J'ai souvenir de ta joue appuyée sur la mienne, quand jadis tu venais te blottir contre moi [Aurea & Publicola]



POMPEII, TERRA DEORUM ₪ :: Villa des Septimii
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Patricien
Dim 8 Mar - 15:36
J'ai souvenir de ta joue appuyée sur la mienne, quand jadis tu venais te blottir contre moi [Aurea & Publicola]   




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₪ Arrivée à Pompéi : 11/05/2013
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₪ Côté Coeur: Époux de la louve et amant de la vipère.
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Spoiler:
 

Je me suis toujours dit que où que tu sois, quoique tu fasses, les liens qui nous unissaient étaient éternels. Car malgré nos torts respectifs, et au-delà de nos instants de magnificence, je suis ton père. Et tu demeures ma fille. Pourtant, il n'est pas simple pour moi de ne pas prêter l'oreille aux rumeurs qui craquèlent ton masque angélique, quand on me murmure laquelle de tes dernières frasques on moque au sein de la cité. Là tu as demandé à ce qu'on ne s'habille qu'en jaune, ailleurs tu as exigé qu'on ne mange que des oranges où que seules des fleurs blanches viennent orner les salons. Et ici encore, on dit que tu n'as aucune fidélité envers ton époux. Que les rumeurs soient vraies, ou fausses, j'avoue que ce n'est pas ce qui me fait perdre parfois le sommeil, non, c'est bien qu'il y ait des rumeurs. Cela ternit notre maison, cela noircit ma politique et alors que les esclaves rebelles sont presqu'à nos portes, je n'ai guère besoin que tes attitudes viennent occuper le devant de la scène.

C'est donc la mine plutôt sévère que je passe le pas de la porte de la villa Septimii, les esclaves me reconnaissant aussitôt et avant d'interroger les raisons de ma venue, ils courent déjà t'annoncer que je suis là. Septimus est sorti, je le sais, je viens de le croiser à l'officine des Duumvirs, et je sais pertinemment qu'en me présentant à cette heure matinale de la journée, je te croiserai en ta domus. Alors l'on me mène autour de l'impluvium où alors que je toise la surface ondoyante, j'attends de deviner les pas légers que je te connais. Je sais qu'il ne me faut pas fléchir face à tes sourires, tes coquetteries, ou ta voix chaleureuse. Surtout que ce que je viens t'annoncer aujourd'hui ne risque pas de te mettre particulièrement en joie, te connaissant. Tandis que j'interroge mon reflet, je t'entends arriver et mon esprit traitre me fait me souvenir de tes petits pas discrets, dans mon tablinum, lorsque tu venais te glisser presqu'à mes pieds. J'ai souvenir alors de te joue appuyée sur la mienne, quand jadis tu venais te blottir contre moi. Mais je repousse bien vite cet accès d'émotivité qui n'a pas lieu d'être, je me souviens que tu es à présent femme et qu'il ne me faut plus te croire une petite fille prête à obéir les yeux fermés à ton père. Non, tu as prouvé ô combien tu pouvais te montrer revêche et si je reconnais bien là le caractère digne des Pompeii, je ne tiens pas particulièrement à rentrer dans des argumentations compliquées avec toi aujourd'hui...
J'incline légèrement la tête et avance vers toi pour venir déposer un baiser presque froid sur ton front altier :

- Aurea, tu es des plus radieuses ma chérie. J'espère que je ne t'interromps pas dans une quelconque activité d'importance, mais il me faut te parler.



Césars:
 

Mes enfants me font tourner en bourrique...:
 





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