Fiat Lux ☼ Tiberius Oppius Lucanus



POMPEII, TERRA DEORUM ₪ :: Population recensée
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Lun 24 Nov - 17:13
Fiat Lux ☼ Tiberius Oppius Lucanus   




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₪ Arrivée à Pompéi : 24/11/2014
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₪ Fonction & Métier : Masseur et gérant des thermes de Stabie
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Tiberius Oppius Lucanus
incarné par François Arnaud
Ave, étranger ! Je suis Tiberius Oppius Lucanus, fils de Publius Oppius Scapula. Né(e) à Pompéi, il y a trente ans ans, je suis d'origine romaine. La déesse Fortune a fait de moi un plébéien et j'ai pour famille les Oppii : mon père que j'ai déjà cité, ma mère Herminia Oppia Merenda, mon grand frère Servius Oppius Pansa, mon petit frère Manius Oppius Corvus que j'appelle toujours Paullus, et mes petites soeurs Oppia Musca et Oppia Pulchra.
   

   Plus de 2000 ans plus tard, c'est Reinettte qui m'incarne. Qui es-tu ? Je suis un TC donc tout le monde me connaît déjà (en tout cas j'espère Surprised ), je suis la mascotte de Pompéi, je suis élève en psycho, je suis lou_la_boss, je suis roux et brun, je suis schizo, je suis plein de trucs différents What a Face
    Je me sens perdu et j'aimerais bien avoir un parrain ou une marraine : OUI [ ] / NON [X] (cochez la réponse souhaitée).
    Si je venais malheureusement à quitter le forum, j'accepte [X] que mon personnage soit adapté en scenario / [] que le staff le fasse disparaître de Pompéi par mort ou départ (cochez selon vos préférences), et ce pour permettre à mes liens importants de ne pas être gênés. Mais ça n'arrivera pas.

   
© crédit gif

   
Pompéi & moi
   mon opinion, mes croyances, mes ambitions
→ Ce que je pense de Pompéi
   Lucanus n’a jamais rien connu d’autre que Pompéi, et il ne compte pas la quitter un jour. C’est sa ville et c’est chez lui, il en vante les louanges à qui veut l’entendre parce que pour lui, il n’y a pas plus beau que Pompéi. Au centre de la ville, il y a les thermes, et c’est de loin son endroit préféré. Il ne conçoit pas sa vie sans ses deux éléments : Pompéi et ses habitants, les thermes et ses clients. En tant que plébéien haut placé, il côtoie tout le gratin pompéien, et y est comme un poisson dans l’eau. Il est connu de tous, et y veille tous les jours ; ses thermes ont besoin de ça pour être tous les jours un peu plus fréquentés, et c’est son but. La famille des Oppii doit briller, et c’est par les Pompéiens qu’ils pourront y arriver.

    → Ce que je pense de la politique
    Même si Tiberius avait des opinions politiques, il ne pourrait se permettre de les partager ; il met en effet un point d’honneur à ne pas inclure la guerre des clans Licinii et Pompeii à l’intérieur de ses thermes. Les deux familles sont les bienvenues, elles sont toutes les deux accueillies de la même manière, c’est très important. Tiberius a néanmoins un avis sur la question, comme tout homme de son âge. Il a vécu cinq ans au sein du Ludus Lucretius, fréquentant de loin, mais aussi de près, la famille des Pompeii, à cette douce époque où les Licinii n’étaient pas revenus en ville. Il est alors plus attaché à Publicola et à sa politique, même s’il considère qu’elle mériterait un peu plus de ce souffle de renouveau qui berce celle de la Murène. Mais encore une fois, ce ne sont pas ses affaires. Il fait déjà fonctionner un établissement thermal, et c’est bien assez politique comme cela.
     
