Carpe diem, carpe horam feat Priam



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Mar 16 Juil - 13:01
Carpe diem, carpe horam feat Priam   




Invité

Priam &Pompeia Septima Aurea  

Quintus n'étais plus souffrant pour le plus grand désespoir d'Aurea. Celui-ci avait donc reprit du poil de la bête. D'ailleurs pour montrer à ses ennemis qu'il pouvait encore assumer ses fonctions ils multipliaient les banquets tout en exhibant à son bras sa radieuse épouse qui regrettait fort de ne point être déjà veuve. Il lui affirmait chaque soir qu'il se sentait aussi bien qu'un jeune éphèbe. Autant dire que depuis elle rongeait son frein.
Fatiguée d'être sans cesse en représentation, sa lassitude lui avait permis de passer quelques soirées au calme dans sa maison. Elle utilisait ce temps afin de réfléchir sur sa vie ,mais aussi sur son avenir. Le fait de fréquenter de plus en plus flavius son petit frère, lui donnait l'envie de devenir au plus vite mère. Ainsi, elle pourrait jouer un rôle de premier plan tout comme sa mère.

Ses turpitudes, Pompeia les couchaient sur papier afin de se sentir libérée. Or jamais, elle ne pourrait s'échapper des fardeaux que représentaient sa condition de femme patricienne ni des devoirs qu'elle avait étant membres des Pompeii. En effet, son clan entendait user d'elle afin de gagner encore de nombreuses alliances dans le but des élections. Mais au fond qui se souciait du bonheur des petits de leur mère surnommé la louve. Le constat était pourtant alarmant : Aurea était l'épouse d'un homme qui la dégoutait, Marcus était obligé de faire carrière dans la politique et Virginia était devenue une vestale. D'ailleurs, la dame de la maisonnée ressentait une certaine amertume vis-à-vis de sa cadette.Celle-ci c'était dérobée à sa destiné quand elle n'avait pas eu le loisir de choisir son futur.

Le pire était que bien qu'étant mariée son père se comportait comme si rien n'en était. Or Pompeia aspirait à vivre véritablement. Toute sa candeur avait disparu le lendemain de sa nuit de noce. Au fond d'elle-même, elle se sentait devenir une femme aigrie voire jalouse. Depuis, elle prenait un malin plaisir à se montrer capricieus n ruinant les propres unions de ses amis. Cependant, le danger guettait. Lucius voulait marier à son tour son frère. Dés lors celle que tous surnommait reinette étant enfant bien que les romains détestent les monarchies, devait à nouveau intriguer pour sauver le bonheur de Marcus
.
Qui  se préoccupait de son bonheur à elle ? Quand elle aspirait  des jours heureux, elle venait d'apprendre qu'elle devait préparer la villa pour l'arrivée du frère de son époux. D'ailleurs, elle n'avait jamais entendu parler de ce dernier. Songeuse, elle laissa sa main parcourir le long de sa nuque alors qu'elle buvait du vin. En se mariant, elle avait vite compris qu'elle pourrait enfin devenir sa propre domina. Ainsi, c'est elle qui pouvait diriger à loisir sa maison à défaut de diriger sa vie.

Un nouvel homme allez donc en faire partie. Il faudrait naturellement qu'elle l'impressionne voir qu'elle le séduise . Cependant, voilà un certain moment qu'elle n'avait pas charmer un patricie ou quelqu'un du sexe opposé. Afin de mettre toutes les chances de son côté, elle devait se faire aimer pour être sur de sa beauté. Aussi, devait t-elle passer la soirée en compagnie de quelqu'un de ce sexe fort. Si elle appréciait ses moments de douceurs avec Philaé. Avec celle-ci, elle avait appris que les plaisirs du corps n'étaient pas que torture. Mais ce soir cette maitresse femme devait dormir dans les bras d'un homme fort pour avoir l'illusion durant un certain temps qu'elle était désirable.

De plus avec cette nouvelle santé, Quintus était revenu à grands pas dans le lit conjugal à son plus grand déplaisir. Certes de temps à autres, certaines elle réussissait à lui nouer l'aiguillette avec des herbes spéciales grâce à une de ses dévouées servantes. Toutefois, Antonia ne pouvait s'en procurer chaque jour.

Ensuite, le fait de ne pas se soumettre au devoir conjugal était cause d'annulation de mariage. En aucun cas, Pompeia ne voulait pas  vivre l'opprobre. Tous verraient en elle une mauvaise épouse ruinant ses possibles projets. C'est pourquoi, elle se soumettait docilement.

