Antiope ✖ You did not break me



POMPEII, TERRA DEORUM ₪ :: Population recensée
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Arene
Lun 9 Mar - 2:54
Antiope ✖ You did not break me   




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₪ Arrivée à Pompéi : 09/03/2015
₪ Ecrits : 156
₪ Sesterces : 382
₪ Âge : 28 ans
₪ Fonction & Métier : Déesse de l'Arène

Cogito ergo sum ₪
₪ Citation: « Une action liée à la personne meurt avec elle. »
₪ Moi en quelques mots:
₪ Côté Coeur: Objet de désir mais surement pas d'amour
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Antiope
incarnée par Vintage Phonic
Ave, étranger ! Je suis Antiope, fille de Cassivellaunos. Née en Bretagne, il y a 28 ans, je suis d'origine Bretonne. La déesse Fortune a fait de moi une déesse de l'arène et j'ai pour maître Sextus Naevius Versutius.


Plus de 2000 ans plus tard, c'est Vintage Phonic qui m'incarne. Qui es-tu ? J'ai 25 ans et suis en Master 2 d'histoire contemporaine. En parallèle, je fais mon dernier semestre aux USA en tant qu'Assistante de langue (d'où les heures bizarres de post). Je ne suis pas Québécoise mais bien Française. Je RP depuis 6 ans, dont 5 sur des forums RPG historiques de tous temps. Vous me connaissez peut être aussi à cause du tumblr Visages du Passé
Je me sens perdu et j'aimerais bien avoir un parrain ou une marraine : OUI [ ] / NON [X] (cochez la réponse souhaitée). Pour plus d'infos sur le parrainage, c'est ici.
Si je venais malheureusement à quitter le forum, j'accepte [X] que mon personnage soit adapté en scenario / [] que le staff le fasse disparaître de Pompéi par mort ou départ (cochez selon vos préférences), et ce pour permettre à mes liens importants de ne pas être gênés. Mais ça n'arrivera pas.

© crédit gif

Pompéi & moi
mon opinion, mes croyances, mes ambitions
→ Ce que je pense de Pompéi

Elle a dut apprendre a mettre toute sa vie derrière elle. Sa vie d'avant. Elle a apprit à force de larmes et de coups que qui elle était, son prénom d'avant, sa vie d'avant, tout cela n'est plus. Pompéi en est le symbole. Le symbole d'une vie où l'on lutte à chaque instant.

→ Ce que je pense de la politique
Une esclave, déesse de l'arène ou non, n'a pas vraiment son mot à dire en politique. D'ailleurs, la politique romaine, elle n'y comprend pas grand chose, parce qu'elle ne la connait que très mal.
 
→ Ce que je pense des jeux
Un moyen de survie, qui lui a permit d'échapper à la luxure de ses précédents domini. Mieux vaut risquer sa vie dans l'arène qu'être l'objet de la concupiscence d'un homme à qui on ne peut pas dire non

→ Mes souhaits, mes rêves, mes ambitions
Ambition? Rêves? Souhaits? Un esclave peut-il avoir un tel luxe?... La liberté peut être. La vengeance aussi sans doute, contre ces traitres de Trinovantes, mais c'est un souhait d'Eithne. Antiope ne peut pas se permettre se genre de volonté. Elle ne peut souhaiter que la gloire dans l'arène.

→ Ma pire crainte
Revenir à sa première condition d'esclave. Rien ne pourrait être pire à ses yeux. Son honneur de Catuvellauni a peut être été bridé et maté par ses précédents Domini et les marchands d'esclaves, il en faut peut pour le déchainer à nouveau, et descendre plus bas que terre, elle ne pourrait pas le supporter.

→ Heureusement, les Dieux veillent sur moi.
Antiope reste fidèle aux dieux de ses ancêtres. Toutatis tient ses armes avec elle, Taranis lui donne la force de la victoire dans l'arène, Cernunnos amène ses prières à ceux qui ne sont plus, Borvo maintient leur souvenir en elle, Belisama fait brûler le feu sacrer en elle comme il le faisait en son foyer de jadis et Maponos lui souffle la force de tenir encore un jour, jour après jour

→ Ce que je pense du "Fils de l'Etna" et de sa révolte
Pour avoir vu les siens la trahir, Antiope ne croit pas en la pérennité de cette révolte. De plus, elle ne peut se permettre ce genre de faux espoirs. Elle connait le danger qu'il y a de parler ou ne serait-ce que de penser à cette armée montée de bric et de broc qui est pour l'instant poussée par la soif de nouveauté. Mieux vaut ne pas trop y compter...

 
© fiche par indi & born.to.die







Goddess of the Arena; — i have a fire hidden between my bones and i will kill until the stars burn out.


Dernière édition par Antiope le Lun 9 Mar - 17:50, édité 5 fois
Arene
Lun 9 Mar - 2:54
Re: Antiope ✖ You did not break me   




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mon histoire
" Je serai plus forte "




-Si tu me bats, peut-être, trancha Eithne, en jouant à lancer son poignard dans les airs.

Elle regarda Merfin, d’un an son cadet, mais qui mesurait deux têtes de plus qu’elle, et était trois fois plus large. Du haut de ses seize ans, le jeune homme qu’il était devenu quelques semaines plus tôt après les rites de passage, se croyait décidément tout permis. Aussi loin qu’elle pouvait s’en rappeler, Eithne, dix sept printemps, l’avait toujours vu ainsi, aussi sûr de lui, de ce qui lui était dut. Et cela l’attirait, elle devait bien l’admettre. Elle savait que les autres filles de la tribu, formées comme elle bien plus aux armes qu’au foyer, laissant ces basses tâches à leurs serviteurs et esclaves capturés après des raids contre les autres peuples voisins, ou certains autres, romains désormais âgés, abandonnés par leur armée jadis, préféraient de loin les guerriers plus âgés, plus forts, ayant longtemps fait des raids avec son père, le chef Cassivellaunos, mais Eithne savait qu’en tant que seule enfant encore en vie du chef, sur elle pesait le lourd poids de l’avenir. Elle devait trouver un compagnon à sa mesure, fort, plein de vie, mais aussi intelligent. Et Merfin réunissait ces qualités. Etait-ce de l’amour ? Elle ne le savait pas. Mais de l’affection sans doute. Elle ne se rappelait pas avoir déjà été témoin de véritable amour. Ses parents se soutenaient, mais s’aimaient-ils vraiment ? L’amour était une chose que l’on laissait au récit du barde, le soir, à la veillée.

Si Merfin sembla un instant hésiter à l’idée de se mesurer à la fille du chef, bien plus à cause de qui était son père qu’à cause de sa condition de fille, il n’en restait pas moins attiré par la jeune fille, bâtie comme toutes les autres de la tribu, et ambitieux. Il savait bien que si ce sentiment n’avait pas été réciproque, elle n’aurait pas voulu le tester de la sorte. Et cela le décida.

-D’accord !

Il ne cessait de faire des allusions à leur potentielle union. Mais Eithne était fière, et ne ramènerait pas un homme indigne d’elle à son père pour qu’il l’approuve. Le chef Cassivellaunos avait aussi de bons espoirs en le jeune Merfin. Veillissant, celui qui avait jadis mené la lutte de la Bretagne contre leur grands ennemis les Triovantes, voulait voir sa dernière enfant encore de ce monde en compagnie sûre avant son départ de cette terre pour s’assurer qu’elle ne soit pas victime des ambitions de ses subordonnés. Elle avait beau être une excellente guerrière, comme l’avaient été ses sœurs et son frère, avant que les combats ne les emportent, et comme l’auraient sans doute été les enfants morts en bas âge que le chef et son épouse, emportée par l’un  d’entre eux, avaient pu avoir, une femme seule à la tête de cette tribu n’était pas une bonne idée. Son époux potentiel avait beau être aussi jeune qu’elle, il avait fait ses preuves comme guerrier valeureux et courageux.