    → Ce que je pense des jeux
    Lucanus a vécu l’envers du décor des jeux et surtout des arènes de gladiateurs, c’est alors un peu compliqué pour lui de l’apprécier pleinement. Il lui suffit de songer à ces hommes qui sortent de leur combat ensanglantés, des parties du corps en moins, leurs plaies recouvertes de sable qui mettent des jours et des jours à cicatriser, des os qui seront à jamais douloureux car mal soignés, des dents qui ne repousseront jamais, ou même à ces hommes morts, exécutés sous l’ordre d’un pouce baissé, et ces hommes qui ont tué, et qui seront hantés toute leur vie par leur meurtre, pour ne plus avoir envie de remettre un pied dans une arène.  Néanmoins, Lucanus fait très bien semblant. Les gradins sont un endroit parfait pour rencontrer du monde, et c’est ce que Lucanus cherche en allant voir un combat de gladiateurs. Il fait semblant de s’amuser, sachant très bien qu’on l’appellera sûrement dès l’heure suivante pour venir rafistoler un corps ensanglanté.

    → Mes souhaits, mes rêves, mes ambitions
    Lucanus se voit déjà dans dix ans : il sera à la tête des thermes, qui seront encore plus brillants qu’aujourd’hui. Le nom des Oppii résonnera dans tout Pompéi, parce que chacun des membres de cette famille aura veillé à ce que ce soit le cas. Sans travail, on n’obtient rien, Lucanus en est persuadé. Il travaillera avec acharnement jusqu’à son dernier souffle, mais il est certain qu’il y arrivera. C’est un homme très ambitieux, mais c’est ainsi que pour lui, on réussit. Il se voit au bras une épouse qu’il aimera, au moins un peu, et peut-être même des enfants. Il massera des corps jusqu’à ne plus pouvoir le faire, car telle est sa passion. Il espère la transmettre à d’autres Oppii, que ce soit ses enfants ou ses nièces et neveux.

    → Ma pire crainte
    La pire crainte de Lucanus est que son monde s’écroule, et par son monde, il entend bien sûr les thermes. Si les clients arrêtaient de venir, si les thermes sombraient petit à petit, Lucanus se retrouverait comme nu face à la vie. Il s’en voudrait énormément parce qu’il est en charge de ces thermes, et il aurait ruiné tout le travail mis en place par quatre générations d’Oppii. Sans les thermes, Lucanus n’a plus de travail, plus de vie sociale, plus de passion, sans les thermes, Lucanus n’est plus Lucanus ; c’est pour ça qu’il est inimaginable que cette crainte se réalise un jour. Elle restera son cauchemar, mais ne deviendra jamais réalité.

    → Heureusement, les Dieux veillent sur moi.
    En tant que Pompéien accompli, Lucanus voue un culte sans limite à la déesse de la ville, Venus. Si ce n’est pas le plus pieux des hommes, il se recueille souvent, et pas seulement dans les moments de besoin. Il voue la réussite de sa famille aux dieux, qui selon lui les protège. Il n’y a rien de particulier dans la manière avec laquelle il exécute le culte des différentes divinités romaines, sauf peut-être qu’il a plus de mal avec Isis. Il associe certainement trop cette déesse égyptienne au bas monde pompéien qu’il ne supporte pas, et ne parvient pas à l’en détacher, même avec le temps.

   → Ce que je pense du "Fils de l'Etna" et de sa révolte
   Lucanus prend la révolte plutôt au sérieux. Il dirige une vingtaine d’esclaves, et tient à ce que personne ne sorte des rangs à cause de ce « Fils de l’Etna ». Les thermes doivent apparaître comme une forteresse dans la tempête, et donc doivent être exempts de toute rébellion. Aux premiers indices qui poussaient à croire que l’homme se dirigeait vers Pompéi, il y a des mois de cela, maintenant, Lucanus s’est appliqué à prendre un peu plus soin de ses esclaves. Il part du même principe que celui qui régit toutes les relations qu’il entretient avec ses clients : tous doivent se sentir dans une relation privilégiée avec Lucanus. Bien sûr, ce n’est pas dans la même mesure avec des esclaves, il reste toujours leur maître, mais c’est un peu la même chose. Il apprend à les connaître, fait semblant de s’intéresser à eux. Il est doué pour ça, ne passe presque jamais pour un hypocrite ou un menteur. Mais il est aussi très clair avec ses esclaves : ils sont bien traités, mieux que la plupart des esclaves, mais à la seconde où ils montrent ne serait-ce qu’un signe de révolte, ils seront mis à la rue, ou pire : après tout, il a droit de vie et de mort sur eux, et il n’hésitera pas à l’utiliser.
 
