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 My child is my greatest blessing {Flavinia}

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Message(#) Sujet: My child is my greatest blessing {Flavinia} Dim 25 Jan - 17:52





My child is my greatest blessing





Convié à la villa des Licinii, une fois de plus. Cette fois-ci cependant, je ne ressens aucune malaise à m'y rendre, je ne ressens aucune rancœur et pour cause : ma fille est là-bas. Je le sais, je l'ai vue, nous avons échangé des mots trop brefs à mon goût mais ça a malgré tout été pour moi un moment merveilleux. Elle est vivante et ce soir, je vais la revoir. J'ai réussi à obtenir quelques uns de mes gains auprès de mon Dominas car j'ai un plan en tête et j'entends le mener à bien : je veux payer les gardes pour avoir un moment en tête à tête avec ma fille, et je veux à elle aussi lui donner quelques uns de mes gains. Je veux qu'elle les garde précieusement car j'ignore ce que l'avenir me réserve et même si je veux croire au meilleur, je sais que je ne suis pas à l'abri de tomber et si cela arrive, je veux qu'elle ait au moins quelques pièces de côté à défaut de n'avoir rien du tout. C'est avec une bourse plutôt bien remplie que je prends le chemin de la villa des Licinii en compagnie d'autres frères du Ludus et de gardes. Je tente de garder un visage impassible mais il m'est difficile de cacher ma joie à l'idée de revoir ma fille. Certains de mes frères attribuent cet élan de félicité au fait que nous allons voir de belles praticiennes et je les laisse dire, je les laisse croire. C'est le cœur battant que je pénètre à l'intérieur de la villa et je la cherche aussitôt des yeux mais alors qu'on nous emmène dans une pièce, je ne la vois pas. Bon, ce sera pour plus tard. Les esclaves viennent nous préparer et nous rendre agréables à la vue des praticiennes qui vont se délecter de notre présence ce soir et dès que j'en ai l'occasion, je glisse discrètement la petite bourse sous mon ceinturon avant de m'approcher d'un garde et de lui dire dans un souffle que je souhaiterais dans la soirée m'entretenir avec une esclave de la Domus tout en glissant quelques pièces dans sa main. La demande n'est apparemment pas si aberrante que ça pour lui puisqu'il accepte les pièces. Rien ne me dit qu'il ne va pas se contenter de prendre les pièces sans accéder à ma demande mais je n'ai pas d'autre choix que de lui faire confiance. Je lui décris Flavia et je mens en disant qu'il s'agit de la fille d'un ami. Il semble me croire. Là aussi je prends un risque mais comment pourrais-je ne pas prendre ce risque ?

Elle est là. Je veux passer du temps avec elle.

Nous sommes bientôt tous les cinq alignés à la vue des femmes qui n'hésitent pas à venir nous voir, à nous toucher mais j'y suis habitué et ne m'en formalise pas. Je garde un visage impassible, je laisse faire et dès que j'en ai l'occasion, je jette des regards circulaires pour essayer de repérer ma fille. Lorsque je vois sa petite silhouette à côté d'une praticienne, il me faut faire un véritable effort pour ne pas sourire à pleines dents, plus particulièrement lorsque Flavia croise mon regard. Elle parvient à ne rien laisser paraître : nous sommes tous les deux doués pour ça. Elle disparaît finalement derrière une praticienne et je perds sa trace pendant un moment. C'est à ce moment-là que le temps commence à me sembler véritablement long. Je me tiens debout, au milieu de cette pièce, comme mes frères, et nous ne sommes jamais que des statues humaines. Nous devons rester figés, rester de marbre et ce, quoi qu'il advienne. Quand le garde auquel j'ai donné quelques pièces s'approche de moi et m'intime de le suivre, je m'exécute sans un mot. Alors, va-t-il faire ce que je lui ai demandé de faire ? Va-t-il me conduire à Flavia ou va-t-il me conduire à une praticienne pour me faire faire je ne sais quelle chose qui pourrait bien me dégoûter ? Je sais que je ne suis à l'abri de rien en tant qu'esclave. Je me retrouve finalement dans une pièce, seul. Le garde m'ordonne de rester là et d'attendre, chose que je fais et les quelques minutes me semblent durer une éternité jusqu'à ce que j'entende des pas et que le garde réapparaisse avec ma fille à ses côtés. Aussitôt, un large sourire étire mes lèvres. Je relève mon regard vers le garde qui hoche la tête tout en me jetant un regard entendu avant de s'éclipser. J'ai les mains liées par les chaînes et même si je l'avais demandé, on ne me les aurait pas retirées mais cela ne m'empêche pas de tendre mes mains vers ma fille qui est bien là devant moi.

