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 Fear cuts deeper than swords ft. Lucanus

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Message(#) Sujet: Fear cuts deeper than swords ft. Lucanus Dim 15 Fév - 22:38

« C’était un plaisir. Au revoir. Oui. A bientôt. » Un sourire aimable naît sur le visage de la jeune femme tandis qu’elle raccompagne sa dernière cliente à la sortie des thermes. La journée est enfin terminée, et Pulchra n’a qu’une hâte, retrouver le confort de sa domus et la chaleur rassurante d’un lieu familier. Les derniers esclaves de l’aile féminine doivent encore terminer leur travail et Musca est partie depuis plusieurs minutes déjà, sous sa demande. L’Oppia allait donc rentrer seule, ce qui lui permettrait un nouveau face à face avec ses pensées. Des pensées qui se bousculaient tandis que la rumeur courrait parmi les esclaves que les deux filles de Scapula allaient bientôt se retrouver mariée. Pulchra hausse les épaules avant de rajuster légèrement sa tunique. Après tout qu'importe qui son père choisira, elle pourra toujours faire pencher la balance en sa faveur si le futur se montre trop laid, trop vieux, ou trop pauvre. Quelques regards suppliant ou une colère supplémentaire atteindra son vieux père trop sensible au bonheur de sa fille cadette.

Pulchra n'oublie pas de donner ses dernières instructions aux esclaves avant de prendre la direction de la domus, évitant le quartier du lupanar que desservait directement les thermes de Stabies. On ne pouvait jamais savoir sur quoi l'on pouvait tomber.
Un léger coup de vent lui arrache un frisson tandis qu'elle avance à grandes enjambées à travers la ville. Elle ferme les yeux quelques instants en profitant de la fraîcheur de cette soirée de mai, bien loin de toutes les rumeurs que l'on pouvait entendre à propos de ces esclaves révoltés qui commettaient des ravages dans le sud de l'Italie. Et tandis qu'elle garde le fol espoir qu'ils ne viendront jamais mettre les pieds à Pompéi, Pulchra sent une main large, ferme et rugueuse saisir son bras avec force, lui arrachant un cri où se mêlait surprise et douleur."Viens par ici toi." Il lui plaque une main à l'odeur et à la propreté plus que douteuse sur la bouche pour l'empêcher de crier. Malgré tout elle le mord avec violence avant de chercher à écraser son pieds pour se libérer de son étreinte. L'homme poussa un râle de douleur, lâchant un juron avant de la gifler, lui arrachant un nouveau cri. Le goût du sang envahit la bouche de la jeune femme tandis qu'elle sent ses mains sur sa stola. Stola déjà en mauvais état. Elle se débat comme elle peut, mais elle n'est pas aussi forte que son agresseur. Sa bouche est libre et elle appelle à l'aide tout en insultant copieusement son adversaire qui la maintient fermement contre lui. Avec un peu de chance quelqu'un l'entendra. Elle l'espère. Et mentalement elle prie Vénus de lui apporter un sauveur pour la libérer de ce mauvais pas.

C'est lorsqu'elle se croyait perdue qu'elle vit une ombre massive se détacher derrière l'homme. Les lèvres closes, elle le vit lui faire lâcher prise, libérant ainsi Pulchra qui s'éloigne d'un bond des deux hommes qui ne se battirent  pas très longtemps. Le géant assomme bientôt son agresseur avant de se tourner vers elle lui demandant si elle allait bien. La jeune fille opine légèrement, incapable de dire un mot. Il lui propose alors de la raccompagner chez elle. Elle accepte sans hésitation et bientôt elle retrouve l'enceinte de la demeure. Jamais elle ne s'était senti aussi heureuse de retrouver cet endroit familier.