© fiche par indi & born.to.die


Dernière édition par Tiberius Oppius Lucanus le Lun 22 Déc - 23:42, édité 3 fois
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Lun 24 Nov - 17:14
Re: Fiat Lux ☼ Tiberius Oppius Lucanus   




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mon histoire
" Il n'y a pas de Lumière sans Ombre "
⊹ Les Oppii
Des poissoniers aux masseurs professionnels

Disclaimer : une fiche sur les Oppii a déjà été écrite, et je remercie ma chère Blonde, aka Manius Oppius Corvus, pour le merveilleux travail qu'elle a fait en décrivant cette famille ma foi étendue. Ceci étant dit, ne voulant pas ennuyer les admins et autres courageux qui souhaiteraient lire cette fiche en réécrivant à ma manière la même histoire, mais voulant tout de même écrire une fiche un peu consistante, j'ai décidé de vous écrire l'histoire de la famille Oppii "originelle", ou tout du moins l'histoire de comment nos chers Oppii ont atterri aux thermes. Bien sûr, vous aurez droit après à une description de Lucanus.  
Les thermes sont au centre de tout. Ce n'est certainement pas la vérité, mais c'est tout du moins ainsi que Tiberius Oppius Lucanus voit les choses. Au centre de Pompéi, au centre des affaires, au centre de sa vie. Il n'est pas le premier Oppius à voir les thermes de cette manière-là, c'est même plutôt classique puisque ça dure tout de même depuis quelques générations. Avant d'ailleurs de parler de Lucanus et de son lien avec les thermes de Stabie, remontons un peu dans le temps pour étudier plus en détail d'où nous viens cette passion. Apprenons à connaître celui qui, le premier, tomba amoureux des thermes, aussi facilement d'ailleurs qu'il tomba amoureux de sa chère et tendre épouse.

[Autour de 115 Avant JC] Gnaeus Oppius Septimus était un des multiples enfants du couple Oppii.  Les Oppii étaient des plébéiens, poissonniers de père en fils ; dès son plus jeune âge, Gnaeus apprit à vider, écailler et couper les poissons qu'on lui apportait chaque matin. Si son père voyait en lui un certain talent pour le métier, il voyait aussi que ce talent était loin d'être assez exploité. Son septième enfant, certes doué de ses mains, avait tendance à oublier qu'il écaillait des poissons ; en effet, il donnait parfois plus l'impression de caresser le dos d'une femme que de vider un espadon. Le patriarche lui reprochait d'être trop doux, et si la réalité était bien loin de là, il était incapable de la voir. Il ne se doutait pas qu'un jour, Gnaeus quitterait le commerce familial pour épouser une pérégrine. Il ne voyait pas que bientôt, les Oppii ne seraient plus connus pour leurs poissons, mais pour être à la tête d'une des plus grandes entreprises de Pompéi : les thermes de Stabie.

Gnaeus, la vingtaine passée, n'était ni vraiment heureux, ni vraiment malheureux. Comme beaucoup de jeunes de son âge, il subissait encore la vie. Il ne prenait que peu de décisions, laissant les autres et principalement son père, parler pour lui. Il n'avait pas de rêve, peu d'amis et pas d'amantes. Il vécut ainsi, pour sa famille, jusqu'à ses vingt-cinq ans. L'amour lui tomba dessus sans qu'il ne puisse rien y faire. Plus tard, il raconterait à ses enfants qu'il était certain d'avoir reçu une flèche de Cupidon. Sa femme répondait toujours que ce n'était pas le dieu de l'amour qui lui avait envoyé une flèche ce jour-là, mais elle et elle seule. Elle avait certainement ce point de vue-là car elle venait d’une terre où on ne louait pas les mérites d’une multitude de dieux qui vivraient sur une montagne.
Iaffa était une pérégrine venue d'Orient, dont tout le monde louait la beauté et l'intelligence. Sa famille avait su voir la grandeur et la puissance de Rome bien avant que tous les romains ne songent ne serait-ce qu'à regarder du côté de la Judée. Paquetant leurs affaires, ils avaient embarqué sur un bateau en direction de la péninsule, et avaient amarré à Naples. La raison de leur départ était financière. Ruinés sur leur terre natale, ils avaient décidé de refaire leur vie chez les romains. Peu impressionnés par Naples, ils furent cependant éblouis par Pompéi, cité qui, à cette époque, n'obéissait pas encore pleinement à Rome. S'intégrer au peuple pompéien ne fut pas une chose aisée, mais le mariage d’Iaffa à un pompéien accompli leur permit de gagner du terrain. Bientôt, ils n'étaient plus considérés comme pérégrins ou judéens, mais bel et bien comme pompéiens.