Fort heureusement, ce soir elle était seule ! Quintus étant parti dans une autre province, elle avait le libre loisir d'user à sa guise de sat maison. La domina c'était elle après tout ! Patricienne forte d'être une Pompeii, peu de gens oser lui dire non soi refuser de céder à ses plaisirs. Bons nombres de ses amies fréquentaient la couche de divers gladiateurs.

C'est de cette façon que cette idée grandit dans l'esprit de la jeune Pompeia.  A 17 ans, elle aussi pouvait se laisser aller de temps à autre. Néanmoins, elle trouvait rebutante le fait de devoir se donner comme une vulgaire catin dans un Ludus. Grâce à l'aide la fameuse Antonia, elle ferait venir celui qu'elle voudrait chez elle. D'autant plus que celui n'aurait pas son mot à dire ! Mais qui choisir ?

Cette question avait torturé le cerveau  surtout les sens d'Aurea. Au final, une seule réponse claire lui était apparu. Étant l'une des plus grandes dames de Pompei, il lui fallait le plus grand gladiateur soit : Priam
« Antonia va me faire chercher Priam " affirma t-elle d'une voix ferme.
« Oui Domina »
« Surtout ne parle à personne, sinon je te ferai couper la langue »
Certes, elle appréciait son esclave bien qu'elle croyait que l'on ne pouvait pas se fier à ses gens. D'ailleurs leur conférer une once d'humanité était déjà un beau cadeau selon la patricienne.
Le fait que de partager sa couche avec un moins que rien avait pu la blesser au début de leurs relations. Aujourd'hui, il n'en était rien. Depuis ça plus tendre enfance, Aurea avait eu une certaine fascination envers les jeux du cirque. En fait, elle ressentait même de l'excitation à aller voir ses combats ou la force croissait le sang soit la mort.

Il était vrai que Priam connaissait son devoir lorsqu'il était invité non plutôt sommé de venir chez elle. En outre, son amante restait une femme. Il est vrai qu'il lui était dévoué bien que  le fait de paraitre belle flattait l'égo de la dame.Elle n'avait que peu de temps pour se préparer. Fort heureusement, la plupart des esclaves étaient  avec Quintus et Marius n'était pas se servir ce soir.

Rapidement, elle se parfuma, défit sa chevelure qui tomba en cascade au niveau de sa poitrine. Puis elle alluma de l'encens, fit amener des fruits ainsi que du vin. Quitte a coucher avec un esclave autant que cela soit bien fait. En somme, il est vrai qu'elle aimait étaler sa splendeur face au gladiateur.
Tirant les voiles de son lit, elle termina de se préparer en revêtant une stola pouvant être jugée indécente par son père et grimpa dans son lit. Se pinçant les joues, elle voyait déjà l'ombre de l'homme venir à elle.
« Approche » lui dit-elle en souriant. Tromper Quintus était un moyen de prendre une revanche sur la vie.


Arene
Dim 21 Juil - 21:55
Re: Carpe diem, carpe horam feat Priam   




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Carpe diem, carpe horam

A
lors que l’on me conduit à travers cette villa que je connais déjà fort bien, je laisse mon regard courir sur les colonnes, les arches, les peintures pourpres et or, les statues de marbre. Une en particulier attire mon attention. Celle, plus haute que toutes les autres, du maître des lieux. Quintus Septimus, duumvir de la cité. Tandis que l’on me fait attendre, je m’attarde sur les traits de cet homme qui devait être beau dans son printemps mais que le temps a durement éprouvé, avec autant de cruauté que n’importe quel d’entre nous. Ce vieillard s’accroche à la politique comme il s’accroche à la vie, voilà plus de quatre années que je bruisse au rythme du vent de Pompéi et il en a toujours été ainsi.

