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  « L'Inconnu est un petit chien inoffensif qui rugit comme un lion ! » || Zéphyre&Niger

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Message(#) Sujet: « L'Inconnu est un petit chien inoffensif qui rugit comme un lion ! » || Zéphyre&Niger Sam 24 Jan - 15:53




Zéphyre & Niger
Niger n'avait plus rien à manger dans sa petite insula du quartier de Nola. S'il ne passait que quelques repas par semaine chez lui, déjeunant et dînant la plupart du temps à la taverne, il aimait rentrer et trouver de quoi se faire un repas. Bref, arrêtons de justifier le choix du jeune homme de descendre faire les courses ce jour-là, il était descendu, point. Quelques sesterces clinquants dans sa poche, il avait salué les voisins qu'il avait croisé, un sourire aux lèvres. Niger était de nature à être souvent de bonne humeur, bien qu'il sache aussi parfaitement comment fausser un sourire - c'est une des premières choses qu'on apprend quand on est esclave. En l'occurrence, les sourires étaient sincères ; Niger aimait bien ses voisins ! Eux le craignait un peu, sans le dire bien sûr, et d'une manière presque élégante. Ils étaient pour la plupart très polis, tentant de rester dans les bonnes grâces de l'affranchi de Faustus, le colporteur de secrets par excellence. Niger était certain qu'aucun de ses voisins n'avaient de quoi l'intéresser, savoir qui avait tué la poule de l'autre n'était pas de grand intérêt pour lui, il cherchait un plus gros gain. Si Faustus était en effet au courant de la moindre petite rumeur, même celle impliquant l'assassinat d'une poule, ce n'était pas son affranchi de vingt-et-un ans qui allait lui transmettre cette petite information, ça c'était le rôle des jeunes - entendez par là enfants de six à onze ans. Niger tapait plus haut, beaucoup plus haut. Depuis qu'il avait emménagé dans ce quartier, il avait vérifié qu'aucun d'eux n'avait quelque chose d'important à cacher. Coucheries illicites ou divers  "accidents" qui avaient eu lieu ces dernières années, il en savait déjà pas mal. C'était presque une habitude pour lui, il collectait sans le faire exprès, et gardait précieusement ce qu'il avait "gagné". Il avait été élevé par un homme qui se faisait une fortune tous les jours et comptait ses sesterces au chiffre près chaque soir, connaissant la forme de ses milliers de piécettes par cœur. Ça n'était que naturel qu'il reproduise ce comportement, n'est-ce pas ?

Son voisin avait répondu à son sourire par un air soulagé. Ils n'étaient pas tous comme lui, à lécher les bottes de Niger, rassurez-vous. Certains lui étaient même plutôt hostiles, mais ça n'importait pas à l'affranchi. Il aimait que tout le monde le connaisse, qu’on l’aime ou qu’on le haïsse, c’était du pareil au même. Bref, il était bientôt dans la rue, et il marchait vers l’étal de fruits et légumes de la rue perpendiculaire à la sienne. Il y avait un brouhaha intense qui plaisait assez à l’égyptien : il préférait mille fois aux rues mortes de Pompéi la grande et vivante rue de Nola. Il acheta quelques légumes, avant de se décider à acheter quelques œufs, peut-être même un poulet qu’il ferait cuisiner par le chef de la taverne, Milo. Il se dirigea donc vers un vendeur de volaille, Lucius Baebius, qu’il connaissait bien.
Alors que le patriarche était allé lui chercher ce qu’il demandait, Niger aperçu, du coin de l’œil, un jeune homme qu’il n’avait jamais vu auparavant traîner dans ce quartier, mais qu’il était sûr d’avoir déjà entraperçu dans la cité. Il lui fallut quelques secondes pour réussir à retrouver où il avait croisé ce garçon pour la première fois : finalement, la réponse était plutôt évidente. C’était la semaine passée, à la taverne. C’était son cher et tendre Corvus qui l’avait vu le premier, avait demandé à l’affranchi s’il le connaissait. Niger avait alors haussé les épaules : il n’avait jamais vu ce freluquet à la taverne avant. Il n’avait pu s’empêcher de le dévisager un peu. C’était rare de voir des personnes aussi jeunes chez Kaeso. Mais Niger n’était pas là pour juger, s’il aimait le mauvais vin et les bonnes putes, alors il pouvait bien traîner là. Mais maintenant qu’il le croisait dans son quartier, à cinq minutes de chez lui, sa curiosité était attisée : que faisait-il là, qui était-il, pourquoi ne l’avait-il jamais vu auparavant, d’où venait-il ?
Niger avait deux choix qui se posaient à lui : il pouvait aller saluer le jeune homme, et tenter de trouver réponse à ses questions en les lui posant directement, tout en tentant de ne pas le brusquer. Ou alors, il pouvait aussi le suivre sans se faire remarquer, pour tenter au moins de découvrir où il vivait, peut-être parler à quelques voisins pour tenter de dénicher quelques informations croustillantes, ne serait-ce que son nom, d’ailleurs. C’est vrai qu’il pouvait aussi le laisser tranquille, ne pas le suivre, ne pas lui parler, l’oublier, mais ça serait mal connaître l’affranchi de Kaeso ; une fois que quelqu’un avait attisé sa curiosité, c’était quasiment impossible de l’apaiser.