« Flavia... » je dis dans un murmure.

Lorsque nous nous sommes vus, nous n'avons échangé que si peu de mots et si peu de gestes... Là, tout à coup, je doute : va-t-elle acceptée une étreinte de ma part ? Va-t-elle accepter ces marques d'affection que je rêve de pouvoir lui offrir de nouveau ?

Elle seule détient la réponse.




© charney

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Message(#) Sujet: Re: My child is my greatest blessing {Flavinia} Dim 1 Fév - 14:34

La villa de Diomède accueillait de nombreuses familles patriciennes pour les divertir tant elles n'avaient que ça à faire de leur journée. Tendis que leurs esclaves se démenaient à la tâche pour leur offrir de quoi se sustenter. Cela n'avait rien d'étonnant, puisque les alliances se créés de façon opportune par des gestes dépensiers. La puissance d'une famille se dévoilaient par le nombre d'esclave à leur service entre autre mais leur demeure, toujours plus pimpante faisait gage de la grandeur de leur bourse.  Cette fois ci, sa domina choisit d'inviter ses amies les plus proches pour se délecter des physiques bien bâtit de plusieurs gladiateurs du ludus Naevius. Lorsque cette information parvint jusqu'aux oreilles de l'enfant, celle ci n'hésita pas un instant à se proposer comme aide ou même comme pilier humain tant qu'elle se trouvait dans la pièce. Elle espérait ainsi revoir son père qu'elle eut l'occasion de croiser brièvement lors d'une soirée organisée à l'occasion de l'anniversaire de Licinia Domitia. Une rencontre bien trop courte qui n'eut de cesse de la hanter. Etait ce seulement réel ? Ou bien son esprit commençait il à divaguer ? L'espoir ne lui était plus permis. Son coeur assombrit par la haine et les épreuves, se laissait à penser qu'une autre vie restait impossible. Elle l'avait décidé depuis longtemps, son existence ne perdurerait pas plus de deux années complètes, le temps d'effectuer quelques dégâts indélébiles chez les patriciens avant de regagner une route en toute liberté, auprès de ses parents. Ses plans étaient chamboulées par sa présence chez les vivants.

