, sans grands ornements, rien ne permettait de distinguer le statut de la jeune femme qui s’enfonçait d’un pas rapide dans les ruelles de Pompéi. Quelque peu nerveuse, elle jetait de temps à autre des regards en arrière. Depuis quelque temps, elle avait l'impression que quelqu'un la suivait. Était-ce la réalité, ou le fait de vouloir tuer son propre père, d'arracher l'homme tant aimé à sa mère, commençait-il à la ronger ? La jeune patricienne était bien incapable de le dire, mais aujourd'hui encore, elle était bien incapable de distinguer un visage connu dans la foule. *Sans doute est-ce mieux de hâter les choses, d'en arriver à une fin.* pensa-t-elle, bien que consciente que la vengeance - tout comme le vin - avait besoin de mûrir. Tentant d’oublier son impatience, la jeune femme se concentra uniquement sur son entretient avec Tacitus à qui elle avait décidé de payer une autre visite pour parler plus en détails de leur « alliance ». Elle était d’ailleurs toujours perdue dans ses pensées quand la voix de son esclave la fit revenir à la réalité. « Cesse de te plaindre. » répondit-elle d’une voix sèche. Malgré les libertés qu’elle accordait à Themis, cette dernière devait toujours subir les sauts d’humeurs de sa maîtresse, bien que dans une moindre mesure. Et comme aujourd’hui, la jeune patricienne regrettait souvent bien vite ses paroles trop dures envers son unique véritable alliée. Soupirant, elle finit par ajouter : « Il est vrai que cette ville est étouffante. Même si avec l’aide des Dieux, nous retourneront bientôt à Rome. » Une fois débarrassés du pater familias, les Licinii n’avaient plus aucune raison de rester dans cette ville qui s’était tourné contre eux bien des années auparavant. Après tout, c’était uniquement l’entêtement d’un seul homme qui les avait emmenés ici. Sans lui, ils seraient libres de retourner à Rome… « Il faut se montrer patiente encore un peu plus longtemps. » murmura-t-elle, sans réellement savoir si elle s'adressait encore à Themis ou bien à elle-même. « Espérons que notre nouvel ami se montre à la hauteur de ses promesses. » ajouta-t-elle en direction de son esclave cette fois-ci. Hors de question de dire le nom à haute voix, pas ici en tout cas, où l'on ne pouvait savoir qui écoutait.

Spoiler:
 


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Dim 11 Aoû - 1:13
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Lorsque vient la réprimande, Themis ne se vexe ni ne sourcille. Elle se contente de pincer les lèvres, comme pour les enjoindre d’arrêter de s’agiter, puis baisse ses yeux clairs sur les petites sandales qui ceignent ses pieds. Elle les relève bien vite sur le visage poupon de sa maîtresse lorsque la voix de celle-ci s’élève à nouveau. Comme Domitia évoque les Dieux, d’instinct, c’est ensuite vers le ciel qu’elle dresse l’œil, pour une pensée fervente et la prière que la Lacinii soit prophète de vérité.

Leur juste place était à Rome où se trouvaient les vraies gens de valeur, de cela l’esclave refusait strictement de démordre ! Parfois, elle réussissait à ne pas détester Pompéi mais, comme le faisait remarquer sa Domina, les lamentations n’étaient jamais bien loin de sa langue. Dans ses tripes elle sentait que cette ville recelait plus de mauvais que de bon dans ses murs.

Fort heureusement, les individus qui peuplaient l’endroit n’étaient pas tous à mépriser. Cet ami tout juste évoqué par sa maîtresse par exemple, était loin de lui avoir laissé une mauvaise impression, du moins jusque là. C’était encore bien vague, mais elle pouvait entendre les Dieux lui murmurer quelques mots affables à l’égard du Loreii et elle entendait bien continuer de prêter l’oreille à son sujet. Qui plus est, avoir un homme politique sous ses jupes, voilà qui donnaient à leurs projets quelques aspects un rien plus concrets. Ce n’était guère de refus puisqu’elles étaient aussi rapides que des fichues tordues sur leurs carapaces dans leur plan de vengeance. Souvent, elle avait bien envie de faire remarquer à Domitia qu’à ce rythme, Caius serait mort de vieillesse avant qu’elles n’aient causés sa perte, mais elle avait peur de recevoir une gifle et gardait sa langue de bois à ce sujet.