L
es premiers jeux d’importance auxquels j’ai participé, encore jeune recrue, ce fut pour les noces de du duumvir et de celle qui est encore et toujours son épouse et à qui je dois ma présence ici ce soir. Je me souviens comme, entre nous, mes frères s’étaient plains de cette union au regard de la beauté et de la fraîcheur de la jeune épousée. Qui a dit que les gladiateurs ne savaient être esthètes à l’occasion? Tous regrettaient de voir ce si charmant être aux courbes déjà plantureuses sacrifiée sur l’autel de la politique et  abandonnées aux viles mains de ce sénile personnage. Les paris couraient alors sur l’issue de leur première nuit et sur l’échéance de son veuvage.
« Encore une autre qu’il nous faudra contenter… » et les autres de s’exclamer de concert en se portant volontaires. Nouveau venu, je ne compris pas d’abord cette phrase et comme je les interrogeais à ce sujet, c’est là que j’appris que tous les combats pour gagner la faveur du public ne se jouaient pas forcément dans l’arène. Je fronçais les sourcils mais n’osait révéler le fond de ma pensée. C’est là qu’un autre, plus sarcastique que les autres m’avait lancé avant de s’attirer sur lui les quolibets de ses camarades et des projectiles de nourriture:

-Et oui mon ami, tu penses juste. Nous sommes des putes.

Ce constat d’une sévérité mais d’une justesse implacable avait fait naître en moi un sentiment de révolte. Je ne serais jamais une pute. Moi.

E
t pourtant me voilà ce soir, parfumé, encensé, revêtu de précieuses étoffes qui laissent négligemment entrevoir ce corps sculpté et travaillé qui attise la convoitise de la Romaine. Prêt à remplir cet office tant envié autrefois par mes compagnons, et ce régulièrement depuis plusieurs semaines.
L’intérêt de la jeune Pompeia s’est attisé à la suite de ma victoire sur Fortius, je sais que c’est au titre que j’ai gagné depuis que je dois sa faveur. Domina, qui s’occupe de ce aspect là des affaires de son frère, ne cesse de me répéter combien je dois être flatté d’être désiré de la plus belle et la plus puissante des femmes de Pompéi. J’approuve bien sûr, car elle n’attend aucune autre réponse de ma part. Il est vrai que si je devais m’écouter, la perspective de triompher là où un homme comme le duumvir échoue n’est pas sans gonfler mon orgueil de mâle.
Méprisés en tant qu’esclaves par les Romains, peu se doutent comme nous peuplons les lits trop souvent froids de leurs épouses et comme entre nos bras elles trouvent un réconfort aussi inattendu qu’inespéré. Malgré tout, si je me plie et me conforme aux attentes de mes maîtres, je ne parviens pas à me satisfaire de ce rôle qui m’échoit. Un étalon pour la saillie. Un animal. La peau des Romaines a beau être aussi douce que la soie dont elles s’habillent, il n’en demeure pas moins qu’elle a un goût bien fade sous mes lèvres.

T
andis qu’une esclave m’invite à rejoindre sa domina dans une pièce que je ne connais que trop bien. Derrière les voiles tirés, à la faveur d’une lumière feutrée, je devine les contours de sa silhouette. Malgré le statut de femme que les Romains lui ont accordé, elle est à mes yeux semblable à une enfant gâtée et capricieuse, usant des seuls jouets qui restent désormais en sa possession.
J’avance sur son invitation, ou plus exactement son ordre, et écarte lentement les pans de sa couche qui la révèlent, femme aux traits encore enfantins, drapée dans une tenue qui ne laisse aucune place à la méprise, habitée à obtenir ce qu’elle désire sans même avoir à le demander. Ce qu’elle veut et attend de moi, je le devine et le lui donne avec docilité, devinant la question dans son regard :

- Vous êtes d’une beauté divine, Domina. Venus elle-même rougirait devant une telle vision.

D
epuis le début de nos rencontres, et dans le souci de plaire à Pompeia, Lucretia m’a donné l’ordre de tout accepter de la bouche de la patricienne, comme si les requêtes d'Aurea étaient les siennes. C'est pourquoi, bien qu'elle ne soit pas ma maîtresse dans les faits, je m'adresse à elle comme telle. S’en est suivi un entraînement sans relâche où elle me livra sans pudeur aucune toutes les clés pour satisfaire dignement une Romaine. Par les gestes bien sûr, mais aussi et surtout par les mots. C’est de son enseignement et des phrases soigneusement préparée et répétées en amont que je tire ce lyrisme que je ne me connais guère.

- Ce modeste présent pourrait-il trouver grâce aux yeux de la déesse des déesses ?

Je mets à jour, dissimulé dans un pli de velours bleu nuit, une paire de pendants d’oreilles en or au bout desquels se trouve une perle ronde et nacrée. Un présent que je fais passer pour le mien alors que mes gains au jeu, même en tant que champion, ne me permettrait guère d’y songer. Il m’a été donné par Lucretia, comme un signe habilement dissimulé de la gratitude que la maison des Lucretii porte envers la patricienne qui leur fait l’honneur de réclamer leurs services. Dans l’espoir sans doute de voir cette collaboration fructifier et perdurer.

