Of dust and death.



POMPEII, TERRA DEORUM ₪ :: Population recensée
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Jeu 26 Mar - 5:37
Of dust and death.   




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Sextus Naevius Versutius
incarné par Michael Fassbender
Ave, étranger ! Je suis Sextus Naevius Versutius, fils de Numerius Naevius. Né à Pompéi, il y a 43 ans, je suis d'origine romaine. La déesse Fortune a fait de moi un plébéien et je n'ai aucune famille sinon qu'un illégitime bâtard.

Plus de 2000 ans plus tard, c'est Zargas qui m'incarne. Qui es-tu ? Un analphabète reconverti, si vous voyez c'que j'veux dire.
Je me sens perdu et j'aimerais bien avoir un parrain ou une marraine : NON [x].

© tumblr

Pompéi & lui
son opinion, ses croyances, ses ambitions
→ Ce qu'il pense de Pompéi.
La belle, l'unique, celle qui se drape de rires et de larmes, d’indigence et de faste tout à la fois. Cette cité est la matrice de son orgueil, de ses colères, de ses effrois et de ses liesses. Venu au monde dans le sein tiède de Pompéi, Sextus embrasse depuis la cause de l'adoration, et des mamelles de cette terre prodige à flanc du Vésuve il se sustente continûment, insatiable et pourtant si fervent. Toutefois ses prunelles d'acier ne se contentent-elles plus de l'unique tribut offert par la cité – celui d'une gloriole mûrie en son enceinte –, car il a beau louanger le nid, dans son crâne tinte la sérénade de cette catin d'Ambition ; il aime Pompéi, oui, mais Pompéi ne lui suffit plus. Ses horizons, il les veut distordus, il les veut lointains, il les veut agrandis sur tout l'Empire si possible. Ainsi va son cœur, ce myocarde fou d'une rage famélique qui réclame toujours plus ; cette ville n'est-elle pas à l’image de ces sempiternelles femmes qu'il chérit avec passion, mais face auxquelles il serait prêt à se détourner si le succès le sommait au-delà des frontières pompéiennes ?

→ Ce qu'il pense de la politique.
On s'étonne de cette carence, de ce manque d'intérêt. On le prône tantôt frustre et tantôt béotien. On le dit borné par sa vocation seule et incapable de lamper à pleins gorgeons l'élixir insipide de la politique. Et comme ils se trompent, ces chuchotis désaxés. Car si le laniste n'émet que peu son opinion en la matière, ce n'est pas à cause d'hypothétiques lacunes. Non. Il est juste bien trop matois pour avoir le culot d'offrir sa main aux chiens. On ne régit pas un commerce, on ne le fait pas prospérer à sueur et à sang, pour livrer ensuite ses efforts en pâture ; peu importent quels culs règnent au Sénat, peu importent quelles mâchoires se disputent les brides de la cité, puisque c’est à grand renfort de neutralité et de désintérêt fallacieux que Sextus observe en recul. Les empoignades, il n'en a que trop vu pour savoir que la place idéale n'est pas dans l'arène mais bien dans les tribunes. Les cadavres passent, mais les spectateurs demeurent.
     
→ Ce qu'il pense des jeux.
Ce n'est pas un labeur, pour ce berger d'ouailles sanguines, mais une vocation. D'aucuns le prétendent être venu au monde sur l'erg indocile du ludus, et s'il s'agit probablement là d'un mythe, il est toutefois incontestable qu'il n'ait jamais plus quitté le royaume de feu son père. Monarque des plaies, des armes qui rutilent, des rauquements sauvages et des ovations il s'est prédestiné, puis accompli au fil des années, prostré au-dessus de son peuple damné avec la prunelle bienveillante d'un patriarche, mais la voix roide d'un dieu cruel. Les Jeux, combien de fois l'aura-t-il expliqué avec fièvre et passion, ne sont ni de piètres combats de dogues, ni de pleutres exécutions. Les Jeux se muent et se métamorphosent, lorsqu'on en sonne l'exorde, et en chacun des belligérants s'insuffle la quintessence d'un héros, voire la personnification d’une légende. Les chairs meurtries et les kyrielles d'hurlements coléreux, terrifiés ou triomphateurs sont donc tout autant de fresques qui régalent Sextus, et si son âme il dédie aux affrontements, c'est néanmoins sa minutie qu'il offre à la foule, celle emplie d'intérêts ladres et cupides.

→ Ses souhaits, ses rêves, ses ambitions.
Crocs plantés dans la barbaque de ses concurrents, il n'en démord pas ; de tous les ludus, c'est le sien qui flamboiera. Du moins est-ce le serment qu'il s'est fait, un vœu rendu âcre par l’avidité et délégué par une ambition sans cesse attisée. Son pater s'est essoufflé à tailler dans la roche dure la silhouette de l’héritage, patrimoine qu'il s'efforce de maintenir depuis près de dix ans, mais aussi de distinguer et d’élever sur les pinacles de la renommée. Ce n’est pourtant guère chose aisée. Quidam argue même par instants que l’épuisement creuse ses traits masculins, mais ce serait sans compter sa résilience morfale et son inexpugnable combattivité qui irriguent sa sapience ; son pouvoir, il ne compte pas uniquement l’étendre dans les corridors de la gladiature, et puisqu’il est dorénavant veuf, l’alliance avec quelque autre fortune semble peu à peu germer dans ses pensées.

→ Sa pire crainte.
Tomber dans l’oubli, dégringoler tête basse dans l’avilissement du déclin, perdre tout ce pour quoi il se bat jour après jour. Sa crainte est celle de tous les hommes, elle tord les boyaux et appelle aux angoisses poreuses : ne laisser aucune trace derrière soi. Contrit par le veuvage, maudit par l’absence d’une quelconque descendance, Sextus macère en silence ses affects qui grondent. Pourquoi amoncèlerait-il gloire, succès et richesses, si c’est pour les voir un jour ensevelis dans sa même sépulture ou dilapidés aux quatre vents ? Prospérité et postérité sont ses deux combats, le saboulant à chaque nouvelle aurore que font les dieux d’anxiétés démentes et troublantes. Mais il se tait, le fier Versutius, car il préfère dîner en huis-clos avec ses démons, plutôt qu’offrir un banquet de fêlures à ses ennemis.