Faisant pointer le coin de ses lèvres en une esquisse de sourire, elle concilia d’un vague haussement d’épaule et commenta d’un ton badin :

« Je le trouve plaisant. Pour le moment »

Ce qui était un assez bon signe en soit puisque, Licinia ne devait pas l’ignorer, c’était plutôt rare que Themis fasse mine d’apprécier quelqu’un. Généralement, elle avait plutôt envie d’étrangler tout le monde, ce qui -souvent- se trouvait être réciproque.

Elle entrouvre ensuite les lèvres dans l’intention de reprendre la parole, mais le hurlement soudain d’un grand chien gris oblige la plus part des passants à se figer, interloqués. Un homme la bouscule d’ailleurs au moment de la dépasser, lui tordant l’épaule et la secouant plus que de raison.
Elle pense d’abord que son déséquilibre soudain lui est imputable, mais la réalité la rattrape bien vite. C’est encore léger, mais un sourd grondement  agite la terre sous leurs pieds, qui monte, enfle et grossit à chaque instant qui passe, un long râle, provenant tout droit des enfers…




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Patricien
Lun 12 Aoû - 21:35
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P
ompéi était un pavé qui dans le pavé avait fait trébucher plus d’un Licinii. Et même si Domitia comptait bien se servir de cela contre son père, elle n’était pas immune aux doutes. Souvent lorsque les ténèbres de la nuit envahissaient sa chambre à la domus familiale, la jeune femme se demandait si ce n’était pas elle qui trébucherait en fin de compte. Quoi si son plan faillirait, si son pater se rendait compte de ses intrigues contre lui ? La seule chose qu’elle pouvait dire, c’était que cette fois, elle ne s’en sortirait pas aussi facilement que lorsque son père avait appris pour sa relation avec Quintus. Non, cette fois, c’était bien pire que la séquestration qui l’attendait. Cette fois, rien ne retiendrait la main de son père, et ce ne serait pas le sang de Murena qui imbiberait le sol de la villa Diomède, mais bien celui de la fille de la maison. Mais cette idée qui terrifiait la jeune femme était également celle qui la poussait à poursuivre, à toujours chercher des alternatives au cas où un de ses plans failliraient. Non, elle n’était pas une Licinii pour rien, et elle avait été une bonne élève lors de toutes les leçons que son père avait pu lui dispenser. Elle ne faillirait pas. Et un jour, Themis et elle retourneraient à Rome, sous la tutelle de son demi-frère. Et alors une vie bien autre que celle qu'elles pouvaient mener maintenant, une vie bien plus libre où la jeune patricienne aurait bien plus d'influence sur les affaires de la famille par l'intermédiaire de Tiberius. Voilà bien une image à laquelle Domita pouvait se raccrocher pour ne pas vaciller et ne pas laisser la peur l'envahir. Et puis, il y avait également ses nouveaux alliés, bien que leur fiabilité ne fût pas encore prouvée. Mais cela viendrait certainement en temps voulu. Quant au jeune Loreius… A  vrai dire, elle ne savait pas vraiment quoi penser de lui. Elle avait souvent entendu dire qu’il fallait juger un homme par ses actions, et non pas par ses paroles, mais elle ne pouvait pas s’empêcher d’être impressionnée par le jeune patricien que tout le monde semblait sous-estimer. « Plaisant… Ce n’est sans doute pas le mot que j’emploierais, bien que tu n’as pas tort. Il n'est pas aussi désagréable que certains des autres patriciens. Mais je pense qu’il est surtout un homme à ne pas sous-estimer. » La jeune patricienne resta un instant silencieuse, vadrouillant à ses pensées, avant de reprendre un léger sourire sur le visage. « Alors donnons lui de bons arguments pour ne pas nous faire faux bonds, qu'en dis-tu ? » Mais quels étaient les bons arguments ? Encore plus d'informations, de pouvoir sur les Licinii ? Cela ne pouvait être la bonne solution, pas tant que Domitia n'était pas assuré que le jeune Loreius était vraiment de son côté dans cette lutte qui l'opposait à son père. Le séduire ? Voilà une autre option envisageable. La question était de savoir si Tacitus était le genre d'homme à se laisser guider par ses désirs... et pour l'instant, la jeune femme n'avait pas eu l'impression que ce soit le cas. Non, il était en quelque sorte un terrain nouveau pour elle, et elle devait s'avancer en tâtonnant. Voilà une des raisons pour lesquelles elle avait décidé de lui payer une autre visite, dans l'espoir d'arriver à mieux le cerner, ou au moins que l'œil de lynx de son esclave aperçoive quelque chose qui aurait échappé à la jeune patricienne. Un détail, un tic, quelque chose qui leur permettrait de savoir à quoi se fier. En tout cas, Domitia allait une fois de plus se fier au jugement de son esclave, surtout que celui-ci semblait coïncider avec le sien. Car oui, dans un certain sens, elle appréciait cet homme et était persuadée qu’il avait un brillant avenir devant lui.