La jeune fille se dirige d'un pas lent vers sa chambre, espérant ne croiser personne. Mais elle croise une esclave, son esclave, qui pousse un cri avant de se précipiter vers elle comme pour venir à son secours. Mais Pulchra fait un pas en arrière avant de la repousser avec les maigres forces qu'il lui reste. "Si tu dis un mot à quiconque, je te tuerais." Son regard ne souffre pas du moindre doute en cet instant tandis qu'elle se détourne pour gagner l'enceinte sécuritaire de sa chambre. Devant l’esclave, armée d’une sorte de courage de façade, Pulchra parvient à empêcher ses membres de trembler. Mais une fois qu’elle referme la porte de sa chambre, alors elle s’effondre, laissant les larmes couler en silence sur ses joues. Non. Personne ne doit être mit au courant de ce qu’il s’est passé ce soir. Ni son père, ni sa sœur, et encore moins ses frères. Après tout elle s’en sortait bien. Quelques bleus et une lèvre fendu qui se dissimulerait facilement avec un peu de maquillage. Et pourtant elle ne parvient pas à se relever, le corps tremblant, sa tunique déchirée en plusieurs endroit, elle ne cesse de penser à cet homme. Au corps pressé contre le sien. A sa main ferme qui a laissé une empreinte bleutée sur le haut de son bras. Elle reste ainsi, prostrée pendant plusieurs minutes avant de se lever, fébrile, cherchant une robe propre à se mettre et sortant de quoi dissimuler ses vilaines plaies aux membres de sa famille. Une bonne nuit de sommeil, et tout serait oublié.

Mais ce qu'elle ne savait pas, c'est que son esclave personnelle avait bravé l'interdit. Traversée la ville avant de s'engouffrer dans les thermes et de trouver Lucanus. Maître. Il est arrivé quelque chose à votre soeur. Elle m'a demandé de ne prévenir personne.
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₪ Arrivée à Pompéi : 24/11/2014
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₪ Âge : 30 ans
₪ Fonction & Métier : Masseur et gérant des thermes de Stabie


Message(#) Sujet: Re: Fear cuts deeper than swords ft. Lucanus Mer 18 Fév - 13:10




Pulchra & Lucanus
Lucanus travaillait souvent jusqu'à plus tard que ses frères et sœurs ; pas parce qu'il avait plus de clients, mais parce qu'il aimait faire les choses jusqu'au bout, et qu'il y était aussi de toute façon un peu forcé. Après une journée passée à masser des dos de patriciens déjà beaucoup trop détendus, il faisait une tournée des thermes, vérifiant que tout était en ordre, que chaque employé et que chaque esclave faisait ce qu'on lui avait demandé de faire, de sorte à ce que quand il quittait les thermes, tout était propre, rangé et à sa place, prêt à servir le lendemain. Il s'assurait aussi par-là de la supériorité de sa famille dans l'organisation des thermes : il dirigeait tout le monde et on lui obéissait au doigt et à l'œil. C'était grâce à cela que l'endroit tournait aussi bien, Lucanus en était certain.
C'était donc la fin de journée, et Lucanus massait ce qui serait son dernier client. Puis, il irait se laver, et enfin, il passerait par cette phase de rangement des lieux. Après tout cela, il rentrerait chez lui. Quand il arriverait, le dîner serait servi, et il se mettrait à table avec les siens – mais probablement sans Paullus.
La journée avait donc été des plus classiques. Pour le plus grand bonheur de Lucanus, son client était silencieux ; il pouvait donc se concentrer sur son massage sans être forcé de tenir avec lui une discussion sans intérêt. Ses cheveux bruns étaient presque aussi huileux que ses mains à cette heure-ci de la journée, après avoir passé des heures penché au-dessus des clients, à manipuler des dizaines produits différents. Il était pressé de se baigner pour nettoyer ça, et de rentrer chez lui.

Néanmoins, les dieux en voulurent apparemment autrement. Alors que Lucanus terminait son massage, le dos recourbé au-dessus de son client, quelqu'un toqua à la porte, avec une légère insistance. Il releva le crâne, sans changer le mouvement de ses mains, et choisi de ne pas répondre ; ça pouvait bien attendre, n'est-ce pas ? Il détestait être dérangé quand il travaillait, surtout par ce qui serait sûrement un esclave qui lui dirait qu'il ne savait pas comment ranger les bougies de la cabine d'à côté. Néanmoins, les coups sur la porte reprirent, se faisant de plus en plus pressants. Lucanus souffla d'exaspération avant de s'excuser d'un ton mielleux auprès de son client. Il s'écarta alors de son corps huileux pour aller ouvrir la porte et se glisser dehors. Apparemment, cette personne ne semblait pas capable de se passer de lui … Quelle ne fut pas sa surprise quand il découvrit l'esclave de sa sœur Pulchra, un air effaré accroché au visage, derrière la porte. La colère de Lucanus tomba aussitôt, laissant place à l'inquiétude : que ce passait-il, pourquoi était-elle ici ?! Il n'eut pas le temps de lui poser la question que déjà l'esclave parlait. Elle le regardait dans les yeux, et c'était sûrement ce qui faisait le plus peur à l'Oppius ; son regard était rempli d’inquiétude.

