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 [flashback] Quand l'amour provoque la haine, même les âmes les plus pures noircissent. [Licinia]

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Message(#) Sujet: [flashback] Quand l'amour provoque la haine, même les âmes les plus pures noircissent. [Licinia] Mer 17 Avr - 16:47

    Rome, 719 depuis sa création, Temple de Vesta.


    Il y avait eu la mort, puis la maladie. La mort et la maladie. D’habitue on annonce la maladie puis Proserpine passe et enveloppe pour toujours de son odeur mortelle l’Homme qu’elle attendait. Mais quelques fois, Proserpine sa cache dans une main amicale, et vous poignarde dans le dos au détour d’une rue habituellement calme. Et comme ci, ce geste effroyable ne suffisait pas, elle laisse son odeur dans une maison voisine. Juste son odeur… L’odeur de Proserpine… C’est une odeur horrible. Vous savez qu’elle va arriver, qu’elle est là quelque part, invisible, attendant son heure comme on attend sa proie. Elle se fait attendre, doucement, sûrement, et au moment où vous vous habituez à cette odeur, qu’elle ne vous surprend plus, elle saisie sa victime.

    Claudia regardait l’eau de l’atrium, perdue dans ses pensées. Une main avait tué son frère , et la maladie s’était emparée de la mère de sa douce amie, Nemetoria. Comme si le reflet que lui renvoyait l’eau lui déplaisait elle passa sa main pour l’en chasser.

    L’après-midi était calme, un peu trop à son goût. Elle arpentait l’enceinte du temple un pas après l’autre tel les fauves que l’on voit parfois au marché. Ses consœurs l’avaient laissé tranquille pour la journée, elles devaient penser que la jeune Claudia était triste. Mais la vérité c’était que du haut de ses onze années, le cœur ne Claudia n’éprouvait rien d’autre qu’une étrange solitude. La mort de son frère aîné avait laissé sa maison dans un silence morbide et seul les pleurs de sa mère semblaient montrer que la vie existait encore à l’intérieur de la villa des Claudii. Des pleurs que Claudia ne supportait pas. Personne n’avait pleuré quand elle avait été arrachée à sa famille et pourtant, bien qu’être choisie par le Grand Pontife était un honneur comme on en reçoit peu, elle aurait souhaité voir les yeux de sa mère rougis de larmes douloureuses. Mais il n’en avait été rien. Juste des sourires de fierté lancés à droite et à gauche. Aucune larmes. En revanche, la mort de son frère assassiné à la sortie du Sénat avait chamboulé sa famille entière. La sécurité. La sécurité n’était plus. On accusait Octave, on accusait sa famille toute entière. Du jour au lendemain, les alliances des grandes familles avaient encore changées et tous ceux qui avait un rapport avec la famille d’Octave de près ou de loin ne devaient plus faire parti du cercle, très privilégier, des Claudii. Rien que ça.

    Elle s’était assise, essayant de remettre en place ses idées et ses mœurs. Elle éprouvait une certaine colère, sourde et bruyante. Cette colère n’avait pas sa place au sein du Temple de Vesta. Seul l’amour et la miséricorde semblait régner. Le calme légendaire des Vestales semblaient avoir forgé leurs statuts inviolables. Elle essayait de trouver un équilibre sur cette étrange balance qui se dressait devant elle. D’un côté la colère et les remords d’une vie civile, une simple vie patricienne et de l’autre l’amour et le respect qu’elle apprenait de cette vie de Vestale, cette vie si sacrée qu’elle incombait le respect de tous. Elle jouait avec les pans de sa tunique quand une supérieure vînt la trouver. Elle prit place à côté d’elle :

    «  Claudia, tu dois avoir de la pitié pour cette main qui s’est levée derrière ton frère.
    - De la pitié ? Pourquoi aurais-je de la pitié pour des hommes qui haïssent mon père ?
    - Car tu n’appartient plus à ton père. Tu n’es plus sous son autorité, tu appartient à Vesta et tu dois la laisser guider ton cœur… elle plaça une main aimante à cet emplacement, tu dois l’écouter et la laisser te guider. Elle t’inspirera miséricorde. Elle marqua un temps d’arrêt, et la jeune Vestale écouta ce cœur qui battait à l’unisson de la voix de Vesta. Mais dès qu’elle semblait percevoir quelque chose, la voix disparaissait, elle secoua la tête lourdement,
    - Je n’y arrive pas Flavia … Je n’y arrive pas.
    - Ne t’inquiètes pas, le temps t’apprendra, tu dois faire la paix avec ton passé et trouver un juste milieu, un milieu d’équilibre et alors tu deviendras une grande Vestale, aussi grande que le nom de tes ancêtres. Elle sourit affectueusement et déposa un baiser sur le front de l’enfant. Maintenant, tu dois te relever, quelqu’un t’attend dans le vestibule. La fille de Licinius. »

    Le cœur de Claudia sa serra, elle ne connaissait pas beaucoup Licinia, elles avaient quelques années de différences, mais elle savait que leurs familles n’avaient jamais soutenu le même camp. Elle se demanda pourquoi ses pas l’avaient amenés ici… Peut-être voulait-elle lui présenter ses condoléances, après tout on disait qu’elle avait un lien lointain avec Octave.