Le hurlement d'un chien arrache brutalement la jeune patricienne à ses pensées, et quelques instants plus tard, tout se mit à trembler. Ou était-ce en même temps ? Domitia était bien incapable de le dire. Les cris des passants, ses cris ? Elle ne le savait pas. C'était comme si pour l'espace de quelques instants, elle avait perdu le contrôle de son corps, comme s'il agissait sans qu'elle n'en soit réellement consciente. Au fur et à mesure que les secousses s'amplifient, la jeune patricienne est de plus en plus persuadée qu'il doit s'agir de la colère des Dieux qui s'abat sur Pompéi. Pour quelle autre raison la terre pouvait se mettre à trembler ? "Venus, protège nous." murmura la jolie brune. Venus avait toujours été la déesse envers laquelle Licinia se tournait, alors qui d'autre aurait-elle pu implorer dans une telle situation que la divinité protectrice de la cité ?  "Nous ne pouvons rester ici." la voix de Domitia était tremblante. Autour d'elles, l'agitation régnait, les gens couraient dans tous les sens. Certains semblaient tenter de sauver leurs biens, d'autres semblaient courir sans but précis, bousculant au passage les deux jeunes femmes. Quelque chose disait à la jeune patricienne qu'elles devaient partir d'ici, et pourtant, elle était bien incapable de bouger, observant le spectacle qui s'offrait à elle, immobile telle une statue.


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Lun 19 Aoû - 1:26
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Quelque part sous leurs pieds, loin sous la terre se dressaient un millier de titans qui secouaient les colonnades du monde, comme pour faire chuter celui-ci aux confins  des abysses.

Qui ? Qui si ce n’est les géants du fond des âges ?
Jupiter lui-même ? Qui ébranlait les fondations de l’univers sous le coup de l’une ou l’autre colère, pour appliquer l’une ou l’autre punition aux enfants de la terre ?

Non… le chien qui avait fendu l’air d’un long hurlement lui prouvait bel et bien qu’elle se fourvoyait. Il avait reconnu son maître, et son cri n’avait fait qu’annoncer le grondement gargantuesque du cerbère. Themis s’attendait presque à voir le sol se fendre sous eux et la faille se propager et grandir telle une gigantesque bouche venue les engloutir et les damner tous aux abîmes.

Pourtant la peur ne venait pas. Elle la cherchait, tâtonnait en elle pour la trouver, mais rien. Son cœur battait à rompre les os, qui faisait pulser ses tempes, ses oreilles et sa gorge, qui lui écarquillait les yeux et dilatait ses pupilles.
Ses entrailles étaient en feu et sa bouche sèche comme le sable. Mais pas de peur. Pas vraiment.
Elle tremblait ça oui, se sentait minuscule, plus fragile qu’une brindille devant la force herculéenne et bestiale des Puissances inférieures en action. Était-il seulement utile d’avoir peur, face à de tels pouvoirs qui dépassaient l’entendement ? Les Dieux voulaient-ils leur rappeler qu’eux seuls tenaient en leurs poignes le fil ténu du Destin des Hommes. De quel méfait s’était rendue coupable Pompéi, qui méritait un châtiment si terrible ? Qu’avait donc fait Vénus pour mériter la colère des Morts ?

Sa ferveur adorative est telle que durant quelques longues secondes, Themis oublie tout, noyée dans cette folie soudaine, contemplative dans le chaos. Les murs qui tremblent, se fissurent déjà, les gens qui courent, qui hurlent et les enfants qui pleurent. Elle ne voit plus rien l’espace d’un instant. Pas même sa maîtresse, du moins, jusqu’à ce que la voix de celle-ci ne lui parvienne, à peine un murmure dans ce tumulte apeurant.