Merfin défit la lanière de cuire qui retenait son glaive et la posa à terre. Pas question de se blesser. Il lança un regard entendu à Eithne en direction de son poignard avec lequel elle avait arrêté de jouer. Elle haussa les épaules avant de l’imiter en posant l’arme. Elle les maniaient toutes : poignards, glaive, arc… Comme tous les guerriers Catuvellauni. Comme Merfin. Ils se firent face. Ils étaient à quelques pas seulement du village, n’importe qui aurait pu passer par là et comprendre l’importance de cet affrontement qui n’avait plus rien de bon enfant. Un instant, rien ne bougea autour d’eux. Le temps semblait s’être arrêté. Puis, rapide comme l’éclair, Antiope lança la première attaque. Elle se jeta sur Merfin, compensant son manque de force par une certaine agilité que son gabarit plus fin lui permettait à défaut de son cadet. Mais Merfin la connaissait assez, ils s’entrainaient ensemble avec les autres jeunes de leur génération depuis leur enfance. Rien n’était plus facile pour lui que de contrer l’attaque. Il arrêta la main qui allait le frapper au plexus et lui retourna le bras. Eithne cria sous le coup de la douleur, et Merfin et se débattit pour se dégager de son étreinte, d’un coup de pied dans le genou, elle réussit à le distraire suffisamment pour lui échapper, mais il l’envoya rouler dans la poussière. Il en fallait plus pour les abattre l’un comme l’autre. Eithne se releva, alors que Merfin boitait légèrement, se jaugeant du regard. Mais cette fois ce fut Merfin qui fit le premier mouvement. Eithne réussit pourtant à canaliser son attaque en lui envoyant son point en pleine figure, lui entaillant la lèvre au passage. Cela ne plut pas au jeune homme qui sous le coup de la rage liée à la douleur, pesa de tout son poids contre Eithne qui butta sur le sol irrégulier. Mais loin de lui laisser l’avantage, elle l’entraina au sol avec elle, ce à quoi il n’était pas préparé. Ils tombèrent lourdement sur le sol terreux. De loin, on aurait pu penser à une étreinte amoureuse, mais c’était bien peu le cas. Pourtant, le poids de Merfin était un large avantage pour lui dans ce combat, et malgré tous ses efforts et son habileté, Eithne devait bien admettre qu’elle luttait encore uniquement pour la gloire et l’honneur. Armée, devant un véritable adversaire qu’elle voulait tuer, elle aurait sans doute gagné, mais pas ici. Inconsciemment peut être, ne le voulait-elle pas. Merfin réussit à attraper ses poignets et à la maintenir au sol :

-Rends-toi, aller ! J’ai gagné.

Eithne eut un grognement de frustration, et relâcha la pression de ses muscles, signifiant qu’elle abandonnait. Merfin eut un petit sourire satisfait, et se laissa glisser sur le sol à côté d’elle, reprenant son souffle. Le silence s’installa un long moment entre les deux jeunes gens. Eithne regardait le ciel, et la valse des nuages. Merfin avait fermé les yeux, se délectant de la chaleur du soleil sur sa peau. Et puis, l’air de rien, leurs mains se retrouvèrent pour s’étreindre. Tout simplement.


----------


Eithne ne disait rien, laissant la chaleur du bucher funéraire lui brûler la peau sans vraiment y faire attention. Plusieurs printemps avaient passés depuis son mariage avec Merfin. Pourtant, rien n’avait fonctionné comme le jeune couple l’avait prévu. Leur mariage, qui aurait dut être un moment de fête pendant des jours, avait été presque immédiatement marqué par le deuil. Le vieux chef Cassivellaunos, héros de Bretagne, s’était éteint pendant les festivités. Son corps n’avait pas supporté tant de libations d’un coup. Le cœur d’Eithne s’était brisé. Pire ! Les vieilles femmes de la tribu y avaient vu un très mauvais présage. Dans les bras de Merfin, Eithne avait essayé de se résonner, en pensant que rien de tout cela n’était vrai et que les Dieux ne pouvaient pas leur en vouloir à ce point. Hélas, les Dieux semblaient avoir décidé que le moment de grâce des Catuvellauni était passé. A peine la rumeur du décès de leur chef et héros de la paix et l’alliance avec  les Romains répandue, les Triovantes, considérés comme la tribu la plus puissante de Bretagne, mais qu’ils avaient mise à terre quelques années auparavant, avec leur nouveaux alliés avaient décidé qu’il était temps de se venger. Ils avaient commencé plusieurs raids à la frontière. Les villages de la zone avaient rapidement appelé à l’aide, et Eithne et Merfin, à la tête de leurs troupes, avaient guerroyés presque sans relâche pendant les quatre premières années de leur mariage. De plus, Belisama, déesse du foyer, n’avait pas jugé bon de leur envoyer la bénédiction d’un enfant. Si les premières années, cela n’avait pas été trop embêtant, être enceinte l’aurait poussé à se retrancher et à ne pas être présente sur les champs de bataille, cela avait duré longtemps.

Quelques semaines plus tôt, pour venir en aide à plusieurs postes avancés, Eithne avait prit la tête de la majorité des troupes pour se rendre sur les bords de la Tamise, et rassembler le plus possible d’hommes, alors que Merfin avait décidé, avec un petit groupe, de partir en éclaireur, espionner l’avancée de l’ennemi. Tout cela n’était que routine, ce n’était pas la première fois que le couple souverain se séparait pour optimiser leurs chances. Mais cette fois-ci… Sur la cinquantaine d’hommes emmenés par Merfin, seuls douze étaient revenus. Merfin, blessé, pensait que tout irait bien, mais le mal s’était mis dans la plaie, et la fièvre l’avait emporté. Eithne n’avait pas quitté son chevet, jusqu’à son dernier souffle. La fièvre l’avait longtemps fait délirer, et le guérisseur avait été formel, sauf un miracle des Dieux, il ne s’en remettrait pas. Les Dieux avaient détourné les yeux du couple. Merfin avait arrêté de respirer, et Eithne en avait presque été soulagé, car il ne souffrait plus.

Elle regardait le corps de son mari brûler petit à petit, alors que les plus grands chefs venaient déposer jeter chacun leur tour une de leurs armes dans le bucher. Les joues recouvertes de glaise noire, dans sa tenue de guerrière, Eithne ne bougeait pas, ne pleurait pas. Elle ne le pouvait pas. Elle serait sans doute restée là, sur ses pieds, sans bouger, jusqu’à ce que le bûcher funéraire soit totalement consumé, si le vieux Rufus, un des rares romains à vivre parmi eux, laissé en arrière par Rome, ne s’approche d’elle. Il avait beaucoup appris à Eithne, a commencé par sa langue, ainsi qu’à la lire, et aussi la manière de se battre des romains. La jeune femme sursauta brièvement, et tourna la tête vers le vieil esclave.

-Condoléance, mon enfant. Je sais à quel point vous étiez … complémentaires.

L’amour, le vieil homme l’avait comprit, n’était pas la préoccupation première de ce peuple fier et dur. De la part de n’importe qui d’autre, Eithne aurait sans doute laissé éclater sa colère et sa rage, moyen d’exorciser sa peine, mais venant de Rufus, la jeune femme se contenta de hocher la tête. Mais cela ne semblait pas être la seule raison de la présence du vieil esclave. Après un moment d’hésitation, il jeta un coup d’œil vers le petit groupe de guerriers, un peu plus âgés que la jeune reine.

