The glory of Rome did not expect. [PV : Marcus Vinicius & Claudia Cassia]



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Ven 7 Juin - 20:38
The glory of Rome did not expect. [PV : Marcus Vinicius & Claudia Cassia]   




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The Glory of Rome did not expect
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Marcus Vinicius & Claudia Cassia

Le début d'un étrange Triumvirat ?

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Interminable.. Toutes mes tâches semblaient se rallonger à vue d'oeil. Lorsque je terminai de lire un rapport d'incident, une pile entière apparaissait. Lorsque je recevais un légionnaire ayant une réclamation, je me retrouvais rapidement avec une file d'attente devant la porte de ma demeure. Pour la première fois de ma vie, après une matinée à remplir de la paperasse, je me surpris à regretter le temps où j'étais assigné aux corvées. À l'époque, lorsque je n'étais que Centurion, mes devoirs étaient bien moindres. Lâchant un profond soupire, je m’avachis dans mon fauteuil de cuir, déposant un énième rapport sur mon bureau. J'allais m'accorder une courte pause afin de permettre à mon cerveau en ébullition de digérer la masse d'information que j'avais absorbé bien malgré moi.

J'appelai à deux reprises avant qu'un esclave ne fasse irruption dans la pièce. Je lui indiquai que j'avais grand besoin de vin et d'une panière de fruits, avant de me lever pour faire quelques pas. J'ouvris ensuite une petite porte, me permettant de rejoindre un balcon présidant la cour de ma villa. D'ici, je pouvais observer les champs, le camp de mes hommes, et même apercevoir au loin la maison de mon ami Marcus. Mon esclave déposa une carafe de ma boisson alcoolisé, ainsi qu'un verre et une large assiette en argent contenant une multitude de fruits. Je lui fis signe qu'il pouvait disposer, tout en remplissant mon verre. J'eus tout juste le temps d'en boire une gorgée, et de manger une grappe de raisin, que mon Centurion primipile frappa deux gros coups sur la porte, puis entra. Il me salua, puis me tendit une lettre portant le sceau de mon Légat.

Brisant le sceau de cire, je lus le court texte, me sommant de lui rendre visite le plus tôt possible. Venant de Marcus, je pouvais m'attendre à tout. Il pouvait aussi bien vouloir me parler de quelque chose de sérieux, comme il pouvait simplement vouloir me sermonner ou me parler de la pluie et du beau temps. Passant en revue mes écarts de conduite récent, je fus persuadé qu'il n'avait pu entendre parler de rien. Ou peut être de ma virulente discussion avec une Vestale, ce dont je doutais. Je n'avais entendu parler d'aucune campagne, aussi pensais-je qu'il désirait simplement converser. Redonnant la lettre à mon subalterne, qui m'indiqua que des cheveux étaient prêts, je voyais là une occasion en or de déléguer.


-Je serai absent quelques heures. Termine de faire l'inventaire de ce dont nous avons besoin pour les hommes, et laisse moi la liste sur le bureau, je m'en occuperai prochainement.


***

J'avais rejoins la villa de mon mentor à dos de cheval, en compagnie de mon escorte habituelle constituée de mes quatre meilleurs légionnaires. Non pas que j'en avais besoin, mais je les payais, alors autant parader un peu avec eux à mes côtés. Laissant mon destrier à un esclave, j'ordonnai à mes gardes du corps d'attendre en dehors de la villa. Lors de mon entrée dans la riche demeure, je m'attendais à trouver quelqu'un, esclave, soldat, ou même Marcus. Mais l'étrange silence me fit sourire. Où pouvait bien être cacher mon supérieur ?


-Marcus ? Marcus, pour l'amour des Dieux, où te caches-tu ?


Traversant plusieurs pièces, je commençais sérieusement à douter. Peut être Marcus était-il sorti ? Après tout, il m'avait demandé de venir le voir, mais sans préciser quand. De plus, je ne m'étais pas fais annoncé ; chose que je ne faisais d'ailleurs jamais lorsque je me rendais chez lui. Puis une seconde hypothèse, bien moins religieuse, me traversa l'esprit. Je connaissais mon ainé, partageant une panoplie de travers avec lui. Etait-il quelque part, en charmante compagnie..? Lui comme moi n'étions pas étranger à ce moment embarrassant. Il m'avait déjà surpris lors d'un corps à corps avec plusieurs femmes, tout comme je lui avais rendu la pareille en arrivant chez lui un matin suite à une soirée très arrosée, où je l'avais vu quitter la fête avec une magnifique brune au bras. Mais alors que je riais intérieurement, je le vis apparaitre de derrière un mur.


-Te voilà. L'espace d'un instant, j'ai cru que tu m'avais oublié, et que j'allais te trouver dans une position compromettante. Ça ne serait pas la première fois.


Tout sourire, je m'approcha de lui les bras ouverts, signifiant mon désir de lui offrir une accolade amicale.






Dernière édition par Lucius Aquillius Maximus le Dim 6 Oct - 19:17, édité 2 fois
Dim 9 Juin - 15:23
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Depuis qu’il était de retour de Brindisium, Marcus avait été fort occupé. D’abord, par ses affaires qui prenaient de plus en plus d’ampleur, mais surtout par ses responsabilités de légat. Un courrier en provenant de Rome était arrivé hier avec des ordres provenant de son supérieur Marcus Vipsanius Agrippa. Ce dernier l’informait des intentions d’Auguste de partir d’ici quelques mois en campagnes en Hispanie. Ce n’était donc plus que de simples rumeurs.

Après plusieurs années de guerres civiles qui avaient stoppé l’expansion de l’empire, Auguste avait décidé qu’il était temps pour Rome de repartir à la conquête de nouveau territoire. Il avait de grands projets pour moderniser sa cité et pour les réaliser il avait un grand besoin d’argent. La solution était donc de faire la guerre aux ennemis extérieurs. Ceux qui se trouvaient tout près de l’Italie et que l’on pourrait facilement annexer afin d’avoir de nouveaux territoires et de nouveaux sujets à taxer. Se croyant enfin à l’abri d’ennemis provenant de l’intérieur, Auguste avait l’ambition d’affermir la puissance romaine autour du bassin méditerranéen, cherchant à la fois à organiser et optimiser les frontières de l'Empire.

Ne voulant affaiblir sa position en Orient, il n’avait pas l’intention de faire revenir ses légions d’Égypte, de Judée et des autres provinces qu’il avait reprises suite à la défaite de Marc Antoine. Il lui fallait donc recruter des hommes massivement pour reformer quelques légions. Certaines de ses légions devaient rester en Italie pour assurer la sécurité de l’empire et d’autres seraient envoyés en Gaule et au-delà du Rhin pour effectuer le travail déjà commencer par ses prédécesseurs. Les ambitions du nouveau César de Rome étaient grandes et pour y arriver, il allait devoir se fier à ses officiers. Pour une première fois depuis des années, Auguste avait décidé de diriger lui-même ses soldats. Il était désireux d’obtenir lui-même des victoires et rentré dans Rome victorieux comme son père adoptif l’avait fait avant lui. Il avait donc pris la décision de partir en guerre en laissant derrière lui son fidèle Agrippa. Ce dernier en compagnie de Mécène allait s’occuper de gérer la citée en son absence.  