Le temps passait si vite qu'une autre esclave vint la chercher afin qu'elle tienne compagnie à une invitée. Sa tâche serait donc de palier ses demandes même les plus extravagantes, sous le regard toujours des plus acerbes des Licinii. Flavinia marcha rapidement en direction du nom qui lui fut citée, se penchant vers celle ci pour la saluer en attendant ses consignes. Elle obéissait rien de plus car son visage restait des plus neutres. Pas un sourire ni expression ne venait enjoliver son apparence très froide. Son statuts d'enfant l'aidait à rester intacte et en vie mais combien de temps encore cela durerait il ? Soudain, les discussions laissèrent place au silence alors que des gladiateurs enchaînés étaient apparus au centre de la pièce. Rapidement, des femmes dont les parures coûteuses dissimulaient leurs courbes, s'approchèrent de ces morceau de viande afin d'apprécier leur silhouette. Les railleries ne firent que confirmer leur statut de bête de foire, toutes bien heureuse d'approcher ces fidèles des arènes de plus près. Son coeur se déchirait à présent, à chaque fois qu'un gladiateur se retrouvait dans cette situation, imaginant son propre père faire face à ce genre de demande. D'ailleurs, son regard claire chercha l'identité de ces hommes avant de tomber sur celui qu'elle espérait revoir. Si ses yeux brillèrent d'une nouvelle lueur, son expression ne changea pas un instant. Elle fut cependant interrompu durant cet échange par un garde qui lui souffla de le suivre sans se montrer. Sans plus attendre, elle se déroba de la pièce afin de le suivre sans broncher. Ce garde faisait partie depuis des années de la protection des Licinii. N'ayant jamais créé d'ennuis le conduisant à en vouloir à sa vie, elle était conduite par la curiosité. Il lui fut intimé de rester stoïque jusqu'à son retour. Elle accepta sa demande curieuse avant de finalement être accompagnée dans une pièce. Ce fut à cet instant précis qu'elle vit son visage, cet homme dont les mains étaient entravées par des chaînes et pourtant, c'était lui. L'enfant attendit un instant que le garde s'éclipse avant de redonner toute son attention à son père. Il était là, vraiment là, dans cette pièce où seules, ils pourront enfin avoir la conversation qu'elle avait tant espérer, loin des contraintes, loin des espions. Sans plus attendre, l'enfant se mità courir dans sa direction, bras tendus vers l'avant, pour lui offrir une étreinte. Son visage vint de blottir contre lui alors que ses bras l'entouraient de quelques centimètres tout au plus. Dans cette position, son oreille écoutait le bruit de son battement de coeur. Il était donc bien en vie, ce n'était plus juste un mirage, ou l'objet de de son imagination.

« Tu es là ... tu es bien vivant. C'est bien toi. » C'était si difficile parce qu'elle l'avait à ses côtés, si proche et pourtant si éloignés. Elle n'avait que faire de ses chaînes, de son statuts d'esclave. Il n'était à présent que son père qui l'avait cherché puis retrouvé, un homme qui s'était déplacé pour la voir et arrangé pour que cette entrevue puisse avoir lieu. Elle était impuissante, incapable de trouver le moyen de le rencontrer hors de l'arène et bien qu'elle sache que son père faisait partie des gladiateurs, il lui était encore impossible d'y mettre les pieds, mais cette fois ci pour une toute autre raison. Elle ne voulait pas assister à ses combats au risque de le voir se blesser ou de le déconcentrer alors qu'il avait besoin de toutes la bienveillance des dieux pour lui garantir la victoire. Pourtant, Flavinia, espérait, dans cette étreinte, retrouver son statut d'enfant inconsciente des dangers de la vie, heureuse de retrouver un membre de sa famille, se pensant orpheline. « Tu m'as tellement manqué. » A mesure que ces quelques mots furent dit, des gouttelettes d'eau salées, s'agglutinèrent au bord de ses yeux avant de glisser le long de son visage. Elle n'avait pas pleurer depuis tant d'années qu'elle se pensait incapable d'éprouver des émotions aussi fortes en une seule fois, le coeur serré par cette présence familière et à la fois déchirée car il ne s'agissait que d'une rencontre éphémère. Une rencontre qui fissurait petit à petit sa résolution de disparaître rapidement de ce monde cruel. Elle se garderait bien d'en parler à son père. « Mais comment as tu réussi à mettre en place cette rencontre ? »
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Message(#) Sujet: Re: My child is my greatest blessing {Flavinia} Sam 4 Avr - 14:45