Quand le vendeur de poulet revint avec deux œufs et une moitié de poulet, Niger était déjà parti. Il n’avait pas mis trop longtemps à se décider : il allait le suivre. C’était bien plus simple que d’aller directement à la confrontation, il ne fallait pas risquer qu’il se braque. Niger n’avait pas beaucoup de temps, il ne devait pas trop tarder avant de retourner à la taverne, mais il s’était trouvé une excellente occupation en attendant : son sac en lin rempli de légumes jeté sur son épaule, il suivait des yeux le jeune garçon. Il n’avait pas une très bonne vue, mais ça n’était pas très grave : il avait beaucoup d’entraînement. Peut-être qu’en arrivant chez son maître, il aurait une description précise à lui donner sur ce nouveau Pompéien. En tout cas, c’était avec un nouveau sourire qu’il s’engageait à la suite du garçon ; c’était définitivement une très bonne journée.

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Message(#) Sujet: Re: « L'Inconnu est un petit chien inoffensif qui rugit comme un lion ! » || Zéphyre&Niger Jeu 29 Jan - 21:54



❝...❞
Niger & Zephyre
Les rues, voilà qu'il se trouvait encore entrain de les parcourir de long en large. A la recherche de quoi ? Il ne le savait pas vraiment. Jusqu'à maintenant, il c'était contenté de faire ou presque ce l'on attendait de lui. La sacrée sainte instance supérieur qui avait eu la bonne -ou la mauvaise – idée de l'aider voulait qu'il se fondit dans la foule. Aussi s'employait-il durement à cette tâche. La curiosité s'invitant, il se promenait un peu au hasard, découvrant progressivement la ville. Son généreux mécène, caché dans l'ombre finirait sans doute bien par montrer le bout de son nez. Dans le cas contraire...Il aviserait. Parce que Zephyre devait avouer que son quota de patience, n'exédé pas un très court terme. Et s'il ne pouvait pas compter sur  un mystérieux sauveur, tant pis. Il gravirait les marches sociales de Pompei seul et par ses propres moyens. Après tout, n'était-ce pas ce qu'il eu prévu de faire à l'origine ? Il serra fermement les poings un bref instant. Se décourager ne faisait pas partie des options envisageable. Il aurait jusqu'au bout de son projet quoi qu'il eu pu en coûter.  Soupirant, l'ancien esclave avança tranquillement en réfléchissant. Il s'arrêta à plusieurs reprises, faisant mine de jeter un œil aux différents étalages des marchants. Une drôle d'impression ne le quittait pas. Il chassa d'un revers de main la petite voix dans sa tête qui s'exclamait que quelque chose clochait. Néanmoins, au bout de plusieurs minutes, la sensation d'être épié ne le quittant pas, il s'imagina sérieusement qu'on le suivait. Pour quels raisons ? Le jeune homme n'était pas certain de souhaitait le découvrir. Et pourtant...Peut-être l'étranger personne venue à son secours précédemment ? Un voleur qui se laissait prendre au piège de son apparence ? Ou pire... ? Non, personne de sa vie passée ne serait intervenu...non ? Il se mordit la lèvre, élaborant une stratégie. Il ne connaissait pas les allées par cœur, cependant, ayant déjà arpenté les lieux plusieurs fois, sa mémoire reconstituait partiellement le puzzle. Ou plutôt, le dédale de couloirs que représentés plusieurs passages entre les bâtisses. Se faufilant aussi vite que possible, il atterrit dans une impasse. Et maintenant ? On fait quoi ? On ne peut quand même pas rebrousser chemin...Apercevant une poutre, d'une hauteur raisonnable, il s'aventura à l'escalader et se hisser dessus. Perché et en équilibre précaire, il fit de son mieux pour s’asseoir et guetta son poursuivant. Quand celui-ci s'approcha enfin, il l'observa silencieusement et haussa un sourcil. Quoi ce n'est que ça ? Un vulgaire membre insignifiant de la populace ? Tu t'attendais à quoi ?! Lui reprocha sa conscience. Au roi de Perse ? Ba...pourquoi pas ? Je croyais que ton but était de ne pas te faire repérer ? Oui bon...Détaillant l'individu, il se demande pourquoi ses traits paraissaient familier à son œil. Hum...Quand le maudit passa enfin à son niveau, juste au dessous, Zephyre n'hésita pas et se laissa tomber sur sa proie.  Le choc fut rude et au lieu de rester en place sur le dos de l'animal, comme prévu dans le dessein de son crâne, il vola un instant, projeté contre un mur. Arf...  « Je crains de comprendre ce que ressens la pierre que l'on jette... » commenta-t-il tout haut en grognant. Il toussa, recrachant une faible dose de sable infiltré dans sa bouche. « Pourquoi me suivre ainsi ? Tu sais...Je ne m’intéresse qu'au jolie fille » poursuivit-il provocant. Une nouvelle quinte l'assaillit et  il se tourna complètement sur le dos. Il ne fallait pas rester ainsi étendu à la façon d'un mort. Lentement, avec précaution, il s'appuya au bâtiment qu'il l'avait si vilainement accueillie et tenta de se redresser. L'opération, désagréable réussi à arracher à sa figure une vague grimace. Sa blessure, quoi qu'en  bonne voie, grâce aux soins prodigués. Ne se faisait pas totalement guérie. «Vas-tu m'aider ? Ou demeurer planté là à l'image du rustre dont tu as l'air ? ». Essayer d'engendrer la culpabilité de son camarade ne le gênait guère. La question était de savoir, si cela fonctionnerait.