-Tasciovanus voudrait te parler.

Eithne ne répondit pas, les yeux de nouveau fixés sur le bûché de son ancien mari. Ses cendres n’étaient pas encore consumées que déjà on se demandait qui prendrait sa place aux côtés de la jeune femme. Le fait qu’elle n’ait pas eut d’enfants n’aidait certainement pas d’ailleurs. Il fallait une descendance à la maison de son père, elle le savait très bien. Si seulement… Elle secoua la tête et soupira, avant de hocher la tête pour signifier qu’elle acceptait. Tasciovanus, qui avait certainement tout suivit depuis son point d’observation, s’avança très vite auprès d’elle.

-Ma reine… Je suis navré de la perte de ton époux, il était un grand guerrier.

Il fit une pause, s’attendant peut être à une réponse qui ne lui fut pas donnée. Prenant cela pour une invitation, il continua :

-Malgré la peine qui t’afflige, sache que je suis là pour t’aider, et t’épauler, dans ce moment difficile. Malgré ta science des armes et de la politique de nos peuples, tu ne peux pas rester seule trop longtemps.

Il avait raison. Et il était un bon parti, elle le savait. Un peu plus âgé qu’elle, il combattait déjà aux côtés de son père et avait été un compagnon d’entrainement de son frère. Pourtant, l’homme la répugnait. Bon combattant, il n’était pourtant pas réputé pour sa droitesse d’esprit et d’honneur.

-Je serai toujours là pour toi, et qui sait, les Dieux béniront peut être cette union-ci avec plusieurs enfants ?

La jeune femme en eut un frisson de dégoût, et se dégagea de la présence du guerrier. Non ! Elle ne pouvait pas l’accepter lui. Pas après Merfin ! Il avait été, et aurait été un chef à la mesure de son père, mais pas Tasciovanus. Jamais.

-Non ! lâcha-t-elle.

Sa voix, enraillée par le manque de parole et de boisson, semblait plus dure et plus imposante que jamais. Elle se tourna vers Tasciovanus, et vers les autres guerriers. Il était temps de mettre les choses au point.

-Je sais l’importance d’un mariage pour la continuité de notre peuple. Mais je ne me marierai que si je trouve un homme digne de moi. Merfin l’était. Sa voix se brisa un instant. Mais elle se reprit. Je sais que nous vivons des temps troublés, mais un mariage précipité ne serait pas bénéfique. Aussi, lorsque le temps sera venu, je reprendrai un époux, et seulement à ce moment-là.

Elle regarda Tasciovanus droit dans les yeux. Il ne semblait pas apprécier la déclaration de la reine, mais il ne pouvait pas dire grand-chose. Eithne se retourna à nouveau vers le bûcher, et tira son poignard de sa ceinture. Le même poignard avec lequel elle jouait le jour où Merfin l’avait conquise. S’approchant du bûcher, elle y jeta son arme. Il n’était plus. Il fallait avancer.

----------


La tête lui tournait, tout autour d’elle était flou, des gens couraient, criaient. Elle ne pouvait plus bouger, elle avait mal. A chaque fois qu’elle tentait de se redresser, elle se retrouvait de nouveau à terre, projetée par une main peu clémente. Impossible de se dégager. Un corps tomba à côté d’elle. Peu à peu elle réussit à rouvrir les yeux. Esclaves, guerriers, tous tombaient peu à peu. Le village était en feu. Ils n’avaient pas venu l’attaque arriver. Quelques semaines plus tôt, ils avaient enfin conclu la paix avec les Triovantes. Tout devait s’arranger. Eithne, enfin, allait pouvoir reprendre une vie un peu plus normale, et se remarier, peut être, cela faisait presque deux ans que Merfin était mort. Deux ans presque, où elle avait mené leur peuple d’une main de fer, bien que les romains ne les aident plus. Son plus grand exploit, ou plus grosse erreur, avait été de faire décapiter l’ambassadeur de ses ennemis et leur renvoyer sa tête, quelques semaines après la mort de Merfin, manière comme une autre de refuser leur offre de paix de l’époque. Ils la prenaient sans doute pour une petite fille sans défense. Elle leur avait prouvé qu’il ne fallait pas la sous-estimer. Après plusieurs échauffourées, la paix, enfin. Du moins, c’était ce que la jeune femme pensait. Jusqu’à cette nuit. Eithne se redressa tant bien que mal, sa vue se réajustant peu à peu. Les attaquants portaient bien les couleurs des Triovantes. Et parmi eux, quelle ne fut pas sa surprise de découvrir Tasciovanus. Le vil, le traitre… Eithne aurait dut le tuer devant le bûcher de son mari, elle savait que l’homme ne se reconnaissait que comme son seul maître. Personne, et surtout pas une femme, ne pouvait lui donner des ordres.

-Qu’est ce que ces chiens t’ont promis, Tasciovanus, pour que tu te retournes contre les tiens ? cria la jeune femme.

La réponse ne se fit pas attendre. Le traitre avança vers elle, et lui donna une gifle magistrale, qui manqua de la faire tomber à nouveau. Il s’en fallut de peu, il la saisit par le col de sa robe, la ramenant à lui :

-Ton trône, petite garce. Et sans condition. Sans toi dans mes pattes pour m’empêcher de faire ce qui me semblera bon.

Il la jaugea du regard, et une lueur perverse nageant dans ses yeux.

-Mais n’est-il pas normal que le nouveau roi profite de la reine ?

Eithne ouvrit de grands yeux, effrayée soudain, elle qui ne connaissait pas la peur, et ne voulant pas comprendre ce qu’il voulait dire par là. Pourtant, Tasciovanus profita de sa surprise pour échanger un regard avec les guerriers chargé de la garder, elle et les autres, avant de la saisir par l’épaule et la forcer à se lever, la trainant derrière lui jusqu’à un recoin plus éloigné. Eithne ne savait que trop, pour avoir assisté et participé aux pillages suivant une conquête, ce qui allait lui arriver. Mais elle ne se laissa pas faire pour autant. Se débattant du mieux qu’elle put, elle mordit, griffa l’homme, saisissant tout ce qui était à sa portée. Elle ne pouvait peut-être pas empêcher ce qui allait lui arriver, mais elle pouvait au moins essayer de le lui faire regretter. Elle réussit à attraper son oreille avec ses dents et le mordit si fort qu’elle sentit le sang couler dans sa bouche, la chaire entre ses dents… Tasciovanus hurla, portant sa main à son oreille.

-Chienne ! hurla-t-il, avant de lui donner un coup sur le crâne, si fort, qu’à nouveau, Eithne perdit à moitié connaissance. Elle sentait son corps s’activer sur le sien, sans pouvoir l’en empêcher.

Puis, elle se senti trainée sur le sol vers les gardes qui la chargèrent comme un sac de marchandise sur un cheval, sans qu’elle puisse se défendre.

-Il est temps que cette chienne Catuvellauni expérimente ce que notre peuple à endurer.

-C’est ironique, ce retournement des Romains…

Eithne sombra dans l’inconscience, incapable de se rappeler quoi que ce soit d’autre.