Nous ne pouvons rester ici lui dit-elle. Le souffle un peu court, Themis plonge d’abord un regard incompréhensif dans celui de Domitia. Elle avait raison, en un sens. Mais pour aller où ? Comment échapper à cette fureur divine ? Il n’y avait pas de refuge, la ville entière, peut-être même, toute la région qui environnait le Vésuve était soumise au même supplice. L’on ne pouvait fuir la colère des Dieux…

Mais il était vrai qu’on pouvait y survivre.

Quelques clignements de paupières plus tard, et la jeune esclave regagne enfin ses sens.
Sa maîtresse à mille fois raison, elles ne peuvent rester là, au beau milieu de cette avenue bondée. Elles ne peuvent rester là, où les bâtiments si nombreux grincent avec menace et ou la panique aveugle les Hommes et les rend fou. Ils ne sont plus que de petites fourmis que l’on a troublées d’un grand coup de pied. Et finir écraser était d’ailleurs un réel danger…
Elle ne veut pas mourir, mais elle souhaite encore moins devoir survivre à sa maîtresse.

Sans que cela ne soit réellement utile, l’esclave acquiesce. Quelques instants plus tard, sa main est venue saisir fermement celle de la jeune Patricienne. Une poigne solide et sans faille qu’elle n’entend plus jamais rompre sur le moment. Si les Dieux souhaitaient vraiment les rappeler à eux, ce serait ensemble, ou pas du tout.

Il semble impossible de garder son équilibre bien longtemps tant la terre danse sous leur pas, pourtant les deux jeunes femmes se précipitent en arrière. Leur instinct leur souffle la même chose sans qu’elles n’aient à se consulter à voix hautes. Elles se sont aventurées hors des murs rassurants de la domus, mais celle-ci n’est pas si loin que cela, et peut encore être regagnée. Elles rebroussent donc ainsi chemin, longeant les murets de torchis dont les fissures toujours plus larges font flotter dans l’air lourd une épaisse poussière blanchâtre qui réduit la visibilité. Ainsi, lorsqu’un énorme canasson affolé rue droit devant, c’est d’abord la frappe affolée de ses sabots qu’elle perçoit, avant que sa robe d’un noir d’encre ne se dessine dans l’incertitude de la folie qui les cerne.

Il se cabre, il n’est plus qu’à deux pas. Themis ferme les yeux.

Pour elle, cela ne fait pas l’ombre d’un doute. Le présage est clair, et la preuve en est faite.
Pluton veut dévorer la ville et éventrer le monde. Déjà ses étalons funestes foulent la terre.

Lorsque Themis rouvre les yeux, elle est allongée sur le sol poussiéreux aux côtés de sa maîtresse qu’elle couvre de son propre corps. Elles se sont jetées sur le côté, par la première issue venue. Elle n'a même pas sentit le choc de la chute.
Elles se trouvent dans la courette d’une villa qui borde la rue qu’elles arpentaient encore à l’instant. Eviter la route, trouver un passage aux travers des nombreux jardins et des propriétés, voilà qui semble plus viable que d’évoluer en pleine rue.

« Debout Domina, debout » souffle Themis à sa maîtresse.

Elle a confiance, il suffit d’écouter les Dieux leur chuchoter le bon chemin.