T
andis que je lui passe ces nouveaux bijoux dont elle n’a certainement nul besoin et qui ne viennent s’ajouter qu’à la débauche de luxe de cette demeure, je laisse ma main effleurer son cou blanc et frêle et dépose un baiser sur à la naissance de sa gorge, à l’endroit où palpite sa veine.
Bien que nous demeurons des inconnus l’un pour l’autre malgré nos moment d’intimité, je pressens sa solitude et ce désir d’être aimée et désirée que j’ai déjà pu retrouver d’autres fois, chez d’autres amantes. Aimable et désirable, elle l’est assurément. Pour un autre coeur et d’autres bras que les miens. Mais ce soir, nous devrons nous livrer à ce jeu de dupes qui prétend nous voir tous deux pleinement satisfaits et épanouis de ce contrat clandestin, quand bien même nous savons pertinemment qu’il n’en est rien.

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Dim 11 Aoû - 20:23
Re: Carpe diem, carpe horam feat Priam   




Invité

Priam &Pompeia Septima Aurea  

Fort, grand, endurant, Pompeia était rarement à cours d'adjectifs lorsqu'elle devait décrire le physique de celui qui allait rejoindre sa couche cette nuit.
Quoiqu'elle savait se montrer avare de compliments de tant à autre notamment au sujet d'une possible intelligence chez le gladiateur. D'ailleurs, elle ne s'attendait pas à ce qu'un esclave ou un homme de ce type soit capable de dialoguer longuement sur des sujets plus sérieux tels que la politique. Puis après tout, elle n'attendait pas cela de lui.

Bien oui en quelque sorte un esclave équivaut à un meuble. Désolé de ce constat si brutale mais, la jeune femme avait été élevée selon ce précepte. Par contre, elle appartenait à une classe aisée, bénie des dieux. En quelques sortes, être membre de l'élite signifiait être un humain à part entière. Même le grand Aristote encourage l'utilisation d'esclave qui permet aux patriciens d'exercer de véritables fonctions au lieu d'être absorbé par de petit tracas. Au final tout le monde était heureux!
Lorsqu'elle l'avait vu la première fois lors des festivités dû à son mariage, une certaine honte avait envahi son esprit ! Quoi regarder un esclave ! Un homme issus d'une si basse condition. Voilà pourquoi chose assez inhabituel chez elle, on l'avait vu à peine jeune épousée courir au temple d'Isis. Elle espérait trouver la force au sein de ce lieu sacré de vaincre ses pulsions voire de respecter ses vœux ou plutôt ses obligations de nouvelle mariée. Toutefois, Venus ne semblait pas vouloir lui laisser de répit. Plus son époux usait de ses privilèges envers elle, plus ses pulsions les plus sombres, celles que l'on souhaite garder enfouies au fond de sois.

Depuis cette période la gentille Aurea fut prise du besoin frénétique de plaire à la gentes masculine, par n'importe quels moyens. Une fois qu'elle eu trépassé de ses doutes, elle finit donc par succomber, d'autant plus que ses amies infidèles la poussaient à agir dans ce sens. En apparence, elle continue néanmoins de tenter de paraitre aussi blanche qu'une brebis. Mais en apparence.
La première fois qu'elle le fit mander à elle, on eu dit que l'ainé des Pompeii avait perdu toute sa superbe c'est-à-dire toute sa confiance en elle. Gloussant, elle se remémora leurs premiers rendez-vous. Gauche, maladroite, comme la situation avait changé. Elle n'était plus une fillette cherchant un nouveau jouet. La patricienne savait exiger ce qu'elle attendait de son hôte nocturne.
Donner des ordres n'avaient jamais été un problème pour elle. En compagnie de lui, elle ressentait ce sentiment puéril d'être puissante, allez savoir ! Les femmes sont si compliquées. De plus, il l'a flatté continuellement, ce qui ne lui déplaisait pas trop.