----------





Ils étaient tous morts, ou esclaves, comme elle. Et tous séparés. A son réveil, sur une paille humide et pourrie, Eithne avait eut du mal à se rappeler ce qui s’était passé. Peut être aurait-il mieux valut qu’elle ne cherche pas dans sa mémoire, mais ils lui revinrent, les uns après les autres. L’attaque, la douleur, le mal à réaliser… Elle se rappelait même du corps de Rufus sur le sol, le vieil homme égorgé par un des Triovantes qui l’avaient tirés hors de la maison qu’elle occupait, où elle avait grandit et toujours vécu. Où elle aurait dut diriger son peuple avec Merfin, et élever ses enfants. Mais tout cela semblait bien loin. Elle réalisa qu’il faisait très sombre, et que le sol tanguait. Cela sentait la mer. Elle se redressa d’un bond, arrêtée aussitôt par les chaines qui la retenaient en place.

-Elle se réveille enfin, la belle…

Un romain ? A la langue, on l’aurait dit, mais dans le noir, elle n’aurait sut le dire avec certitude. Elle n’avait jamais parlé cette langue qu’avec Rufus. L’accent de l’homme lui paraissait donc étrange.

-Où sommes-nous ?

L’homme éclata de rire.

-Nous sommes sur la mer, et tu ne risques pas de revoir ton pays de sauvage très vite.

Il s’approcha d’elle.

-Dommage que tu sois déjà aussi amochée, je ne sais pas trop ce qu’on va pouvoir tirer de toi dans cet état. Sinon…

Le regard lubrique était clair. Eithne n’avait jamais été autant sans défense de sa vie. Et elle avait peur. La peur, ce sentiment honteux qu’on ne se permettait pas dans son peuple. Il n’allait plus la quitter.

Le lendemain ils arrivaient sur le marché de Gaule où les esclaves celtes et gaulois étaient vendus. La jeune femme fut témoin, sans pouvoir rien faire, de la vente de son peuple, qui allait être disséminé à travers l’empire romain, partir plus au nord dans d’autres tribus pour servir comme ceux qui servaient chez elle jadis. Tout cela prenait un tout nouveau sens. Le monde s’était retourné. Les Dieux l’avait maudite le jour de son mariage. Elle avait envie d’hurler, de se débattre, de mourir. Mais elle était trop solidement attachée pour pouvoir faire quoi que ce soit. Elle voyait, au loin, ses amis, ces jeunes qu’elle avait vu grandir, être entrainés contre leur volonté, en criant, pleurant, son cœur était déchiré. La douleur était mille fois pire que le jour de la mort de son époux. Elle avait échoué. Tout. Le poids de l’échec surmonta cette fière reine bretonne, qui était devenue une esclave parmi des milliers d’autres.

Quand ce fut son tour de monter sur l’estrade, elle s’exécuta, comme un pantin articulé par la volonté de celui qui la poussait.

-Voici, citoyens, la belle Eithne, reine des Catuvellauni, farouche, sauvage, elle fera surement le plaisir de n’importe quel dominus…

Chaque mot enfonçait un peu plus Eithne dans une espèce de transe. Elle aurait voulut fuir, ou au moins se battre, se défendre, ce qu’elle n’avait pu faire la nuit de l’attaque, sinon, elle serait surement morte en essayant et n’aurait pas à subir cette humiliation et cet échec.

-8 sesterces ? Vous plaisantez ? Regardez-la ! N’est-elle pas magnifique ?

Il la saisit à la mâchoire pour faire admirer son profil et défis le haut de la robe miteuse qu’on lui avait passé à la place de ses vêtements boueux et déchirés. S’en fut trop pour la jeune femme, qui, à défaut de pouvoir crever les yeux au marchand avec ses ongles, se retourna vers lui et, une nouvelle fois, fit l’usage de ses dents en tentant de le mordre. Il s’en fallut de peu qu’il y laisse un doigt. Mais il devait être habitué à ce genre de réaction un peu sauvage de la part de ces nouveaux esclaves venus de ces îles lointaines et étranges.

-Et sauvage avec ça ! Elle aura sans doute besoin d’être mâtée, mais avec un corps pareil, n’est ce pas une plaisante perspective ?

Si certains semblaient avoir été refroidis par l’action de la bretonne, d’autres, au contraire, semblaient bien plus intéressés, et notamment un Romain en uniforme de l’armée, qui eut un petit rire. Il saisit une bourse à sa ceinture et la jeta sur l’estrade.

-Je t’en offre 11 sesterces et c’est le meilleur prix que tu en auras.

Le marchand regarda tour à tour l’officier, la bourse, et Eithne et son regard noir. Personne dans la foule ne semblait faire une contre offre, et surtout pas à un romain.

-Vendue à l’officier pour 11 sesterces !

Eithne fut descendue de l’estrade et conduite à l’officier. Un membre de son escorte la fit grimper à l’arrière d’un chariot contenant des caisses, et l’attacha fermement.

-Un de mes amis à Lugdunum sera ravi de pouvoir s’en occuper, lâcha l’officier. Nous la déposerons sur le chemin de Massilia. Esclave ! Parles-tu notre langue ?

Eithne le regarda, un air de défit dans les yeux. D’un signe de l’officier, le soldat lui donna une gifle monumentale.

-Répond à la question !

Eithne dut prendre quelques secondes le temps que sa tête cesse de résonner pour lâcher :

-Oui !

Le regard de défi qui accompagna la réponse ne sembla pas vraiment plaire au militaire, mais il se détourna d’elle. Et le chariot se mit en route pour une destination dont la jeune femme n’avait même jamais entendu le nom.

----------


Du voyage de la côte à Lugdunum qui dura plusieurs semaines, Eithne ne se rappelait pas de grand chose, mis à part du froid, de l’humidité – auxquels elle était pourtant habituée, mais rien n’y faisait. Celui-ci avait le goût glacé du désespoir. En arrivant à Lugdunum, l’officier l’avait offerte à son ami, un riche commerçant romain établi en Gaule, qui se chargeait surtout de faire transporter du vin jusqu’en Italie. Une orgie fut organisée, avant laquelle Eithne avait été lavée, huilée et changée par les autres esclaves de la maison. Mais on avait veillé à la laisser enfermée dans une pièce pour  éviter qu’elle ne s’échappe. Après tout, elle n’avait pas encore été dressée. Chose qui fut remédiée en partie pour la première fois plus tard dans la nuit, quand le Dominus et l’officier ouvrirent la porte de la pièce.

Ce ne fut que la première d’une longue série pour la jeune femme, entre orgies où elle était à la disposition des invités du maître, et les coups de fouets pour désobéissance. Elle ne sortait jamais de la maison, on ne lui faisait pas confiance pour accompagner la domina et ses filles à l’extérieur. Malgré son air de pantin articulé, et son regard pour la plupart du temps vide, elle avait parfois encore cette lueur dans les yeux, et cet air farouche, que rien, ni les tenues d’esclave, pieds nus, le collier servile, les cheveux coupés plus courts ou les bains à répétition ne pouvaient lui retirer. Même les autres esclaves semblaient la craindre. Certains lui avaient demandé son histoire, à une ou deux reprises, ayant sans doute entendu l’officier dire qu’elle avait été reine d’une tribu barbare. Elle avait toujours refusé de répondre, rétorquant avec acidité que cela ne les regardait pas et qu’elle n’était plus celle qu’elle avait été. Qu’elle n’existait plus. Cela les avait refroidis. Eithne était solitaire. Parfois, elle se réveillait en sursaut, les cris de ses compatriotes dans les oreilles, alors que cela était arrivé des années auparavant. Elle avait oublié, elle essayait d’oublier. S’enfuir ? Elle ne savait même pas où elle était. Elle aurait pu subtiliser une carte, de l’argent. Mais finir sur la croix était un sort qu’elle ne pouvait accepter. Si elle devait mourir avant la vieillesse, ça serait les armes à la main. On aurait pu croire que son âme avait quitté son corps.