Parmi les officiers sur lequel Auguste comptait le plus se trouvait Marcus. Ce dernier était à la tête de la quatrième légion depuis un peu plus de trois ans. Il avait fait toutes les guerres depuis la conquête de la Gaule. Il a de l’expérience, il est doué pour les attaques-surprises et par-dessus tout il aime la bataille. Contrairement à d’autres officiers qui répugnent à se joindre aux combats, Marcus n’hésite pas à se mêler à ses hommes. Homme d’équipe, il dort et mange avec ses soldats ce qui lui confère une incontestable popularité auprès de ses subalternes.

Perdu dans ses pensées, Marcus était heureux de pouvoir repartir en campagne. Trois années de paix l’avaient changé et il devait avouer que cette vie commençait à l’ennuyer. Trois longues années à jouer de diplomatie, à discuter, parlementer et commercer. Cette vie pouvait satisfaire le commun des mortels, mais lui Marcus Vinicius était fait pour la guerre.

Lorsqu’il entendit l’arrivée de son tribun dans son bureau, Marcus était occupé à consulter des cartes géographiques derrière les colonnes qui ornaient son bureau. Vêtu seulement de son subarmalis, il se fit voir de Lucius et s’avança vers lui pour rendre l’accolade et lui répondit :

- Il est inutile de crier si fort la prochaine fois, je ne suis pas encore sourd ni sénile. Je me souviens encore des ordres que j’ai donnés.

D’un signe de la main, il congédia les esclaves qui se trouvaient dans son bureau et demanda qu’on leur apporte du vin. Il se tourna ensuite vers les deux centurions qui gardaient la porte de son bureau et les congédia à leur tour.  

- Vous pouvez disposez je ne pense pas que le tribun en veuille à ma vie !

Exaspéré par la stupidité des deux soldats, Marcus leva les yeux au ciel et dit à Lucius :

-Tu vas me faire le plaisir de remplacer ces deux imbéciles. Tout ce qu’ils savent faire c’est s’empiffrer et reluquer mes esclaves. Ramène-moi Marcellus lui au moins il me servait à quelque chose!

Il retrouva un peu de son calme et prit un morceau de parchemin sur sa table de travail et l’agita devant Lucius en lui disant :

-Je viens de recevoir ceci. Il nous vient de Marcus Vipsanius Agrippa directement. Notre nouvel Empereur réclame nos services. Nous allons devoir ratissé les campagnes et les régions avoisinantes nous avons grands besoins de recrues. Je dois trouver au moins 3000 hommes. Autant me demander un miracle par Jupiter !

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Dernière édition par Marcus Vinicius le Ven 14 Juin - 15:21, édité 1 fois
Mar 11 Juin - 21:15
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J'avais beau être particulièrement proche de Marcus, et paraissais détendu lorsque nous discutions, j'écoutais toujours ses paroles avec toute mon attention. Sans compter qu'il était mon supérieur, il s'agissait surtout de mon ami, et d'un second père pour moi. Il méritait donc de ma part le plus grand respect. Lorsqu'il congédia ses esclaves, ainsi que les deux soldats en faction devant sa porte, je ne pus retenir un ricanement. Ils n'étaient là que parce qu'au court d'une soirée arrosé, nous avions jouer leur affectation, aucun de nous ne les voulant à son service. Heureusement pour moi, j'avais gagné notre Centurion primipile, le fameux Marcellus ; qui soit dit en passant se taper ma besogne en ce moment même ; tandis que mon ainé avait écopé des deux idiots de la Légion.

Aussi, alors que je prenais place sur un fauteuil face au bureau de mon interlocuteur, je lui fis clairement savoir que je ne comptais pas le lui ramener de si tôt en remuant mon index bagué en signe de négation.


-Hé, on a parié, Marcellus est à mon service jusqu'à la fin de mois. Mais je demanderai à Spurius et Tiberius de prendre leur place.


C'est alors qu'il me montra une lettre, m'indiquant son contenu. Lorsqu'il me communiqua le nombre de recrues que notre légion devait faire, je crus que mes yeux allaient sortir de mes orbites. Marcus Vipsanius Agrippa et l'Empereur étaient-ils fous ? Comment voulaient-ils que nous recrutions autant de soldats ? Même en ratissant les prisons et en recrutant les groupes de mercenaires de la région, nous n'atteindrions jamais le millier d'hommes. Nous aurions pu faire transférer une partie de la légion de Gaius Claudius Agrippa, mais jamais le Sénat ne laisserait faire ça. Non pas que Pompéi était insuffisamment défendue, mais bel et bien car la présence de la XVème ressemblait plus à une punition qu'à un besoin réel.

Me massant les tempes du bout des doigts, je réfléchissais à une solution. La seule manière d'augmenter les effectifs de manière significative était de promettre une prime. Les légionnaires touchaient une solde relativement bonne, et pouvaient garder une partie des butins de guerre, mais personne ne voudrait partir en Hispanie sans une bonne raison, si ce n'est contre une prime à la signature. Moi qui, lors de mon départ de ma villa, avais espéré passer du bon temps, j'allais devoir me creuser les méninges.


-Trois milles légionnaires ? Se moque t-il de nous ? Je sais que nous avons un charme fou, mais pas de quoi attirer autant d'hommes à prendre les armes pour l'Empire.


En désespoir de cause, il me restait toujours mon humour dévastateur. Mais alors que je trifouillais dans les affaires posées sur le bureau de Marcus, comme un enfant à la recherche d'une friandise, une idée lumineuse traversa mon esprit.


-Nous pourrions utiliser nos propres deniers. L'or attire toujours. Et avec une force privée, en plus d'une légion dévouée et de tes nombreux faits d'armes, tu pourrais prétendre au titre de Dux après la campagne en Hispanie.


En effet, nos richesses respectives étaient largement suffisantes pour enrôler et équiper les trois milles soldats demandés. Et s'ils étaient payés à nos frais, cette force de frappe serait d'ordre privé, nous assurant une aide précieuse. Les hauts gradés de l'armée disposant d'autant de ressources étaient craints et respectés, il nous serait sans doute facile de jouer avec cette image de conquérants afin de continuer à grimper les échelons.









Dernière édition par Lucius Aquillius Maximus le Dim 6 Oct - 19:20, édité 2 fois
Ven 14 Juin - 15:27
Re: The glory of Rome did not expect. [PV : Marcus Vinicius & Claudia Cassia]   




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Lorsque son tribun lui rappela leurs dernières beuveries au cours de laquelle, il s’était amusé à parier sur un tas de choses ridicules, un large sourire se dessine sur le visage de Marcus. Il n’avait pas l’habitude de revenir sur sa parole. Un pari était un pari et il allait devoir une fois de plus vivre avec les conséquences de ses bêtises.