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Patricien
Jeu 22 Aoû - 12:37
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*N
eptune, épargne nous. Cesse de frapper la terre avec ton trident* songea la jeune patricienne, suppliant le Dieu de les épargner de sa colère. Qu'avaient donc fait les habitants de Pompéi pour mériter le courroux de ce Dieu redoutable ? Et surtout, que faire pour l'apaiser ? Les livres sybilliens - ces fameux livres dans lesquels étaient décrits quel Dieu apaiser, et surtout, comment - étaient à Rome. Le temps que la nouvelle arrive à la capitale, que les livres soient consultés et que le Sénat décide quoi faire et agisse, le Dieu des Mers et des tremblements de terre auraient certainement déjà réduit la cité en poussière. A l'heure actuelle, Domitia voyait avec horreur déjà les premières fissures se créer dans certains bâtiments. Immobile, incapable de bouger, la jeune femme devait se contenter de regarder le chaos qui commençait à régner autour d'elle. Certains couraient dans tous les sens. D'autres tentaient de sauver leurs objets les plus valeureux. Des adultes criaient. Des enfants pleuraient. La panique qui régnait autour d’elle était contagieuse.  Domitia aurait aimé courir, bouger, crier, mais elle était comme tétanisée par la peur du courroux de Neptune à laquelle elle était exposée. Après tout, qu’est l’homme face à la colère divine ? Il n’y avait rien à faire, si ce n’était espérer que le Dieu en question ne se montre clément… La jeune patricienne sens quelque chose la heurter, la bousculer et la sortir ainsi de l’état de transe dans laquelle sa peur l’avait plongée. En quelques instants, elle gagne de nouveau sa lucidité. Partir. Il fallait à tout prix qu’elles partent d’ici. Mais pour aller où ? Y avait-il vraiment un endroit où l’on pouvait s’abriter de la colère divine ? Non. Et pourtant, il leur fallait essayer de trouver un endroit plus sûr. La jolie brune jeta un regard nerveux aux bâtiments qui les entouraient. Pour l’instant, ils semblaient tenir, mais si Neptune frappait encore… Quoique, pour être franche, elle n'en savait rien. Après tout, comment une fille de bonne famille, ou une femme tout court, s'y connaitrait assez en architecture pour savoir si le bâtiment pouvait résister aux secousses ? Cela n'avait finalement pas d'importance. Son instinct la poussait à fuir, à fuir le plus loin possible. Elle sentit une main se refermer autour de la sienne. Themis. Son esclave fidèle était toujours à ses côtés. Sans parler d'avantage, elles s’élançaient pour fuir cet endroit. Fuir où ? Cela ne semblait finalement pas avoir d’importance en ce moment précis. Mais à peine avaient-elles fait quelques pas que la terre se mit de nouveau à trembler de plus belle, et pourtant, les deux jeunes femmes continuaient à revenir sur leurs pas, à retourner en direction de la villa Diomède. Décision réfléchie ou instinctive ? Domitia ne pouvait parler pour son esclave, mais elle-même n’était consciente de la direction qu’elles avaient empruntée qu’une fois qu’elle vit des ruelles qui semblaient familières et lui indiquaient qu’elles ne se trouvaient plus bien loin de la somptueuse villa des Licinii.

Bien trop occupée à tenter de rester sur ses jambes, et surtout à ne pas laisser la panique l’envahir, la jeune femme n’entendit les bruits de sabot que lorsque ceux-ci étaient proches. Un cheval noir qui semblait sortir de nulle part galopait vers elles, encolure tendue. Un signe de Neptune, le roi des chevaux ?  Le terrible Dieu avait-il décidé de faire preuve de miséricorde envers les deux jeunes femmes ? Ou au contraire était-ce un signe qu’elles ne pourraient pas échapper au courroux du Dieu ? Pendant un instant, Domitia hésitait, observant l’étalon majestueux qui se dirigeait en leur direction. Ce n’était finalement qu’au dernier instant que la jeune femme se jeta sur le côté. Un mouvement qui une fois de plus révélait plus de l’instinct que d’une décision consciente. Ou du moins, elle était bien incapable de dire si elle avait pris la décision de se jeter sur le côté pour éviter l’équidé ou non… Pendant quelques instants qui semblaient durer une éternité, la jeune femme resta couchée sur son ventre, tentant de protéger sa tête avec ses bras et attendant de sentir les sabots du cheval meutrir son corps d'un instant à l'autre. Et pourtant, rien ne vient. Au contraire, les bruits de sabots commencèrent à disparaitre... Pendant quelques secondes, la jeune femme resta couchée, attendant que les battements de son coeur ne reprennent un rythme normal, ou du moins qu'ils ralentissent... Elle était toujours immobile quand la voix de son esclave l'interpella. Lentement, elle se redressa. "Tout va bien Themis, les Dieux ne semblent pas vouloir notre mort... du moins pas aujourd'hui." répondit-elle, pas seulement pour rassurer la jeune femme à ses côtés, mais aussi pour se rassurer elle. Ce n'était qu'en se levant qu'elle sentit une légère douleur à ses genoux. A l'endroit où ceux-ci avaient frappée la route lorsque la jeune femme s'était jetée sur le côté, sa stola était abîmée, et quelques gouttes de sang imprégnaient désormais le tissus. Mais ce n'était rien. Rien comparé à ce qui aurait pu arriver, ou qui pourraient toujours leur arriver... D'un geste rapide, la jeune femme essuya ses mains contre sa stole. Sa peur avait presque disparue. Rapidement, elle jeta un regard dans la ruelle dans laquelle elles se trouvaient désormais, une ruelle étroite perpendiculaire à celle où elles s'étaient trouvés quelques instants auparavant. Avant que le présage divin ne les dissuade de poursuivre dans cette direction. "Neptune nous a indiqué notre chemin. Le Dieu des chevaux veille sur nous." murmure-t-elle en ce promettant qu'une fois que la terre aurait arrêtée de trembler, elle irait au temple faire un sacrifice au Dieu qui semblait vles protéger...