Mais cela ne devait pas durer. Elle passa un peu plus de deux ans à Lugdunum, deux ans terriblement monotones et répétitif. Laver la maison, ranger, obéir, préparer les soirées, servir, être disponible pour les amis du dominus, et prête à exaucer tous leurs caprices… Eithne avait vu ce qu’elle pensait être le pire des hommes. Pourtant les dieux semblaient avoir décidé de la reprendre dans leur grâce. Elle avait été jusque là gardée car elle était un présent fait au dominus. Mais celui-ci se trouvait dans une situation financière difficile. L’esclave peu appréciée fit parti des premiers esclaves à être vendus, parmi les trop vieux pour être utiles et les incapables. Un marchand d’esclaves fit une offre pour la jeune femme, 7 sesterces. C’était bien peu, mais dans son désespoir, le dominus ne put le refuser. Le marchand avait pour habitude de venir se fournir aux Gaules avant de redescendre en Italie, pour vendre sa marchandise. Les peuples du nord, gaulois, germains, bretons et autres étaient réputés pour leur endurance, venu du nord et du froid, ils étaient considérés comme plus forts et plus robustes. C’est donc avec un contingent bien éclectique qu’Eithne descendit encore plus au sud, plus loin de sa terre natale, lui semblant désormais terriblement inaccessible. Le chemin lui parut encore plus long que celui qui l’avait amené de Bretagne à Lugdunum, ville dont elle n’avait presque jamais rien vu, n’étant pas autorisée à sortir de la maison. Plus long, sans doute, car le marchand s’arrêtait dans toutes les villes, vendant et achetant d’autres esclaves. Pourtant il ne mit pas Eithne une seule fois sur l’estrade, semblant avoir une idée précise pour elle.

-Ta peau et tes yeux clairs feront sensation dans le sud ! ne cessait-il de répéter à cette coquille presque vide au regard terne.

Ils arrivèrent enfin à la destination finale du marchand, Naples, et le plus gros marché aux esclaves de la zone. Le marchand avait bien une idée derrière la tête. Il s’était renseigné sur l’esclave avant de l’acheter : son origine, son passé. Ils étaient dans la région des ludus et des arènes, où les nouvelles tendances en matière de divertissement prenaient essor. Et il avait entendu dire que l’on commençait à voir des femmes dans l’arène, alors, pourquoi pas elle ? Il pouvait en tirer un excellent prix, s’il s’y prenait correctement. Et il exerçait ce métier depuis assez longtemps pour savoir comment s’y prendre. Elle n’était peut être pas aussi musclée et vive qu’il l’aurait voulu, mais changée avec un pagne et une brassière plutôt que nue ou portant ces robes inutiles que les esclaves femmes portaient habituellement, il la fit monter sur l’estrade, son collier de servitude toujours bien accrocher. Mais il était loin le temps, plus de deux ans auparavant, presque trois désormais, où elle se serait débattue. Qu’aurait-elle put faire aussi loin de chez elle, en fuite ?

-Admirez, citoyens, la belle Eithne. Jadis reine d’un peuple du peuple Catuvellauni de Bretagne, elle se retrouve ici sous vos yeux, et prête à prendre les armes pour le ludus qui saura l’accueillir en son sein.

Eithne, jusque là, avait gardé les yeux baissés. Elle les releva doucement vers le marchand. Il venait bien de parler d’armes et de ludus ? Elle n’avait pas touché une arme depuis des années. Ses mains n’étaient plus elles d’une guerrière mais bien d’une servante.

-Qu’est ce qui nous prouve qu’elle est bien ce que tu prétends et pas une simple petite chose fragile qui mourra à peine la porte du ludus refermée sur elle ? demanda un homme dans la foule.

Le visage du marchand s’éclaira d’un immense sourire.

-Mais elle va nous faire une démonstration sur le champ, n’est ce pas, Eithne ? Après tout, le nom de son peuple signifie « qui excelle dans la bataille » dans notre langue !

Il fit signe à un de ses gardes, un colosse imposant. Eithne déglutit. Alors que le colosse montait à son tour sur l’estrade, le marchand lui glissa à l’oreille :

-C’est la clef de ta délivrance, ma belle. Une fois gladiatrice dans un ludus, plus aucun homme ne posera la main sur toi, tu seras trop précieuse à ton dominus pour qu’il risque de te voir tomber enceinte. Après, ce sera entre toi et l’arène. N’as-tu pas la rage de vaincre ? As-tu perdu ça ?

Les yeux d’Eithne s’éclairèrent. Elle avait, comme tout le monde, entendu parler de ces esclaves au dessus des autres, considérés comme des dieux quand ils gagnaient, aussi vites oubliés quand ils perdaient. Certains, chanceux, pouvaient quitter leur condition d’esclave s’ils avaient sut gagner le cœur de la foule. Ca aurait été la solution…?

-Attends, marchand ! Ordonna l’homme qui avait posé la question. Il n’était pas seul, d’autres hommes l’accompagnaient, dont un à son côté qui venait de lui souffler quelque chose à l’oreille. Je n’ai pas confiance en ton homme, tu peux avoir préparer ce combat. C’est le mien qui affrontera ta perle rare…

Il y eut un rire gras dans la foule alors que le second homme retira sa cape, sans dire un mot, et grimpa sur l’estrade d’un mouvement agile. Le marchand semblait soudain moins à l’aise, il avait perdu le contrôle de la situation. Il était évident que son esclave aurait laissé gagner la jeune femme, après l’avoir un peu malmenée. Mais là, il n’était plus sûr de rien. La jeune femme, toujours silencieuse, fit face à son adversaire. Il était un peu plus petit que les hommes de sa tribu, mais peut être plus agile. Et elle ne s’était pas entrainée depuis des années. Rien ne pouvait dire si elle allait gagner ou non.

-Sache, citoyen, que si ton homme l’abime, tu la payeras tout de même ! tenta le marchand, dans un dernier espoir.

Mais le romain sembla l’ignorer, et fit signe à son homme de main de commencer. Mais Eithne était déjà prête et réussit à esquiver l’attaque. Concentrée, elle détailla son adversaire. Elle savait qu’elle n’avait aucune chance. Pas assez entrainée, dans cet espace réduit et désarmée… Pourtant, c’était sa seule échappatoire. Aussi se donna-t-elle à fond. Rapide, agile, elle esquiva la plupart des coups qui n’étaient pas censés la tuer, mais l’éprouver. Par contre, quand elle passait à l’attaque, elle se heurtait à un mur. Sa défense semblait inattaquable. Elle aurait été incapable de dire combien de temps cela dura, mais le romain semblait en avoir assez vu.

-Assez, Scipio ! Le dénommé Scipio s’exécuta immédiatement, puis l’autre s’adressa de nouveau au marchand, ; Je t’en donne 13 sesterces !

-13 ? Mais c’est à peine ce qui suffira à combler ses frais de nourriture depuis Lugdunum… tenta le marchand.

-Quelqu’un ici veut  peut-être renchérir ? Demanda le romain à la cantonade.

Si la mode des gladiatrices était montante, peu de lanistes osaient encore l’appliquer, car peu traditionnelle. Personne ne fit de contre-offre.

-Va pour 13… marmonna le marchand, qui au fond de lui, était ravi d’avoir fait une telle affaire, presque le double de ce qu’il avait acheté l’esclave. Elle pouvait désormais mourir dans le ludus violée par les gladiateurs, ou sur le sable de l’arène, il s’en moquait bien.