Iaffa et Gnaeus se rencontrèrent alors que ce dernier effectuait une livraison pour la famille de Iaffa. Les bras plein de poissons, il avait débarqué chez eux, et c'était la demoiselle qui lui avait ouvert la porte. A Pompéi, on murmure qu'ils sont tombés amoureux au premier regard. En tout cas, ils ne se quittèrent plus après ce jour, et se marièrent peu après, malgré les réticences des Oppii. Même si sa dot était relativement élevée, elle n'en restait pas moins une étrangère, une barbare, même. Gnaeus n'en avait cure : il voyait en cette judéenne une femme, une alliée, une amante, une mère. À ses vingt-six ans, quelques mois après le mariage avec la jeune Iaffa, Gnaeus abandonna son travail à la poissonnerie familiale. Il commençait une seconde vie avec son épouse, et il en était désormais persuadé : ce n'est pas en vidant des poissons qu'il parviendrait à s'épanouir, et à faire oublier au peuple Pompéien qu'il avait épousé une judéenne. Iaffa et lui devaient briller, c'était ce que les dieux voulaient pour lui, c'était certain.

Ce ne fut pas aussi rapide qu'il l'avait prévu, mais Gnaeus fini par se trouver un emploi qui lui correspondait définitivement mieux : un couple de masseur aux thermes de Stabie arrêtait de travailler, deux places se libéraient donc. Il se jeta dessus, prétendant qu'il y connaissait quelque chose, tandis que de son côté, sa femme, menteuse douée, disait connaître différentes techniques orientales pour mieux masser les clientes. Ils furent embauchés, et on les forma pendant quelques semaines avant qu'ils aient droit à leurs premiers clients. Le gérant avait l'air ravi de sa pioche : ils étaient doués, et tous deux plutôt charismatiques, ce qui était une qualité appréciée pour des travailleurs qui côtoieraient le tout-Pompéi.
Gnaeus et Iaffa étaient ravis : ils étaient parvenus à trouver quelque chose ensemble, et s'en réjouissaient chaque matin. Ils étaient tous les deux, et c'était ce qui comptait.

Les Pompéiens finirent par leur laisser une chance. Gnaeus et Iaffa se révélaient être des masseurs hors-pairs, ils voyaient du monde tous les jours, et leur charisme respectif leur permettait d'être appréciés par beaucoup. Quelques années après qu'elle soit arrivée à Pompéi, tout le monde semblait avoir oublié qu'un jour elle avait été autre chose que la masseuse des thermes de Stabie. Les époux étaient montés en grade au sein de l'administration des thermes, et ce grâce aux citoyens pompéiens qui ne cessaient de louer leurs qualités.
Outre les clients, le couple Oppii avait maintenant de bons amis, avec lesquels ils organisaient de grandes fêtes, et par lesquels ils se faisaient inviter aux plus grandes festivités. Quand Iaffa arbora son petit ventre de femme enceinte, tous ses clients et amis se réjouirent pour elle et bientôt tout le monde parlait du bébé à venir des meilleurs masseurs de Pompéi. Tout était au mieux pour notre jeune couple, à tel point que même les parents de Gnaeus se réjouissaient de leur union. En effet, la célébrité nouvelle de Iaffa et Gnaeus leur assuraient de nouveaux clients, plus riches et plus réguliers. La petite sœur de Iaffa se maria avec un pompéien à son tour, ami des masseurs. Au final, cette union profitait à tous.

