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 Le passé et l'avenir

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Message(#) Sujet: Le passé et l'avenir Dim 30 Nov - 16:13

Un mois. Un mois, c’est écoulé depuis ce terrible jour. Un mois sombre et malheureux. Un mois que jour après jour, il démolit sa maison. Aujourd’hui, il ne reste plus rien de ce qui était jadis la magnifique Bella Julia. Il ne reste que quelques pierres sur le sol. Quelques pierres qui pourraient témoigner qu’il y a déjà eu une maison à cet endroit. La villa a été rasée. Les meubles et objets qui avaient de la valeur ont été vendus ou brûlés. Les bâtiments qui entouraient la villa ont été également brûlés. Seuls subsistent les champs qui entourent la propriété. Ces derniers sont l’héritage de sa fille. Plus rien ne le rattache désormais à cet endroit. Depuis quelques semaines, il s’est installé avec ses hommes dans son campement en dehors de la ville. Il a besoin d’air. Il a besoin d’oublier son passé pour reprendre goût à la vie. Durant son absence, ses esclaves ont été déménagées dans l’ancienne maison de Tirzah en attendant qu’il ne fasse reconstruire une nouvelle maison.

Une nouvelle maison. Une nouvelle vie. Une nouvelle femme. Cette seule pensée lui donne la nausée, mais il lui est impossible de revenir sur sa parole.  Dans son malheur, il avait presque oublié la promesse qu’il avait faite à Pompeia Praedita. Il lui avait promis de l’épouser à son retour de Judée. Déjà fiancé devant les prêtres, il ne peut revenir sur sa parole. Bien plus que l’honneur, son amitié et son amour pour le frère de cette dernière lui interdisent de commettre ce suicide social et politique. Il doit reprendre sa vie en main malgré le chagrin qu’il l’habite encore et toujours. Il doit le faire pour sa fille et pour sa famille à Rome. Vinicii un jour, Vinicii pour toujours. Honneur et gloire.

Il a donc pris des mesures en conséquence. Il a pris rendez-vous aux thermes. Il a pris un bain, s’est rasé et fait couper les cheveux. Il a commandé une toute nouvelle garde-robe. Il s’est vêtu d’une tunique sobre, mais élégante et s’est mis en route vers la villa des Mystères pour honorer sa promesse. Il est temps pour lui d’affronter de nouveau le monde des vivants. Sur le chemin, il rencontre bon nombre de connaissances. Certains le saluent avec respect d’autres chuchotent dans son dos, mais il les ignore. Peu lui importe ce qu’on peut dire à son sujet. On a tellement colporté de ragots et d’histoires fausses à son sujet qu’il a l’habitude.

Alors qu’il emprunte le petit sentier menant à la prestigieuse villa des Pompeii, il se sent nerveux de devoir affronter le regard de Lucius. Lucius à qui il n’a pas parlé depuis des mois. Rien. Aucune lettre. Aucune visite de part et d’autre. Il est pourtant convaincu que son ami doit tout savoir de ses malheurs et de sa lourde perte. Seulement comme lui Lucius est un homme pudique. Entre eux, ils parlent rarement de leur sentiment. S’il n’est pas venu le voir c’est qu’il avait trop mal, trop honte. Se sentant responsable de ce qui était arrivé, il ne pouvait affronter le regard des autres et encore moins celui de son meilleur ami. De son côté, Lucius connaît son ami. Il sait qu’il a besoin de temps. Qu’il ne faut pas le brusquer. Qu’il n’est pas homme à pleurer sa peine en public. Lucius le connaît si bien. Il a tant d’affection et de respect pour lui, qu’il le guette en silence. Même sans être présent physiquement auprès de lui, Marcus sent sa présence. Il sait que de loin il veille sur lui et il lui est reconnaissant d’être discret. Ils n’ont jamais eu besoin de mots pour se comprendre. Ils sentent et ressentent ce que l’autre vie. Et puis que peut-on dire à un ami lorsqu’il perd tout ce qu’il aimait. Les mots sont alors bien futiles.

Alors qu’un esclave le conduit dans l’Atrium, Marcus prend de profondes respirations. Il est nerveux. Il n’a rien bu depuis la veille pour avoir l’esprit clair. Et puis il a trop de respect pour Lucius pour se présenter chez lui dans un sale état. Non pas que son ami ne l’est pas déjà vu soul bien au contraire, mais sa visite à un ton des plus officielles aujourd’hui et il se doit de bien faire les choses. Il entend des bruits de pas dans le corridor. Des pas lents. Il sait que c’est Lucius qui approche. Il a fait prévenir de sa visite par une missive envoyée par Demetrius. Il ne sait pas encore ce qu’il va lui dire. Il fait quelques pas dans la galerie pour passer sa nervosité. Lorsqu’il se retourne, il est là. Debout dans l’entrée de l’Atrium son ami l’observe. Comme lui, il garde le silence. Dans son regard, il sent que son ami s’inquiète pour lui.  Il lui fait un léger sourire pour le rassurer et puis les deux amis se tombent dans les bras l’un de l’autre. Longtemps il reste enlacé sans que les mots ne viennent gâcher ce moment. Nul besoin de parler pour qu’ils se comprennent.