    Arrivée dans le vestibule en question, Claudia regarda Licinia, elle était maintenant devenue une femme, elle était plutôt jolie, bien que son visage gardait encore des traits ronds, enfantins. Pourtant ce visage, si pure, ne lui inspira pas confiance.

    « Ave Licinia Domitia ! »

    Elle lui sourit, d’un sourire mystérieux de Vestale. Un de ces sourires qui vous donnent courage même dans les moments les plus difficiles. Un sourire tellement trompeur.


Dernière édition par Claudia Cassia le Dim 19 Mai - 15:35, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: [flashback] Quand l'amour provoque la haine, même les âmes les plus pures noircissent. [Licinia] Dim 21 Avr - 16:33

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quand l'amour provoque la haine, même les âmes les plus pures noircissent



« Ne devrions-nous pas en parler à mon père ? Il ne s’y opposerait pas, j’en suis persuadée. » Se tenant entre Quintus et un mur, la jeune femme avait ses mains posés sur le torse de son amant. Voilà quelque temps qu’ils se voyaient en cachette, comme maintenant, et Quintus venait de proposer à Licinia de s’enfuir ensemble. De recommencer une vie loin de Rome, quelque part où personne ne les connaitrait. Mais la jeune femme était quelque peu réticente à l’idée de quitter sa famille. Non pas qu’elle n’aimait pas Quintus, ou qu’elle ne souhaitait pas partager sa vie avec lui. Seulement, elle était persuadée qu’il y avait un autre moyen d’atteindre cela. Après tout, son père ne s’opposerait pas à son bonheur n’est-ce pas ? Comme quoi, l’amour rendait aveugle, du moins dans le cas de Licinia. Peut-être était-ce également sa naïveté et son admiration pour son père qui troublaient son jugement, mais fait était qu’elle était incapable de voir la réalité en face : qu’une telle union était tout simplement inacceptable pour un homme tel que Caius Licinius Murena, comme pour tout autre patricien d’ailleurs. Après tout, Quintus était le fils de personne, du moins au point de vue social. Son père n’était qu’un plébéien parmi tant d’autre, sans argent ou influence. En un mot, une telle union était inimaginable, sauf pour les deux amoureux qui ne voulaient pas l’accepter. Et même si Quintus était réticent à l’idée d’aller voir l’homme qu’il était censé servir pour lui demander la main de sa fille, l’optimisme et la foi que la jolie brune portait à son père finit par déteindre sur lui, puisqu’au bout d’un moment d’hésitation, il accepta.

Le lendemain matin, Licinia partit rejoindre le temple des vestales, accompagnée seulement d’une esclave et d’un sacrifice pour la déesse. Elle avait beau avoir confiance en la réussite de ses plans avec Quintus, mais si en plus de cela, elle aurait la bénédiction de la déesse protectrice des familles, alors rien ne pourrait s’opposer à eux, n’est-ce pas ? Et pourtant, plus elle s’approchait du temple, plus ses pas commencèrent à se faire lourd. Toute sa vie, on lui avait appris à respecter les Vestales. Après tout, aucune autre femme n’avait autant d’influence qu’elles… Alors que se passerait-il si elles riaient de sa demande ? Ou si elle commettrait une faute qui serait considérée comme offense envers la déesse ? Ce n’était pas la première fois que la jolie brune se rendait dans un temple, mais jusqu’à maintenant, elle n’y avait jamais été seule. Il y avait toujours eu sa mère pour lui guider les pas… Perdue dans ses pensées, la jeune fille arriva devant le bâtiment réservé au culte de Vesta. Pendant un court instant, elle s’arrêta et pris une profonde inspiration, tentant de rassembler son courage et de ne pas repartir dans la direction opposée. Doucement, elle combla les derniers mètres, avant d’expliquer sur un ton intimidé la raison de sa venue. Elle fut alors conduite dans une petite pièce où on lui demanda d’attendre. Licinia était bien incapable de dire combien de temps avait écoulé depuis qu’elle était rentrée dans cette pièce, et pourtant, elle avait l’impression que cela faisait une éternité qu’elle attendait lorsqu’une des portes s’ouvrit enfin. La jolie brune s’était attendu à se retrouver face à une femme d’âge mûr, mais à la place, c’était une fille bien plus jeune qu’elle qui entrait dans la pièce. Pendant l’espace de quelques secondes, Licinia réfléchit pourquoi ce visage lui semblait familier, avant de s’en souvenir. Même si sa famille n’avait jamais été particulièrement proches des Claudii, bien au contraire même, le visage de leur fille ne lui était pas inconnu. « Ave Claudia Cassia. » Pendant un instant, Licinia se demandait si elle n’avait pas oublié quelque chose. Comment montrait-on son respect à une vestale ? Surtout lorsque celle-ci était plus jeune que vous ? Peu rassurée, elle tenta de continuer, de tenter d’expliquer la raison de sa venue. « J’apporte un sacrifice à Hestia, accompagné d’une demande de bénédiction à la déesse en vue de mes projets de mariage. » Doucement, La jolie brune prenait en assurance, tentant de se dire qu’il n’y avait pas de raison pourquoi sa demande serait refusée.