Une dizaine d’année après son entrée aux thermes, Gnaeus était chargé de diriger la plupart des employés et des esclaves. Il était rapidement monté en grade, et n’en était que fier. Sa belle épouse lui avait donné deux fils, en plus d’une fille décédée peu après sa naissance. Iaffa élevait ses enfants dans la religion romaine à laquelle elle jurait s’être convertie – et personne ne remettait sa parole en doute. Les enfants étaient chéris, on leur apprenait à faire passer leur famille en premier, mais aussi à travailler dur. On leur apprit la lecture et l’écriture, et les parents s’occupèrent de leur enseigner les rouages du métier, parce que les années passant, il était certain qu’eux aussi deviendraient masseurs aux thermes. Gnaeus et Iaffa n’avaient en effet pas fait tout ce chemin pour que leurs enfants ne reprennent pas après une place aux thermes. Hors de question que les Oppii en reviennent au stade où ils n’étaient que des petits poissonniers ; ils étaient destinés à briller, et c’était aux thermes qu’ils y parviendraient.

Quand le premier fils de Gnaeus, Lucius, eu quinze ans, on l’envoya recevoir un enseignement auprès du medicus du Ludus Lucretius. Gnaeus paya grassement le Laniste de l’époque pour qu’il accepte, mais Gnaeus et sa femme en étaient certains : si leur fils avait grandi aux thermes et fait ses premiers pas entre deux tables à massages, il avait besoin d’un enseignement professionnel sérieux. Les medici étaient des personnes respectées avec des savoirs immenses, il ne pouvait que bénéficier de cet apprentissage. Lucius y resta donc un peu plus de trois années, après lesquelles ses parents lui confièrent un créneau de masseur « officiel » des thermes de Stabie. Gnaeus et Iaffa étaient fiers de leur fils, fiers de leur famille, fiers du chemin qu’ils avaient parcouru. Maintenant que Lucius  travaillait aux thermes, on pouvait considérer que c’était une entreprise familiale.
Depuis ce temps, on ne pense plus aux thermes de Stabie sans penser aux Oppii.

Depuis cette première génération d’Oppii masseurs, chaque membre de la famille a eu sa place au sein des thermes, que ce soit devant une table de massage ou derrière la gérance des esclaves et des employés. Femme ou Homme, Oppius ou Oppia, les thermes sont destinés à être au centre de leur vie. Gnaeus et Iaffa y veillèrent jusqu’à leur dernier souffle, transmettant leur passion à leurs enfants et à leurs petits-enfants. Même les membres de la famille qui voulaient s’émanciper ne finissaient finalement pas très loin, et continuaient de faire briller la légende des Oppii masseurs ; ils devenaient par exemple medici professionnels, servant les familles des plus grands plébéiens et patriciens de Pompéi.
Revenons-en à la famille des Oppii originelle, celle des poissonniers. Si la célébrité nouvelle de leur septième héritier Gnaeus leur avait d’abord profité, ça finit par leur faire de l’ombre ; en effet, au départ les alliances florissaient, s’adressant à la fois aux poissonniers et aux masseurs, mais ces derniers finirent par faire de l’ombre à leurs aînés. Petit à petit, les vendeurs de poissons furent complètement écartés de la scène. On s’alliait aux masseurs, non plus aux poissonniers, qui furent destinés à s’éteindre. Deux générations après celle de Gnaeus, les Oppii n’étaient plus  connus que pour être les gérants des thermes de Stabie, et c’était largement suffisant.