- Bon d’accord garde Marcellus. Je respecte toujours mes dettes, mais rappelle moi ma bêtise la prochaine fois qu’il me prendra l’envie stupide de jouer l’affectation de nos hommes aux dés.
Quant à ses deux idiots, tu me les envoies le plus loin possible de ma vue sans quoi je pourrais oublier mon sang froid si je les croise à nouveau.

Les deux hommes se mirent à rire de bon cœur et Marcus retrouva un peu de son calme. Il attrapa sur le coin de son bureau un pichet et il servit du vin à Lucius ainsi qu’à lui-même et reprit place dans son fauteuil pour poursuivre leur discussion afin de trouver une solution à leurs problèmes d’effectifs.

-Trois mille légionnaires? Se moque-t-il de nous? Je sais que nous avons un charme fou, mais pas de quoi attirer autant d'hommes à prendre les armes pour l'empire?

- Je crois surtout qu’ils sont désespérément à court d’hommes d’expériences. Lorsque notre cher Empereur est revenu victorieux d’Égypte, il avait promis la paix et la prospérité pour tous. Il avait enfin réussi à mettre fin à des années de guerres civiles et il croyait probablement qu’ils n’auraient plus besoin d’autant de soldats alors il s’est mis à offrir des terres à de nombreux vétérans en récompense de leurs bons et loyaux services. Seulement le voilà pris d’idée de grandeur. Il veut conquérir le monde. Il veut se créer un empire comparable, voire même plus vaste, encore que ce qu’avait fait avant lui le Alexandre. 

 Marcus prit une gorgée de vin et resta un moment pensif avant qu’un sourire cynique ne se dessine sur ses lèvres.

- C’est une chose que de vouloir se battre et perdre son sang pour un idéal auquel on croit, mais c’est une autre chose que de se battre pour la gloire d’un seul homme. Le petit se croit un brin trop au supérieur au reste du peuple. Pour le moment, il le soutient, il l’aime, mais viendra un jour où ils perdront de leur enthousiasme. Je ne devrais pas te parler de la sorte. Désolé de t’ennuyer avec mes réflexions de vieux vétérans.

Pour Marcus cet idéal pour lequel il s’était engagé jadis était la « république». Cette entité politique qui était alors gouvernée à la fois par le Sénat et le peuple de Romain. Ce n’était guère un régime parfait, mais il assurait à tout le moins un partage plus égal des pouvoirs entre différents groupes que le pouvoir réuni entre les mains d’une seule et unique personne comme le souhaitait et le préconisait Auguste. A ses yeux comme à ceux de plus en plus de citoyens ce pouvoir ressemblait à une forme de tyrannie. Marcus fit une autre pause et termina son verre avant de revenir au sujet qui les préoccupaient soient de trouver de nouveaux effectifs.

- Tu vas aller faire une petite visite à Gaius. Ces enfantillages et ses histoires de complots contre l’empereur ne peuvent que lui causé de graves ennuis. Je suis le premier à regretter ce qui est arrivé à sa famille. Rien n’y personne ne pourront y changer quelques choses et la seule chose qu’il risque de récolter s’il continue à s’entêter c’est de se faire crucifier pour manquement à l’honneur. Il vaut mieux pour lui qu’il se joigne à nous et se montre loyal envers Octave.

Je vais écrire à mon frère pour qu’il obtienne du Sénat que sa légion puisse se joindre à nous temporairement pour cette campagne. Ils ne devraient pas refuser puisqu’une seule légion suffit amplement à assurer la sécurité dans la région.

Tu vas aussi tenter de retrouver un certain Titus Nervius. Il s’est battu aux côtés de Marc Antoine, c’est un homme d’expérience. Il a fait également la guerre en gaule. Nous avons besoin d’hommes de ce genre. J’ai fait sa connaissance dans une taverne tout près des Thermes de Stabies, il semblait y être un habitué alors tu ne devrais pas avoir trop de difficulté à le retrouver. Offre-lui une bonne somme d’argent et une promotion.

De mon côté, je vais aller m’entretenir avec Quintus Aelius Coclès. En notre absence, lui et Murena peuvent très bien assurer la défense de la ville avec quelques hommes en moins. Je vais donc essayer de nous dénicher quelques officiers de troupes en échange de quelques légionnaires.  Nous avons un grand besoin d’homme d’expériences puisque notre mandat en Hispanie est clair : conquérir et anéantir toute rébellion.

Après s’être entendus sur quelques détails, les deux hommes discutèrent et échangèrent plusieurs idées quand au bout de quelques minutes, Lucius exposa une idée à Marcus.  

-Nous pourrions utiliser nos propres deniers. L'or attire toujours. Et avec une force privée, en plus d'une légion dévouée et de tes nombreux faits d'armes, tu pourrais prétendre au titre de Dux après la campagne en Hispanie.

Décidément ce petit avait des idées de génie et était plutôt astucieux et très ambitieux. Il n’avait pas eu tort de lui accorder toute sa confiance et de faire de lui son tribun. Si jamais, il gagnait cette guerre, il s’assurait de lui avoir une promotion digne de ses efforts.

- Ce n’est pas une mauvaise idée, seulement je n’ai pas l’intention de me mettre sur la paille pour cette petite merde arrogante d’Octave. Maintenant suis moi à l’extérieur, j’ai quelque chose à te montré.

Une fois dans la cour de la villa, Marcus se dirigea vers son écurie et lui dit :

- Si je me souviens bien ton anniversaire est le moins prochain non? Et bien lors de mon récent voyage à Brindisium j’en ai profité pour te choisir un cadeau de circonstance. Je suis un peu en avance, mais je ne pense pas avoir la chance de retourner là-bas avant un bon moment donc autant profiter de l’occasion pour t’y acheter une monture qui a plus de panache que ton vieux canasson.

Marcus lui montra le magnifique pur-sang blanc qui courait à vive allure dans l’enclos et lui dit avec un grand sourire :

- Il est à toi Maximus…

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Mer 19 Juin - 22:53
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Je buvais le vin offert par mon hôte tandis qu'il parlait. Il avait raison sur de toute la ligne. Contrairement à lui, je n'avais pas connu la fameuse République de Rome, une chose qui m'attristait. Ma manière de voir les choses était bien plus républicaine qu'impérialiste, mais qu'importe, je soutenais Rome avant tout. J'aimais parlé politique avec mon mentor, et il s'agissait sans doute du seul moment où j'appréciais ce sujet. Lorsqu'il entama la liste des choses qu'il me confiait à faire, je restai perplexe. Gaius était un compagnon d'arme, et un ami. J'avais toujours pensé que les rumeurs sur son compte étaient infondées. Mais si Marcus disait lui même qu'il était temps de mettre fin aux complots.. C'est qu'il y avait effectivement anguille sous roche. Et le second homme que je devais retrouver n'accepterait sans doute pas mon offre. Pourquoi une personne ayant combattu l'Empereur rejoindrait-elle ses rangs pour affermir son pouvoir ?