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Message(#) Sujet: Re: [flashback] Quand l'amour provoque la haine, même les âmes les plus pures noircissent. [Licinia] Lun 22 Avr - 17:02

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    Elle s’était trompée… Ce n’était pas des condoléances qui sortaient de la bouche de Licinia. Il n’y en aurait jamais. Elle avait été bien sotte d’y croire… Surtout quand elle entendit l’étrange réalité. Son cœur se serra brutalement. C’était comme se prendre un pinçon en plein cœur, une claque sur un visage innocent.

    Derrière son sourire, elle la regarda avec suspicion. Elle allait donc se marier… Vraiment ? Il était étrange qu’elle n’en ait pas eu vent plus tôt. Toutes les Vestales étaient filles de patriciens, leur famille avait généralement de l’influence et toutes étaient au courant de la vie extérieure. Comme si, derrière leurs épais murs, les servantes de Vesta gardaient un œil sacré sur le peuple. Pourtant, les sentiments que Claudia ressentit à ce moment là, étaient tout, sauf sacrés. Après un silence, elle répondit en inclinant légèrement la tête ;

    « Tu peux déposer ton sacrifice ici, fille de Licinius »

    Elle montra une table de pierre qui se dressait à travers l’intime pièce. Mais elle ne le prit pas à travers ses mains sacrées. Elle ne regarda même pas l’offrande quand elle fut posée.

    « Pardonne-moi Licinia de ne pas t‘avoir bénie dès mon entrée, mais l’annonce de ton mariage ne nous est pas encore parvenue… A quel fils de patricien ton père t’a donné en mariage ? »

    Son visage n’était pas dur, mais impassible. Elle essayait de contrôler sa balance intérieure. Elle essayait de faire abstraction des origines de Licinia et de la voir comme une simple jeune fiancée qui demandait bénédiction. Bénédiction… Son frère n’en recevrait plus jamais… Plus jamais. Sa dernière bénédiction avait été mortuaire. Alors que les mains meurtrières étaient toujours libres et vivantes et aujourd’hui elles demandaient bénédiction pour un mariage… La balance, le poids, commençait à nouveau à se faire sentir à l’intérieur de son petit corps. Il était certain qu’à ce moment là Claudia par son manque de maturité, sa tristesse laissa le poids de la balance fléchir du mauvais côté. Du côté de la colère. Et c’est avec un naturel déconcertant qu’elle demanda à Licinia ;

    « On dit que tu fais partie de la famille d’Octave. Est-ce vrai ? »

    Claudia regarda l’offrande. Elle était en début de sacerdoce et n’avait pas encore le droit de procéder à une offrande. Elle commença cependant à allumer l’encens sur la table. Doucement et paisiblement. Son souffle, régulier attendait la réponse de Licinia. Une réponse qui la ferait appeler sa supérieure ou la laisserait à sa propre colère.

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Message(#) Sujet: Re: [flashback] Quand l'amour provoque la haine, même les âmes les plus pures noircissent. [Licinia] Jeu 25 Avr - 16:50

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quand l'amour provoque la haine, même les âmes les plus pures noircissent




La jeune femme fit signe à l’esclave qui l’accompagnait de déposer l’animal de sacrifice. Une bête sans la moindre tâche ou impureté. Pour l’acheter, elle avait dû vendre une grande partie de ses bijoux, et certainement que son père serait furieux de l’apprendre. Mais qu’était bien la colère d’un père comparé à la bénédiction d’Hestia ? Rien. Ou du moins, rien d'insurmontable.