Or il ne faut pas s'attendre à ce qu'elle évoque une quelconque passion amoureuse envers le gladiateur. Non, c'est plutôt une sorte de passion physique. Dès que sa peau rentre en contact avec la sienne, aussitôt Aurea perd pied. Le regardant avec un air lascif, elle fut surprise de ses premiers mots. C'est que l'homme ne parlait que rarement tout compte fait.
Elle nota habillement que depuis le temps, il savait comment s'adresser à elle. Tout compte fait, elle remarqua elle-même combien parfois, elle était frivole. Même ses problèmes qu'elle rabâchait sans cesse étaient futiles. A vrai dire de quoi devez t elle se plaindre. Son époux était attentionné, gentil envers elle. Cependant, elle balaya vite cette idée ! Même le gladiateur reconnaissait qu'elle était belle ! En outre, elle ne pouvait continuer à devenir aigrie de la sorte. Buvant un verre de vin, elle ne réussit pas à  réprimer un sourire.

« Je vois qu'à force de me fréquenter, tu es devenu un flatteur hors pair. «
Riant, elle se reprit rapidement. Peut être n'apprécierai t il pas ce constat ? Remarque, elle n'avait pas à s'exprimait sur sa beauté. Oui, il venait de flattait son égaux qui était certainement sur dimensionné bien que s'exprimait à ce sujet aurait paru déplacé. En guise de réponse, elle lui adressa son plus charmant sourire qui valait bien mieux que des mots.

Malgré sa condition Priam n'était pas comme les autres . La preuve était qu'il venait de lui faire un cadeau. Dès qu'il sortit ce petit écrin, les yeux de la dame s'étaient illuminée. Cupide ? C'était plutôt une habitude qu'elle avait depuis son plus jeune âge. Être gâtée était quelque chose de naturel pour elle. Se mordillant la lèvre d'impatience. Son regard la trahissait ouvertement.
La femme du duumvir n'était pas dans le besoin tant les deniers semblaient couler à fléau dans sa maisonnée. Toutefois, elle songea qu'il était fort plaisant. Une pensée mutine traversera son esprit
« Je le porterai lors de ma prochaine réception ».

Elle ne mentait pas. L'exhiber sur elle, serait un bon moyen de lui procurer une certaine joie. Posant sa main sur celle de l'homme, ses joues rougirent à l'idée qu'elle ne porterait donc que ce don pour unique tenue. S'enhardir procurait un certain plaisir à Pompeia. Sur ce fait, elle se retourna pour regarder doit dans les yeux son amant. Certes, elle savait qu'il n'était ici que pour son plaisir à elle pas pour le sien. Enfin, elle espérait secrètement qu'il ne vienne pas ici dans le même état d'esprit que lorsqu'elle rejoignait le lit de Quintus. Cette pensée lui voilà les yeux tant elle se sentit mal à cet instant. Était-elle comme son époux ? L'avait il façonnée à son image ? Puis il était dans cette chambre en raison de son ordre. Ses propres désirs venaient de faire horreur à Aurea. Repoussant délicatement Priam avec sa main, elle lui dit
« Je t'autorise à partir si tu ne souhaites pas être ici. Sois tranquille, je dirai à ta maitresse que c'est moi qui t'ai congédié »
rit qu'elle exprima à haute voix



Arene
Sam 31 Aoû - 18:50
Re: Carpe diem, carpe horam feat Priam   




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Carpe diem, carpe horam

F
latteur… Je le suis assurément. C’est que depuis le temps j’ai appris à choisir mes mots à l’égard des patriciennes réclamant mes faveurs avec soin et tact. J’ai bien compris que mes pensées, ou pis encore sentiments, ne sont que quantité négligeable, sinon nulle, dans ce commerce auquel on me livre. Malgré tout, il est plus aisé de complimenter Aurea qu’aucune autre femme dont j’ai été contraint jusque là de partager l’intimité. Aurea à la peau de pêche: blanche, sucrée, parfois rosée et veloutée; Aurea aux boucles d’or qui ruissellent sur les courbes de son corps et en dissimulent habilement le secret; Aurea aux lèvres de corail, si avides de caresses. Je songe à tous ces hommes qui envieraient ma place ce soir et les autres, et qui seraient mieux à même d’apprécier cette vision à sa juste valeur.
Ma fierté trouve malgré tout sa place dans cette étrange accointance : la belle Pompeia ne réclame-t-elle pas pour ses infidélités conjugales ce qu’elle estime être le meilleur ? Pourquoi le Champion devrait-il se contenter de moins que la femme du duumvir ? N’est-ce pas qu’un juste retour des choses? Un élan de vanité bien illusoire pour accepter et garder un semblant de contrôle sur une situation qui me dépasse et qui m’échappe…