-Je me chargerai de convaincre Gaius. S'il tente quoi que ce soit, sa famille toute entière court au massacre. Et puis il est mon ami, je ne tiens pas particulièrement à devoir me dresser contre lui.


Mes doigts se resserrèrent sur mon verre lorsque Marcus prononça le nom de Quintus. Ce chacal était de la pire espèce, et je lui avais clairement fait comprendre ma façon de penser plusieurs années auparavant, ne me privant pas de le ridiculiser devant d'autres légionnaires. Je l'avais aperçu à la soirée du Tribun de la XVème Légion, et son simple regard sur moi m'avais donné envie de lui refaire le portrait. Il représentait tout ce que je pouvais détester chez un homme. Violence, perfidie, rigidité..


-Concernant Quintus.. J'ignore s'il acceptera. Il me haït depuis l’Égypte, il serait capable de refuser simplement pour me mettre des bâtons dans les roues. Espérons que sa loyauté envers Octave soit plus grande que la haine qu'il me porte.


Nous échangeâmes une courte conversation, avant qu'il ne me somme de le suivre. Qu'avait-il à me montrer ? Me levant tout en terminant mon vin d'une traite, je déposais mon verre sur son bureau avant de lui emboiter le pas. Mes yeux se posèrent sur les deux Centurions qui dévoraient de larges portions de fruits tout en regardant avec avidité les esclaves de la maison. Il fallait avouer que mon supérieur hiérarchique avait très bon goût, et que chaque demoiselle sous son toit était d'une rare beauté. C'est le sourire aux lèvres que je le suivi, traversant sa demeure puis sa cour. Nous nous dirigeâmes vers ses écuries, où plusieurs chevaux galopaient. Il me désigna l'un d'eux, m'annonçant qu'il s'agissait d'un cadeau de sa part pour mon anniversaire à venir. La bête était magnifique.

Je ne pouvais toutefois pas laisser passer la moquerie à propos de mon destrier actuel. Après tout, mon cheval était peut être vieux, mais il avait toujours fier allure et m'avait accompagné sur toutes mes batailles. J'allais faire comme à mon habitude, en titillant mon ami.


-Je te remercie pour ton attention Marcus. Ce cheval est magnifique. Mais je ne te permets pas de rire de ma monture actuelle. C'est peut être un vieillard, mais il est toujours en forme. Vous êtes un peu pareil mon canasson et toi. Deux ancêtres pleins de ressources. Mais mon cheval est mieux pourvu.


Je le regardais avec l'air le plus sérieux possible, avant d'éclater de rire. Je savais qu'il allait me réprimander sur ma manière de parler, en disant certainement qu'il se devait de refaire mon éducation. Mais j'aimais tellement ces instants que je ne pouvais m'empêcher. J'étais de nature taquine, et pour rien au monde je ne changerai cet aspect de moi-même. Reprenant lentement mon sérieux tout en me raclant la gorge, je fis signe à une esclave qui restait jusqu'alors en retrait d'approcher avec le plateau qu'elle portait. J'y pris un verre, repensant à mon altercation de la veille avec la Vestale. Je ne saurai dire pourquoi son visage me vint à l'esprit dans cette situation. Peut être parce que j'allais avoir à faire avec son cousin, et que cela me tourmentais ?


-Plus sérieusement.. J'avais une question à te poser. Que sais tu de Claudia Cassia, hormis qu'il s'agit d'une Vestale ?  









Dernière édition par Lucius Aquillius Maximus le Dim 6 Oct - 19:19, édité 1 fois
Lun 24 Juin - 15:19
Re: The glory of Rome did not expect. [PV : Marcus Vinicius & Claudia Cassia]   




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Étonné par la réaction du jeune homme, Marcus resta un moment stoïque. Il avait pourtant cru faire une bonne affaire en lui achetant ce pur-sang. Ce cheval avait fière allure et serait parfait pour un tribun, mais voilà qu’il lui semblait tout de même y préféré son vieux cheval. Il pouvait comprendre son attachement pour son vieux canasson, mais il n’était pas certain d’apprécier son humour à son sujet. Dans un geste impulsif, il lui envoya une légère claque derrière la tête pour lui signifier qu’il n’appréciait par ses commentaires sur son âge et qu’il restait son supérieur alors il lui devait un certain respect.
 
- Tu sais que tes vraiment irrécupérables? Une chance que je te connais sinon je croirais vraiment que tu cherches à me provoquer.  
 
Le jeune homme se passa rapidement une main derrière la tête et ria de bon cœur avant d’interpeller une esclave qui venait vers eux avec des rafraîchissements. Il prit un verre de vin et en tendit un autre à Marcus et prit de nouveau la parole.
 
-Plus sérieusement… J'avais une question à te poser. Que sais tu de Claudia Cassia, hormis qu'il s'agit d'une Vestale?  
 
- Pourquoi cette question? Ne me dit pas que tu t’intéresses à une vestale tu sais fort bien qu’elles ne sont pas accessibles et celle-là encore moins que les autres.  
 
Marcus fit une pause et salua au passage quelques-uns de ses esclaves qui terminaient leur journée de travail et qui rentrait dans la villa pour aller se laver et prendre leur repas. Il fit quelques pas avec Lucius dans les jardins derrière sa villa et décida de lui révéler ses véritables liens avec la jeune Claudia Cassia.
 
- Je crois t’avoir déjà parlé de mon bon ami Claudius Flavius Crassus. J’ai connu cet homme en Gaule et nous avons fait plusieurs guerres ensemble, seulement nos routes se sont séparées à Actium. Il a choisi de suivre Marc Antoine jusqu’à la toute fin et il en est mort.    

Flavius était membre de la très noble et ancienne famille Claudii tout comme ton bon ami Gaius.  Se sentant trahi par cette importante famille Octave a décidé de punir mon ami pour sa supposée traîtrise en le condamnant à mort lui et le reste de sa famille. La seule survivante de ce terrible carnage est Claudia Cassia. La seule raison pour laquelle elle a été épargnée c’est que justement elle est une vestale. Dans son testament mon ami, ma confiée la tutelle et la protection de sa fille. J’ai bien sûr accepté et de ce fait elle se retrouve à être sous ma protection alors je te défends bien de la détourner de ses vœux.


Sur le sujet, Marcus n’avait plus rien à ajouter aussi, il indiqua à son tribun qu’il était temps de regagner la villa puisqu’on commençait à y servir le repas dans le triclinium.
 
Une fois à l’intérieur, les deux hommes se lavèrent les mains dans des bassines que leur tendaient deux esclaves et s’installèrent confortablement sur de grands lits de banquets et commencèrent à manger tout en discutant.
 
- Pour en revenir à nos affaires, Gaius n’est pas totalement stupide et je ne le crois pas insensé au point de vouloir saboter sa carrière. De plus, je ne vois pas ce qu’il gagnerait à rester ici avec ses hommes. La cité sera bien gardée par les troupes de Murena.

Pour ce qui est de Quintus, je me charge de lui. Je le connais et je sais comment traiter avec lui. Je connais ton aversion pour l’homme aussi je ne ferais pas exprès de vous mettre l’un en face de l’autre.

