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 C'est tellement bon de te voir [Pv Appius]

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Message(#) Sujet: C'est tellement bon de te voir [Pv Appius] Mer 18 Mar - 22:19

Je me réveillai en sursaut. Le corps couvert de sueurs. Un soupir de soulagement s'échappa de mes lèvres. Ce n'était qu'un cauchemar ! Un horrible cauchemar. Il ne m'était pas fréquent de faire des rêves me laissant aussi mal à l'aise au réveil. Comme un goût amer dans la bouche. J'avais rêvé du chaos. Une bataille qui faisait rage en pleine ville, mais était-ce seulement en pleine ville ? Je ne m'en souvenais plus, l'endroit de mon songe restait confus. Et non ce n'était pas une bataille, mais un massacre, il y avait du sang, beaucoup trop de sang. Des hurlements de douleur. Des morts. Je m'étais brusquement éveillée quand un des guerriers, messager d'une mort douloureuse et certaine m'avait planté un glaive dans le ventre. Cela avait eu l'air tellement réel. J'avais presque pu ressentir la douleur.

Je m'assis sur ma couche et jetai un regard au dehors. Le soleil allait se lever d'ici quelques instants, j'avais bien fait de me réveiller finalement. Et de toutes façons je ne réussirais pas à m'endormir. Je me levai donc, m'étirant. Il faisait chaud et j'avais soif. Je m'empressai donc d'aller boire un pan et de verser un peu d'eau sur mon visage, encore poisseux de transpiration. Cela me fit du bien. Mon récent songe continuait à faire trembler mes membres. Mais il ne fallait pas que je rester focalisée dessus. Et j'avais déjà des tâches à accomplir. A commencer par préparer à manger pour ma Domina, ou tout du moins le lui apporter... au moins je prenais de l'avance.

J'empruntai donc les couloirs de la villa. Ils étaient vides, beaucoup dormaient encore. Le chant des oiseaux les éveillerait d'ici quelques instants. Oh il y avait bien quelques esclaves qui commençaient à s'activer à la tâche, mais globalement, les personnes de la villa dormaient. Le silence était donc presque total après un tel cauchemar j'aurais pu le trouver effrayant, mais il n'en était rien, le calme de la fin de la nuit, avec un ciel couvert d'étoiles annonçant une belle journée m'apaisait. Je marchai évitant de faire trop de bruit afin de ne pas éveiller ceux qui somnolaient encore. Je ne souhaitais à personne un réveil brutal comme le mien quelques instants auparavant. Alors que je descendais aux cuisines je croisai des camarades qui commençaient à s'occuper du linge.

"Bonjour Nasica"

Je les saluai avec un sourire. Nous étions tous en bons termes. Il m'arrivait de leur donner des instructions bien sûr, mais jamais je ne les prenais de haut. Malgré ma situation je ne m'étais jamais considérée comme supérieure à eux. Pour moi nous étions issus de la même condition sociale et donc nous devions nous soutenir mutuellement, et je n'étais pas du genre à être prétentieuse et imbue de ma personne. Pour dire vrai c'était plutôt l'inverse, je n'étais jamais totalement satisfaite de mon travail et ressentais souvent le besoin de recommencer, j'étais du genre paranoïaque et perfectionniste... cela allait d'ailleurs bien ensemble.

Mais le perfectionnisme, je l'avais probablement hérité de mon statut d'esclave. Les marchands d'esclaves nous avaient appris à l'être et nous avions intérêt à suivre leurs ordres si nous ne voulions pas récolter un ou plusieurs coups de fouet. J'avais été chanceuse de tomber sur cette famille qui n'avait jamais été violente envers moi et j'estimai beaucoup ma Domina.
"Il n'y a que les coups qui rendent un esclave docile et fidèle" m'avait un jour soufflé l'un des hommes responsables de la mort de ma mère. Mais à présent je n'étais pas d'accord avec lui. Ma domina ne m'avait jamais battue et de ce fait elle avait instauré entre nous une certaine confiance et un respect mutuels. J'étais d'une loyauté sans faille, cela ne faisait aucun doute. Au fond grâce à elle j'avais peu connu la violence dans ma vie et je lui en étais reconnaissante. Les autres esclaves de a villa étaient également bien traités, c'était pour cela que nos travaux étaient aussi bien menés.

La maison s'éveillait petit à petit. J'entendais les autres discuter en commençant leurs tâches. Les chevaux se levaient et bougeaient. Je vis une des esclaves leur apporter de l'eau, les bêtes étaient vraiment magnifiques, puissantes... majestueuses, je restai là à les regarder, quelques secondes. Puis je repris mon chemin vers les cuisines. Alors que je passais devant la cour, j'y observai une silhouette familière. La carrure massive d'un guerrier, les armes à sa ceinture, ne pouvaient me tromper, je souris. Appius était au service de ma Domina depuis quelques temps maintenant. Au début nous avions eu une relation tout ce qu'il y avait de plus normal et professionnelle on va dire. Puis il m'avait sauvée la vie. Je me souviendrais toute ma vie de ce jour où j'avais entendu le sifflement de la mort arriver à mes oreilles. Un serpent s'était levé pour mordre la chaire de ma jambe alors que je cueillais quelques herbes pour la cuisine. J'avais entendu le sifflement au dernier moment et juste avant que je ne me retourne pour faire face à la bête, une lame avait fendu l'air pour couper en deux l& vile créature. C'est ainsi qu'Appius et moi avions développé une certaine amitié proche. très vite je l’avais considéré comme un grand frère, que je n'avais jamais eu, même si beaucoup e choses semblaient nous opposer.

En tant qu'ancien gladiateur, il savait se battre et n'avait sûrement pas peur de la mort, moi j'en étais effrayée. J'admirais, au fond, son courage, sans doute suicidaire, mais je me doutais qu'il n'avait pas eu le choix. Ceux qui se battaient dans l'arène avaient peu de chance de s'en sortir, c'était la victoire ou la mort. Il s'agissait là d'une façon honorable et glorieuse de gagner sa liberté, ou bien de mourir.

Appius était un guerrier cela ne faisait aucun doute. J'avais une entière confiance en lui tout comme ma Domina. Mais cette amitié, cette confiance s'était depuis quelques temps transformées en quelque chose de plus fort. Et cela pouvait se comprendre. Dès que j'étais avec lui, je me sentais bien, je me sentais moi même. Mon cœur battait à tout rompre dans ma poitrine. J'avais sans cesse besoin d'attirer son attention de le faire rire. Et son rire... son rire me faisait frissonner. Mais je ne comptais pas lui dévoiler ce que je ressentais j'avais trop peur de gâcher notre relation déjà si parfaite. Pour le moment elle me convenait, mais pour combien de temps ? Allais-je m'en contenter avant de tout détruire par pur égoïsme ? Je préférais ne pas y penser. Je décidai donc d'aller l'apostropher, un sourire heureux, presque tendre sur les lèvres.

"Appius !" L'appelai-je afin qu'il se retourne.

J'ajoutai en me dirigeant vers lui :

"Tu es bien matinal ! Comment vas-tu ?"

Je le serai dans mes bras en guise de salutations et m'écartai afin de ne pas trop prolonger l'étreinte, même si mon cœur ne voulait pas que je me détache de lui.
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