C’est ainsi que les Oppii devinrent, petit à petit, les brillants gérants des thermes de Stabie. Néanmoins, l’histoire est parfois légèrement améliorée. Si Gnaeus était sur le devant de la scène, recevant fleurs et paillettes, la réalité était un peu différente. Seuls les plus proches amis des Oppii s’en rendaient compte, mais c’était en réalité Iaffa qui tirait les ficelles, faisant presque de son cher et tendre mari une marionnette pratique à utiliser dès qu’on en a besoin. C’était une femme pragmatique, qui a toujours tout fait pour que sa famille brille. Ses premiers alliés, elle les a acheté ; avec de l’argent ou avec son corps d’ailleurs, c’était pour elle du pareil au même. Les autres, elle les éblouissait de sorte qu’ils ne réalisent pas ce qui se déroulait sous leurs yeux. Si le couple est monté si vite en grade dans les thermes, c’est certainement parce qu’elle était très – trop – proche de celui qui les dirigeait à cette époque-là. Le pauvre homme était trop vieux et trop crédule pour croire que cette jeune femme ne s’intéressait à lui que pour l’ascension sociale que ça lui offrait. Iaffa s’assurait que toutes les femmes qu’elle rencontrait aux thermes se sentent dans une relation privilégiée avec elle, la grande masseuse de Stabie. Elle organisait des petites soirées entre femmes pendant lesquelles elle papotait avec chacune d’entre elles, faisant semblant de s’intéresser aux problèmes qu’elles avaient avec leur petit mari ou avec leur petite famille. Parfois, elle s’aventurait du côté des hommes, pour s’assurer qu’eux aussi croient qu’elle s’intéressait à eux. Elle remplaçait  de temps à autres les employés du côté des hommes, faisant jurer à leur client de ne rien dire ; s’ils voulaient que leur relation unique et incroyable continue, ils ne devaient rien dire. Si elle les massait en profondeur, c’était parce qu’elle faisait bien son travail, et qu’elle tenait à eux. Son mari, éperdument amoureux d’elle, ne voyait rien à ce qui se déroulait pourtant sous ses yeux. A vrai dire, elle ne l’a pas souvent trompé. Il lui suffisait de mouvoir ses hanches et de toucher des zones interdites pour qu’elle tienne l’homme par la peau du cou – pour ne pas dire autre part.
C’est Iaffa qui a taillé en Gnaeus un homme charismatique. Le soir, en rentrant dans leur première et minuscule insula, elle le poussait devant un miroir et le forçait à parler à son reflet, encore et encore. Pourtant originaire de loin, elle parlait mieux le latin que lui, elle le faisait articuler, elle le poussait à employer des tournures de phrases qui ne lui  allaient pas, qui faisait de lui un homme d’une classe supérieure ; c’était ce qu’elle cherchait bien sûr. C’est elle qui a trouvé l’emploi aux thermes, c’est elle qui a convaincu son mari qu’ils devaient le prendre, que c’était l’occasion parfaite. Elle connaissait Gnaeus mieux qu’il ne se connaissait lui-même, et elle ne s’était pas trompée ; il fut bien plus heureux aux thermes de Stabie que dans la poissonnerie familiale. Sans elle, il serait resté jusqu’à sa mort le petit poissonnier qui ne savait pas quoi faire de sa vie. « Derrière tout grand homme se cache une femme » ; ça ne pouvait être plus véridique pour la famille Oppius. C’est grâce à elle qu’ils ont atterri aux thermes, grâce à elle qu’aujourd’hui, vous pouvez bénéficier des paumes d’or d’un Oppius sur votre peau. Remerciez-la.


⊹ Tiberius Oppius Lucanus
Je cherche toujours comment le résumer en une ligne

Maintenant que vous avez découvert qui sont les Oppii d’antan, il vous faut maintenant découvrir les Oppii d’aujourd’hui. Vous connaissez déjà Corvus, c’est maintenant autour de son grand frère Tiberius Oppius Lucanus de passer à la casserole.
J’ai pris quelques libertés quant à l’organisation des thermes, vous me direz bien sûr si ça vous va. De même, j’ai blablaté un peu sur le ludus Lucretius ; j’espère que ça convient à tout le monde, sinon je changerai sans problème bien sûr.


La toge de Lucanus flotte derrière lui alors qu'il court dans les couloirs des thermes. Elle est assortie à ses yeux brun-vert, c'est sa sœur Pulchra qui l'a choisie. Elle s'occupe de ce genre de chose, et elle y arrive très bien, alors il la laisse faire. Elle lui répète souvent qu'un jour, elle sera mariée et ne pourra plus le faire. Il préfère ne pas y penser, alors il lui répond que ses esclaves lui achèteront ses vêtements, que ça n'est pas si compliqué, et elle hausse les épaules. Elle sait qu'elle a raison, et lui aussi le sait. Leur père doit la marier, elle commence à être âgée, maintenant. La vérité c'est que le vieux patriarche aussi la garderait bien auprès d'eux, s'il le pouvait. Que des hommes dans une maison, c'est invivable, et s'il marie Pulchra, alors il doit aussi marier Musca. D'ailleurs puisque Musca est l'ainée, c'est elle qui passera la première. Les deux sœurs sont les Dominae de la villa des Oppii depuis dix ans, si ce n'est plus, imaginer le quotidien sans elles est plus que compliqué. Ce n'est ben sûr pas uniquement leurs qualités de maîtresses de maison qui manqueront au foyer, mais aussi elles, Musca et Pulchra, qui elles sont et ce qu'elles représentent pour chacun des Oppii.