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Le râle de pluton
Licinia Domitia & Themis






Là où Themis avait vu surgir l’un des quatre étalons funestes de Pluton, sa maîtresse avait vu un signe bienveillant de son frère, le Grand Neptune. Peut-être sa main Divine protégeait-elle effectivement sa maîtresse car elles sortirent indemne de la ruade malgré l’étroitesse de la route parcourue, et se trouvaient désormais dans une venelle étroite qui s’étirait entre deux imposantes villas aux murets d’enceinte courts. Plus une âme ne se dressait devant eux, aucune silhouette n’obstruait plus le chemin. La voie leur était libre et comble de chance, les orientait plus ou moins dans la bonne direction. Celle de leur propre villa. Il faudrait simplement contourner quelques habitations plus modestes et remonter ensuite la rue parallèle à l’avenue qu’elles venaient de quitter. Comme c’était faisable et que les risque d’y laisser la vie s’amenuisaient, Themis en vint à l’évidente conclusion qu’elle s’était fourvoyée lorsque sa jeune maîtresse avait vu juste. C’était bien le Dieu marin qui guidait leurs pas.

L’esclave regrettait quelque peu de s’être trompée, mais elle était surtout surprise que le maître des chevaux ait cure de leur cas. Ou du sien en tout cas. Elle ne l’avait que très peu prié durant sa courte vie, et ce malgré son importance au sein du Royaume Divin. Seulement durant les Neptunalia, ou lorsqu’elle était en colère et souhaitait voir quelqu’un se noyer ! Et puis, c’était un Dieu de marins. Un Dieu d’homme. Elle n’avait jamais vraiment prit le temps de s’adresser à lui, et encore moins de l’écouter. Les choses changeraient à partir de maintenant. Elle le lui devait bien.

Comme une seconde secousse reprenait de plus belle, ne laissant aux habitants de la citée qu’une ridicule poignée de minutes pour souffler après la première, les deux jeunes femmes atteignaient l’extrémité de la ruelle. Elles se trouvaient désormais dans une rue transversale, large de deux coudées seulement, et en pente douce.

Le spectacle qui s’offre à elle est plus qu’alarmant. Sur le sol gît un chariot brisé et dont le contenu des jars qu’il transportait s’est éparpillé partout dans la poussière. Du poisson frai qui empeste toute la rue. Et de toute évidence le chariot avait également contenu tout un lot de cage à poules qui étaient parvenue à s’enfuir et couraient de tout côté en y laissant des plumes. Partout on entendait les gémissements de la pierre, puis le grondement typique d’un éboulement, parfois le tout ponctué d’exclamations humaines. Un peu plus bas, le bassin d’une fontaine se fendait doucement en deux, et à côté, le toit de latrines publiques s’était effondré. Themis aperçu clairement un bras dépasser des décombres. Elle se garda bien d’en avertir sa compagne et plus que jamais consciente du danger, entraina Domitia toujours plus loin.

Elles passèrent devant plusieurs maisons et chaque porte ouverte laissait échapper les cris des gens apeurés qui tentent de limiter les dégâts dans leur intérieur. A plusieurs reprises, elles virent les toits les plus fragiles s’affaisser mollement et lorsqu’un peu plus bas elles débouchèrent sur une petite placette relativement dégagée, c’est un énorme attroupement de fidèle en pleine prière qu’elles trouvèrent. Il y avait là un autel pour l’une ou l’autre divinité, et des dizaines de personnes s’y étaient amassées et réunies pour implorer les Dieux d’abandonner leurs desseins macabres contre eux.
D’ailleurs, quelques uns avaient ramassés en passant plusieurs poulets de la rue précédente et leur avaient ouverts la gorge pour se couvrir de leur sang et l’offrir aux Dieux.