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Message(#) Sujet: Re: « L'Inconnu est un petit chien inoffensif qui rugit comme un lion ! » || Zéphyre&Niger Mar 17 Fév - 0:33




Zéphyre & Niger
Niger continuait de suivre le jeune homme qu’il avait aperçu dans sa taverne. Il se baladait de manière un peu étrange, s’enfonçant rapidement dans des rues sans que ça ait le moindre sens. L’affranchi se demanda plusieurs fois s’il faisait cela parce qu’il avait compris qu’on lui suivait, mais il éloigna cette idée de son esprit. Le petit brun devait juste être un peu bizarre. Néanmoins, quand il pénétra dans la ruelle la plus fine du quartier de Nola, Niger commença à s’inquiéter. Il ralentit l’allure, se remettant soudain en question : sa qualité de filature s’était-elle amoindrie ? Alors qu’il rentrait à son tour dans l’allée sombre, il se rendit compte qu’il avait fini par perdre son suspect ! Ça y’est, c’était certain, il avait perdu complètement son don. Alors que ses yeux se perdaient dans tous les recoins de l’allée, à la recherche, désespérée, du jeune homme, il entendit comme le bruit de quelque chose de très lourd qui tombait de plus haut. Manquait plus qu’on lui balance une armoire sur la tête, maintenant ! Niger releva alors le crâne en vitesse, mais n’eut pas le temps de voir ce qui lui atterrissait dessus ; il se contenta alors de lâcher un cri sourd sous l’effet de l’impact, et de repousser la chose qui lui été tombée dessus avec force. De nouveau, il y eu un bruit d’impact, et Niger rouvrit les yeux. Ce n’était définitivement pas une armoire qu’on avait lancé de la fenêtre, c’était plutôt le petit brun qui avait tenté de lui sauter dessus !
Au final, Niger n’était pas blessé, juste un peu sonné, alors que l’autre avait atterrit par terre, était recouvert de sable, et se plaignait déjà. Petit joueur. Alors qu’il se relevait, crachant et toussant, Niger remarqua qu’il était légèrement blessé. Etait-ce une conséquence de sa chute ? Ce n’était pas de sa faute, en tout cas, c’était lui qui avait eu l’idiotie de lui sauter dessus. Alors que l’affranchi continuait de détailler son suspect, celui-ci fit :

« Pourquoi me suivre ainsi ? Tu sais...Je ne m’intéresse qu'aux jolies filles »

Niger se surprit à éclater de rire ; par Isis, mais c’est qu’il avait de l’humour, ce gosse ! Il releva le regard vers lui, et planta ses iris noirs dans les siens. Avant qu’il n’ait eu le temps de rétorquer quoi que ce soit, le petit brun continua :

«Vas-tu m'aider ? Ou demeurer planté là à l'image du rustre dont tu as l'air ? »

L’affranchi roula alors des orbites. Pas question qu’il l’aide, il s’était fait ça tout seul, comme un grand. Néanmoins, il pouvait peut-être rebondir sur ses propos pour tenter de lui arracher au moins son nom et son origine …

« Tu lis en moi comme dans un livre ; je suis un rustre, donc nan je ne compte pas vraiment t’aider, et en plus je dois avouer que tu n’es pas tout à fait mon type … Non, en fait je t’ai aperçu à la taverne de Faustus, et te revoir ici, tout près de mon humble demeure, m’a suggéré que, peut-être, les dieux nous mettaient sur le même chemin… J’ai donc décidé de te suivre, pour m’en assurer. Mais bon, maintenant que je t’ai sous la main, je peux peut-être te le demander directement … Où habites-tu donc, cher … ?? Comment tu t’appelles, d’ailleurs ? »

N’importe quoi, il racontait vraiment n’importe quoi. Le seul effet que ça aurait serait certainement de le faire partir en courant … Néanmoins, Niger avait tenté le tout pour le tout, mettant le plus de sincérité possible dans la voix. Peut-être que le brun aurait pitié de lui … C’était sûrement son dernier espoir …


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Message(#) Sujet: Re: « L'Inconnu est un petit chien inoffensif qui rugit comme un lion ! » || Zéphyre&Niger Jeu 19 Fév - 21:47



❝...❞
Niger & Zephyre
Zephyre dévisagea longuement l'inconnu qui l'avait suivit. Que voulait-il celui là ? Pourquoi lui courir après comme ça ? Il plissa les yeux et fut secouer par une nouvelle quinte de toux. Fichu sable ! Il ne l'avait beaucoup apprécier...Le sable, la poussière, le vent, autant de saletés exaspérantes. Se redressant tant bien que mal, il s'agaça d'avantage en constatant que son camarade riait. Quoi ? Il ose se moquer ?! Espèce de... de...de...Il soupira, ne trouvant pas les mots. «Vas-tu m'aider ? Ou demeurer planté là à l'image du rustre dont tu as l'air ? ». Cela s'avérait presque un compliment, étant donner l'allure de l'autre. « Tu lis en moi comme dans un livre ; je suis un rustre, donc nan je ne compte pas vraiment t’aider, et en plus je dois avouer que tu n’es pas tout à fait mon type … Non, en fait je t’ai aperçu à la taverne de Faustus, et te revoir ici, tout près de mon humble demeure, m’a suggéré que, peut-être, les dieux nous mettaient sur le même chemin… J’ai donc décidé de te suivre, pour m’en assurer. Mais bon, maintenant que je t’ai sous la main, je peux peut-être te le demander directement … Où habites-tu donc, cher … ?? Comment tu t’appelles, d’ailleurs ? » Esquissant une nouvelle grimace, il tenta de se relever et glissa pour tomber une seconde fois. Empêtré comme il l'était, la tâche n'avait rien de facile. Il ne parviendrait sans doute pas à filer, ne serait-ce qu'en boitillant. « Tu ne compte pas m'aider mais, tu ne te gêne pas pour poser des questions...Crois tu vraiment que je vais répondre ? » Il sourit, l'air toujours aussi provocant. Ses côtes, le lançait affreusement et quoi qu'il voulu tenter pour partir, il devrait attendre que la douleur cessa. «  Je ne sais pas si tu es naïf, si tu me prends pour un imbécile ou si tu l'es toi même. Mais tes interrogations ne me font ni chaud, ni froid. » Il resta silencieux un moment avant de reprendre :  « Que puis-je gagner te donner ses informations ? ». Le jeune homme haussa les épaules et s'amusa à tracer quelques formes du bout des doigts dans la terre.  « J'imagine bien que tu ne m'a pas traqué comme un animal pour rien... ». Qu'importait le cas de figure, l'ancien esclave ne dévoilerait rien d'essentiel. Il ferait peut-être la conversation avec un peu plus de précision que maintenant et mentirait au besoin pour sauver ses fesses. Brouiller les pistes...S'il ignorait pourquoi ce garçon s’intéressait tant à sa personne, il ne doutait pas que cela n’amènerait rien de bon. Les gens n'agissent jamais sans raisons et surtout, rare sont ceux dont les intentions sont nobles ou sans arrières pensées. « Si tu me disais ce qui motive réellement cette volonté de tout savoir de moi...Parce que honnêtement j'ai peine à croire ne pas être tout à fait ton type avec le discours que tu tiens...Par ailleurs... » Il marqua une pause et observa ses ongles pleins de ces maudits grains de sable. Tu n'avais qu'à pas gratter dedans à la manière d'une stupide petite poule, se moqua sa conscience. Il fit légèrement la moue puis daigna accorder de nouveau son attention à l'individu toujours bien présent. « Je plait à tout le monde. Tu n'as pas besoin de mentir. J'ai l'habitude. C'est quoi ton nom déjà ? ». Il s'amusa de sa propre réplique et patienta gentiment, guettant la prochaine réponse de son compagnon.