« Maître. Il est arrivé quelque chose à votre soeur. Elle m'a demandé de ne prévenir personne. »

***

Lucanus n'avait eu le temps que de se passer un linge propre sur les mains, pour les défaire de leur enveloppe huileuse. Il avait envoyé l'esclave chercher un nouveau masseur pour son client alors qu'il s'engouffrait dehors. Entre les thermes et leur domus, il y avait quoi, trois-cent mètres, peut-être ? Peut-être un peu plus quand on sortait par la partie féminine. Lucanus courait, hésitant entre colère et inquiétude. Sur l'espace de ses trois-cent mètres, quelqu'un avait eu le temps de surprendre Pulchra, et de l'attirer dans une ruelle sombre pour l'agresser. L'esclave la décrivait comme recouverte de sang et de bleus, la tunique déchirée. S’il essayait de s’empêcher d’imaginer mille et un scénarios dans lesquels sa petite sœur terminait toujours par se faisait prendre violemment contre un mur dégueulasse par un vieux pervers probablement tout droit sorti de la taverne de Faustus, il ne pouvait s’en empêcher. Des images horribles émanaient dans son esprit, et il tentait de les chasser d’un coup de tête, courant plus vite jusque chez lui. Il pénétra dans sa domus avec un air fou furieux accroché au visage. Ses yeux étaient exorbités, ses traits tirés et ses mains crispées. Il gueula le prénom de sa sœur qui résonna dans toute la maison, avant de se diriger vers sa chambre, d’un pas pressé. A nouveau, il cria son prénom, d’une voix qui transpirait l’inquiétude. Après un temps qui lui parut extrêmement long, il poussa enfin la porte de la chambre de sa sœur, avec une soudaine douceur. Peut-être avait-il peur de ce qu’il trouverait à l’intérieur, en tout cas il mit plus longtemps à l’ouvrir entièrement. Une fois à l’intérieur, il chercha Pulchra du regard, et la trouva debout près d’une fenêtre, à contrejour. Malgré le manque de lumière, il voyait sa lèvre inférieure entaillée de laquelle coulait toujours un peu de sang. Sur son bras il y avait un bleu d’une couleur vive, qui semblait douloureux rien qu’à regarder. Lucanus ferma les yeux avant d’en voir plus, puis planta ses iris verts dans ceux de sa sœur, vers laquelle il s’approcha lentement. Il tentait de ne pas trop la détailler, se doutant que ça ne pourrait qu’être plus douloureux pour elle, et Jupiter savait qu’il était la dernière personne au monde qui voudrait lui faire du mal. Avec prudence et sans dire un mot, il la prit doucement dans ses bras, la serrant avec autant de précaution qu’une mère avec son nouveau-né.

Lucanus ne savait pas vraiment combien de temps il resta là à la serrer dans ses bras. Il sentit petit à petit son cœur se calmer ; Pulchra était là, à la maison, dans ses bras. Elle était amochée, mais elle finirait par aller bien. Et le connard qui lui avait fait ça finirait par souffrir, Lucanus se le promettait. On ne touchait pas à sa famille sans subir de conséquences, et particulièrement pas à sa petite sœur, à sa perle, son trésor. Lucanus sentait naître une certaine colère en lui, il serra alors les paupières pour la chasser, car ce n’était pas le moment. Finalement, il se détacha un peu d’elle pour lui murmurer :

« J’ai eu tellement peur, Pulchra. Dit-moi comment tu te sens, raconte-moi … »

La voix de Lucanus transpirait l’inquiétude, mais aussi le soulagement. Encore une fois, elle était là, en un morceau, dans les bras de son frère. Et pour l’instant, c’était tout ce qui importait. Elle, elle, et encore elle.

© charney

__________________________

Corvus & Lucanus
« L’on hait avec excès lorsque l’on hait un frère. »


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