Mais les Dieux étaient cruels et joueurs. Comme l’enfant qui arrache les pates d’une petite sauterelle. Une nouvelle fois, durant quelques courtes minutes seulement, on leur fit croire que le supplice était terminé, que la paix était enfin revenue sur la cité.
C’était mal les connaître…

Tandis qu’elles reprenaient leur souffle sur la petite place où la présence de tant de monde uni dans un même souhait était rassurante, une troisième secousse, plus violente encore, fit trembler le mur sur lequel elles s’étaient appuyées. La réaction ne se fit pas attendre. Des poulets ? Les Dieux se sentaient insultés ! Ils avaient besoin de plus, et comme de toute évidence, c’était de sang dont ils avaient soiffe, il fallait leur en donner ! Il fallait sacrifier une vie.

A ce moment, il fut évident qu’elles n’étaient déjà que trop restées là et que le plus prudent serait de partir. Voir, de fuir.
Elles n’étaient plus si loin désormais.



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Patricien
Dim 17 Nov - 12:47
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Licinia Domitia
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Le râle de Pluton.

feat. Themis & Licinia


D
oucement, la jeune femme commençait à sentir son cœur - qui jusque-là avait tambouriné dans sa poitrine au point où elle avait pensé qu’il n’allait pas tarder à exploser – ralentir. Comme toutes les romaines, Domitia avait appris dès le plus jeune âge à honorer et craindre les Dieux. Mais jamais n’avait-elle accordé une importance particulière au Dieu de la mer, ou lui avait-elle accordé des sacrifices. Il n’y avait que Minerve et Venus à qui elle faisait régulièrement des offrandes. Pourquoi alors Neptune semblait avoir décidé de les protéger ? Pourquoi lui, le Dieu des marins et surtout des hommes, et non pas les deux déesses qu’elle implorait régulièrement ? Pas que cela avait de l’importance en ce moment précis. La seule chose qui comptait, c’était de s’échapper de ce chaos, et maintenant que le frère de Jupiter en personne leur avait montré le chemin à suivre, la jeune femme n’avait plus aucun doute qu’elles y parviendraient. Désormais, la panique de Domitia avait presque entièrement disparue, elle était sereine, et pour la première fois depuis que la terre s’était mise à trembler, son esprit ne semblait plus être uniquement empli de peur, mais au contraire, il semblait enfin y avoir de nouveau de la place pour ses propres pensées, pour réfléchir à ce qu’elles pouvaient faire ensuite, et non plus agir uniquement par pure instinct.
Pendant un bref instant, la jeune femme resta immobile, regardant derrière elle dans la direction où le messager divin avait disparu. Et même si le cheval était déjà hors de leur vue depuis quelque temps déjà, il ne restait pas moins la certitude que le Dieu qui l’avait envoyé continuerait à les protéger. Portant de nouveau son regard vers l’avant, la jeune femme tentait de faire abstraction des cris que l’on pouvait entendre autour d’elles. Qu’avaient donc fait ces personnes pour mériter la colère des Dieux ? Ou plutôt, qu’avait-elle fait pour mériter la protection particulière d’un Dieu ? Souhaitait-il peut-être qu’elle accomplisse sa vengeance avant d’être emportée au royaume de Prospérine ? Quoique, cela était sans doute trop présomptueux pour penser qu’un Dieu ne se mêle d’une telle chose…. Mais au moins, de telles réflexions lui redonnaient du courage et surtout évitaient qu’elle ne prête trop attention à ce qui se passait autour d’elles.
Lorsque le labyrinthe de petites ruelles à travers lequel elles avaient couru se termina enfin, les deux jeunes femmes s’arrêtèrent quelques instants sur une petite place sur laquelle elles venaient de déboucher afin de reprendre leur souffle. Ici, elles n’étaient pas seules, plusieurs personnes s’y étaient déjà regroupées, et la terreur que Domitia pouvait lire dans leurs yeux, et même dans toute leur posture, ne faisait que remonter sa propre terreur qu’elle avait jusque-là réussi à contrôler. Un cri échappa de ses lèvres lorsqu’une pierre de détacha du mur contre lequel elles s’étaient appuyés et tomba sur le sol non loin d’elle. Il fallait repartir. Maintenant. Elles avaient déjà passé trop de temps ici. Themis semblait avoir lu dans l’esprit de sa maîtresse – ou peut-être avait-elle pensé la même chose ? – puisque sans avoir besoin de se dire un mot, les deux jeunes femmes tentèrent de se frayer un chemin à travers la foule, avant de parvenir enfin à rejoindre une ruelle déserte qui les emmènerait droit à leur domus…

suite à venir dans ce sujet XD


They call me child
THEY CALL ME WEAK
OH BUT SWEETHEART I AM A GODDESS

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