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Message(#) Sujet: Re: « L'Inconnu est un petit chien inoffensif qui rugit comme un lion ! » || Zéphyre&Niger Mar 24 Fév - 22:00




Zéphyre & Niger
« Tu ne compte pas m'aider mais, tu ne te gêne pas pour poser des questions...Crois-tu vraiment que je vais répondre ? »

Décidément, Niger ne savait pas par quel bout prendre cet inconnu. Il était bien plus futé qu’il n’y paraissait, et il semblait bien décidé à ne pas lui donner ne serait-ce que son nom. Pourquoi cela, c’était à vrai dire bien étrange. Il y avait peu de chance pour que son unique cognomen résonne à l’oreille de l’affranchi, et il n’était tout de même pas le prisonnier en cavale le plus recherché de la péninsule, n’est-ce pas ? Pourquoi voudrait-il cacher son identité ?
L’égyptien se dit qu’il avait peut-être mis le doigt sur un bien plus gros poisson qu’il n’y paraissait. Certes, ce gosse n’était certainement pas le fameux fils de l’Etna, mais il avait définitivement quelque chose à cacher, à la fois son nom, l’endroit où il vivait, et peut-être même l'endroit dont il venait.

Que puis-je gagner te donner ses informations ? J'imagine bien que tu ne m'a pas traqué comme un animal pour rien... ».

Niger sourit, sincèrement amusé. Le pauvre brun n’avait vraiment pas l’air de beaucoup l’apprécier, il se braquait comme un animal en cage, comme s’il comprenait que Niger n’était pas juste là pour le prénom, ou pour admirer un jeune homme à la plastique agréable à regarder. Il semblait vraiment s’être fait mal, mais l’affranchi ne parvenait pas vraiment à se sentir désolé pour lui. C’était lui qui lui avait sauté dessus, n’est-ce pas ? Et puis d’ailleurs, lui aussi était un peu blessé, ça ne lui avait pas fait beaucoup de bien de se recevoir son corps – certes frêle – en plein dessus. A vrai dire, si Niger n'était pas vraiment doué pour l'empathie, il n'était pas non plus doué pour la rancœur. Il ne tarderait certainement pas à oublier l'incident. Par contre, ce petit ne semblait pas prêt à le faire sortir de son esprit, il semblait lui en vouloir plus que de mesure.

 « Si tu me disais ce qui motive réellement cette volonté de tout savoir de moi...Parce que honnêtement j'ai peine à croire ne pas être tout à fait ton type avec le discours que tu tiens...Par ailleurs... »

Cette fois, Niger éclata réellement de rire. En guise de réponse, il tendit la main au brun pour l’aider à se relever. Il commençait à en avoir marre de devoir le regarder de haut, et s’il voulait croire qu’il était son type, tant mieux, il baisserait peut-être sa garde plus vite. Une fois qu’il fut debout, il le poussa un peu pour qu’il s’accole au mur plutôt que de retomber une troisième fois – parce que ça commençait à devenir ridicule.

« Je plait à tout le monde. Tu n'as pas besoin de mentir. J'ai l'habitude. C'est quoi ton nom déjà ? »

Niger lui rit de nouveau au nez, mi-moqueur, mi-flatté. Il rajusta sa tunique noire, la dépoussiérant du sable que le garçon lui avait mis dessus en lui sautant sur le dos, et lui répondit, sans vraiment le regarder, comme plus préoccupé par sa tenue :

« Mais pourquoi tu ne veux pas me dire ton nom, par Isis, qui es-tu ? Le fils d’Auguste qui veut prendre des vacances incognito dans notre belle cité, ou quoi ? Ça ne m’étonnerait pas, avec ce caractère de cochon arrogant que tu as, tu n’es pas si intéressant que ça, tu sais ! »

A la fin de ces quelques mots, Niger releva la tête pour planter ses yeux noirs dans les siens, plus clairs. Peut-être fallait-il qu’il fasse un pas de son côté, qu’il lui donne quelque chose à se mettre sous la dent. De toute façon, le brun ne tarderait pas à découvrir son identité, puisque si Niger n’était pas non plus une célébrité dans Pompéi, il n’était pas un inconnu comme lui. Il ajouta alors, d’un ton plus adouci :