My child is my greatest blessing





Appréhension et nervosité s'emparent de tout mon être tandis que j'observe mon enfant qui se tient là juste devant moi. C'est un moment que j'ai attendu, espéré, rêvé et voilà qu'il est en train d'arriver. Les dieux vont-ils être avec moi jusqu'au bout ? Les dieux vont-ils me permettre de prendre ma fille dans mes bras ? Vont-ils savoir la rassurer, lui apporter assez de confiance pour qu'elle ose s'approcher de moi ? Je me souviens de son geste lors de la réception, je me souviens de sa main serrant la mienne alors je me prends à y croire. Je me prends à l'imaginer foncer jusqu'à moi alors, quand le garde s'éclipse et nous laisse enfin seuls et que je vois Flavia s'élancer dans ma direction, je m'agenouille sans attendre et la laisse se blottir dans mes bras. J'aimerais pouvoir moi aussi la serrer dans mes bras mais mes chaînes m'empêchent ce geste et si j'ai déjà détesté ma condition d'esclave, en cet instant, je la déteste encore plus car cette entrave à ma liberté ne me permet pas d'enlacer ma fille. Je trouve cependant du réconfort dans son étreinte à elle qui est forte. Ses bras et ses mains ont beau être frêles, son étreinte n'en est pas moins forte et tandis qu'elle pose sa joue contre mon torse, je baisse doucement le visage pour venir déposer un baiser sur le haut de sa tête tout en fermant les yeux. Cet instant, j'en savoure chaque seconde qui passe. C'est irréel et pour être tout à fait honnête, je me mets à me demander intérieurement si je ne suis pas en train de rêver, si tout ceci n'est pas simplement le fruit de mon imagination. Sommes-nous vraiment là ou suis-je en plein songe ? C'est la voix de Flavia, lorsqu'elle s'élève doucement, qui m'arrache à ce questionnement intérieur. Je suis là oui, je suis bien vivant. J'ai survécu : pour elle. Et elle aussi a survécu et elle aussi est là. Nous sommes réunis, enfin. Un sourire se dessine sur mes lèvres et quand ma voix s'élève à son tour, elle est d'une douceur qui m'a été si longtemps étrangère que cela me surprend presque.

« Oui, c'est bien moi. Je suis là. » je dis tout bas à Flavia.

Puis vient la confession de mon enfant, le manque que mon absence a éveille en elle et mon cœur se serre par la douleur et par la culpabilité. Les mots de Marcus résonnent encore dans ma tête : j'aurais dû réfléchir avant d'agir. J'ai voulu me venger et j'ai obtenu ma vengeance mais à quel prix ? J'ai condamné mon enfant à la servitude et tout ce qu'elle a pu vivre et dont je n'ai pour l'instant pas eu vent, c'est moi qui en suis le responsable. Alors, bien que j'ai moi aussi envie de lui dire qu'elle m'a énormément manquée, sur le moment, je ne réponds rien. Non seulement j'ai peur qu'elle sente le trouble et la douleur dans ma voix (ce que je ne désire pas) mais en plus, j'ai la terrible impression que je ne suis pas digne de prononcer de tels mots. J'ai mérité mille fois souffrir de l'absence de Flavia car j'ai été imprudent et inconscient. Elle, elle n'a pas du tout mérité tout ceci par contre. C'est pire encore quand je vois légèrement les épaules de Flavia se soulever sous l'assaut de ses pleurs. Puis, la question arrive : comment ? Comment ai-je réussi à mettre en place cette rencontre ? Je bouge un peu pour pouvoir me reculer légèrement afin d'observer mon enfant. Mes mains enchaînées viennent trouver ses joues pour essuyer ses larmes tandis que j'essaye de lui adresser un sourire tendre et rassurant. Je suis accablé par ma culpabilité mais je ne veux pas qu'elle s'en rende compte, je ne veux pas lui faire porter un fardeau supplémentaire : elle a déjà trop souffert.

« Un homme a dit un jour qu'avec de la discipline et de la patience, on venait à bout de n'importe quel poisson, une fois qu'il avait mordu à l'hameçon. Alors, je me suis montré très patient. Cela fait longtemps que j'économise alors, j'avais suffisamment d'argent pour pouvoir payer un garde afin qu'il nous permette cette rencontre en toute discrétion. Après, il a juste fallu que je trouve le bon garde, d'où la patience et la persévérance mais quand j'ai cru trouver le bon, je n'ai plus hésité et j'ai bien fait. » Un regard pour la porte d'où est sorti le garde quelques instants plus tôt : je sais qu'il se trouve à quelques pas de là, qu'il guette. Je reporte ensuite mon attention sur ma fille. « Nous sommes tranquilles, il veillera à ce que personne ne vienne nous déranger. Nous n'avons pas beaucoup de temps mais c'est tellement mieux que rien... » j'ajoute en plongeant mon regard dans celui de mon enfant.