 
Marcus croqua dans une figue et se servit de nouveau du vin avant d’ajouter.
 
- Je vais avoir besoin de tes services. Je dois me rendre à Rome pour des histoires de famille. Il faudrait s’assurer d’avoir quelques hommes pour former une escorte. Je compte sur toi pour organiser le tout. Ce sera un très court voyage, mais tu pourras en profiter pour revoir les tiens.

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Re: The glory of Rome did not expect. [PV : Marcus Vinicius & Claudia Cassia]   




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    La matinée tirait sur sa fin et quand bien même l’image de ce Lucius Aquillius ne me quittait pas. Plus, elle me rongeait les sangs, le comble pour une femme de mon rang ! J’avais essayé de chasser son image au sein du temple sacré, mais il n’y avait rien a faire il m’avait tellement blessée par son manque de respect qu’il m’avait mise dans tous mes états … Moi, m’avoir accusée d’être privilégiée ? Non seulement il bafouait l’Amour de Vesta, mais tout autant le passé de ma famille ! Marcus ne lui avait donc rien appris ?

    Pour tout avouer, j’en voulais aussi un peu à Marcus d’avoir pu me présenter un jeune homme qui manquait tant aux convenances … Pour lui être Vestale semblait être une partie ludique dans laquelle les femmes s’enfermaient pour bouder le monde et vaquer à leurs occupations féminines aux dépends des caisses de l’Empire et des vies de ses soldats … Un comble ! J’étais sacrée et si cet homme ne pouvait le comprendre tout seul, Marcus devait le lui faire comprendre … A vrai dire, j’étais encore plus blessée par le fait qu’il ait pu accuser, à tord, ma famille. Marcus ne lui avait donc rien dit sur l’amitié qui l’avait lié à mon défunt père ? J’étais froissée à cette idée, trop fière cependant pour l’avouer… Et un léger orgueil qui me forçait à aller régler cette affaire au plus vite !

    J’avais retourné cette histoire la nuit entière et le toute la matinée que j’avais fini par m’énerver à la simple idée d'y penser. L’impossibilité de bien servir ma Mère Sacrée m’avait encore plus renfrognée si bien que j’en avais conclu qu’il n’y avait pas d’autres solutions que d’aller trouver Marcus pour le mettre en garde contre les agissements de son jeune protégé.

    ***

    Le soleil pointait à son point le plus haut lorsque je mis pied à terre devant la villa Bella Julia. Luxueuse villa où les esclaves s’affairaient dans un silence des plus respectueux. C’est avec le même respect qu’on m’accueilli. Le luxe dans lequel vivait Marcus n’était pas ostentatoire, mais il me parut presque clinquant. Il y avait bien longtemps que je n’avais pas mis les pieds dans une villa presque familiale … Si cette pensée m’effleura l’esprit elle eut le don de remuer le couteau dans la plaie. Et ce Lucius qui disait que ma vie était une vie de sainte et que je n’avais pas conscience des hommes qui étaient morts pour Rome … Ses paroles encore résonnaient en moi hargneusement ;  « Vous voyez ces hommes ? Ce sont des frères d’armes et des amis. C’est grâce à des personnes comme celle-ci que vous pouvez vous permettre de vous croire sainte ». Il aurait pu se faire exécuter pour de telles paroles !

    Je me fis annoncer silencieusement, et on m’accompagna au triculium où le maître prenait son repas auprès d’un invité. Quelle ne fut pas ma surprise quand j’aperçus que l’invité n’était autre que Lucius ! Je sentis mon visage pâlir, c’était bien ma veine. Par tous les Dieux mais à quoi donc jouait Vesta ?

    J’attendis que les hommes me saluent respectueusement, avant d’offrir un signe de tête à Marcus. J’aurais tant aimé lui sourire, mais mon sang bouillonnait d’une rage bien trop profonde ! Le profanateur était là, le fruit à la main, souriant loin de la crainte du jugement des Dieux…

    « Ave noble Marcus ! Mes yeux étaient perçants malgré moi, tant la nouvelle que je voulais lui annoncer me retournée. Gardant mes distances j’ajoutais d’une voix claire, je te prie de me pardonner si je te dérange en plein repas, mais la nouvelle que je m’apprêtais à t’annoncer me tenait tant à cœur que je ne pouvais attendre… Je jetais un coup d’œil à Lucius avant de continuer poliment, il y a quelques jours un homme sous ton commandement m’a non seulement manquée de respect mais à bafouer l’honneur du temple de Vesta dénonçant très clairement le culte de Vesta. L’homme a aussi voulu s’adresser à moi en tant que femme et non que servante sacrée … . Il est certain que tu dois donner réprimande à cet homme au respect déplacé et aux croyances peu recommandables. »

    J’attendais patiemment qu’il me demande qui était donc la personne concernée, son nom et son rang pour que je puisse pointer négligemment le doigt sur son protégé. Quelle inconstance ! Je croisais le regard de Lucius, puis terminée :

    « Tu dois comprendre, que je te demande justice non publiquement car je ne veux pas te causer de tord au nom de notre lien, mais qu’une attitude est indigne de l’armée Romaine et que si elle devait à nouveau avoir lieu ce n’est pas devant toi que je demanderais explications … »

    Ma voix s’était mise légèrement à trembler en me rendant compte qu’en remettant cette affaire entre les mains de Marcus, j’y avais attaché un peu trop d’importance. Assez d’importance pour craindre un jugement, mais pour Vesta je n’hésiterais pas à le faire.

    « Mon licteur, peut témoigner de ce qu’il a vu et entendu si il faut témoigner …» Le rouge aux joues, j’étais dans tous mes états, on ne m’avait jamais témoignée d’irrespect et je n’avais jamais du confier une chose aussi peu commune et presque enfantine à un homme, même mon père. Cela revenait à laver mon linge sale en public et je ne pouvais le concevoir.


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ô bienheureuses vestales...
(c) ystananas
Jeu 15 Aoû - 23:26
Re: The glory of Rome did not expect. [PV : Marcus Vinicius & Claudia Cassia]   




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The Glory of Rome did not expect
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Marcus Vinicius & Claudia Cassia

Le début d'un étrange Triumvirat ?

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Nous marchâmes donc dans le jardin, tandis que Marcus m'expliquait son lien avec la Vestale que j'avais rencontré très peu de temps auparavant. Ce qu'il m'apprit me plaça aussitôt dans une situation embarrassante. Elle était sa protégée, au même titre que moi. Que se passerait-il s'il apprenait que j'avais remis la jeune femme à sa place ? Je voyais déjà les corvées pleuvoir sur ma tête, si ce n'était pas pire que ça. Lorsqu'il me demanda de ne pas lui faire rompre ses voeux, je ne pus m'empêcher de sourire bêtement. Je ne risquais pas de m'approcher de cette soit-disant prêtresse ! Fort heureusement la discussion coupa court, puisque nous reprîmes le chemin de la villa, pour nous mettre à table.