→ Heureusement, les Dieux veillent sur lui.
Séide à n’en point douter, il est l’adepte de quelques figures divines qu’il prie et adule plus que le reste du panthéon. Si par confort moral jamais il ne cesse de louanger Jupiter, dieu de tous les dieu et par conséquent omnipotence céleste qu’il ne vaut mieux pas froisser, c’est bel et bien Mars, qui vient dulcifier sa langue d’oraisons idolâtres. Car la Guerre est sienne, et s’il ne commande ni légions, ni armées, c’est bien des bataillons de guerriers qu’il envoie combattre aux pieds du démiurge. De torrents écarlates il abreuve Mars, et du chant des lames il le repaît. Mais Sextus n’oublie toutefois pas la rétribution qu’il doit aux morts, et c’est pour cela qu’il invoque usuellement Pluton, mentor enténébré qui s’assure de ne voir aucun spectre revenir de l’Erèbe pour hanter la quintessence – déjà bien ternie – de son apprenti. Vulcain, quoi que mineur dans les méditations du laniste, est parfois convoqué dans l’espoir de sacrer l’armement du ludus et de oindre les armures de ses gladiateurs de tout le prodige des forges de l’Olympe.  

→ Ce qu'il pense du "Fils de l'Etna" et de sa révolte.
Il n'en a pas cru un seul mot. De son timbre narquois et suffisant, il en a même ri – de ce genre de rires obscènes dont seuls les maîtres emplis de morgue peuvent exsuder. Un esclave ? Mener une quelconque armée par les bourses ? Franchir les mers depuis cette bonne vieille Sicile ? Rafler la dignité de l'Empire ? D'une main désinvolte il a balayé le problème et en est revenu à ses affaires, supposant avec sarcasme qu'il s'agissait surtout là d'une sempiternelle fable colportée par les esprits fous et stupides.
Et puis, Sextus a moins ri, lorsque la nouvelle d'une catastrophique conquête est parvenue jusqu'à la cité. Des régions dévastées, des villes consumées... Et chez le laniste, un fiel révolté saupoudré d'anxiété. Car il ne le prend plus à la légère, ce Fils de l'Etna – de putain, voilà tout ! Fléau répugnant suivi par sa cohorte de vermines, ce dogue insane serait bien capable de ravager plus que le talon d'Italie. Ce n'est toutefois pas au-delà des remparts, que les orbes de Naevius se déploient, mais bel et bien alentour, dans les artères de Pompéi, et surtout, oh, surtout, dans son ludus. Puisque l'on éructe à la sédition par-delà les frontières. Puisque l'on brandit les armes en honneur de la liberté. Puisque l'on décime et annihile le moindre obstacle... Qui lui dit que le chant de la mutinerie n'éclatera pas un soir dans sa propre enceinte ? Qui lui dit qu'à défaut d'être envahie, la cité ne sera pas rongée de l'intérieur, implosant en une guerre intestine que ses propres combattants, et les gladiateurs de tous les autres ludus réunis, mèneraient de front, poing érigé ? Cette vicissitude, elle érode et tourmente Sextus, qui d'une prunelle noire et sévère guigne dorénavant ses effectifs, corrodé par la paranoïa et plus que jamais draconien. Qu'ils osent. Qu'ils osent seulement...
 
© fiche par indi & born.to.die


Dernière édition par Sextus Naevius Versutius* le Sam 4 Avr - 2:53, édité 10 fois
Jeu 26 Mar - 5:52
Re: Of dust and death.   




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chroniques
" I'll feed the gods with your black nectar. "

SEXTUS.
— NAISSANCE.

Il n’y a plus aucun cri. Aux larmoiements furieux et harassés d’une matrice éprouvée ont succédé ces silences moites que la nuit dépèce. Dans la chambre matrimoniale, le vide et le froid se sont imposés avec lymphatisme, avec langueur, deux monarques tyranniques qui sur la couche molle se penchent et se plient. Il y a là le corps éprouvé d’une vénusté au crin de rouille, les paupières closes et le teint blafard – un teint contracté par une abominable fatigue. Elle est partie comme l’éclipse assiège le soleil, dans une noirceur céleste à laquelle elle n’a probablement rien saisi. Peut-être son spectre se croit-il encore vivant, tenant dans ses bras froids le poupon tout juste éclos. Peut-être, oui, peut-être bien, mais dans ce monde-ci, insipide et amère, c’est bien une esclave qui, aidée de consœurs et de la sagefemme, s’occupe de l’enfant. Au pied du lit, l’époux sanglote de larmes lourdes et strangulées, une main de la mère encore serrée dans sa paume – glacée, effroyablement glacée. L’accoucheuse, maculée du sang de la défaite, s’approche avec un respect pudique des épaules massives qui tremblotent et s’ébranlent. Et d’un timbre tout juste vif, annonce à l’endeuillé.

« Il est bien trop faible… »

Ton garçon. Ton fils. Le brisant sur lequel vient de chavirer ton aimée.
Numerius, quadragénaire au regard d’onyx, lève son faciès trempe sans se défaire de l’étreinte mortelle. Et son menton pourvu d’une barbe aussi noire que l’ébène de se tourner par-delà le lit, incisant le petit tas drapé d’un œil tari.

« Pas plus de six heures… il ne vivra pas plus de six heures… », prophétise la gorgone.

Le père reste muet, assailli par des pensées fugitives. Plus rien dans son crâne ne veut émettre le moindre son, et ses lèvres, abreuvées d’un sel corrosif, se cloitrent et s’emmurent. La femme plie un peu l’échine, sculpture déconfite dans ce providentiel tableau, et continue sa funeste sérénade.

« Souhaites-tu le nommer ? »

Un soupir exsangue aboie dans la trachée de Numerius qui en revient à la contemplation de sa Clodia. Au regard du portrait fané, ses dérélictions reviennent en marées sombres, et c’est en étouffant un chagrin fou et sauvage qu’il rétorque, la voix grinçante.

« Six heures, dis-tu ? Eh bien soit. Je le baptiserai Sextus, s’il me fait l’affront de survivre plus que présagé. » Et se tournant derechef vers le nouveau-né tout juste animé. « Qu’il aie donc cette hardiesse, et alors seulement je le tolérerai comme étant mon fils. » Un geste est esquissé, lapidaire, et les yeux se ferment. « Emportez-le loin de moi. Loin de nous. »

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DIS PATER.
— seize années.