C'est là que vois une nouvelle fois cette ombre planer. Elle est moins présente que la dernière fois mais elle est bien là, une ombre qui a pris vie pendant mon absence. Du bout des doigts je caresse la joue de Flavia et doucement, mon sourire rassurant se fane. J'ai beau essayer de garder un total contrôle de mes émotions et de ce que je peux laisser paraître, je n'y parviens pas ou, plutôt, je n'y parviens plus. Ma mâchoire se crispe et je sais mes yeux voilés par des larmes naissantes.

« Tu m'as tant manquée toi aussi Flavia... A chaque instant... » je termine par lui dire d'une voix plus tremblante que je ne l'aurais souhaité.

Je ne me pense toujours pas digne de lui dire ces mots mais pourtant je ne peux les empêcher de sortir.

« Tu m'as maintenu en vie durant tout ce temps... »

Je marque un silence, l'observe un instant puis termine par baisser la tête. La culpabilité, la honte, elles m'étreignent soudain avant tant de force que je me retrouve incapable de regarder mon enfant en face.

« Tout ceci est ma faute... » j'ajoute finalement en baissant la tête. « Je te demande pardon... »

Lui demander l'absolution ? Je n'en ai pas le droit non plus et pourtant c'est bien ce que je viens de faire. Mais comment, par tous les Dieux, pourrait-elle me pardonner alors qu'elle-même s'est retrouvée enchaînée par ma faute ? Je ne mérite pas son pardon. Je le lui demande malgré tout.




© charney

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Message(#) Sujet: Re: My child is my greatest blessing {Flavinia} Sam 11 Avr - 16:28

Cette rencontre semblait étrangement décalée dans l'esprit de l'enfant qui ne comprenait plus rien. Son monde construit sur une haine sans nom placée à l'encontre des gladiateurs et les patriciens, l'avaient faites tenir jusqu'ici. Les railleries ou les commandements de Thémis n'avaient eu que peu d'effet sur sa personne, tout comme les ordres dictées par sa domina. Les tâches se multipliaient, ingrates, difficiles, longues laissant des marques indélébiles sur sa peau. Mais dans sa malchance, elle réussit tout de même par être achetée par une bonne famille qui lui donnait de quoi se sustenter au risque que le goût n'y soit pas présent. Elle vivait oui elle vivait mais elle n'en avait pas envie. Le plus tôt son existence cessera, le plus vite sa douleur s'estompera. Alors le voir arriver dans son paysage, aussi furtivement qu'il était possible de l'être sans pour autant disparaître du décors, ressemblait à un piège à souris. Il était présent, bel et bien là à vouloir resserrer les liens, la retrouver mais une part de son être se sentait troublée par son retour. Et par quel moyen avait il réussi à la retrouver ? Ou encore par quelle subtilité était il passé pour obtenir cet entretient privé dans la villa de Diomède, domaine gardé par plusieurs hommes surentraînés. Puisque l'occasion s'était présentée, Flavia lui posa la question afin d'en apprendre d'avantage sur le stratagème utilisé. La réponse fut néanmoins suffisante pour comprendre l'organisation derrière leur conversation. Toutefois, elle n'était satisfaite de l'argent dépensé aussi rapidement. Ses sourcils se froncèrent tout comme son nez. Ses yeux s'étaient plissées mais collée contre le torse du gladiateur, se dernier ne put en lire toute les lignes.

"Tu es sûr qu'il n'ira pas nous dénoncer à la première occasion. Rien ne l'en empêche puisqu'il vient de gagner de quoi dépenser en vin."