« A aucun. » La jeune fille se sentit rougir. Comment avouer à une vestale ses plans ? Ces femmes n’avaient-elles pas une position intouchable, tellement au-dessus de celle des autres femmes romaines, peu importe leur position ? N’avaient-elles pas pour réputation d’être irréprochables, de veiller au bon respect des meurs ? La jolie brune se mordillait ses lèvres, regardant un instant ses pieds, avant de se rendre compte que ses mots devaient certainement prêter à confusion. Sans doute son interlocutrice devait croire qu’elle souhaitait prier pour faire un bon mariage dans le futur. Ou pire, elle ne comprenait pas ce que Licinia désirait réellement. Mais dans ces conditions, le sacrifice ne servirait-il pas à rien si la prêtresse ne pouvait pas transmettre sa demande à la déesse ? « Enfin, je veux dire… il n’est pas patricien. » avoua-t-elle d’une voix timide. Sans doute que son père pourrait la comprendre, qu’il ne lui refuserait pas d’épouser l’homme qu’elle aimait de tout cœur. Mais est-ce que son interlocutrice pouvait le comprendre ? Après tout, les vestales n’étaient pas autorisées à aimer, et encore moins à se marier, du moins pas durant leur service à Hestia. Toujours assez peu assurée, la jeune femme releva la tête pour regarder l’adolescente en face d’elle. « J’aimerais demander bénédiction à Hestia avant de demander celle de mon père. » Bien sûr, ces deux bénédictions n’avaient pas la même valeur, Licinia en était parfaitement consciente. Et pourtant, toutes deux pouvaient lui assurer que ce mariage serait une réussite. Elle observa son interlocutrice d’un air presque timide, tentant de deviner ses pensées. Allait-elle la chasser hors du temple en riant ? Ou pire, en prétendant qu’une telle demande portait offense à la déesse ? La jolie brune ne doutait pas seconde de pouvoir obtenir la bénédiction de son père, et pourtant, elle était tout de même consciente de l’énormité de sa décision. Contradictoire ? Cela l’était peut-être, mais Licinia n’en était pas réellement consciente. Toute sa vie, elle avait été choyée, protégée du monde extérieur, si bien qu’elle avait bien du mal à imaginer les choses prendre une autre tournure, une tournure bien plus douloureuse pour elle. Elle avait foi en l’avenir, une foi qui avait tendance à lui donner un côté naïf, fleur bleue.
En entendant la question de la vestale, Licinia la regardait avec de grands yeux. Pourquoi elle lui demandait cela ? Serait-ce en sa faveur si elle parlait de son lien de parenté avec Gaius Octavius ? Après tout, il était un des hommes les plus influents de Rome… alors un lien avec lui ne pouvait être que positif, n’est-ce pas ? Sans doute que si Licinia aurait montré un peu plus d‘intérêt pour les liens de parenté, elle aurait deviné que face à Claudia, la pire des choses qu’elle pouvait faire était de parler de sa parenté avec le bourreau de la famille de son interlocutrice. Mais innocente – et inconsciente – comme l’était la jolie brune, cette idée ne lui passa même pas par la tête, et pour la première fois depuis son entrée dans le temple, elle parlait sur un ton sûre d’elle, fière même. « Oui. Gaius Octavius est le cousin de ma mère. » Et comme sa mère, elle oubliait bien sûr de préciser le fait qu’il s’agissait uniquement d’une parenté éloigné. Le grand-père de Licinia et l’arrière-grand-père d’Octave avaient été frères. Ou était-ce l’inverse ? La jeune fille avait toujours du mal à retenir le lien exact qui l’unissait à cet homme qu’elle ne connaissait uniquement de vue. Dans sa candeur, elle ajouta : « Puis-je savoir pourquoi tu demandes ? »


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Message(#) Sujet: Re: [flashback] Quand l'amour provoque la haine, même les âmes les plus pures noircissent. [Licinia] Mer 1 Mai - 17:12


    Demander bénédiction à Hestia avant celle paternelle? Il fallait être bien audacieuse et bien rêveuse pour pouvoir s’offrir ce luxe effronté. Cependant, nous étions en mesure de le faire, bien évidemment. Pourtant comment osait-elle se tenir aussi fière devant moi, elle dont la famille avait plongée la mienne dans le deuil d’un fils? Je gardai le silence pendant de longues minutes. Je voulais que son sang la ronge, tout comme moi il me rongeait. Je voulais que l’inquiétude et la peur s’empare de son frêle corps. Je commençais à décrire un cercle autour d’elle. Je marchais silencieusement, calmement. J’attendais le bon moment. Parfois je lui jetai un coup d’œil de travers. Pourtant quand ces dernières paroles résonnèrent, mes poils s’hérissèrent :

    « Ce n’est pas à toi de poser des questions fille de Licinius ! N’oublie pas qui je suis, même ton père, que tu sembles redouter s’incline devant moi et mes sœurs! Licinia aurait pu être choisie par le Grand Pontife elle avait eu l’âge requis à l’époque du choix sacré, je me sentais supérieure à elle par bien des égards. Je lui fis comprendre sans attendre ; n’oublie surtout pas qu’elle est ta place. »

    Car il était certain qu’elle l’avait d’ores et déjà oublié en souhaitant épouser un jeune homme de rang inférieur et en venant demander la bénédiction de la plus pure des déesse.