Dans le palais de l’adolescent s’incline la fadeur sèche de la poussière soulevée. Alentour, les glaives en bois et les boucliers cognent en une litanie incessante, l’ensemble écrasé par un soleil qui décline et une chaleur toutefois épaisse. Dans la cour d’entraînement, les gladiateurs chorégraphient leur ardeur avec soin et martialité, tandis qu’en retrait s’échauffent le jeune Sextus et Fuscus, vétéran mirmillon qui, malgré son affranchissement, a préféré rester auprès de Numerius pour servir le ludus en tant que doctore. « Plus haute la garde ! Sont-ce des muscles que tu as ou bien de la bidoche ? » Tapi derrière son scotum suranné, Fuscus éclate d’un tonnerre hilare qui, sur son visage noir, fait resplendir des dents immaculées. Le poignet souple et l’arme en main, le jeune adversaire esquisse quelques pas de biais, ahané mais la prunelle matoise. « Dixit le géant qui se terre derrière sa montagne ! As-tu donc si peur que je te l’entaille, cette carne obsidienne ? » Puis, agitant le glaive en bois, une risette de fennec ciselée en coin. « Ou bien crains-tu que je ne vienne ficher mon jouet dans les bases de ton fondement ? » Et d’attaquer une fois encore, de fondre sur l’adversaire et de frapper chaque parade sous l’éloquence d’une force déjà bien replète, pour un tel âge. Sans grand recul, le rival tient néanmoins bon, ancrant ses pieds nus dans le sable rugueux de la cour. « Tu t’épuises, mon jeune maître ! Tu t’épuises en vain ! » Sextus revient à sa position, plus époumoné que jamais, le bras douloureux et les bronches sciées, mais, toujours, doté de cet air opiniâtre de la bête qui n’abandonne pas ; jamais. « Trois ans que j’éduque cette carcasse au combat, et tu ne réfléchis encore qu’avec ta fougue. Vais-je devoir dire à ton père qu’à défaut d’un fils, il ne possède qu’un chien fou ? » Le carreau de flèche se plante là, profondément riveté dans le palpitant affolé de l’adolescent. Un rictus torve s’enjoint, et les deux adversaires continuent de se guigner en une ronde pour l’instant passive.

« Je ne sais jamais trop si tu uses de ta colère, ou si c’est ta colère qui t’utilise. Le fait est qu’elle ne te quittera jamais, alors apprend au moins à la canaliser. Regarde-toi ! Échevelé et haletant ! J’ai connu des catins avec plus de panache. Comptes-tu mordre tout ce qui bouge dans ta vie prochaine, Sextus Naevius ?
Peut-être bien. À commencer par les mamelles de ta fille. »


C’est cette fois au doctore d’amorcer l’attaque, pourfendant l’insolent d’une kyrielle de coups carillonnés par le bouclier et les ripostes de l’arme adverse. Une risette oblique pour toute esquisse, c’est fauve et agressif que l’héritier contient l'offensive, les appuis fermes et l’œil vif, conquérant. Malgré l’indiscutable agilité, sa carrure recule toutefois jusqu’à rejoindre le périmètre des gladiateurs, et d’un pas à l’autre, finit par se collisionner à une charpente armurée. La vélocité du jeune-homme manque le faire choir, mais c’est bien l’autre qui, brusquement saboulé, s’effondre à terre dans un nuage crayeux. Accordant tout juste un regard à la victime du forfait, Sextus reprend ses esprits et somme à Fuscus de régresser jusqu’à leur aire d’entraînement. Au mouvement de tête s'adjoint néanmoins le son clair et visqueux d’un crachat expectoré dans son dos. Un glaviot empli d’antipathie. L’adolescent fait volte-face, sanguin. « Que viens-tu de faire ? » L’autre, un Provocator encore bien frais et indocile, se redresse et s’époussète en lorgnant le jeune maître d’une tête plus haute, la lèvre supérieure rehaussée avec mépris.

« Rien.
Rien ?
Rien.
Foutez-moi cette chiure de Bacchus au flagrum ! Livius ! »


Mais avant que le garde n’intervienne, un phonème ombrageux tonne brusquement dans l’atmosphère. « N’en fais rien, Livius. » Les visages se tournent vers le dominus tout juste entré dans la cour. Il y a sur ses ridules patriarcales une sévérité de lion qu’il ne semble accorder qu’à un seul et unique être. Rôdant jusqu’à l’incident, il fait halte et juge alternativement Sextus et le novice.

« C’est ainsi que tu comptes lui marauder son respect ?
Père…
Je n’ambitionne pas léguer mon patrimoine à quelque pucelle effarouchée. Et tu manques clairement d’hardiesse pour que je laisse Livius te céder son fouet. Il est peut-être temps que tu exhibes ta valeur autrement qu’en beuglant tes simagrées de couard. Fuscus ! Arme-les. »


Après un court échange de regards entre le doctore et l’apprenti, on s’exécute en leur portant glaives d’acier à la lame émoussée et petits boucliers. Les bustes se meuvent, s’écartent et d’un cercle ovale, se postent en une lisière de chair et d’orbes vigilants. Numerius Naevius n’est que trop peu connu pour sa bonté, moins encore pour sa magnanimité paternelle, mais ce qui se profile devant les museaux poisseux des esclaves est inouï, surprenant, même de la part du maître, même de la part de ce fils de Titan. Pas une étincelle d’apitoiement n’irradie toutefois chez les cerbères ; pis, même, une certaine satisfaction vénale paraît grimper sur les gueules démolies. Sextus les guigne, d’abord coi, et puis, lentement, doucement, délicatement, embrasse la masse d’un regard pugnace. Il déglutine. Prend place face à l’aspirant et enlise le manche dans sa poigne ferme, jusqu'à ce que les phalanges ne blanchissent. Contre l’autre avant-bras s’enroule la lanière de cuir et s’appose le toucher réconfortant du bouclier qu’il arbore à hauteur de poitrail. « Ne retiens aucun coup. » Et si tous croient que ce verbiage s’adresse à la progéniture, derechef, le timbre débite. « Tu ne subiras aucun châtiment pour avoir appris une leçon à mon fils, je t’en donne ma parole. » Le Provocator hispanique oscille de son crin brun et, avant que le jeune-homme ne puisse amorcer quelconque attaque, s’élance et frappe d’estoc. Bien moins puissant que Fuscus et néanmoins brutal, il oblige Sextus à parer nombre de frappes que son épaule gauche dévie aidée du bouclier. Le sable les emporte prestement dans une nuée opaque et safranée, mangeottée par les semelles franches qui se meuvent dans l’altercation. A force de bellicisme, l’hispanique finit par désarmer son rival de la seule défense possédée, et tandis que le bouclier s’écroule, le plat de l’arme adverse vient battre un flanc de l’adolescent. Une côte probablement brisée insuffle à ses naseaux un sifflement meurtri, et c’est aidé de sa patte dorénavant libre qu’il soutient la lésion infligée en grognant de hargne. Les papilles infectées d’un arôme de fer – à trop se mordre la langue –, c’est courbé et le museau du glaive érigé qu’il scrute le concurrent, et dans son crâne consumé de fiel résonne la voix de rogomme : Je ne sais jamais trop si tu uses de ta colère, ou si c’est ta colère qui t’utilise. La canaliser, voici ce à quoi il doit se résoudre, car Fuscus n’a que trop raison ; chien fou il ne veut pas devenir. Sextus patiente qu’une seconde fois, le Provocator le charge, mais au lieu de parer, d’encaisser, de subir, il pivote sur ses appuis et laisse l’homme s’épuiser ainsi durant une longue valse. Tout autour, les bâtons commencent à tambouriner sur les boucliers en signe d’ivresse querelleuse, puis à l’arme du fils se s'effondrer contre une clavicule de l’hispanique, craquelant l’os qui de douleur, le désarme à son tour. Il poursuit en atteignant cette fois la panse qu’il assaille de son coude, coupe le souffle de l’autre mais se récolte néanmoins un uppercut et une volée de lame qui, malgré son usure, entaille un bout de carne juste en dessous du nez – frôlant la défiguration s’il n’avait pas eu le réflexe de régresser subitement. La brèche ouverte lui permet toutefois d’asséner un violent coup à la tempe du novice, qui, sonné, chancelle et puis s’écroule, poussé par le pied fléchi de Sextus. Le silence revient, bâfré par les souffles époumonés et le combat prend fin lorsque l’hispanique lève sa main en signe de reddition, groggy et défait. L’adolescent relâche son glaive, et, la bouche en sang, la paume claustrée contre son flanc et un œil au beurre noir, se tourne vers le père. « … fallait-il que tu me l’abîmes à ce point ? S’il n’est pas apte à combattre d’ici les prochains ludis, il t’incombera de payer toi-même son remplaçant. » Numerius jette un dernier regard plat au vaincu et s’en repart. Non sans receler dans son imposante ombre un sourire que, d’aucuns, jugeraient fier.
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LA DIVINE COMÉDIE
— trente-cinq années.