Marcus lui est alors reconnaissant. Après un moment, les deux hommes se séparent et se jaugent du regard. Marcus regrette alors de ne pas avoir rentré plus tôt de voyage pour appuyer son ami durant les dernières élections. Son ami semble fatigué et tendu. Nul doute qu’il a du passé quelques nuits blanches dernièrement. Il sait combien la politique, les jeux de coulisses et de pouvoir lui importent. Aussi, la récente nomination de leur pire ennemi doit certainement lui peser et lui donner de quoi s’inquiéter pour sa position. Sans même dire un mot, Marcus lit dans le visage de son ami ses doutes, ses inquiétudes et sa rage. Sous ses yeux se sont tracés de profonds cernes qui lui mangent le visage et ses tempes se sont grisonner.  Marcus ne sait comment amorcer la discussion et lui dit simplement :

- Que dirais-tu de boire un verre à ce nouveau départ. Ces retrouvailles sont le signe pour toi comme pour moi que plus que jamais nous devons être unis pour traverser la tempête qui nous guette.

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Message(#) Sujet: Re: Le passé et l'avenir Sam 20 Déc - 11:31


Lorsque l'on passe à l'ombre des arbres bordant la Bella Julia, on n'y entend que le bruit mat des pierres qu'on détruit, avec acharnement. Jour après jour murmurent les esclaves, des nuages de poussière soupirent la disparition d'une des plus belles villas de Pompéi. Cela les fait frémir puis presser le pas. Vous comprenez, cette domus n'a vu que de trop grands malheurs. Des malheurs sus, des malheurs tus mais pas suffisamment enfouis pour que les oreilles ne puissent saisir la destruction d'un lieu et de l'être qui y divague. J'ai moi-même entendu ce grondement sourd du marbre qui crève sur lui-même, puis du bois dévoré par les flammes, et j'ai fermé les yeux, en pensant à mon ami, en pensant à sa douleur et en la partageant. Les véritables amis sont faits de cette étoffe là, lorsque les liens sont trop ancrés pour qu'on sache véritablement sur qui on pleure, lui ou soi. Et pourtant je l'ai laissé à son deuil, je n'ai pas franchi le seuil des ruines de sa villa, j'ai passé mon chemin, sachant qu'il me faudrait attendre. Attendre encore un peu pour que Marcus soit rendu à la vie... Ou à un semblant de vie ?

La villa des Mystères s'inquiète, la révolte servile gronde au loin et je ne peux plus faire comme s'il s'agissait là de quelque fable. Comme je ne peux demeurer sourd à la douleur de mon frère, qui suinte par les rapports que je reçois à propos de sa condition. Je n'en puis plus d'attendre, de tourner, de me restreindre et pourtant je sais qu'il ne peut encore me recevoir, qu'il n'en a ni la force ni l'envie. On me parle d'un campement, je sais au moins que Marcus est encore bien portant mais bizarrement, le soucis engendré par ce qu'on entend sur la Campanie et celui qui me taraude depuis l'affreux deuil que subit mon frère, s'entremêlent tous deux pour ne me laisser que peu de repos. Alors je me renseigne, je calme la cité avec des sourires de façade. Les duumviri ont décidé qu'il valait mieux ne pas accabler la population de rumeurs qui de toute façon, en fonction des messagers, se contredisent beaucoup. Et puis qui sait ce que ces nouvelles, délivrées officiellement, pourraient produire sur l'esprit des esclaves de la cité ? On veut éviter une révolte en les murs, et je me dis que nous avons été sages de faire ainsi. Bien que je garde malgré tout un oeil très ouvert sur ce fils de l'Etna. Je ne tremble pas, ça non, mais je me dis que je ne vais plus pouvoir différer mon entrevue avec un certain édile de ma connaissance. Et qu'il va me falloir m'armer d'autant plus de courage que la matière à discuter va être complexe, et que l'interlocuteur avec qui la discuter va me donner des envies de meurtre...