    « Néanmoins… vu que tu me demandes… Je vais te répondre. Oui, je vais te répondre, je plongeais alors des yeux remplis de haine dans ceux de Licinia. Ta famille a fait organiser un complot afin d’assassiner mon frère aîné à la sortie du Sénat, tu n’es pas sans le savoir n’est-ce pas ? »

    Tout Rome en avait parlé, maintenant les familles les plus puissantes se vouaient des guerres silencieuses et mortelles. Oui, elle savait j’en étais certaine. Je ne sais pas si c’est cette certitude qui me poussait à agir si méchamment, mais je ne pouvais pas m’arrêter. Je découvrais le pouvoir des Vestales, je savais que personne ne pourrait rien contre moi. J’étais intouchable.

    « Alors Licinia, je t’écoute, pourquoi devrais-je bénir une union impure et accepter cette offrande ? Pourquoi le devrais-je alors que tu te tiens, si fière devant moi, sans regretter la mort de mon bienaimé frère. Pourquoi ? »

    Ma voix s’était faite dure et elle résonnait à travers les parois de marbres.

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Message(#) Sujet: Re: [flashback] Quand l'amour provoque la haine, même les âmes les plus pures noircissent. [Licinia] Jeu 2 Mai - 20:01


quand l'amour provoque la haine, même les âmes les plus pures noircissent




Licinia déglutit. Pourquoi ? Pourquoi la prêtresse ne répondait pas ? Qu’elle rit, qu’elle la chasse du temple. Mais qu’elle dise quelque chose. Ce silence était tout simplement insoutenable, et plus il durait, plus la jolie brune sentit la peur monter en elle. Le peu d’assurance en soi qu’elle avait réussi à trouver quand elle exposait la raison de sa venue à son interlocutrice, quand elle pensait à son cher Quintus qui devait certainement attendre son retour, s’envolait doucement mais sûrement en fumée. Et le sermon de l’adolescente bien plus jeune qu’elle ne faisait finalement que l’enfoncer d’avantage. Nerveusement, la jolie brune mordillait ses lèvres, avant de répondre à voix basse. « Je suis désolée de vous avoir offensé, ce n’était nullement mon intention. » L’adolescente regardait ses pieds, n’osant jeter qu’un regard furtif à son interlocutrice. Elle était bien loin de se douter que son comportement ou sa demande n’étaient pas les seuls à être en faute, mais que c’était tout simplement son nom qui lui portait préjudice, ou plutôt sa parenté avec Gaius Octavius. Pour Licinia ce n’était peut-être qu’un parent lointain qu’elle ne connaissait qu’à peine, mais cette lointaine parenté suffisait à certains pour qu’ils la condamnent. Pourtant, en entendant Claudia dire qu’elle allait répondre à sa prière, la jeune femme leva la tête pour poser un regard empli d’espoir sur celle qui consacrait sa vie à Hestia. Elle espérait tellement qu’elle lui accorde cette bénédiction ! Et pourtant, il lui suffisait de voir le regard froid de la jeune fille en face d’elle pour comprendre que ça cause était perdue. Et en l’espace d’une seconde, l’espoir dans les yeux de la jolie brune s’éteignait pour laisser place à l’incompréhension et la peine. Pourquoi parlait-elle de cela ? Qui était son frère ? Licinia tentait de se souvenir du détail qui lui manquait pour comprendre ce dont son interlocutrice parlait. Ce n’est qu’au bout de quelques instants qu’elle comprenait : elle parlait du traitre Claudius ! Les Claudii étaient connus pour avoir assisté Marc Antoine. Comment avait-elle pu ne pas faire la référence entre Claudia Cassia et cette famille de traitres ? La surprise se lisait certainement dans les yeux de la jeune fille quand elle réussit enfin à comprendre toute la situation. Ou presque. « Un complot ? Il a trahit la République, comme tous ceux qui se sont rangés du côté de Marc Antoine. » Voilà une vision des choses qu’on lui avait inculpée, et à vrai dire, elle n’en avait jamais réellement douté. Comme elle ne doutait jamais des faits et gestes de son père. S’il le disait, cela ne pouvait qu’être vrai, n’est-ce pas ? Sauf qu’en prononçant cela à haute voix, elle venait de sceller son sort, mais une fois de plus, elle ne s’en rendit pas compte. Et pourtant, ces deux phrases allaient constituer une leçon qu’elle n’oublierait jamais, mais ça elle ne pouvait pas encore s’en douter. Quant à la question de pourquoi la prêtresse devrait bénir son union avec Quintus, n’était-ce pas évident ? « Parce que je ne suis pas responsable de la mort de ton frère. Ni les miens. Mais c’est son mauvais goût en matière d’alliés qui l’a tué. » Des mots qu’elle avait entendu de la bouche de son père, dans une discussion qui ne lui avait d’ailleurs pas été destinée. Et pourtant, maintenant elle les répéter sans réellement penser aux conséquences que cela pourrait avoir. « Et comment pourrais-je regretter la mort d’un homme que je n’ai jamais connu, un homme qui de plus était un traitre ? » Car oui, elle n’avait jamais rencontré cet homme, bien que le nom ne lui fût bien sûr pas inconnu. Chaque habitant de Rome le connaissait. Doucement, Licinia commençait à montrer un peu plus de caractère, bien que le moment choisi n’était certainement pas le meilleur pour faire ceci. « Et comment peux-tu qualifier cette union d’impure ? Tu ignores tout de Quintus ! » Sans doute aurait-elle obtenu bien plus si elle aurait tenté d'apaiser la colère de la Vestale, mais Licinia ne voyait pas pourquoi elle se plierait devant une femme qui défendait un traitre ! Si bien que pour l'espace de quelques instants, elle oubliait qu'elle se trouvait face à une vestale et donc une des femmes les plus influentes de Rome, si ce n'était de la République.