La pulpe sèche, elle exhale cette nuit d’une sempiternelle rage ignée. Lavinia s’éveille parfois de ses tristes songes pour entrer dans des colères de soufre, des colères de poix. Vénusté épinglée par un mal incurable qui depuis des lustres fait rage ; une neurasthénie expirée par les enfers, consumant sur son passage lucidité et cœur. Lavinia la chagrine. Lavinia l’éternelle pleureuse. Lavinia qu’il aime pourtant, mais qui, dès leur première année de mariage il y a de cela quatre hivers, exhibait déjà une propension naissante à la dépression. Oscillant entre périodes d’abandon, phases d’euphorie, et maigres lézardes d’une normalité lénifiante, elle est parfois pour lui le plus terrible des fléaux. Les cloisons de la villa retiennent pourtant ses cris et sanglots, séquestrant en leur sein une vérité qu’il vaut mieux cacher à la vue de tous. Sextus nielle à ses lippes l’habituel sourire patenté qu’il offre aux assemblées, et avance continument les mêmes excuses lorsqu’on s’étonne de l’absence féminine aux festivités mondaines. Et il s’y prend si bien, le bellâtre, derrière son verbe adroit et ses facettes envoûtantes, que l’on ne réclame jamais plus que ce qui est argué. De retour dans le nid, les risettes s’égrènent toutefois, et, comme ce soir, l’orgueil embourgeoisé se confronte à la réalité brutale.

« (…) et toutes ces putains, elles laissent sur ta chair leurs odeurs, leurs fétidités, je les respire à chacun de tes pas, tu déambules et parades avec sur tes doigts le stupre de leurs vices ! » Sa crinière de jais coule sur ses épaules en d’épaisses boucles bestiales. Tout juste couverte d’un linge immaculé à la transparence aérienne, elle accuse d’un index tapageur la silhouette masculine qui se dévêt en lenteur à l’autre bout de la chambre. Pas un regard ne lui est accordé. Elle est seule, isolée dans ses turpitudes, dans ce gouffre sans fond duquel elle tente de l’entraîner, mais contre lequel il résiste sans cesse. « Tu n’es qu’un animal ! » Décrète Lavinia, l’écume aux babines et la prunelle folle, incendiée par des mensonges qu’elle se dicte seule. D’adultère, ce n’est point la première fois qu’elle l’accuse. Et s’il avait auparavant la force de réfuter, il se trouve dorénavant mutique face à l’adversité. Que pourrait-il dire de plus pour convaincre cet obscur passager qui hante son épouse, lorsque dans ses épisodes paranoïaques elle se plonge ? « Oui ! Toutes ces filles que tu t’enfiles ! Et des éphèbes, j’en suppose même ! » Chez Sextus, un sourcil s’élève, et contre ses ridules, le flegme mesuré s’émeut d’un amusement froid. « Tu es comme ces clephtes de la basse-cité, qui enfournent jusqu’aux chèvres pourvu que ça rentre ! » Et sous un rire sec, le gravier lapidaire de rétorquer enfin. « Allons bon. Des biques, maintenant. Vas-tu bientôt m'incriminer de baiser Vesta ? » Le premier regard qu’il lui glisse est oblique, tranchant, dépourvu d’une moindre salve d’émois. « N’impute pas aux dieux cette dépravation dans laquelle tu te complais ! » Les épaules noueuses se tournent avec fiel, et la placidité jusqu’ici préservée s’écaille en monceaux courroucés sur le portrait de l’époux. « LAQUELLE AU JUSTE ? Celle qui m’astreint des heures aux affaires, ou celle qui macère en mon for toute la patience qu’il me faut endurer à tes côtés ?! » A la sentence riposte une céramique que la furieuse brise à même le sol, puis une seconde cette fois catapultée sur la carrure massive qui l’esquive de justesse. « VOILÀ ENFIN DE SAGES PAROLES. Je ne suis que fardeau et venin, cesse tes ostentations publiques dignes du plus fieffé escobar et crache-leur donc tout le bien que tu penses de moi ! » Un nouvel éclat sardonique fracasse la gorge de Naevius, puis il s’en retourne à son déshabillement. « Ça te ferait bien trop plaisir. Que le monde entier porte écoute à tes geignements de mulassière. » Le volcan détone d’un magma nocif, une pluie de surins qu’il inflige à l’aimée – sciemment ou inconsciemment, lui-même ne saurait dire, épuisé, surmené par ces conflits perpétuels. Lavinia se jette sur lui, félidé affamé de la carne maritale, et, de ses poings frêles, assaille la stature autant qu’elle le peut, furie déchaînée, tempête accablée. Ses pattes endolorissent et parfois même griffent puis giflent le récif masculin, avant qu’il ne parvienne à la maîtriser d’une force rude, manquant la battre dans l’espoir ténu de la voir se calmer. Ils atterrissent de concert sur la couche et les paluches épaisses de contracturer les poignets graciles, la gueule à moins d’un soupir de son Autre, canines apparentes, irascibilité en bouche. « Tu m’abhorres. » Elle murmure. « Je t’aime. » Il rappelle. « Tu m’exècres. » Elle relance. « Je t’aime. » Il aboie. « Non… Si tu m’aimais vraiment, tu m’aurais occise. Empoisonnée, ou bien, oui… poignardée, cela te ressemble plus. Tu es comme ce vent. Souviens-toi, celui qui vient du sud et ramène avec lui des nuées de sable chaud, d’Égypte, peut-être, ou d’Orient, probablement. Que sais-je… que sais-je… » Elle sanglote. « Si doux et si violent. Corrosif. Mais franc. » Dans ses iris rubiconds traverse le cadavre d’une jeunesse détruite. Elle n’a que vingt-quatre ans. « Pardonne-moi… de n’être ni épouse, ni mère… » Les paupières du mâle s’abaissent, vaincues par le despotisme d’un tel truisme et l’aliénation chaotique qui, en rivières d’affects, s'éboule sur lui. Son front rencontre celui de son épouse en une douceur recouvrée que ses doigts adoptent à l’unisson, délaçant les liens. « Lavinia, par Jupiter, je ne te demande que d’être toi. » Une supplique tout juste formulée, tout juste articulée, tout juste émise dans un soupir moiré. Il s’écrase sur elle, l’étreint, bercé entre colère et passion. Et la sylphide ne fait que sourire. D’un sourire gorgé de larmes, entaillé par la disparition d’une moindre essence combative. D’une moindre âme que la maladie a rendue soluble dans le vertige de cette disgracieuse baille.  