Un autre esclave vint chercher Eithne, et la fit monter dans un nouveau chariot, où d’autres esclaves, tous ou presque des hommes taillés pour le combat, attendaient déjà. Elle n’eut plus un regard de l’homme qui venait de l’acheter, pas plus que de celui qui l’avait défiée. D’autres esclaves, encore des hommes au physique de combattant, les rejoignirent, avant que le chariot ne se mette en route pour une petite ville, située sur les pans du Vésuve, appelée Pompéi. Ce ne fut qu’à la nuit tombante qu’ils arrivèrent dans une villa à l’écart du reste de la ville, assez grande, et bruyante. Le chariot s’arrêta dans une cour à l’écart, solidement gardée et barricadée par de hauts murs lisses. Les esclaves descendirent du chariot, et furent mit en rang. L’homme qui avait défié Eithne se présenta devant eux, un fouet à la main.

-Bienvenu au ludus de votre maître, Sextus Naevius Versutius. Entrainez-vous, gagnez la marque de la fraternité, battez vous, devenez des dieux de l’arène… ou mourrez.

----------





-ANTIOPE ! ANTIOPE ! ANTIOPE ! Scandait la foule.

Antiope retira son casque, transpirante, ses cheveux redevenus longs collant à son front trempé, le sable de l’arène recouvrant sa peau d’une fine pellicule désagréable. Elle ressentait peu la douleur de l’entaille qu’elle avait à la cuisse, l’adrénaline l’aidait encore. Mais elle savait que le soir même, cela en serait autrement et que le médicus allait encore s’arracher les cheveux à rafistoler la gladiatrice, qui ne supportait pas qu’on la touche. Elle n’eut pas un regard pour le corps de l’autre amazone au sol, qui finissait de se vider de son sang. Ici, sur le sable de l’arène, c’était comme sur les champs de bataille de Bretagne, seule la loi du plus fort régnait. Au contraire, ses deux poignards dans une main, son casque dans l’autre, elle regarda la foule, apparemment indifférente au premier abord, ménageant ses effets. Depuis trois ans qu’elle se battait dans l’arène pour son maître Naevius, elle avait apprit l’art du spectacle, en plus d’une manière différente de se battre. Elle se dégagea du corps dont la vie s’échappait et fit quelques pas pour avancer vers le centre de l’arène, et se décida a brandir son casque en l’air, en poussant un hurlement sauvage. La foule se déchaîna. Le maître serait satisfait, comme à chaque fois que l’un de ses combattant gagnait un combat. Et sa place, Antiope avait eut du mal à la gagner.

----------


-Je suis votre Doctore, ajouta l’homme qui venait de les accueillir de manière aussi… chaleureuse, et qui avait testé Eithne plus tôt. Sous vos pieds, se trouve le sol sacré de l’arène, à qui vous devez tout.

Les gladiateurs de la maison Naevii regardaient les nouvelles recrues, et, une fois la première surprise passée de voir une femme devant eux, les quolibets et les rires gras commencèrent. Si Doctore sembla au premier abord les ignorer, continuant son discours qui, les nouvelles recrues ne le savaient pas encore, était le même ou presque à chaque fois, il finit tout de même par s’en agacer.

-Silence !

Il semblait avoir une grande autorité sur les hommes, car ils s’exécutèrent immédiatement. L’introduction pu continuer dans le calme. D’une des fenêtres, leur nouveau Dominus semblait observer la chose avec beaucoup d’attention. Après tout, il venait de dépenser une sacrée somme pour ces nouveautés qui, il l’espérait, seraient rentables sur du long terme. Le discours de Doctore fini, les nouveaux combattants allaient être emmenés à leurs cellules qu’ils partageaient, et Eithne commençait à se demander si elle allait voir un prochain soleil se lever, quand un des gardes s’approcha d’elle.

-Tu es convoquée.

La jeune femme hocha la tête, et lui emboita le pas, après tout, elle n’avait pas vraiment le choix. Doctore les suivit. Eithne regarda autour d’elle. Si le ludus paraissait très… brut, la villa en elle-même était aussi belle que celle où elle avait servit à Lugdunum pendant des années. Mais peut être plus agréable quand la décoration y était moins chargée.

-Ah ! Voici notre petite nouveauté ! S’exclama Dominus. Tu m’as coûté cher, ma belle, et tu vas encore me couter une petite fortune, mais avec un peu de chance, tu seras un bon retour sur investissement. Bretagne, hein ? Ancienne reine guerrière. Ces bonimenteurs de marchands ! Je ne sais pas si tu as été reine, et m’en moque complètement, ce qui m’intéresse, c’est ton passé de guerrière, et tes réflexes ne mentent pas.

Ils échangèrent un regard entendu avec Doctore, puis Dominus reprit.

-Avant toute chose, il faut changer ton nom. Eithne… Les bons citoyens de Pompei et d’alentours ne connaissent pas ce genre de nom. Il faut quelque chose de plus… Epique. Es-tu familière avec le mythe des amazones ?

-Non… dominus.


-De bien belles guerrières. L’une d’entre elle, surtout, est connue pour avoir été la plus féroce. Enlevée par Thésée, il en fit sa reine. Mais elle resta toujours bien farouche. Es-tu farouche, Eithne ?

Elle le regarda, sans savoir quoi répondre, mais quand il s’approcha d’elle, elle eut un mouvement de recul, sur la défensive. Cela sembla plaire au Dominus, qui retourna à son bureau.

-Elle s’appelait Antiope, et je te crois bien digne du nom. Ce sera donc Antiope, lança-t-il à Doctore, qui hocha la tête. Bien… Mais il serait inconvenant que tu sois maltraitée par les autres gladiateurs, tu auras donc ta propre cellule, privilège d’habitude réservé à mes champions et plus grands combattants, tu devras t’en montrer digne, sinon, je pourrais bien décidé de laisser tes compagnons faire de toi ce dont ils ont envie, et crois-moi, ils ne voient pas de femme assez souvent pour se permettre la moindre délicatesse. Certain de mes gladiateurs sont parfois demandé pour des petits services spécifiques par certains des plus grands citoyens de la ville et des environs, parfois de Rome même. Mais ta condition de femme empêchera surement ce genre de choses. Que tu tombes enceinte sera la dernière chose dont j’aurais besoin.

Eithne hocha la tête.

-Merci, Dominus.

Il éclata de rire.

-Ne crois pas que je fasse ça par bonté d’âme, mais bien parce que tu vas me rapporter beaucoup d’argent, une fois entrainée.

Puis il s’adressa à Doctore :

-Dimachère et arc, qu’en penses-tu ?

-Bon choix, Dominus. Mais son corps a sans doute perdu l’habitude du combat, il faudra un entrainement spécifique.

-Je t’en laisse la charge. Trouve lui une cellule à l’écart, je ne veux pas que les hommes s’excitent trop. Il faudra un petit temps d’adaptation de toute façon, mais ça sera un bon moyen de tester notre petite trouvaille. Mais qu’aucun ne l’abime, c’est clair ?

-Oui, Dominus.


L’entretien était terminé, et Eithne, devenue Antiope, fut ramenée au Ludus.