Nous savourions des plats divers et variés, tout en discutant des manœuvres politiques que nous allions devoir faire pour obtenir rapidement les soldats dont l'Empereur avait besoin. Lorsque mon ami m'annonça que nous allions faire route vers la capitale de l'Empire, je manquais de m'étouffer en buvant. Je n'avais pas remis les pieds là-bas depuis une éternité. L'idée même de revoir mes proches accéléra mes battements de cœur. J'avais déjà en tête les noms des légionnaires que j'allais affecter à notre escorte et si je n'avais pas eu peur de me montrer trop impatient, j'aurai sans doute allongé aussitôt les noms sur une feuille de papier.


-Rome.. Ma famille me manque bien plus que la ville elle-même, puisse t-elle être la raison de nos combats.


Je fixais le fond de mon verre tout en disant cela, l'esprit embrumé. J'allais revoir les miens avant de repartir une nouvelle fois à la guerre, pour peut être ne jamais revenir. Je n'avais pas peur pour moi-même. J'avais peur que ma possible perte ne cause un trop grand tord à ma sœur adorée, et à mon père si fragile depuis la mort de ma mère. Je me demandais si les Dieux approuvaient tout ce sang versé, s'ils ne me reprocheraient pas d'avoir combattu mon propre peuple pendant la guerre civile. Je priais également pour qu'Octave ne devienne pas un tyran, pour que je puisse partir en me disant que je n'avais pas mené des hommes à la mort pour un monstre. Peut être étais-je trop tendre.


-J'espère que nous avons fait le bon choix en suivant Octave..


Je dis ces quelques mots d'une manière peu audible, comme par crainte que ça ne soit entendu par des oreilles indiscrètes. Je fus alors sorti brutalement de mes pensées, lorsqu'un esclave annonça l'arrivée de la Vestale ! Mon sang ne fit qu'un tour. Me redressant sur mon lit de banquet, je fixais l'entrée. Lorsque enfin Claudia dépassa le seuil de la porte, je ne fis que le strict minimum pour les conventions. Je n'allais tout de même pas m'écraser devant elle, sous prétexte que mon ainé était là. Comme je m'y attendais, elle n'attendit pas un instant pour se plaindre de la mésentente entre nous. À mon sens, elle était ridicule. Elle ressemblait à un enfant de bas âge venant réclamer le jouet qu'un parent énervé lui aurait confisqué. Au fur et à mesure, son élocution devenait moins bonne, tandis qu'elle rougissait. À l'entendre, je compris qu'elle se croyait réellement sainte. Et pourquoi ? Parce qu'une personne l'avait enfermé dans un temple, en prétendant qu'elle servait une Déesse ?

Je sentis le regard inquisiteur de mon mentor sur moi. Je me relevais lentement, me dressant face à la demoiselle, la dominant largement physiquement. Avant même que Marcus ne me demande une explication, je pris les devant.


-C'est vrai. J'ai voulu m'excuser pour mon comportement lorsque tu m'as présenté lors de mon arrivée chez Gaius. J'ai cru qu'une personne se pensant supérieur aux autres saurait faire preuve de discernement. Malheureusement, je me suis trompé. Et pour preuve, elle vient désormais faire son caprice, car j'ai osé lui dire ce que je pense des Vestales : qu'elles ne sont que des profiteuses, comme l'ensemble des religieux.


Ma voix était fort et froide. J'avais insisté sur ma dernière phrase, forçant sur les mots de manière presque théâtral. La distance séparant mon corps de celui de la Vestale se résumait à une poignée de centimètres. Je savais qu'en agissant ainsi, je la mettrai mal à l'aise, et j'allais prendre un malin plaisir. Elle venait pleurer dans les jupons de son tuteur ? J'allais lui montrer de quel bois je me chauffe. Lentement, je levais ma main droite au niveau des yeux de Claudia, pointant mon index bagué vers elle.


-Ce n'est pas une cul bénie qui dictera ma conduite.









Dernière édition par Lucius Aquillius Maximus le Dim 6 Oct - 19:22, édité 1 fois
Mer 21 Aoû - 2:01
Re: The glory of Rome did not expect. [PV : Marcus Vinicius & Claudia Cassia]   




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The glory of Rome did not expect.




Le jour allait bientôt se terminer. La pénombre recouvrait déjà la vallée lorsque les deux hommes commencèrent à manger. La nourriture était excellente et le vin à son meilleur et pourtant Marcus sentait que quelque chose tracassait mon compagnon. Avait-il des problèmes avec les hommes de la légion ou était-ce quelque chose dans sa vie privée qui le tracassait au point de lui donner une mine aussi sombre. Heureusement, lorsqu’il lui annonça leur prochain voyage à Rome le visage de Lucius s’illumina.

- Je suis heureux que ce voyage te fasse plaisir. Je suis certain que ton père sera ravi de te revoir également et je compte bien lui faire une visite. Il est important qu’il sache à quel point son fils est devenu un homme honorable.

Il fit un clin d’œil complice à son tribun et poursuivit :

- Ce petit voyage nous fera le plus grand bien. Quelques jours dans la citée éternel nous fera oublier nos ennuis. Je compte également inviter Fortunato à se joindre à nous. Je veux lui présenter quelques personnes, dont notre cher Empereur.

Marcus prit quelques raisins dans un bol près de lui et observa son tribun pendant un moment. Une fois de plus à l’évocation de l’empereur, son ton avait changé. Depuis un moment, il semblait regretter son choix d’avoir suivi Octave. Tout comme lui, il avait des doutes sur l’homme, sur ses capacités, mais surtout sur ses véritables ambitions. Bien que ce sujet soit des plus dangereux en public, Marcus n’avait pas l’habitude de se gêner pour discuter de telle question avec son tribun en qui il avait confiance.

À notre retour d’Égypte et après son triomphe, Octave avait promis la paix. Il avait promis aux sénateurs que jamais plus Rome ne connaîtrait de guerre civile comme nous venions de vivre ces dernières années. C’était une chose que de promettre la paix au cœur même de nos frontières, mais je doutais fortement que notre nouvel empereur cesse de vouloir conquérir de nouveau territoire et de soumettre de nouveaux peuples à nos lois et notre culture.  La confirmation de mes doutes arriva rapidement lorsque quelques mois à peine après son triomphe, des rumeurs c’était mis à circuler concernant de prochaines campagnes en Germanie, Pannonie et Dalmatie que le jeune lion rêvait de conquérir et soumettre à son pouvoir.

Au sein de l’état-major de l’armée, personne n’était dupe des véritables objectifs de ces nouvelles expéditions : l’argent. La guerre en Égypte avait coûté très cher et Auguste avait besoin d’argent pour renflouer les coffres de l’état. Nos peuples étant déjà surtaxé, il lui fallait de nouveaux territoires et de nouveaux contribuables pour remplir les caisses et ainsi réalité les grands projets qu’il avait en tête pour son tout nouvel empire. Finalement, ce fut l’Hispanie qui fut choisi par Auguste pour mener sa toute première campagne à titre de chef de ses armées. Pour s’assurer de récolter toute la gloire de ses prochaines victoires, il avait pris grand soin de laisser Rome entre les mains d’Agrippa et Mécène. C’était selon moi, une mauvaise idée, mais qui étais-je pour donner mon avis à un Empereur?