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Message(#) Sujet: Re: [flashback] Quand l'amour provoque la haine, même les âmes les plus pures noircissent. [Licinia] Lun 13 Mai - 14:47

    Claudia savourait le pouvoir qu’elle imposait, comme on savoure les fruits rares et coûteux. Elle pouvait sentir le nectar de sa satisfaction se propager en elle, doucement mais surement. Licinia n’osait plus porter son regard sur elle, la jeune vestale restait de marbre. Le silence s’installa pendant quelques instants. Un moment durant, Claudia douta de sa sévérité. N’avait-elle pas été trop dure ? Trop cassante ? Mais ses poils se hérissèrent quand elle entendit les paroles naïves et bien présomptueuses de son interlocutrice… Son frère, un traitre ?! Ses joues rougirent de colère, trop contenue.

    « Mon frère n’était pas un traitre, fille de Licinius. On voit bien que tu n’es que trop sous l’autorité paternelle pour oser avancer de telles insinuations ! Mon frère, ma famille, n’aurait jamais su se ranger aux côtés de mains sanglantes… Des mains qui ont assassiné leur propre père ! Demande un peu à ton père ce qu’il te répondra à cela ! Qu’il ose avancer que Brutus n’a pas assassiné son père adoptif et la colère des Dieux tout entière se déversera sur lui ! »

    Claudia se tut. Elle reprit son souffle. Elle avait parlé d’une voix forte, qui l’avait elle-même surprise. Elle était jeune, mais elle se sentait mature et jamais elle ne se serait remise en question… Pourtant, la meilleure des choses auraient été d’être plus maligne que la famille de Licinius, et de bénir cette union. Ne pas confondre le devoir et la haine, voilà qui aurait été sage et mature. Claudia était loin de se douter que les paroles qu’elles venaient d’avancer aurait des répercussions désastreuse sur l’avenir de Licinia, et de la sienne. Claudia stoppa court à la conversation. Elle ne voulait pas entendre davantage de poison se déverser en ces lieux sacrés, mais Licinia ne s’arrêta pas. Elle continua sur la traitrise…

    « Et moi comment pourrais-je regretter de promettre de ne jamais bénir ton union avec Quintus ? »

    C’était dit, les dés étaient jetés. Le Destin allait faire son travail lentement, vicieusement à cause de deux adolescentes qui auraient pu s’entendre si leurs familles n’avaient pas été ennemies de camps. Toutes les deux penser agir avec honneur conformément à leur familles respective, mais leurs cœurs eux, souffraient de la même étrange façon.