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ROUGE SANG.
— quarante-deux années.

Ce sont les gouttes, dont il se souviendra toujours. Celles dévalant les doigts blancs et tombant sur le sol noir. Le corps alangui dans la baignoire résonne d’une beauté obscure dont il ne saisit pas idéalement les pourtours. Le tableau est néanmoins captivant ; charogne aux poignets tailladés, Lavinia gît. Elle est probablement partie depuis quelques heures, car sa peau s’est chiffonnée à l’égal d’un nouveau-né, et sa pulpe charnue qu’il connaissait couperosée s’est flétrie d’un mauve pâle, blafard. L’océan pourpre dans lequel elle repose masque difficilement le galbe de ses seins, et à la beauté dont elle resplendissait s’adjoint la vulgarité du grossier trépas. Laide à crever, elle est devenue. Et l’époux qui constate de se taire et d’observer. En lui, rien ne s’éveille, tout a déjà abdiqué depuis quelques années ; ce n’était qu’une question de temps, réitère le refrain dans son crâne. Qu’une question de temps. Néanmoins les orbes finissent par relaxer des lueurs humides et dans la barbe du laniste s’épuise un songe brisé. Un soupir fatal. Il ne sait si la découverte le charroie aux portes de l’agonie, ou si au contraire elle décloue de son échine l’épée de Damoclès. Il ne lui fera pas l’affront de demander pourquoi ?, ce serait autant l’insulter que la maudire d’un crépuscule dont il avait bien auparavant prédit le déclin. Il lui faut pourtant s’accrocher au premier meuble qui croise sa patte, pilier d’infortune au colosse dont les pieds d’argile viennent ce soir de s’effondrer. La masse chancèle et culbute la boiserie agrippée, avant que d’un pas il ne se stabilise pour de bon sans détacher son regard de la femme suicidée. Au geste résulte la brisure d’une petite statuette, mais Sextus n’entend pas. Il n’entend plus rien sinon que les rafales de son organisme combattant pour la sauvegarde du lucide. Ce n’est que la venue précipitée d’une esclave qui provoque une brèche dans sa torpeur, l’obligeant à vriller la nuque et offrir à l’intruse le regard d’une bête que l’on accule, âprement troqué en une roideur rendue abrupte. « Que fais-tu là ?! » Le phonème est césarien, une maladresse d’un chaos inhérent à qui l’on a peu laissé le temps de se remettre. Il se redresse prestement et accuse la venue en scrutant celle qu’il vient de reconnaître ; la favorite de Lavinia, Serena. Le masque traversé d’émois, elle guigne sa domina tandis qu’il s’interpose, la langue aride mais les yeux encore salés. « Tu n’aurais jamais dû voir ça. Retourne séance tenante dans tes quartiers. C’est un ordre. » La sommation tremble d’une brûlure sourde qui ne saurait souffrir d’aucune objection. Lorsqu’elle tourne pourtant les talons, avec une réticence qu’il ne devine que trop bien, c’est vigoureux qu’il empoigne le bras de la brune. Et dans le face-à-face imposé : « Nul mot à ce sujet. Ce qui s’est déroulé ici ne regarde que les dieux. Que je ne t’entende jamais dire… » Les mots s’étranglent. Puis il reprend avec un aplomb rêche, la paume puissante – menaçante. « Tu considèreras cela comme un accident. Nous considèrerons tous cela comme un accident. » Et quel cruel homme fait-il à cet instant, de ne se préoccuper encore que des apparences. A croire qu’il se préparait au drame depuis plusieurs éons déjà. « Me suis-je bien fait comprendre ? » La prunelle frictionne son vis-à-vis d’une autorité radicale. Elle opine. Il la relâche. « Va. Je m’occupe d’Elle. »
Une fois seul, l’époux s’approche et s’assoit aux pieds de la baignoire, pliant les genoux et nichant son épine contre le rebord en marbre. Un bras se lève et les phalanges viennent colmater la chair tranchée. Puis les calots se perdent dans la pénombre et disparaissent enfin derrière les paupières. Dans son esprit, une seule couleur émérite : du rouge, du rouge sang.

₪ ₪ ₪


UN ORGASME NOIR, TA VOIX.
— 725 AUC, septembre.