Je viens de rentrer de l'office et Septimus m'a donné mal au crâne à radoter sur combien de crucifixions il faudrait prévoir pour montrer que Pompéi ne cèdera jamais aux menaces d'esclaves ayant perdu leurs esprits. Une missive m'attend et le sourire un peu énigmatique de Cicero me laisse penser qu'il s'agit là d'une bonne nouvelle. Murena s'est-il ouvert la gorge en se rasant de trop près ? Non... Cicero sautillerait d'un pied sur l'autre en chantant si cela avait été le cas. J'y lis l'écriture de Marcus et dans mon estomac, quelque chose se déserre imperceptiblement. Je prends soudain conscience que je retiens comme un souffle depuis que j'ai appris pour la mort de Tirzah et de l'enfant qu'elle portait et que de lire des nouvelles de mon frère me soulage extrêmement. J'acquiesce et demande à Cicero d'aller prévenir Praedita dans ses quartiers. Nous devons être prêts à le recevoir, avec tact mais également avec joie. Je n'ai eu que peu l'occasion de discuter avec ma soeur de ce que le deuil pouvait ternir des dorures de ses futures noces. Je pense qu'elle souffre pour Marcus elle aussi, mais dans la douleur, les Pompeii ne sont pas très expansifs. Si bien que tout le monde marche comme sur des oeufs dans cette grande maison.

Lorsque Cicero vient m'annoncer l'arrivée de Marcus, je suis penché sur divers rapports qui se contredisent - toujours, encore - un peu trop. Y-a-t-il eu une réunion clandestine de nos esclaves dans Pompéi, oui ou non ? Difficile à dire et je note qu'il me faut interroger mon secrétaire à ce sujet le plus tôt possible.
Lorsque je marche en direction de l'atrium, j'ai ce pas un peu gourd dû à la grande nervosité de revoir enfin mon ami de toujours. Je me demande mille fois sur le chemin s'il va avoir l'air changé, s'il saura sourire, si je devrai le prendre dans mes bras. Puis enfin, j'aperçois sa silhouette et un soupir échappe de mes lèvres tandis que je demeure là, à le regarder, d'abord de dos, puis lorsqu'il se retourne, conscient de ma présence. Notre regard se croise, de longues secondes, dans un silence comme recueilli et un petit sourire vient orner mes lèvres tandis que j'essaye de lui faire comprendre à la fois combien je m'inquiète et à la fois comme je suis heureux de le revoir après tant de temps. La retenue ne demeure par longtemps entre nous car bientôt je l'étreins, avec force, comme pour lui insuffler tout le courage dont il doit encore s'armer. La route sera longue mais je serai à ses côtés, pour le soutenir, comme toujours.

Nous nous regardons encore longtemps, puis à la dérobée, tandis que je l'emmène distraitement jusque dans le triclinium. La fatigue rend mes mouvements moins souples qu'à leur habitude. Devant lui, le paraître à moins d'importance et je sais qu'il peut voir combien les jours passés ont été harassants de travail et de contrariétés. Mais rien à l'aune de son drame, alors nous prenons place sur des lectum, l'un près de l'autre puis je claque légèrement du doigt tandis que Droso apporte deux coupes pleines d'un vin excellent, qu'on réserve d'habitude aux grandes réceptions, mais pour moi ç'en est une :

- Alors mon frère, aux nouveaux chemins empruntés. Nous ne choisissons parfois pas les méandres mais nous sommes toujours là, toi et moi, unis dans ce combat qui nous caractérise. Il est dit que nous sommes difficiles à abattre mon frère...

Je trinque avec lui et bois une longue gorgée avant de reposer ma coupe sur une table basse. Puis je relève le regard dans sa direction avant de continuer :

- Des mots inutiles pour des maux bien trop vifs alors je ne parlerai pas creux avec toi, tu le sais. Mais tu dois être certain que l'alliance de nos deux noms, si elle ne peut effacer tous les tourments qui t'assaillent, saura te soutenir comme jamais auparavant. Le deuil ne nous effraie pas, ma soeur comme moi. Et j'espère que tu sauras trouver en cette maison tout le repos et le secours que tu mérites.

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Message(#) Sujet: Re: Le passé et l'avenir Mer 31 Déc - 0:59

Praedita était extrêmement nerveuse ces derniers temps. Si un esclave apportait un plat trop cuit ou pas assez cuit, elle croisait méchamment les sourcils. Si sa garde-robe ne détenait pas la couleur exacte qu’elle désirait, elle enfila rageusement une au hasard. Si ses écrits ne lui plaisaient pas, elle les déchirait en de milliers de morceaux. Que se passait-il ?

Etait-ce le fait d’être emprisonnée à Pompei et plus particulièrement dans la Villa des Mystères en raison de ces maudites rumeurs et menaces de rebellions des fils de l’Ethna ? Etait-ce le fait de ne pas pouvoir écrire ses pièces et les distribuer comme « au bon vieux temps » ? Etait-ce tout bonnement l’idée de ne pas pouvoir circuler librement sans la présence d’esclaves et de proches ?