Lucanus chasse ces pensées désagréables d'un coup de tête. Dans sa route vers la porte d'entrée des thermes, il croise une esclave ; que fait-elle du côté des hommes, et à cette heure-là de la matinée ?! À peine son maître plonge-t-il ses iris dans les siens que la jeune femme se retourne, et part en courant vers l'aile où elle est déjà supposée être. Elle sait qu'il ne vaut mieux pas énerver son maître dès le début de la journée, mais ce matin, il paraît particulièrement de mauvaise humeur. C'est un homme qui aime l'ordre et la maîtrise des choses, certes, mais c'est aussi un homme bon, qui traite convenablement ses esclaves. Quelque chose doit occuper son esprit ; son petit frère, sûrement. Il se murmure au sein des thermes que le Corbeau ne serait pas dans les grâces familiales, en ce moment. Ce ne sont pas ses affaires, et après tout, son maître a raison : elle n'a rien à faire dans l'aile des hommes. Les thermes vont bientôt ouvrir, et elle a du travail à faire du côté des femmes.

Il est neuf heures, ou presque. Lucanus ouvre les portes de ses thermes, et y trouve déjà quelques habitués attendant patiemment que les thermes s'ouvrent définitivement, pour le reste de la journée. Le visage de Lucanus se décrispe, et soudain, il regagne toute la lumière qui lui a valu son cognomen. Il descend les quelques marches qui le séparent de ses clients, qu'il va saluer, un grand sourire éclairant son visage. Il les recroisera plus tard dans la journée, quand ils viendront se faire masser ; avant cela, ils iront faire leur sport, barboter dans les bains chauds et froids, peut-être faire une ou deux parties de dés. Il a le temps de leur souhaiter une bonne journée, d'exprimer son contentement de les voir de nouveau – alors qu'ils étaient déjà la veille et l'avant-veille, et les jours encore d'avant, mais qu'importe. Les portes finissent par s'ouvrir de nouveau, définitivement cette fois. Le patriarche des Oppii se tient là, son habituel air dur mais bienveillant au visage. Il y a peu de monde, à cette heure-ci, le côté des femmes doit sûrement être bien plus rempli. Souvent, les hommes viennent après leur journée de travail, et restent jusqu'après la tombée de la nuit, alors que les femmes sont là tôt le matin, et repartent en début d'après-midi. Certaines exceptions confirment évidemment la règle.

Lucanus connaît tout le monde, et tout le monde le connaît. Un sourire sur son visage à saluer le tout-Pompéi, il est dans son élément. Aujourd'hui, on ne lui parle que ce qu'il se passera le lendemain, ce fameux événement où tout le monde semble invité. Évidemment, ce n'est pas le cas, il est inimaginable d'inviter la raclure de Pompéi à une fête aux thermes ; néanmoins, la liste est faite méticuleusement, de manière à donner l'impression que tout le monde est là, de l'élite patricienne au plus petit plébéien apprécié de tous.
Lucanus adore les fêtes ; c'est un bon vivant, il aime boire, manger, voir du monde. Il parle fort, sait se faire remarquer ; il est charismatique, et souvent apprécié pour son sens de l'humour. Il n'a pas besoin de prétendre prendre du bon temps, il est naturellement bon à ça. Néanmoins, il ne s'amuse pas avec n'importe qui : il est tout de même l'un des plébéiens les plus influents de Pompéi. Il ne peut s'afficher avec n'importe qui, tout du moins c'est ainsi que lui voit les choses – parce qu'apparemment son petit frère les voit différemment. De toute façon, fréquenter le bas monde ne l'intéresserait pas, il est bien plus à l'aise en meilleure compagnie. Les gens de mauvaise vie le mettent mal à l'aise, il se contente alors de ne pas les inviter. Bref, le lendemain les thermes se feraient mixtes pour accueillir tout Pompéi, pour offrir à boire et à manger, et pour donner bien sur un spectacle que les invités ne seraient pas prêts d'oublier. Les fêtes aux thermes sont de celles qui sont en effet inoubliables, et Lucanus s'en félicite ; c'est toujours lui qui les organise, avec évidemment la participation active de ses sœurs. C'est ce pour quoi il est doué, tout le monde saura en convenir.