C’est un de ces banquets où l’on festoie la gorge pleine ; de mets ou de mots, de vin ou de rires, la langue n’est jamais sèche et jamais véritablement quiète non plus. Paré d’une étoffe aussi somptueuse que celle des autres convives, le laniste brille dans l’aréopage des nantis. Loup, toutefois, il demeure dans la basse-cour, car cette nuit il chasse. Non pas la lune, mais vraisemblablement son allégorie : Livia Ulpia, épouse de leur hôte Publius, qui quelques heures plus tôt lui a été présentée. Voluptueuse chimère mussée derrière son champ de blé, vénusté craquelée d’une tragédie grisante, elle s’est invitée dans son esprit et, avec l’insolence d’une reine, s’y est définitivement installée. Maudit soit-il d’avoir posé les yeux sur elle, et pourtant : qu’aurait-il pu y faire ? A croire que se joue ce soir une ignominieuse farce ourdie par les maîtres d’Olympie. Fallait-il, entre toutes ces sylphides, que d’antiques émois se ravivent à la vue de la belle ?

Voilà maintenant des lunes que le destin l’a fait veuf, et autant de mois qu’il se plait à attiser une résurgence sybarite qu’il avait écartée d’une main noble durant l’entière durée de son mariage. Car si le décès de Lavinia a emporté avec lui un tronçon de son âme, l’estafilade laissée dans son être s’est toutefois vite muée en une délivrance inavouable. Sa maladie, sa longue et pénible errance au travers des ans, avaient fait d’elle un insurmontable poids qui avait peu à peu vidé son mari. Le souffle de Pluton, néanmoins, est venu balayer bien plus que le corps de sa femme, car il a moissonné avec lui ses turpitudes et ses tentures méphitiques pour ne laisser qu’un luxe de paix et de silence dans la couche de Versutius. Enfin. Plus si aphasique que ça, cette dite couche. Le veuf n’a que trop bien repris goût à la vie – jusqu’au sens littéral du terme. Les ondines viennent, les ondines vont. Les pulpes s’amoncellent, les carnes aussi. Les sueurs s'enchevêtrent, le stupre de même. Et tout ce pourquoi Lavinia l’accusait, il en fait dorénavant son point d’orgue. Oui mais voilà. Les clés de la liberté ont un prix, et ce soir il le soupèse ; marié, il n’aurait jamais – au grand jamais – laissé ses réflexions cavaler au-delà de la pièce et venir s’alanguir sur le portrait de Livia. Pourtant le voilà, à rire et discourir, tandis qu’à la dérobée, il observe à s’en crever les rétines cette envoûtante callipyge. Imbibé jusqu’à la moelle d’un éthylisme irraisonnable, il se sent dériver. A trop être émancipé de toutes obligations conjugales, il se constate chavirer dans l’insane vertige du vol d’Icare et il le sait ; bientôt, il ne pourra plus tenir. Il ira fatalement la voir, et à moins que la naïade ne le repousse à coup de crocs, il guerroiera entre deux coupes pour que cette nuque oblongue ne termine entre ses lèvres. Sottise ! Folie que cela ! rechigne sa foutue raison. Il est vrai… Fornication et affaires ne font jamais bon ménage – sauf peut-être par consensus réciproque. Baiser une épouse n’est déjà pas bien sage de sa part, mais baiser l’épouse d’un client relève à ce stade de l’amateurisme. Et obtus, il n’est pas. Loin s’en faut. « (…) de terribles joutes ? » Caepio, un riche commerçant de lin aux airs bovins fend ses bajoues d’un sourire plein. « Pardon ? » Le laniste érige un sourcil, déconcentré de sa longue contemplation à laquelle il met un terme brutal tout en vrillant du chef vers son interlocuteur. « Votre érudition martiale ! Vous a-t-elle déjà value quelques terribles joutes avec vos gladiateurs ? » La gorge de Versutius s’éraille d’une rire succinct aux amorces narquoises. « Non. Je ne combats pas mes gladiateurs Caepio. Cette érudition, comme vous le dites si adroitement, me permet surtout de connaître l’art que je professe et exploite. Et vous, vous arrive-t-il d’aller à la cueillette ? » Le mercanti écarquille ses petits yeux. « Je vous demande pardon ? » Et tout-de-go, la voix grave de moquer. « Le lin Caepio, le lin. Par les trayons de Minerve, suivez un peu ! » Alentour on s’esclaffe, quelques autres convives aimantés par la verve du laniste et son aparté cocasse avec Caepio. L’homme se rabougrit quelque peu, mais se laisse vite porter par la bonhomie ambiante et finit par glousser. De quoi laisser le temps à Sextus d’en revenir à la silhouette convoitée. A moins que… A moins qu’elle n’ait fui, emportée au loin par les bras de Morphée. Un rapide coup d’œil vers Publius confirme l’absence de l’épouse qui semble bel et bien s’être esbignée des festivités. Les sourcils de l’homme se froissent, mais il se fait à l’idée. Oui… c’est peut-être mieux ainsi. Le vin n’aurait que trop abreuvé ses élans et occulté sa sapience habituellement de fer.

Au moment de se détourner, pourtant, l’éclat flavescent de la crinière l’alpague au loin. Évadée entre deux pilastres, il l’a aperçue, véritable mirage opalescent dévoré par l’exil. N’y pense même pas, réfute son crâne, mais le voici qu’il prend congé de Caepio et qu’il s’enfonce à travers masse pour contourner l’agape et suivre son étoile du Nord. Nombre de corridors sont parcourus dans les entrailles de la villa avant qu’il ne parvienne à la rattraper. Sa dextre puissante s’arroge alors la rotondité d’un bras et il l’arrête en plein élan. « Vous nous quittez déjà ? » Sont-ce des manières ? Non. Bien évidemment que non. Retournée avec prestesse, la madone lui fait front, et un instant, un infime et frêle instant, Sextus manque faire demi-tour, trop orgueilleux et aussi trop vieux pour se laisser embrigader dans un tel jeu de godelureau. C’est toutefois bien lui qui enchaîne, les ridules plissées avec amusement. « Pardonnez… L’alcool a toujours fait de moi le plus fieffé des impertinents. » Sa paluche glisse dans l’espoir de quitter la chair abordée, mais sa paume rêche, malgré toute la détermination invoquée, ne se résigne pas à la lâcher. Le toucher, ce toucher, évident et béat, écaille dans les naseaux du laniste un soupir de Bacchus. A l’éclat de ses orbes se nielle un orage d’érotisme que le vin accroit et déifie, puis il demande à demi-mot, l’aplomb de l’homme mûr précédant quelconque badinage qu’un freluquet aurait naturellement dégoisé. « Dois-je m’arrêter ? »

« Non. Continue », elle exhale.

₪ ₪ ₪

LE SACRE.
— 726 AUC, mars.