Petite mais certainement pas dupe. A la moindres occasion, ces ivrognes de premier ordre et autres briseurs de coeurs, aimaient profiter également de la compagnie des femmes et de vin qu'ils ne pouvaient se payer qu'avec des "à côté". Mais comment faire confiance quand une simple phrase pourrait mettre à mal leur secret. Pire, ses maîtres pourraient profiter de cette information pour faire chanter le champion de Pompéi. Dans cet univers impitoyable, ils n'étaient que des pions déplacés selon leurs envies. A croire que même maintenant, sa vie ne lui appartenait plus. Elle était une marchandise remplaçable, rien de plus. Son esprit fut toutefois rappelé à l'ordre lorsque le contact des mains de son père vint balayer ses larmes afin de les effacer. Les yeux dans les yeux, son retour à la vie semblait si réelle, que la peur la gagnait. Sans une once de point faible, il était facile pour elle de trahir, comploter, créer des pactes avec de vils personnages mais si une personne revenait dans son sillage avec une importance conséquente, alors le risque n'en valait pas forcément la chandelle. Ce qui semblait la troubler. Plus encore, son père changeait de ton avec un voix bien moins rassurante qu'il ne l'avait fait depuis le début de leur conversation tout ceci pour apprendre qu'elle était la raison de son maintien de vie. Des paroles fortes de sens, car il prouvait une nouvelle fois qu'il ne l'avait pas oublié, qu'ils étaient encore une famille. Mais l'étaient ils réellement ? Sans vraiment se connaître après tant d'années. Elle continuait à l'écouter jusqu'à ce qu'il se confesse sa culpabilité.

".... Quoi ?"

Des excuses ? Elles étaient sorties de nulle part. Il se sentait mal cela se lisait sur son visage et si une partie de l'esclave voulait le consoler rapidement au vu du peu de temps qu'ils avaient pour discuter sans être repérés par une vipère, une autre partie d'elle même se refusait à lui répondre. Malheureusement pour lui, cette dernière prédominait sur la première. La colère montait un peu plus à chaque seconde. Ses poings se fermaient sur la paume de sa main afin de la contenir tendis que ses joues se gonflaient lui donnant un air ridicule. Pourtant, elle risquait véritablement d'exploser mais elle ne le voulait pas. Si bien que ses pieds firent deux pas en arrière avant que son corps ne se tourne pour se mettre dos à lui. L'enfant essayait de toutes ses forces de ne rien dire, de ne pas laisser ses émotions s'échapper de se dire que ca passerait pourtant, elle comprenait facilement qu'il attendait une réponse de sa part. Ses poings se désérèrent afin qu'elle puisse poser ses mains contre ses oreilles tout en fermant les yeux dans l'espoir de reprendre sa composition mais elle n'y parvenait pas.

"Tu veux mon pardon ? Mais il te servirait à quoi ? Non tu n'as pas le droit. Tu ne peux pas me dire ca et ensuite partir. Et notre prochaine rencontre ce sera pour quand ? Combien de temps je vais devoir attendre pour être vraiment auprès de toi ? Et si entre temps, tu perds un match et te fais tuer dans l'arène pour divertir les pompéiens ? Tu es peut être champion ca ne dure qu'un temps. D'autres gladiateurs voudront ta place et ta vie sera en danger. "

Son coeur se briserait un millier de morceau si une nouvelle fois, elle perdait sa famille. Elle n'aurait sans doute plus la force de se battre, plus la force d'être celle qu'elle était et donc finira par être jetée ou délaissée dans un coin. De toute les façons possible, elle ne souhait pas grandir, devenir une adulte au risque d'être jetée dans les bras d'un vieux patriciens qui souhaitaient se divertir avec de la chaire fraîche. Là tout de suite maintenant, elle regrettait presque de l'avoir revu, de savoir qu'il était en vie car ils ne pourraient, que par passe, se retrouver pour discuter. Et ensuite, cette chaleur humaine qui lui manquait tant lui serait néfaste car elle espérait plus, comme vivre de nouveau ensemble loin des labeurs de l'esclavage. Ce ne serait pourtant pas possible. Son corps finit toutefois par se retourner à nouveau pour s'accroupir à côté de lui et ainsi lui chuchoter.

"Ne dépense plus une pièce. J'en ai également de mon côté. Si ca peut te permettre d'acheter ta liberté, je te laisserais tout. Mais ne t'introduit plus chez les Licinii c'est trop dangereux et ne sont pas digne de confiance."

Elle parlait si bas que le garde à l'entrée ne put écouter l'étendu de leur conversation.
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