    « Je vais t’empêcher ce mariage, comme vous tous avez empêché celui de mon défunt frère. Sache, Licinia, qu’aucun crime ne reste impuni dans la gens des Claudii… Et apprend aussi notre devise, Oderint Dem Metuant, qu’ils me haïssent pourvu qu’ils me craignent ! Souviens-toi de ces paroles Licinia, car je jure sur ma vie que jamais tu ne trouveras paix en le temple de Vesta ! »

    Claudia du haut de ses douze printemps c’était montrée plus sévère qu’aucune autre avant elle. Pouvait-on cependant dire qu’elle avait mal agit ? Elle écoutait son cœur, elle écoutait sa haine, elle écoutait son amour, son honneur familial. Elle posa son regard sur Licinia ;

    « Et je te conseille de ne répéter ceci à personne… Car sinon, Quintus pourrait bien éveiller la colère de ton père… Et tu ne souhaiterais pas que ton père découvre cette vérité, n’est-ce pas ? »

    Elle marqua une pause avant d’ajouter, avec mépris ;

    « J’espère pour toi que tu es encore pure, car sinon la fureur de Vesta serait doublement justifiée… »


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Message(#) Sujet: Re: [flashback] Quand l'amour provoque la haine, même les âmes les plus pures noircissent. [Licinia] Ven 17 Mai - 21:29


quand l'amour provoque la haine, même les âmes les plus pures noircissent




Sans doute que si la vestale en face d’elle aurait été plus âgée qu’elle, Licinia n’aurait jamais osé lui parler de la sorte. Après tout, quel romain aurait osé contrarier une vestale ? Et pourtant, pendant l‘espace d’un court instant, la jolie brune avait oublié qu’elle se trouvait face à une prêtresse de Hestia, ne voyant devant elle qu’une fillette qu’elle jugeait bien injuste, méprisante même. Comment pouvait-elle oser critiquer sa relation avec Quintus, elle qui ne connaitrait jamais les plaisirs que pouvait procurer une telle relation, qui ne saurait jamais ce que c’était que l’amour ? Ou était-ce même de la jalousie ? A vrai dire, la raison importait bien peu à Licinia. Sans doute que son père avait raison en disant qu’elle était trop impulsive, qu’elle devait apprendre à se contrôler, à ne pas céder trop rapidement à la colère. Mais aujourd’hui, elle était bien loin de respecter ce conseil. « Qu’insinues-tu donc vestale ? Que ma famille ait comploté pour assassiner Caesar ? Comment peux-tu oser avancer une telle chose ? » Les yeux de Licinia brillaient de colère. Elle ne connaissait sans doute pas grand-chose à la politique, mais même elle était au courant de ces événements qui avaient chamboulés Rome. « Nos familles n’ont-elles pas combattues Brutus ensemble ? ! Alors comment peux-tu insinuer que nous avons pu soutenir ce traitre ?! » Après tout, même si les Licinii et les Claudii avaient optés pour des camps différents, l’alliance entre Gaius Octave et Marc Antoine avait fait d’eux des alliés… du moins d’une certaine manière. Mais cette alliance n’avait pas durée bien longtemps, laissant place au conflit entre les deux hommes les plus puissants de l’Empire. Qui sait, peut-être était-elle allé trop loin dans ses accusations contre le frère de son interlocutrice. Et pourtant, vu la réponse de la petite fille brune, elle ne regrettait en rien ses paroles. Non, elles venaient du fond du cœur, et le fait que ce ne soit certainement pas le lieu pour de telles querelles ne traversa même pas l’esprit de la jolie brune. Quand la vestale parla de la possibilité de ne jamais bénir son union avec Quintus. Partagée entre colère et peur, la jeune fille ne savait pas comment réagir, si bien que pendant un court instant, elle se contenta d’observer son interlocutrice, espérant que celle-ci revienne sur ses paroles. Qu’elle avait uniquement désiré de lui faire une frayeur, chose qu’elle avait d’ailleurs bien réussi. Licinia allait lui répondre qu’elle le regretterait certainement parce que ce n’était pas digne d’une vestale d’agir de la sorte. Ne devait-elle pas mettre son devoir au-dessus de tout autre chose, au-dessus de tout sentiment ou intérêt personnel ? Du moins, c’était ce que l’on avait toujours expliqué à Licinia. Et autant dire que la différence entre idéal et réalité était bien flagrante. En entendant la suite du discours de la vestale, la colère qui avait brillé dans les yeux de la jeune femme disparaissait peu à peu, laissant place à l’incompréhension, la surprise même. Malgré leurs paroles peu agréables, elle n’avait pas réellement douté d’obtenir la bénédiction de la déesse. Ne lui avait-elle pas apporté un sacrifice digne de ce nom ? Et comment son interlocutrice qui n’était qu’un enfant pouvait-elle oser la maudire ? Doucement, la surprise se transforma en crainte. N’avait-elle pas entendu bien des histoires de personnes qui avaient été maudites par un prêtre ou une prêtresse et à qui il était arrivé bien des malheurs ? A vrai dire, elle n’avait jamais réellement su si elle devait y croire, mais à ce moment précis, tout cela faisait surface. Et est-ce que cela voulait dire que son mariage était sous de bien mauvaises augures ? Avec beaucoup de mal, elle tenta de sauver face, de ne pas montrer à cette fille insolente à quel point elle l’avait touchée. Elle se redressa légèrement, se tenant alors plus droite qu’à l’accoutumé alors qu’elle laissa déverser un nouveau flot de paroles amères, emplies de haine, sur elle. « Sache que je n’ai ni besoin de tes conseils, ni d’entendre tes menaces prêtresse ! Et pas non plus ta bénédiction. » Le ton était bien moins sec qu’elle ne l’aurait souhaité, mais Licinia était soulagée de constater que sa voix n’avait pas tremblée alors qu’elle tentait tant bien que mal de retenir des larmes de déception. Non, elle ne montrerait aucune faiblesse devant cette fille. Elle se détourna pour se diriger vers la sortie, avant de s'arrêter et de regarder une dernière fois la prêtresse qui la chassait en quelque sorte du temple. « Puisque tu m'as fait part de sonseils, je vais faire de même : sache que les Licinii n'oublient jamais une offense. Un jour, tu regretteras tes paroles, je le jure devant Zeus !» Ces paroles étaient le fruit du mélange d'émotions que ressentait la jolie brune en ce moment : la déception, la colère, la crainte. Quiconque qui la connaissait en temps normal aurait pu dire qu'elle ne le pensait pas réellement. Et pourtant, lorsqu'on voyait son regard déterminé, il était difficile de croire que ce n'étaient que des paroles en l'air. Peut-être les regretterait-elle plus tard, mais pour l'instant, c'était bien loin d'être le cas. Sur ce, elle finit par tourner le dos pour de bon à la prêtresse et sortir du temple tête haute. Elle aurait le temps de pleurer et d'aller se refugier dans les bras de l'homme qu'elle aimait plus tard, mais pour l'instant, elle tentait tant bien que mal à ne pas montrer de faiblesse....