« Je suis Niger, Ausonius Niger. Je travaille à la taverne de Faustus. Mais tout ça n’a rien à voir avec toi, je suis curieux, c’est tout. Et puis, j’aime connaître mes voisins, histoire de savoir si je ne vis pas à côté du fils d’Auguste, ou du Fils de l’Etna, quoi … Mais encore une fois, ne te leurre pas, je doute franchement que tu sois un si gros poisson ! »

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Message(#) Sujet: Re: « L'Inconnu est un petit chien inoffensif qui rugit comme un lion ! » || Zéphyre&Niger Jeu 26 Fév - 18:09



❝...❞
Niger & Zephyre
Demeurer ainsi installé par terre comme une loque, ne lui plaisait pas beaucoup. Il se sentait légèrement en position d'infériorité et cela s'avérait difficilement supportable. C'était presque comme un rappel de son ancienne condition. Détournant les yeux de son camarade, il s'absorba dans le détail du sol. Pendant des années, il avait été aussi insignifiant que les grains composant le sable. Il soupira, les choses ne sauraient tarder à changer. Il atteindrait son but, quoi qu'il pu lui en coûter. Un mouvement entra alors dans son champ de vision, le sortant de ses pensées. Son compagnon se décidait tout de même à l'aider.  Le jeune homme ne pu s’empêcher d'hésiter une demi seconde avant de saisir le bras tendu. On ne se refait pas...Méfiant un jour, méfiant toujours...Trouvant appui contre le mur, car l'autre l'y poussa, il grimaça en plaçant une main le long de ses cotes. La douleur semblait persister pour son plus grand agacement. Son adorable compagnon lui aussi, taper vaguement sur ses nerfs. Il riait presque et dépoussiérait sa tunique comme s'il en allait de sa vie. « Mais pourquoi tu ne veux pas me dire ton nom, par Isis, qui es-tu ? Le fils d’Auguste qui veut prendre des vacances incognito dans notre belle cité, ou quoi ? Ça ne m’étonnerait pas, avec ce caractère de cochon arrogant que tu as, tu n’es pas si intéressant que ça, tu sais ! ». Zephyre haussa un sourcil, il ne s'attendait pas vraiment à de tels propos. « La question n'est pas vraiment pourquoi je ne veux pas te le dire. Mais plutot pourquoi tiens tu autant à le savoir ? » lança-t-il, tournant la situation à  son avantage. "Je pourrais facilement te dire mon nom mais, puisque cela paraît si important à tes yeux, au point de me suivre jusqu'ici, il est bien plus amusant de ne rien révéler. Tu ne crois pas ?" Il sourit, affichant à nouveau sa mine provocante habituelle. Leur regard se croisèrent et il ne cilla pas. « Je suis Niger, Ausonius Niger... » commença l'individu apparemment enclin à se présenter. « Je travaille à la taverne de Faustus. Mais tout ça n’a rien à voir avec toi, je suis curieux, c’est tout. Et puis, j’aime connaître mes voisins, histoire de savoir si je ne vis pas à côté du fils d’Auguste, ou du Fils de l’Etna, quoi … Mais encore une fois, ne te leurre pas, je doute franchement que tu sois un si gros poisson ! » L'ancien esclave fit la moue en réponse. L'instance du dénommé Niger, n'inspirait pas sa confiance. Au contraire, il sentait que l'enquête n'était certainement pas mener pour rien. Qui donc de nos jours se lançait dans des recherches d'informations pareils, pour le seul objectif d'acquérir des connaissances ? Peu de gens. Et celui-là n'e faisait pas partie. « Gros poisson ou non, je t’intéresse  ce que je constate. » déclara-t-il simplement. Avec lenteur, il se décolla du mur en titubant d'abord et se rapprocha de son adversaire. « On ne t'as jamais dis, que la curiosité était un vilain défaut ? » demanda-t-il la mine innocente. « Je ne suis pas le fils d'Auguste certes mais mon caractère de cochon ne me vient sans doute pas de n'importe qui. Quand au fils de l'Etna...Je ne l'ai pas en haute estime...C'est stupide révolte me sort littéralement par les oreilles... » annonça-t-il sombre. Il se tut ensuite et réalisant qu'il se trouvait toujours épier, changea d'expression, revenant à un allure plus impassible. Il patienta et jugeant le moment propice avoua : «  Sirius Galli Salvare » dit -il en tentant une petite courbette qui fut la source d'une énième grimace douloureuse. « Mais comme je l'ai dis à ce cher Corbeau, tu peux aussi m'appeler Zephyre...Ou ne pas m'appeler du tout. » Sur ces derniers mots, il s'écarta   , d'abord un peu puis, tourna les talons. Il ne doutait pas que son adorable camarade le suivrait. On ne laisse pas une filer une proie lorsqu'on l'a tient, n'est-ce pas ? Se suggéra-t-il mentalement à lui même.