J'allait sonder mon tribun sur la question, quand Demetrius vint  m'annoncer l’arrivée impromptue de Claudia Cassia. Cette dernière demandait à me voir.

Étonné que la jeune femme vienne le visiter chez lui, Marcus se leva rapidement de son lit de repos pour remettre de l’ordre dans sa tenue et il fit signe à Lucius de faire de même. Après tout, il s’agissait d’une vestale et il lui devait un certain respect.

Escortée par Demetrius, la jeune femme fit son entrée dans le triclinium et regarda les deux hommes qui s’avançaient vers elle dans la pièce pour la saluer. Marcus lui fit un sourire et lui fit quelques compliments. Comme à son habitude, la jeune vestale se déplaçait d’un pas décidé comme si rien ni personne ne l’effrayait.

- Ave noble Marcus! Je te prie de me pardonner si je te dérange en plein repas, mais la nouvelle que je m’apprêtais à t’annoncer me tenait tant à cœur que je ne pouvais attendre…

Le visage de la jeune femme était sombre et fermer. Le ton de sa voix était vindicatif et direct. Croyant que la jeune femme était venue lui faire une visite de politesse, Marcus ne put s’empêcher de se demander ce qui pouvait être aussi important pour qu’elle décide de se déplacer chez lui à une heure aussi tardive.  

Avec politesse, il lui offrit à boire et un fauteuil, mais la jeune femme refusa et se tourna doucement vers Maximus pour l’observer avant de poursuivre sur l’objet de sa visite. Intrigué par ce qu’elle allait lui raconter, Marcus se résigna à rester debout et fit signe à ses esclaves de servir quelque chose à boire à la vestale. Pendant qu’il était occupé a donné quelques ordres ici et là, il ne remarqua pas les regards remplis de reproches et de haines que s’échangèrent en douce Maximus et Claudia Cassia. Ayant retrouvé toute l’attention de son hôte, la jeune vestale avala un peu d’eau et ajouta :

- Il y a quelques jours un homme sous ton commandement m’a non seulement manquée de respect, mais à bafouer l’honneur du temple de Vesta dénonçant très clairement le culte de Vesta. L’homme a aussi voulu s’adresser à moi en tant que femme et non que servante sacrée. Il est certain que tu dois donner réprimande à cet homme au respect déplacé et aux croyances peu recommandables.

Debout au milieu de la pièce, Marcus se croisa les bras sur sa poitrine pour écouter le récit de la jeune femme. Cette dernière s’avança tout près de lui et lui exposa les raisons de sa visite. Lorsqu’elle eut terminé, son visage s’empourpra. Dans sa voix, on pouvait sentir à quel point elle était vexée par les paroles de son agresseur et combien ce dernier l’avait blessé. Le sérieux avec lequel elle lui demandait réparation faillit le faire éclater de rire, mais par affection et respect pour ce qu’elle représentait, il se garda bien d’agir de la sorte. La situation semblait suffisamment tragique sans en rajouter.  

C’était donc pour une question d’honneur bafoué qu’elle était venue jusqu’à lui aussi tard. Perplexe, il resta un moment sans parler ne sachant pas ce qu’il devait répondre. Il était légat. Il avait la responsabilité de diriger des hommes durant des batailles et non pas de faire l’arbitre dans un litige mettant en cause la religion et l’honneur.  

D’un point de vue strictement légal, il n’avait aucune autorité pour juger qui que ce soit sur des questions d’ordres civils ou religieuses. De part, son titre et ses fonctions, il représentait le pouvoir militaire. Et s’il prenait en considération leurs lois et leurs coutumes, l’homme qui avait insulté la vestale n’avait commis aucun crime grave qui nécessitait la tenue d’un procès en cour martiale.

Seulement étant donné l’importance et l’omniprésence de la religion dans toutes les sphères de la société romaine, il ne pouvait pas impunément ignorer l’affront que la jeune vestale avait subi. Dans la société romaine, le droit et religion ne faisaient qu’un. La loi était la conséquence directe et nécessaire de la croyance. Depuis la fondation de Rome, les dieux et les déesses exigeaient le plus grand respect, la loyauté et l’obéissance. Dans chaque ville romaine, les dieux et les déesses ont un temple qui leur était consacré. Parmi eux, la déesse Vesta, déesse vierge du foyer, de la fidélité et du feu.

En tant que Vestale, Claudia Cassia avait le rôle d’entretenir le culte de la déesse et de faire respecter ses préceptes. Elle se devait de toujours rester vierge et d’entretenir le feu perpétuel de la déesse. En compensation pour leurs sacrifices, les Vestales étaient l'objet d'un respect universel. Sur leurs passages, même les plus hauts dignitaires leur cédaient le passage. Elles pouvaient par leur seule présence sauver la vie d’un condamné à mort. Leurs pouvoirs étant si vastes et puissants, Marcus savait qu’il devait se montrer prudent. Bien qu’elle soit sous sa protection, la jeune femme était d’abord et avant tout une Vestale. Il ne pouvait donc pas se permettre de perdre sa confiance et son affection.  

Hésitant, il ne savait pas du tout ce qu’il devait lui dire. Que voulait-elle exactement? Hormis le fait de punir le soldat fautif et lui demander de s’excuser publiquement, il ne voyait pas très bien ce qu’il pouvait faire de plus. Sentant l’hésitation du légat, la jeune femme le toisa du regard attendant une réponse de sa part, mais ce dernier restait toujours sans voix. Elle se renfrogna et ajouta tout en regardant d’un mauvais œil son voisin :

- Tu dois comprendre que je te demande justice non publiquement, car je ne veux pas te causer de tort au nom de notre lien, mais qu’une attitude est indigne de l’armée romaine et que si elle devait à nouveau avoir lieu ce n’est pas devant toi que je demanderais explications… Mon licteur peut témoigner de ce qu’il a vu et entendu s’il faut témoigner…

- Je t’en prie calme-toi. Je ne pense qu’il est bien inutile de faire témoigner ton licteur. Je te crois sur parole Claudia Cassia. Tu as bien fait de venir me voir seulement, je ne vois pas tellement ce que je peux faire hormis de réprimander l’homme en question. Encore faut-il que je sache de qui il s’agit.

Il avait tenté de lui parler le plus doucement possible afin de la calmer. Elle semblait de plus en plus nerveuse tant et si bien que son teint était de plus en plus cramoisi. Inquiet pour elle, Marcus fit les quelques pas qui les séparaient et l’obligea à prendre place sur le fauteuil pour s’y reposer un peu. Il lui offrit à nouveau de l’eau fraîche et attendit qu’elle retrouve des couleurs normales avant de lui demander le nom de son agresseur. Elle n’eut pas besoin de lui révéler son nom. Elle regarda droit devant elle. D’un regard persistant et accusateur, elle désigna à Marcus celui dont elle était venue se plaindre.