Elle étouffait.

La nouvelle de l’arrivée de Marcus ajoutait une autre pierre noire dans ses « tristes » journées. En temps ordinaire, elle était plus qu’heureuse de le voir afin de discuter – ou de se disputer – sur quelques sujets ou encore l’écouter parler de quelques contrées mystérieuses où elle n’y mettrait jamais les pieds … Malheureusement, elle avait ouïe dire que cette esclave qu’il chérissait tant était morte en couche, et qu’il en portait le deuil.

L’amour ? Un sentiment qu’elle avait rarement éprouvé. Elle préférait imaginer cela comme une passion brève mais intense, celle qu’elle-même ressentait en écrivant ou en imaginant quelques récits. Ainsi, elle comprenait la douleur en s’imaginant s’arracher d’un merveilleux récit. Elle auait pu ressasser la mort de ses parents mais l’amour d’un père et d’une mère était différent de l’amour d’un amant. Etait-elle dure ? Peut-être bien, mais c’était ainsi qu’elle avait été élevé : dans la logique froide pompéienne et non dans la folie de quelques passions ravageuses et temporaires. Une éducation qui portait ses fruits : certains tombaient, d’autres se maintenaient.

- Je vais préparer son arrivée. Je m’occuperai au moins, répondit-elle à l’esclave, allant retenir Lupida afin de prendre elle-même le contrôle.

La matrone de famille ne disait rien, bien trop conscient de la nervosité croissante de Praedita au sein de cette demeure. Certes, on lui avait appris à toujours se maîtriser mais elle n’avait guère acquérir la résistance et ne s’était pas recouvert le visage de marbre comme son frère. Elle avait encore cette expressivité, force et faiblesse à la fois.

- Que vais-je lui raconter Cicero ? Que je passe mes journées à somnoler ou à m’amuser avec sa fille ? C’est ce qu’une femme pompéienne a à faire de toute façon…

Cicero aussi avait droit à toutes les paroles de Praedita. Elle n’attaquait pas. Elle se plaignait et se râlait. Ne pas écrire la mettait toujours dans ces états. A son frère de trouver une solution : une nouvelle troupe, la troupe de la Murène … qu’il se montre inventif pardi !

On annonça l’arrivée de Marcus. Elle écouta à peine, coordonnant les différents mets, sortant elle-même certains vins. Elle choisissait, elle mariait le tout au mieux. Elle n’hésitait pas à remettre à l’ordre tout esclave un tantinet trop flemmard et, au grand plaisir des esclaves de cuisine, finit par quitter ce lieu pour rejoindre les deux hommes.

- Le deuil ne nous effraie pas, ma soeur comme moi. Et j'espère que tu sauras trouver en cette maison tout le repos et le secours que tu mérites.
- Effectivement. Nous vivons avec la peur de voir l’un de nous mort à tout instant…. Je plaisante voyons
, dit-elle à l’adresse de son frère.

Cependant, c’était en partie vrai. Jeune, ses deux parents étaient morts – une perte qui avait laissé un trop grand vide dans son cœur encore aujourd’hui - , et Jeune, ses défunts parents n’avaient pas lésignés sur une éducation plus ou moins dure : à Pompei, si tu ne savais pas te montrer intelligent, tu risquais fortement d’y laisser quelques plumes sanglantes ! Malheureusement, ce n’était guère le moment d’en parler … Surtout en face d’un homme faisant le deuil.

- Je m’excuse Marcus de parler ainsi. L’ambiance devient un brin rude dans les rues de Pompei.

Et si Pompei allait mal, la famille qui en portait le nom allait tout autant mal. Si Pompei criait, La Villa des Mystères essuyaient de véritables torrents.

- Mon frère a raison, reste auprès de nous le temps que ta demeure soit reconstruite. La Villa des Mystères a toujours été comme une seconde maison non ?

Les boissons et plats se succédaient, et tous – sans exception- étaient les préférés de Marcus et de Publicola. D’une certaine façon, les deux étaient les « hommes de sa vie », hommes qu’elle connaissait depuis petite et dont elle avait suivi chaque fait et geste.

Et maintenant, de quoi était-elle censée parler ? Tricot ? Cuisine ? Des sujets dont elle ne s’intéressait pas pour un sou !

- Tu es bien pâle … conclut-elle avec sincérité.

Il était à nouveau retombé au même état suite au décès de Julia. Sauf que ce second deuil, ajouté au premier, l’avait considérablement et profondément atteint. Elle cacha bien ses questions et ses plus grandes craintes derrière un sourire bienveillant, s’empêchant de lancer un regard à son frère.

Qu’était-il devenu ?
Une question qu’elle brûlait de demander aux deux hommes mais qui serait malvenue.

Spoiler:
 

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