Sine missione.
Sine missione, oui, et pourtant.
Sur l’erg sanguinolent, la carcasse du vaincu gît, bel et bien vive. Qu’importe, évidemment, puisque la foule est comblée, puise les dieux son rassasiés et puisque, dans le pulvinus, se dresse, gorgé d’ivresse, le laniste triomphateur. Sa liesse est toutefois strangulée, bridée par un carcan d’orgueil qui préfère vociférer ses hourras dans la pièce de son cœur plutôt que les bramer à gorge déployée. Car le pater n’aurait que trop ri en voyant le fils jubiler comme une putain à l’aube de son extase, et c’est tout en mesure disciplinaire que Sextus Naevius Versutius se fend d’un sourire carnassier, la prunelle moite de tous ces émois vécus au fil du combat, mais les épaules quiètes – effroyablement charismatique. Outre la survie de feu le glorieux Priam qui érafle quelque peu son égo vorace, rien ne semble pouvoir démolir la satisfaction furieuse qui galope dans ses veinules. De ses deux immenses paluches il vient aux abords du balcon qu’il enfonce de ses serres, puis embrasse la multitude comme un dieu se régale d’ambroisie. Voici un spectacle qui lui avait manqué, toutes ces gueules tordues par l’évocation d’un seul et unique nom ; celui de son champion. Ce soir, Remus n’a pas seulement raflé la victoire, il ne s’est pas seulement élevé au rang de légende, non, il a aussi tranché les têtes de cette purulente hydre jusqu’ici nichée dans les pensées du laniste, une kyrielle de ressentiments élevés et nourris par sa dernière défaite. Le blason est redoré. Briqué à en aveugler les dieux. Et c’est naturellement que les pupilles de Versutius se braquent sur le belliciste, les lippes encore morcelées de son sourire – si ce n’est plus encore évasées. Le message est tacite, obscur pour qui tenterait de deviner, mais le Dominus sait exprimer mieux que quiconque la reconnaissance brute qu’il doit à ses guerriers. Une fierté martiale que d’aucuns nommeraient patriarcale, et qui à cet instant n’appartient qu’à eux deux. Le crin court de Sextus marque un léger signe de tête envers le lauréat, et sans une palabre ni même aucun autre geste, scelle ses louanges. Il aura bien le temps de le récompenser comme il se doit une fois de retour au ludus, car il lui faut maintenant quitter la mappemonde de l’arène pour revenir au macrocosme sophistiqué que sont les jeux mondains et politiques. Se détournant des hauteurs, il en revient aux faciès bourgeois et nobles qui le congratulent. Et la rusticité quasi animale de s'écosser aussitôt, frappant sur son portrait l’estampille d’un charme patenté. Une cascade flavescente, néanmoins, attire un instant son regard, et en constatant l’identité de la nymphette, Sextus apostrophe. « Lucretia. » L’ivoire du minois se tourne vers lui. « Mes plus sincères salutations à votre frère. » Il sourcille, neutre et nonchalant. Toutefois, nul ne se trompe. Car dans les calots du laniste rugit un impitoyable monstre qui se gausse en silence. Avec un peu de chance, Lucretia Ilithyia reviendra la prochaine fois démunie de comptes à rendre ; Fronto six pieds sous une terre arrosée de sa pisse chaude.


code by biscotte



Dernière édition par Sextus Naevius Versutius* le Sam 4 Avr - 4:38, édité 18 fois
Jeu 26 Mar - 10:02
Re: Of dust and death.   




Invité

Bienvenue parmi nous !!
Esclave
Jeu 26 Mar - 10:33
Re: Of dust and death.   




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Alors la je suis perdue, n'y avait il pas déjà un fassebender ? hem

Quoi qu'il en soit je te souhaite la bienvenue pervers
Patricien
Jeu 26 Mar - 10:34
Re: Of dust and death.   




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rebienvenuuuuue Please

je suis convaincue que ce rôle va t'aller à merveille, c'est un excellent choix ! Clap
enfin tu sais déjà tout ça Calin


Patricien
Jeu 26 Mar - 10:36
Re: Of dust and death.   




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rebienvenue sous cette nouvelle apparence mon cher cheers


They call me child
THEY CALL ME WEAK
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adoptez la bitch-attitude Lunettes:
 
Patricien
Jeu 26 Mar - 10:41
Re: Of dust and death.   




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Rebienvenue ! Plus sous ce nouveau personnage que sous cette nouvelle apparence, d'ailleurs


Dulce et decorum est pro patria mori
Le patriotisme est la plus puissante manifestation de l'âme. (⚡️)

Born to be together, Pripri:
 
Patricien
Jeu 26 Mar - 10:43
Re: Of dust and death.   




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(Jte l'disais, Shin' : Il a peur. Il a peur. XD)
Patricien
Jeu 26 Mar - 10:46
Re: Of dust and death.   




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Re bienvenue sous cette nouvelle apparence ! pompom

J'ai hâte de lire ta fiche, je sens qu'on va encore pouvoir se régaler ! Please



ô bienheureuses vestales...
(c) ystananas
Jeu 26 Mar - 11:59
Re: Of dust and death.   




Invité

Je vais te voler ta gladiatrice (parce qu'elle est trop bioutifoul, t'as pas honte de la faire combattre ????!!!) et en faire ma troisième fille, espèce de monstre !! Vert

( Naon j'rigolais en vrai j't'aime bien étouuu )
( Oui bon ok, je m'en vais. Yeux roses )
Patricien
Jeu 26 Mar - 19:26
Re: Of dust and death.   




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₪ Citation:
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BON, rebienvenue officiellement sous cette apparence mon tout beau ♥️ Va falloir qu'on se re-cherche des liens, maintenant

Bon courage pour ta fiche en tout cas ♥️


Aulus Caelius Ahenobarbus
Wannabe-Flamine à la barbe d'airain.
Plebe
Jeu 26 Mar - 21:05
Re: Of dust and death.   




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cheers Reeeeee! Please Je viens de me régaler à lire ton début de questionnaire, je sens que tu vas nous faire un Sextus magistral! Please Et je lui trouve tellement de point commun avec mon Caius que je suis plus que ravie que nos deux zozos soient en affaire! Yaaa Please (Je sais plus si c'est dit clairement dans le PV, ma mémoire me lâche, mais Caius Licinius Murena -mon DC- soutient et finance le ludus Naevius car son grand ennemi Pompeius finance celui de Lucretius Wink)

Bon courage pour la suite! Please Que les Muses soient avec toi! Superman


Je veux bien être belle, mais pas dormir au bois; je veux bien être reine, mais pas l'ombre du roi.
Plebe
Jeu 26 Mar - 21:57
Re: Of dust and death.   