----------



Dire que l’adaptation au Ludus fut facile serait pire qu’un mensonge. Doctore fut clair avec les hommes dès le début. Quiconque toucherait Antiope aurait à faire à lui personnellement. Mais la jeune femme n’était pas dupe. Doctore lui-même se fichait pas mal de ce qui pouvait lui arriver, il n’avait pas d’affection particulière pour la jeune femme, pas tant qu’elle n’avait pas fait ses preuves, et si la petite démonstration à laquelle elle s’était prêtée était prometteuse, il fallait encore beaucoup de travail pour qu’elle soit digne de l’arène. Certains des gladiateurs, peu enclin à avoir une femme parmi eux sans pouvoir la toucher, tentèrent des « approches », une main aux fesses, une réflexion grivoise, une caresse appuyée… Chacun eut la même réponse. Antiope ne se laissait jamais faire. Un coup de pied bien placé, une main qui tord un bras et fait que la tête de l’impudent rencontre la table… Doctore avait aussi été clair avec elle, il ne serait pas toujours là pour la protéger, et pouvait arriver beaucoup trop tard. Mais elle n’avait pas besoin de protection. Le jour où elle creva un œil  à l’un de ses attaquant signa la fin du harcèlement dont elle faisait l’effet. Taciturne et dure à la tâche, la jeune femme travaillait tout aussi dur que les autres, parfois plus, car sa condition l’obligeait à prouver deux fois plus de quoi elle était capable.

Du côté de la villa, Dominus tentait bien que mal de trouver des opportunités pour sa gladiatrice. Les débuts furent difficiles, et il fallut attendre presque un an pour qu’Antiope ne se retrouve sur le sable de l’arène. Et encore, pour quelque chose qui aux yeux de n’importe quel autre dominus, aurait sans doute été mettre de l’argent par la fenêtre : une chasse. Les gladiateurs spécialisés dans ce genre de spectacle, les bestiaires, étaient encore bien peu reconnus. Armée d’un seul arc et d’un carquois, ainsi que d’un poignard, Antiope fit face à une lionne affamée. Elle se rappelait bien du discours du présentateur.

-Antiope, Reine des amazones, face à la lionne de Nemmée… reussira-t-elle à l’image d’Hercule, accompagné de Thésée, seul amour de la reine des amazones ?

La jeune femme n’avait pu s’empêcher de trouver cela tristement drôle qu’elle, Bretonne, se retrouve à porter le nom d’une reine amazone grecque, combattant en dimachère, style thrace, face à des animaux qu’elle n’avait jamais vu de près. Le combat avait été rapide, mais sanglant. Elle en gardait encore la cicatrice aux côtes, là où la lionne l’avait griffée presque à mort. Mais Antiope en était sortie vivante. De ce combat-ci, et de bien d’autres depuis, car la foule était tombée amoureuse d’elle. Et elle savait bien ce que cela voulait dire. Si elle savait garder sa faveur, un jour, peut être, serait-elle libre. Mais elle ne pouvait réclamer le titre de championne du ludus Naevii. Elle était une femme, qui ne combattait que contre les bêtes et les autres femmes. Le processus serait plus lent.  

Dominus semblait ravi, il recevait beaucoup de demande pour des têtes à têtes entre la jeune femme et des personnalités importantes… ou leurs épouses. Car Antiope avait retourné la tête et le cœur de bien des personnes. Pourtant Sextus Naevius Versutius la gardait jalousement loin de tous les dangers qu’une nuit d’amour peut apporter, bien plus risqués à ses yeux que n’importe quel combat dans l’arène. Antiope savait bien que le jour où elle cesserait de le satisfaire, elle ne serait même plus bonne à satisfaire les plaisirs de ses invités. On n’aime que ce qui est inaccessible. Aussi, depuis trois ans, s’escrimait-elle à satisfaire son Dominus. Peut être à vie, peut être pas.


Eithne et tout son passé, était morte. Antiope vivait.



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Dernière édition par Antiope le Mar 10 Mar - 20:57, édité 11 fois
Lun 9 Mar - 7:41
Re: Antiope ✖ You did not break me   




Invité

Une Antiope Yaaa
Je suis trop heureuse de voir ce PV tenté, et j'ai hâte de lire ta vision de cette belle amazone Yaaa Bon courage pour ta fiche, et si tu as la moindre question, n'hésites pas à mpotter un des membres du staff Please
Patricien
Lun 9 Mar - 8:01
Re: Antiope ✖ You did not break me   




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₪ Moi en quelques mots:
₪ Côté Coeur: Mon coeur ne peut appartenir qu'à Vesta, n'est-ce pas ?
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Yeaaaah une Antiope ! Yaaa pompom

Je suis vraiment contente que le PV soit enfin joué, ça va être super! Hâte de pouvoir dévorer ta fiche Yaaa

Si tu as la moindre question, n'hésite pas ! Please



ô bienheureuses vestales...
(c) ystananas
Lun 9 Mar - 11:31
Re: Antiope ✖ You did not break me   




Invité

Bienvenue à Pompeii !
Patricien
Lun 9 Mar - 12:01
Re: Antiope ✖ You did not break me   




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Cogito ergo sum ₪
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₪ Moi en quelques mots:
₪ Côté Coeur: Époux de la louve et amant de la vipère.
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La belle farouche est dans la place Wink
Courage pour ta fiche et hâte de voir ce que tu vas faire du perso.



Césars:
 

Mes enfants me font tourner en bourrique...:
 





Plebe
Lun 9 Mar - 15:05
Re: Antiope ✖ You did not break me   




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"Encore une", mais en même temps, quel pv Bave

Bon courage pour ta fiche ma belle, et si tu as la moindre question, et bien, n'hésite pas ♥️


Corvus & Lucanus
« L’on hait avec excès lorsque l’on hait un frère. »


Césars IV:
 
Arene
Lun 9 Mar - 15:33
Re: Antiope ✖ You did not break me   




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Cogito ergo sum ₪
₪ Citation: « Une action liée à la personne meurt avec elle. »
₪ Moi en quelques mots:
₪ Côté Coeur: Objet de désir mais surement pas d'amour
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Merci à tous J'espère ne pas trop faire d'erreurs surtout au niveau des croyances des bretons/anglais de l'époque, j'ai fais quelques recherches. Promis j'essaye d'être la plus fidèle possible dès le premier coup XD







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Plebe
Lun 9 Mar - 16:41
Re: Antiope ✖ You did not break me   




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Cogito ergo sum ₪
₪ Citation: C'est la femme qui choisit l'homme qui la choisira.
₪ Moi en quelques mots:
₪ Côté Coeur: j'ai bien trop d'amour pour une seule femme !
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Hey ! cheers

Bienvenue à Pompéi belle Antiope ! Wink
J'ai le plaisir de te faire un gros bisou pour ton arrivée ! pervers

Bon courage pour la suite de ta fiche ! J'ai hâte de te lire.


Laisse le corbeau se nourrir de ta charogne et prie les dieux qu'il ne sache pas traverser le Styx.