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Message(#) Sujet: Re: « L'Inconnu est un petit chien inoffensif qui rugit comme un lion ! » || Zéphyre&Niger Mer 18 Mar - 20:45




Zéphyre & Niger
« Je pourrais facilement te dire mon nom mais, puisque cela paraît si important à tes yeux, au point de me suivre jusqu'ici, il est bien plus amusant de ne rien révéler. Tu ne crois pas ? »

Si ce gringalet n’avait pas autant l’air de le détester, Niger l’aurait peut-être apprécié. Pourtant, il faisait des efforts, il l’avait aidé à se relever, lui avait donné son nom, et pourtant, rien ne semblait y faire. Têtu, le petit brun, n’est-ce pas ? En tout cas il avait un sens de l’humour qui plaisait à l’égyptien, mais qui le frustrait aussi énormément. Il n’aimait pas qu’on lui résiste, certainement pas quand il était simplement question d’un prénom. Néanmoins, il fallait lui accorder qu’il n’avait pas tout à fait tort : le fait que l’affranchi insiste autant était un signe qu’il ne fallait peut-être pas répondre à ses attentes. En tout cas, si les rôles avaient été inversés, Niger aurait probablement gardé sa bouche fermé, ou aurait inventé quelque chose. Peut-être aurait-il même répondu qu’il s’appelait Caius Julius Caesar, ou quelque chose comme ça. Mais en l’occurrence, les rôles n’étaient pas inversés, et c’était lui qui posait les questions. Après avoir misé sur la filature – ratée – il misait maintenant sur l’insoutenable. Il espérait que cette fois, ça n’échouerait pas. Si Niger était bien quelque chose, c’était mauvais perdant.

« Gros poisson ou non, je t’intéresse ce que je constate. On ne t'as jamais dit, que la curiosité était un vilain défaut ? »

A vrai dire, absolument pas. Qui aurait bien pu lui dire ça ? Son père ? Il n’en avait pas. Sa mère n’avait eu que quatre ans d’éducation à lui insuffler, après ça on l’avait arraché à ses bras. Kaeso ? Certainement pas. Le maître prêchait plutôt l’inverse. Carrément l’inverse, même. Soit le plus curieux possible, sinon tu ne boufferas plus pendant trois jours, sinon tu recevras trois coups de fouets, sinon tu n’auras plus le droit de voir ta mère et tes sœurs. Non, Niger avait été éduqué à être le plus curieux possible. Evidemment, ça, il ne le dirait pas au brun. Non, il le laissa plutôt continuer, puisqu’il paraissait bien lancé :

« Je ne suis pas le fils d'Auguste certes mais mon caractère de cochon ne me vient sans doute pas de n'importe qui. Quand au fils de l'Etna...Je ne l'ai pas en haute estime...C'est stupide révolte me sort littéralement par les oreilles... »

Le ton du jeune homme s’était assombri en prononçant ces mots. Il était dur face à cette révolte, mais Niger ne pouvait qu’être d’accord avec lui. Stupide était un excellent qualificatif pour cette révolte ; l’armée romaine était bien trop grande et bien trop puissante pour laisser faire cela. Quand on pouvait accéder à la liberté par d’autres moyens qui n’incluaient ni de risquer sa vie ni de trahir les siens, comment pouvait-on considérer rejoindre les rangs de cet homme ? Car oui : les Ausonii étaient définitivement la famille de Niger. Jamais il n’oserait leur tourner le dos. Ils avaient fait de lui qui il était aujourd’hui, un homme libre qui savait lire et écrire. Jamais il ne pourrait les remercier suffisamment, mais il faisait tout pour leur prouver qu’il leur était reconnaissant. En ces heures sombres, ça passait par s’assurer que tous les esclaves des Ausonii pensaient comme Niger, et comme ce gringalet dans l’allée : la révolte était une idée stupide.

« Sirius Galli Salvare. Mais comme je l'ai dis à ce cher Corbeau, tu peux aussi m'appeler Zephyre...Ou ne pas m'appeler du tout. »

Un instant, le regard de l’affranchi s’était illuminé quand enfin, le petit lui avait donna sa tria nomina. Mais très vite, à la mention du Corbeau, ses yeux s’étaient noircis de nouveau. Incroyable combien ce masseur pouvait avoir d’influence sur son humeur. Niger chassa ses sombres pensées à l’égard de cet homme, et se reconcentra sur le fameux Salvare ; ou Zéphyre, comme il préférait qu’on l’appelle. Niger songea que c’était bien étrange de se faire appeler par le nom du dieu grec d’un vent, mais ça ne l’importait pas beaucoup. Les lubies des uns et des autres n’étaient pas sa grande passion. Ce qui l’était plus important, c’était de continuer de garder l’attention de ce Salvare. Ça paraissait mal parti, puisqu’il était déjà en train de filer. Heureusement, son pas boitillant l’empêcha d’avancer trop vite, et Niger le rattrapa avant la fin de la ruelle, et fit, un sourire aux lèvres.

« J’habite tout près, promis, je te lâche bientôt, mais tant qu’à faire, on peut faire la route ensemble ? Peut-importait sa réponse, puisqu’il continua : une tria nomina, alors ? Dommage, je t’aurais bien imaginé en esclave dissident du fils de l’Etna, sous couverture à Pompéi… Mais tu as l’air de le détester autant que moi, alors … »

Niger haussa les épaules et fit valser un cailloux qui s’était coincé sous sa sandale. Dommage, en effet, dommage.

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Message(#) Sujet: Re: « L'Inconnu est un petit chien inoffensif qui rugit comme un lion ! » || Zéphyre&Niger Jeu 26 Mar - 20:57