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BIENVENUUUUUUUE Chamaille


Oppia Musca
Sometimes I wonder if there's something wrong with me. Perhaps I've spent too long in the company of my literary romantic heroes, and consequently my ideals and expectations are far too high.
Patricien
Jeu 26 Mar - 22:31
Re: Of dust and death.   




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Rebienvenue et prends bien ton pieds avec ce super scenario love



« SPOILED, SELFISH LITTLE CHILD, WENT OUT TO PLAY OUT IN THE WILD. FOUND YOU SHAKING LIKE A LEAF UNDERNEATH YOUR FAMILY TREE. YOU COULD NEVER LIVE OUT IN THE OPEN, REGRETTING EVERY WORD YOU'VE SPOKEN. YOU KEEP BEGGING FOR FORGIVENESS, BUT YOU DON'T THINK YOU'VE DONE WRONG. YOU'VE BEEN OUT CRYING OUT FOREVER, BUT FOREVER'S COME AND GONE. »
Ven 27 Mar - 17:10
Re: Of dust and death.   




Invité

Themis → Le même. PTDR J'ai fait un changement de personnage !

Lucius & Atia → Il n'est pas dans mon intention de provoquer des houles dans votre mariage, donc nulle crainte à avoir. (aa)

Claudia → Je vais essayer, je vais essayer, les peveys me foutent toujours la pression.

Tullia → Toi… hein… bon, voilà (tu aimes mon éloquence, je le sais ~~>).

Bubus → C'était pour nous échauffer, le premier round, comme ça on sera parés pour le second !

Julia → Je ne sais pas si je l'avais lu, mais je l'avais visiblement omis, étant donné ma surprise en l'apprenant : et ma joie. Non parce que c'est assez classe d'avoir Mister Murena de mon côté, étant donné tous les bons partis dont dispose le rival, je commençais à désespérer. J'ai vraiment hâte de voir ce qu'on peut se concocter comme lien de potos avec ton patricien du coup.
Sans omettre Julia… Pervers2 Pervers2

Je vous remercie pour ce second accueil ! Calin
Ven 27 Mar - 17:28
Re: Of dust and death.   




Invité

Oh bah pouet voilà ! Oui c'est la fin de journée et le weekend alors je te souhaite une re-bienvenue somme toute personnalisée ! Yaaa Bien hâte de voir Sextus à l'oeuvre.
Sam 28 Mar - 13:48
Re: Of dust and death.   




Invité

Oh bah j'avais pas compris qu'il y avait un 2e Sextus qui se préparait dans l'ombre moi hem

Re-bienvenue Ballon coeur à ce que j'ai compris et SUPER CHOIX DE PV DEPUIS LE TEMPS QU'ON L'ATTEND NOTRE MAITRE ! Yaaa
Sam 28 Mar - 14:48
Re: Of dust and death.   




Invité

Re-bienvenue si j'ai bien compris ^^
Bonne chance pour ton combat contre le second Sextus visiblement Yeux roses
J'adore vraiment trop ce mec Bave
Pourquoi je joue une esclave de Vestale moi, je vais même pas pouvoir profiter de tous ces mâles Pleure
Sam 28 Mar - 18:15
Re: Of dust and death.   




Invité

Philaé → Non mais ça y est, tu commences déjà à m'agiter ta croupe sous le museau toi… hmmm

Serena → Oh je n'avais pas vu que j'avais une autre esclave sous ma coupe, la dulcinée de mon champion en plus ! Tu dois lui faire des merveilles pour qu'il soit si inspiré en arène. (aa)
J'arrive j'arrive, préparez la baraque.

Daeira → Erh, navré. PTDR Sait-on jamais que ta domina veuille te louer à mes gladiateurs, ne perds pas espoir. ~>

Merci à vous mesdames.

La fiche avance, doucement mais sûrement.
Sam 28 Mar - 18:20
Re: Of dust and death.   




Invité

HAHAHA ! Eh bien non justement, on est parti du principe qu'ils n'ont pas eu l'autorisation du coup... C'est platonique Stp Eh oui, tu en as une autre que ta défunte épouse préservait... BREF ! On a hâte ! Yaaa
Arene
Sam 28 Mar - 19:57
Re: Of dust and death.   




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₪ Moi en quelques mots:
₪ Côté Coeur: Il appartient à son ludus et à l'arène
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Re bienvenue !

PS: C'est quoi cette gravure, un vampire à pompei ? ^^


Force et Honneur

Sam 28 Mar - 20:26
Re: Of dust and death.   




Invité

Serena → Ouh, n'hésite pas à m'en dire plus vis-à-vis de l'épouse. Je n'ai encore rien écrit, aussi vaut-il mieux me prévenir des détails à savoir pour que ça concorde avec ton histoire. Ma boîte MP t'est grande ouverte ma belle.

Voroncius → Merci mon brave. Plutôt Dante et Virgile de William Bouguereau, deux terribles rivaux qui m'ont fait penser à Sextus et Titus. =)
Patricien
Sam 28 Mar - 21:49
Re: Of dust and death.   




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₪ Côté Coeur: Époux de la louve et amant de la vipère.
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Bon moi j'ai rien suivi, j'ai rien panné, je suis sous l'eau mais je suis de bonne composition et je suis contente que tu sois là, avec cette tête là, avec ce perso là, avec cette nouvelle fiche sous le bras etc.
Re-bienvenue, et vu que tu joueras désormais Versutius, alors je vais revenir vers la fiche de liens pour te proposer des trucs pervers
Valà Wink



Césars:
 

Mes enfants me font tourner en bourrique...:
 





Sam 28 Mar - 23:26
Re: Of dust and death.   




Invité

J'ai fort hâte de voir ces dits trucs.
Merci pour ton nouvel accueil.
Patricien
Dim 5 Avr - 11:00
Re: Of dust and death.   




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₪ Côté Coeur: Mon coeur ne peut appartenir qu'à Vesta, n'est-ce pas ?
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Heyy! Me voici, me voilà ! Fire

Tout d'abord, sincèrement désolée du temps que ça a pris pour qu'on vienne se pencher sur ta fiche -enfin vos vu que tu n'es pas tout seul-! Flag

Bon, je te l'avais déjà dit mais j'adore comment tu écris, si bien que cette fiche était tout aussi délectable que la première, si même plus! J'ai beaucoup aimé comment tu as interprété le PV, c'est super ! Please

Je te prévalide, cet aprem ou demain maximum une des filles passera pour te valider définitivement! Stp Je me charge d'éditer le bottin, de supprimer l'ancien Naevius, en attendant tu peux recréer ta fiche de lien et venir flooder avec nous si le coeur t'en dis !  cheers



ô bienheureuses vestales...
(c) ystananas
Re: Of dust and death.   




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