Alors que je dévoile le présent que je suis mandaté pour lui remettre, ses yeux s’illuminent de concert avec l’or brillant que je tiens au creux de ma main et son visage affiche une moue gourmande. Cette réaction m’étonne tout d’abord, je l’aurais crû suffisamment imbue de sa personne et de son statut pour n’y jeter qu’un regard rapide et dénué d’intérêt. Puis, finalement, elle parvient à m’arracher un bref sourire presque attendri. Elle a dix-sept ans, se donne des airs de femme impérieuse et divine, pourtant rougit de plaisir à la simple vue d’un cadeau. J’ignore si elle trouve un quelconque charme à ces boucles ou bien si c’est le fait d’être ainsi choyée qui fait palpiter son cœur. Cette vision enfantine me touche bien plus que je ne l’aurais pensé.
Oui, elle est une enfant, peut-être trop tôt devenue femme. Elle en a l’impériosité des désirs, l’entièreté des passions et des haines, le goût de l’interdit et le même besoin de trouver ses limites qu’elle repousse sans cesse, faute de les trouver. En témoigne sa volonté de porter les bijoux offerts à une réception prochaine. Des bijoux que son époux ne lui avait pas offert, ce dont il ne manquerait pas de s’étonner pour peu qu’il soit un peu observateur. Et que dire si ses amies en venaient à se montrer un peu trop admiratives ou curieuses ? Etait-ce du courage ou bien de l’inconscience ? J’ais beau être un lion dans l’arène, je ne suis pas certain de posséder le même courage qu’elle lorsqu’il s’agit de mentir effrontément.

D
’un geste à la fois doux et gracieux, mais également ferme et résolu, Pompeia me repousse et impose une distance entre nous à laquelle elle ne m’a guère accoutumée depuis le début de nos entrevues clandestines. Interrompues dans leur mouvement, mes lèvres demeurent figées et dans mes yeux, la surprise et l’incompréhension se mêlent. Je suis bon flatteur… Mais à l’évidence moins bon comédien…
Si je n’ai pas envie d’être là…? Voilà bien des manières de Romains qui me sont étrangères. Des manières qui me surprennent même chez la femme du duumvir et que je n’aurais jamais pensé trouver dans sa bouche. Pompeia m'offre un choix et comme un chien trop longtemps tenu en laisse, je ne sais comment agir lorsque le collier se desserre quelque peu autour de mon cou.
Alors, comme de coutume chez moi, c’est mon orgueil chatouilleux et si prompt à être blessé qui trouve le premier son chemin dans mon esprit. Avec le sentiment d’avoir failli à mon devoir de Champion, je m’écarte d’Aurea. Que lui dire ? Nier ? Avouer ? Confesser que mes pensées sont occupées par d’autres cheveux blonds que les siens ? Je crains d’offenser peut-être davantage Aurea, je me tais. Ce renvoi, ce désaveu, mes maîtres ne me le pardonneront pas. Ils chercheront à en connaître la cause et inévitablement le bruit se répandra dans tout le ludus, voire peut-être ailleurs, que Priam le Grand, l’Invaincu, a été congédié par sa maîtresse du moment et qu’il s’en est retourné, selon l’expression consacrée, la queue entre les jambes…
Assis sur le bord de sa couche, je baisse légèrement la tête :

-Vous ais-je déplu d’une quelconque manière, Domina… ?

Je me risque à un regard en sa direction et le trouble que je crois apercevoir dans le sien me laisse entendre que ses pensées sont elles aussi fort tourmentées. Peut-être ne suis-je pas le seul à porter la responsabilité de nos atermoiements ? Elle m’offre toujours à voir une telle assurance, je m’étonne de voir son visage ainsi empreint d’un doute et d’une mélancolie que je ne lui connais guère. Je me risque à glisser un air de sympathie en sa direction :

-Ou bien vos pensées, ce soir, se trouvent-elles bien loin de cette chambre…

J’ignore ce qui me pousse dans cette voie de la confidence envers mon auguste maîtresse. Après tout, que sais-je de Pompeia? Rien sinon ce qu’elle veut bien me montrer ou montrer d’elle en public. Je ne me suis jamais imaginé qu’il pouvait y avoir d’autres strates sous la surface, sous le visage angélique et mutin qu’elle affiche sans cesse, sous sa morgue de patricienne romaine. Une morgue que je m’attends toutefois à recevoir en pleine figure si elle juge ma dernière question déplacée…

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