❝...❞
Niger & Zephyre
S'il comptait se sauver l'air de rien, en plantant son charmant mais non moins encombrant et nouveau camarade ici, il se fourrait le doigt dans l’œil. Eh bien profond apparemment...Ah, voilà qu'il me suit maintenant...Il leva les yeux au ciel, exaspérait lorsque son l'autre vint se placer à ses cotés. « J’habite tout près, promis, je te lâche bientôt, mais tant qu’à faire, on peut faire la route ensemble ? » Zephyre ne répondit rien , car il n'en eu pas l'occasion. « Une tria nomina, alors ? Dommage, je t’aurais bien imaginé en esclave dissident du fils de l’Etna, sous couverture à Pompéi… Mais tu as l’air de le détester autant que moi, alors … ». Il secoua la tête. « Tu n'abandonne dont jamais ? Non, ne dit rien. » Il connaissait vraisemblablement déjà la réponse. Cherchant une échappatoire, il envisagea maladroitement toutes les solutions qui lui passaient par la tête, bonnes ou mauvaises...Le jeune homme  se sentait trop fatigué pour courir et la douleur lancinante, faisant une nouvelle fois son grand retour, ne permettait pas la moindre acrobatie. A moins de souhaitait s'écrouler en plein milieu du chemin. Ce n'était sans doute pas vraiment une option. « Fallait me dire que tu cherchais quelqu'un pour te raccompagner. » lança-t-il avec ironie. Il ne pouvait pas s'enfuir alors pourquoi pas ce moquer ? « Cela te surprends tant que ça, que je possède un nom complet ? » interrogea-t-il en se mordant la lèvre. Zephyre n'aimait pas beaucoup ça. En partant du principe qu'un citoyen des plus basique ne cru pas à son histoire ou émette des doutes quant à son identité, qu'en serait-il de ceux qui se trouvaient plus haut dans l'échelle sociale ? Il soupira. Il fallait convaincre, à tout prix.  L’échec ne faisait pas parti de l'ordre des possibles, à moins de vouloir mourir. Il haussa les épaules. Les règles ne s'avéraient pas nouvelles. Personne ne le prenait en traître...Pour le moment...Fronçant les sourcils, il s'arrêta brusquement et regarda son compagnon de travers. « Je rêve où tu viens de me comparer à un esclave ?! ». S'il y avait bien une chose qui lui faisait horreur, c'était qu'on rappel à sa personne, cet immonde statut. « J'ai l'air mal vêtu ? » Bon certes, en y regardant de plus près, la poussière, le sable, la terre et la transpiration...Ça ne dépeignait pas un tableau très riche. « La haute société aussi se salie ». Venait-il de penser tout haut ? Oups... "Bref..." reprit-il. Cela servirait peut-être à lancer ce fameux Niger, sur une fausse piste. L'improvisation allait devenir une habitude, voir une seconde nature à force de pratique... « C'est encore loin chez toi ? » demanda-t-il, presser de laisser à ses occupations ce drôle d'individu sortit de nul part. Il grimaça en effectuant un nouveau mauvais mouvement. Tous ses petits événements contrariants et disgracieux, le rendait de fort piètre humeur. « Loin de moi l'idée de te chasser, mais tu as certainement mieux à faire alors... » Il battit des cils et prit un air innocent. « On pourra continuer cette passionnante discussion une autre fois. Parce que je devrais sérieusement me reposer. » Là encore, ce qu'il annonçait n'été pas complètement faux. Il ne parviendrait pas à se débarrasser de son joyeux coéquipier avec de vieux prétextes tels que ceux ci, néanmoins, celui-là ayant déclarer habitait tout prêt...Cela révéler son intention de rentrer. L'ancien esclave n'ayant aucunement l'intention de se faire inviter, leurs route allaient se séparer à cet endroit. Du moins l'espérait-il...

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Message(#) Sujet: Re: « L'Inconnu est un petit chien inoffensif qui rugit comme un lion ! » || Zéphyre&Niger Mar 2 Juin - 10:53




Zéphyre & Niger
« Tu n'abandonne dont jamais ? Non, ne dit rien. »

Pourquoi abandonner ? C’était bien plus drôle et intéressant de le harceler jusqu’à ce qu’il lâche quelque chose ! Niger, à ce moment précis dans le quartier de Nola, accompagné de ce maigrichon à la tria nomina, était comme un chien sur son os, il ne lâcherait pas, ou alors il ferait semblant de lâcher du lest, seulement pour pouvoir mieux tirer ensuite. Il semblait l’avoir compris, le Salvare, et aussi, il ne semblait pas trop stupide : il savait en effet mener la discussion exactement comme il le voulait. Tant mieux, quand c’était trop facile, c’était aussi très ennuyeux. Plus les minutes passaient, plus Niger était ravi d’être tombé sur lui ; il avait affuté sa curiosité en quelques minutes, et ne se décidait pas à se taire. Que demander de mieux ?

« Fallait me dire que tu cherchais quelqu'un pour te raccompagner. Cela te surprends tant que ça, que je possède un nom complet ? »

Niger n’avait pas hésité à rire à cette réponse acerbe, lâchant un éclat sincère et franc. Tout chez « Zéphyre » – il ne savait plus bien comment l’appeler – poussait l’affranchi à l’apprécier. Dommage pour lui que se faire de l’argent sur son dos en éparpillant ses petits secrets était pour un Ausonius beaucoup plus intéressant.
Il réfléchit un instant à la réponse qu’il lui donnerait. En effet, ça l’avait étonné, il se serait attendu à un nom unique, à un esclave. Ou alors, à un mensonge, mais ce patronyme ne paraissait pas trop faux … Difficile, ce Zéphyre, difficile.