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Message(#) Sujet: Re: [flashback] Quand l'amour provoque la haine, même les âmes les plus pures noircissent. [Licinia] Dim 19 Mai - 15:33

Les dernières paroles de Licinia avaient été insupportables pour la jeune fille, en deuil d’un frère. Elle ferma les yeux, laissant la rage des deux jeunes personnes s’emparer des parois du temple d’ordinaire si calmes et si sacrées…

« Avant de repartir, reprends ton offrande fille de Licinius… Elle n’a plus sa place en ce lieu. »

Claudia était redevenue calme, mais ce n’était qu’une apparence. Elle n’attendait qu’une seule chose : que cette fille s’éloigne avec son offrande et ne remette plus les pieds ici, jamais. Elle attendit patiemment que Licinia crache ses dernières paroles, comme elle, les avait crachées quelques minutes plus tôt. Bien. La rencontre allait tirer sur la fin, il n’était pas trop tôt ! La jeune Vestale pinça les lèvres quand Licinia la menaça de ses paroles.

« Menacer une Vestale… On ne t’a donc rien appris Licinia ? Elle laissa échapper un rire las et moqueur. Même les plus hauts dignitaires n’oseraient le faire sans prétendre à une punition publique et divine. Elle secoua la tête. Va, je suis las de tout cela, que Zeus me frappe à l’instant si j’ai offensé par mes paroles sa sœur si pure, ma Mère divine. »

Elle la regarde avec froideur, mais sa voix avait retrouvé un teint normal. Elle regarde Licinia partir les larmes aux yeux. Elle éteignit l’encens qui se consumait : il n’y aurait pas d’offrande aujourd’hui. Elle se retira loin de cette pièce remplie de haine.

***

De retour dans l’enceinte sacrée, Flavia, sa supérieure la regarda avec suspicion comme si elle savait que la balance intérieure de Claudia avait encore ployé du côté de la colère et de l’amertume. Elle sourit tristement et ouvrit grands les bras à sa sœur. Claudia se réfugia dedans et pleura toutes les larmes de son corps. Elle n’aurait su dire pourquoi, mais elle s’en voulait déjà d’avoir cédé à une colère qui lui semblait maintenant superficielle. Elle tremblait de peur devant les menaces de Licinia, et si Zeus la foudroyait à l’instant ?

« Crois-tu réellement que les Dieux veillent sur moi Flavia ?
- Ma douce Claudia, si nos Dieux ne veillent pas sur les filles de leur sœur préférée, sur qui veilleraient-ils ? »

Elle sourit si maternellement que Claudia, troublée, continua de déverser ses larmes de petite fille. Des larmes d’une petite fille perdue à cause d’une rencontre qu’elle ne se rappellerait que bien des années plus tard !

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