You and I:
 
Arene
Lun 9 Mar - 20:31
Re: Antiope ✖ You did not break me   




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Cogito ergo sum ₪
₪ Citation: The Gods have no mercy, that's why they're Gods
₪ Moi en quelques mots:
₪ Côté Coeur: Gauche...
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cheers Te voilàààà! Calinchou

C'est en tout cas un début très très prometteur, mais à te dire le vrai j'en attendais pas moins... Lunettes

Et pour les cultes celtes de la Bretagne d'avant J-C, euh... Comment te dire... On est pas des expertes en la matière (moi en tout cas, je sais pas pour mes collègues PTDR) donc sois rassurée sur notre miséricorde! PTDR

A tout bientôt et en cas de besoin, tu sais où frapper! Calin



Priam brings sexy back:
 

Arene
Lun 9 Mar - 20:34
Re: Antiope ✖ You did not break me   




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Cogito ergo sum ₪
₪ Citation: « Une action liée à la personne meurt avec elle. »
₪ Moi en quelques mots:
₪ Côté Coeur: Objet de désir mais surement pas d'amour
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Merci Manius Very Happy

@Priam a écrit:


C'est en tout cas un début très très prometteur, mais à te dire le vrai j'en attendais pas moins... Lunettes

Et pour les cultes celtes de la Bretagne d'avant J-C, euh... Comment te dire... On est pas des expertes en la matière (moi en tout cas, je sais pas pour mes collègues PTDR) donc sois rassurée sur notre miséricorde! PTDR


Mais à part ça, pas de pression XD

Bon me voilà rassurée, parce que les sources sont plutôt superficielles. Quelle idée de pas écrire et d'attendre les romains pour ça, aussi *sort*

J'avance petit à petit, la tête débordant d'idées, je sais pas trop quand j'aurais fini, avant mercredi j'espère **


Merci à vous tous en tout cas <3







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Arene
Lun 9 Mar - 20:38
Re: Antiope ✖ You did not break me   




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Cogito ergo sum ₪
₪ Citation: The Gods have no mercy, that's why they're Gods
₪ Moi en quelques mots:
₪ Côté Coeur: Gauche...
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C'est ce que j'arrête pas de me dire aussi oui! PTDR Franchement, l'état de la recherche en antiquité romaine est trop lacunaire, laissez-moi vous le dire messieurs les chercheurs! PTDR

Meuh non, pas de pression! Calin C'est que je connais déjà la dextérité de la plume, même si j'ai pas encore eu à l'éprouver moi-même, ce à quoi il faudra remédier au plus tôt! pervers

Pas d'urgence, tu peux laisser ton cerveau déborder! Razz



Priam brings sexy back:
 

Arene
Lun 9 Mar - 20:54
Re: Antiope ✖ You did not break me   




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Cogito ergo sum ₪
₪ Citation: « Une action liée à la personne meurt avec elle. »
₪ Moi en quelques mots:
₪ Côté Coeur: Objet de désir mais surement pas d'amour
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On est bien d'accord XD

Oooh j'aime ce genre de proposition What a Face pas de soucis! J'ai hâte, ça me motive encore plus mouhaha

Je viens d'ajouter une nouvelle partie, pour te dire à quel point ce perso me motive c'est ouf **







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Esclave
Lun 9 Mar - 22:07
Re: Antiope ✖ You did not break me   




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Cogito ergo sum ₪
₪ Citation: le loup dans la cité n'est qu'un loup, moi j'en suis le chasseur
₪ Moi en quelques mots:
₪ Côté Coeur: le faible aime, le fort s'oriente et apprivoise sa proie
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Bienvenue !! Yeux roses

PV très intéressant, et à ce que je lis, c'est déjà grandiose !! Saute
Plebe
Lun 9 Mar - 22:51
Re: Antiope ✖ You did not break me   




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Cogito ergo sum ₪
₪ Citation: Your lesson well learned. Imperator
₪ Moi en quelques mots:
₪ Côté Coeur: Une certaine brune occupe ses pensées...
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Un magnifique début de fiche qui promet !

Bienvenue parmi nous cheers


ω We shall defend our land whatever the cost ω




4ème cérémonie des Césars :
 
Arene
Mar 10 Mar - 0:15
Re: Antiope ✖ You did not break me   




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Cogito ergo sum ₪
₪ Citation: « Une action liée à la personne meurt avec elle. »
₪ Moi en quelques mots:
₪ Côté Coeur: Objet de désir mais surement pas d'amour
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Merci à tous les deux **


(T'en fais pas Numérius, on va trouver quelque chose Razz )







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Arene
Mar 10 Mar - 19:44
Re: Antiope ✖ You did not break me   




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₪ Citation: « Une action liée à la personne meurt avec elle. »
₪ Moi en quelques mots:
₪ Côté Coeur: Objet de désir mais surement pas d'amour
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DP: Et voilà, fiche terminée un jour plus tôt que prévu **

Ca a un peu déformé le code vu qu'elle est beaucoup plus longue que ce que j'avais prévu à la base, désolée XD







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Plebe
Mar 10 Mar - 20:30
Re: Antiope ✖ You did not break me   




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Please Que te dire...?! Please C'était tellement beau que j'en ai eu les yeux qui m'ont picoté à un moment... Please Là où je n'en ai fait qu'une ébauche, toi tu l'as rendu vivante à travers ta fiche et pfiou, j'ai dévoré tout ça d'un trait comme on boit du petit lait! jesuisconcentré jaime Bave

Bref, c'est non seulement superbe, mais en plus c'est parfait. Et tes recherches ont sacrément porté leurs fruits, y'a pas de doute! Razz

Ah juste (ouais parce qu'il faut bien que je justifie mon non salaire d'admin, après on va croire qu'on fout rien PTDR), mini coquille: tu as écris "Gaulle" au lieu de "Gaule", du coup un instant j'ai eu l'image de Charles qui s'est superposée à celle d'Antiope et c'était pas forcément cool! PTDR Une bévue très dramatique, tu vois! XD PTDR

On va pas tourner autour du pot, ou bien autour de l'amphore comme on dit chez nous: j'ai le grand grand plaisir de te prévalider! Please En langage pompéien, ça veut dire que tu peux recenser tout ce qu'il y a à recenser, aller pointer tes glaives du côté du flood et commencer à grattouiller des liens avec les 2/3 du fo en attendant une de mes collègues pour t'ouvrir les portes du RP! Yaaa Au plaisir de te croiser sous peu en jeu, je ne parle pas à la légère... Lunettes

Bienvenue dans les rues de Pompéi! Calinchou


Je veux bien être belle, mais pas dormir au bois; je veux bien être reine, mais pas l'ombre du roi.
Arene
Mar 10 Mar - 20:39
Re: Antiope ✖ You did not break me   




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₪ Côté Coeur: Objet de désir mais surement pas d'amour
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Merciiii ** Ca fait chaud au coeur je suis juste super contente Bwa Bwa Bwa Elle m'a tellement inspirée **


@Julia Felix a écrit:
Ah juste (ouais parce qu'il faut bien que je justifie mon non salaire d'admin, après on va croire qu'on fout rien PTDR), mini coquille: tu as écris "Gaulle" au lieu de "Gaule", du coup un instant j'ai eu l'image de Charles qui s'est superposée à celle d'Antiope et c'était pas forcément cool! PTDR Une bévue très dramatique, tu vois! XD PTDR


... tu l'as vue la déformation Yellow Tricycle? XD Pardooon

@Julia Felix a écrit:

Au plaisir de te croiser sous peu en jeu, je ne parle pas à la légère... Lunettes


Oh yeah, je t'attends de pied ferme alors ** trop hâte

Merci encooooore tout plein <3 <3







Goddess of the Arena; — i have a fire hidden between my bones and i will kill until the stars burn out.
Patricien
Mar 10 Mar - 22:12
Re: Antiope ✖ You did not break me   




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OMG, cette fiche Yaaa J'a-do-re le portrait que tu dépeins d'Antiope, ce mélange de fragilité et de force
Bref, tu l'auras compris : comme ma collègue, j'adhère pleinement à cette fiche qui est juste parfaite, du coup je ne vais pas m'étendre plus longtemps, et te valider . J'ai vraiment hâte de voir la belle déesse de l'arène en action Yaaa


They call me child
THEY CALL ME WEAK
OH BUT SWEETHEART I AM A GODDESS

adoptez la bitch-attitude Lunettes:
 
Arene
Mar 10 Mar - 22:37
Re: Antiope ✖ You did not break me   




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Je suis super contente que ça t'ait plus, et d'être enfin validée ** Merciiii !!!







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Re: Antiope ✖ You did not break me   




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