« Je sais pas, c’est la tenue, le fait que tu m’aies littéralement sauté dessus et que maintenant tu sois recouvert de sable, tu … »

Mais il n’eut pas le temps de finir car le maigrelet s’était arrêté derrière-lui, et à peine Niger avait-il eut le temps de s’en rendre compte et de tourner le crâne pour comprendre ce qui l’arrêtait que déjà Zéphyre lui balançait :

« Je rêve où tu viens de me comparer à un esclave ?! J'ai l'air mal vêtu ? »

Niger le regarda, un peu interloqué. On aurait dit qu’il venait de se prendre la plus grosse insulte de tous les temps, alors que franchement, il aurait pu se retrouver avec pire. Il ne fallait pas non plus trop s’étonner, il n’était pas vêtu d’une toge, il n’avait aucun bijou, et maintenant qu’il était recouvert de sable et qu’il boitillait, son allure n’était pas celle d’un porteur de Tria Nomina. Niger n’eut pas le temps de répondre puisque Zéphyre continuait, marmonnant cette fois :

« La haute société aussi se salie »

Quel étrange bonhomme, tout de même. Niger ne savait pas vraiment quoi répondre, il semblait parti dans une phase un peu mélancolique, et ça le mettait mal à l’aise. Que voulait-il dire par là ? Un silence naquit un moment entre les deux, pendant lequel Niger tenta de comprendre cette dernière réflexion de la part de ce supposé citoyen.

« Bref… C'est encore loin chez toi ? Loin de moi l'idée de te chasser, mais tu as certainement mieux à faire alors... On pourra continuer cette passionnante discussion une autre fois. Parce que je devrais sérieusement me reposer. »

Niger fut soulagé que la situation prenne de nouveau un tournant normal, cette dernière réplique, sans l’avoir particulièrement gêné, l’avait un peu dérangé. Décidément, ce n’était pas n’importe qui qu’il avait décidé de suivre ce matin. Pas sûr qu’il réussisse à obtenir beaucoup d’informations à son propos d’ici à ce qu’il retourne chez lui, mais la rencontre avait définitivement été intéressante.

« Zéphyre, Zéphyre, Zéphyre … Tu es un garçon étonnant, tu le sais ? Tu t’étonnes d’être pris pour un esclave alors que tu portes une tunique usée et que tu es recouvert de sable, tu cherches à te débarrasser de moi alors que c’est toi qui m’a sauté dessus … Tu es compliqué à comprendre, mon ami, c’est le moins qu’on puisse dire ! »

L’affranchi adressa un grand sourire à son interlocuteur, avant de s’arrêter brusquement devant un édifice. Il n’avait pas remarqué qu’ils étaient déjà presque chez lui, et apparemment, c’était ici que s’arrêtait leur rencontre.

« J’habite ici, Zéphyre. Je te le confirme, nous continuerons cette discussion, en effet passionnante ! Après tout, tu es maintenant un habitué de la taverne, puisque tu as fait ami-ami avec le Corbeau, qui doit être notre meilleur client ! »

Le sourire de Niger à la mention du Corbeau faisait terriblement hypocrite, mais c’était impossible pour l’affranchi de faire mieux. Il le détestait, ne savait pas comment Zéphyre avait fait pour lui adresser la parole plus de cinq minutes, mais il pouvait essayer de faire semblant, n’est-ce pas ?

« On se reverra bientôt, j’en suis certain ! »



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Message(#) Sujet: Re: « L'Inconnu est un petit chien inoffensif qui rugit comme un lion ! » || Zéphyre&Niger Mer 10 Juin - 13:04



❝...❞
Niger & Zephyre
« Je sais pas, c’est la tenue, le fait que tu m’aies littéralement sauté dessus et que maintenant tu sois recouvert de sable, tu … » Le jeune homme c'était brusquement arrêté sans prévenir, pour exprimer son agacement d'être comparé -une fois de plus – à un esclave. Il n'appréciait vraiment pas du tout ça. Et pourtant cela revenait à régulièrement lui porter sur les nerfs. Tu n'as qu'à songer à remédier à cette situation au plus vite. Facile à dire...Il soupira, las et fatigué. « Zéphyre, Zéphyre, Zéphyre … Tu es un garçon étonnant, tu le sais ? Tu t’étonnes d’être pris pour un esclave alors que tu portes une tunique usée et que tu es recouvert de sable, tu cherches à te débarrasser de moi alors que c’est toi qui m’a sauté dessus … Tu es compliqué à comprendre, mon ami, c’est le moins qu’on puisse dire ! » Tournant la tête avec une lenteur confèrent à l'exaspération, il dévisagea son compagnon avec force. « Je vais finir par me sentir usé comme ma tunique si tu continue...J'en aurais fait brûler pour moins que ça...Alors méfie toi tout de même. » Il continua d'avancer, espérant toujours se débarrasser au plus vite de son encombrant camarade. « J’habite ici, Zéphyre. Je te le confirme, nous continuerons cette discussion, en effet passionnante ! » Se redressant, Zephyre afficha une expression aussi prétentieuse que possible. « Je ne manquerai sans doute pas de te surprendre lors de la rencontre suivante. » Il comptait bien remettre ce maudit Niger à sa place. « Après tout, tu es maintenant un habitué de la taverne, puisque tu as fait ami-ami avec le Corbeau, qui doit être notre meilleur client ! » A la mention de ce cher Corbeaux, il grimaça. Effectivement, il ne se souvenait que trop bien de leur...amicale, rencontre. S'il pouvait s'en servir pour l'aider...Quoi que, il ne souhaitait rien lui devoir. Je me débrouillerai comme d'habitude, songea-t-il. « On se reverra bientôt, j’en suis certain ! » Il  hocha lentement la tête. « Je ne manquerai sous aucun prétexte un si joyeux rendez-vous. J'ai déjà hâte de venir parader sous ton nez. » Planté là comme une vieille souche, il décida qu'il était temps de rentrer. Direction le temple...Le seul endroit où il était presque certain de pouvoir trouver refuge sans qu'on lui posa la moindre question.

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Message(#) Sujet: Re: « L'Inconnu est un petit chien inoffensif qui rugit comme un lion ! » || Zéphyre&Niger

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« L'Inconnu est un petit chien inoffensif qui rugit comme un lion ! » || Zéphyre&Niger

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