A quelques pas d’eux, Lucius bouillant littéralement de rage. Surpris, Marcus allait lui demandait quelques explications sur les raisons de sa conduite aussi déplacée quand Lucius fit un pas devant lui et se confessa :  

-C'est vrai. J'ai voulu m'excuser pour mon comportement lorsque tu m'as présentée lors de mon arrivée chez Gaius. J'ai cru qu'une personne se pensant supérieure aux autres saurait faire preuve de discernement. Malheureusement, je me suis trompé. Et pour preuve, elle vient désormais faire son caprice, car j'ai osé lui dire ce que je pense des Vestales : qu'elles ne sont que des profiteuses, comme l'ensemble des religieux.

Sa voix était forte et froide. Son visage était fermé et le regard qu’il portait sur la jeune femme était des plus sévère. Connaissant son tribun comme lui-même, Marcus sut immédiatement que ce dernier ne semblait pas du tout apprécier la tournure des évènements. Il allait lui dire de se calmer quand soudain, Lucius leva sa main vers la jeune vestale et ajouta :

-Ce n'est pas un cul béni qui dictera ma conduite!

Cette fois, il en avait trop dit. Bien qu’il ait une grande affection pour le jeune homme, il ne permettrait pas qu’il insulte sa jeune protégée de la sorte. Furieux, Marcus se releva et fonça sur Lucius et lui fit baisser son bras de force et le poussa à l’extérieur de la pièce pour lui parler à l’abri des regards de Claudia Cassia. Bien qu’elle ne puisse voir les deux hommes, la voix de Marcus était si forte qu’elle entendit tout ce que le légat cria à son tribun.

-Tu es devenu fou? Tu te rends compte de ce que tu viens de dire? Je te rappelle qu’elle est Vestale et qu’elle est sous ma protection. L’injurier comme tu viens de le faire est inexcusable.

Furieux et probablement honteux de se faire prendre en défaut par son supérieur, Lucius ne semblait rien vouloir entendre. Il tourna le dos à Marcus attendant peut-être que ce dernier ait retrouvé son calme. Insulté par l’attitude désinvolte de son second, Marcus le plaque avec violence contre l’un des murs du corridor afin de l’obliger à l’écouter.

- Tu es sous mon toit et je suis ton supérieur. Ce que tu viens de faire pourrait te coûter très cher si je décidais de porter plainte contre toi. Tu te rends compte qu’elle pourrait détruire ta carrière et toute ta vie? Peu m’importe tes opinions. Tu es un officier. Lorsque tu portes ton uniforme, tu es un représentant de l’Empereur et de l’armée romaine. Je n’arrive pas à croire que je doive te répéter de telles choses !

Déçu et choqué par les paroles et le comportement de son jeune protégé, Marcus le relâcha et fit quelques pas dans le couloir afin de retrouver son calme.  



©BlackSun



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Mar 3 Sep - 11:52
Re: The glory of Rome did not expect. [PV : Marcus Vinicius & Claudia Cassia]   




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Je me sentais sotte. Faiblement sotte et orgueilleuse. Mon corps tout entier avait fait place à la colère face à un homme qui ne m’avait pas témoigné un respect du. Face à l’arrogance d’un homme qui me prenait de haut. Oui, je devais l’avouer. Il m’avait prise de haut et je ne pouvais le tolérer. Orgueil. Fierté. Appelez cela comme vous voudrez. J’étais dans une impasse. Revenir en arrière m’était impossible, le mal était fait. J’avais élevé autour de moi des murs honteux, construit sur la démesure d’un orgueil inavouable. Maximus l’avait compris.

J’avais agis comme une enfant. J’aurais du laisser cette eau couler sous les ponts. Le printemps serait venu et la chose oubliée. Mais non … J’avais du aller jusqu’au bout, j’avais du m’enfoncer dans ma bêtise. J’avais envie de disparaître. Le regard de Maximus était colérique et je n’osais plus faire front devant lui. Je ne voulais pas causer du tord à Marcus. Qu’avais-je fait ?

Déjà, les deux hommes autour de moi semblaient défiler au ralenti. Je n’avais pas le temps de réagir que la pièce si calme, s’était embrasée. Comment éteindre un feu que nous alimentions tous les trois ? Je me mordis la lèvre inférieure. Je devais trouver un moyen de mettre un terme à tout cela. Mettre un terme et m’en aller dignement. Aux morts la dignité ! Tant que je pouvais éviter une esclandre !

Je voulus ouvrir la bouche, mais Maximus fut plus rapide. Hélas … Il parla de caprice, de profits, ses mots me brisèrent le cœur. C’était un glaive qu’on m’enfonçait dans le cœur ! La colère que j’avais tenté de faire disparaître, s’embrasa à nouveau. Je fermais mon point, je devais me contenir et ne pas perdre la face. Il pensait que je me croyais supérieure ? Eh bien, je jouerais cette image là alors.

« Ce n’est pas un cul béni qui dictera ma conduite ! »

Je sursautais. Comment ?! Je le fusillais du regard avec une froideur qui m’était jusqu’alors inconnue. Comment osait-il ?! Mes yeux se réchauffèrent légèrement et j’esquissais une moue incompréhensible. Pour une personne qui pensait que je prenais des grands airs, des airs supérieurs et déplacés, il ne fallait pas avoir piètre estime de soi pour oser affronter le courroux des Dieux en insultant une Vetale… Au moins reconnaissait-il que j’étais bénie…

Je détournais mon regard de cet homme qui avait un orgueil incommensurable. Mes joues avaient légèrement rougies, sous l’audace de ces propos. Son bras tendu vers moi comme pour me maudire s’abaissa bien vite sous la fureur de Marcus.

Les deux hommes sortirent et je soupirais de soulagement. Je n’aimais pas semer discorde, mais voilà chose faîte. Les paroles de Maximus étaient irrémédiables, tout comme l’était mon honneur. Nous étions des incompris, ne nous comprendrions donc jamais ?

La voix de Marcus résonna jusque dans la pièce où je me trouvais. Et je frissonnais. Je ne l’avais encore jamais vu en colère. Je tentais de ne pas écouter, mais la chose était impossible. Je me demandais alors qu’elles répercussions pourraient avoir les paroles de Maximus contre lui et sa carrière. Je ne savais pas si je pouvais briser sa carrière entière, mais il était certain que si la population avait vent de cette histoire il perdrait beaucoup de crédit aux yeux de tous. Comment avait-il osé ? Les magistrats eux-mêmes faisaient abaisser les faisceaux de leur licteur devant notre passage, l’Empereur était notre seul tuteur. Nous avions été sacrée par les mains du Pontifex Maximus… Toutes ces choses étaient elles donc insignifiantes pour lui ? Je portais une main à mon front. Je devais me calmer. Après tout … les desseins des Dieux étaient impénétrables.



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(c) ystananas
Lun 11 Nov - 21:51
Re: The glory of Rome did not expect. [PV : Marcus Vinicius & Claudia Cassia]   




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