Les hommes commencent à se glisser à l'intérieur des thermes, Lucanus s'éclipse alors du côté de l'entrée des femmes. Ses sœurs sont sur le porche, souhaitant la bienvenue aux premières arrivantes. Il leur adresse un petit signe de tête avant de se concentrer sur les clientes. À nouveau, il répète son petit manège, saluant toutes celles qui ne sont pas encore rentrées, entamant une conversation avec certaines d'entre elles. Comme presque tous les matins, il remarque que certaines ralentissent l'allure avant de rentrer dans les thermes, prétendant une pliure sur leur tunique ou un bijou mal accroché. A raison ou à tort, l'ego de notre Lucanus en est flatté : elles attendent qu'il vienne leur souhaiter une bonne matinée. Un sourire taquin aux lèvres, l'air de bien moins mauvaise humeur que quelques minutes auparavant, il s'approche des femmes minaudantes, confirme d'une voix joyeuse les diverses invitations à la fête du lendemain, complimente leur tenue et leur allure d'une manière tellement sincère que toutes pourraient le croire. C'est ce moment que Manius choisit pour le rejoindre. Les gloussements reprennent, et Lucanus lui lance un regard entendu : elles sont maintenant toutes à lui. Si son frère a tendance à écoper des pires cognomens et à s'entourer de mauvaises personnes, on ne peut nier son succès auprès des clients, et tout particulièrement auprès des clientes. Ses yeux bleus, sûrement.

Lucanus en a donc fini des bonjours. Il rentre à l'intérieur des thermes, de ses thermes, mais ne compte pas y rester longtemps ; il a quelques courses à faire. Il se dirige vers la pièce réservée aux employés, plus particulièrement vers le vestiaire. Il dénoue sa toge, qui n'était en réalité là que pour les apparences, et choisit de revêtir à la place une tunique plus confortable. Elle était autrefois noire, mais aujourd'hui elle paraît d'un bleu sombre et délavé. Quelques minutes plus tard, il est de nouveau dans la rue, une sacoche en cuir pendue à son épaule. C'est son outil de travail principal, il renferme ses huiles à massage, ses bougies parfumées, et quelques autres crèmes destinées au soin. Il a rendez-vous ce matin avec les gladiateurs du Ludus Lucretius ; il connaît bien le laniste, Titus Lucretius Fronto, qui a plus ou moins le même âge que lui. Lucanus a suivi pendant cinq ans une formation auprès du doctore de la maison Lucretius, alors dirigée par le père de Fronto. Les Oppii et le Lucretii ont l'habitude de travailler ensemble depuis longtemps, et leur collaboration ne fait que se resserrer au fil des années. Lucanus et ses frères ont été formés à leur métier en partie là-bas, grâce au doctore. Cinq ans à voir des corps ensanglantés revenir des arènes, et à avoir la responsabilité de les rafistoler pour pouvoir les renvoyer au combat au plus vite. Cinq ans à se lever avec les poules pour entretenir le corps de ces athlètes admirés par tout Pompéi. Cinq années difficiles pendant lesquelles un plébéien doit se plier aux exigences d'un esclave.  A ce moment-là de leur vie, les Oppii sont des hommes de l'ombre. Ils agissent sans qu'on sache qu'ils sont là, mais savent pourquoi on les a envoyés dans une arène remplie de lions. Évidemment, ce n'est pas un hasard, et ce n'est certainement pas seulement pour apprendre le métier, puisque ce ne sont pas les formateurs qui manquent aux thermes, particulièrement quand on porte le nom de celui qui les dirige. Les Oppii sont là pour rencontrer du monde, pour se créer des liens et se faire un nom.
Ça part du même principe que celui qui dit qu'une fois rentrés dans le Ludus, les esclaves ne sont plus seulement des esclaves. Ils changent souvent de nom, parfois même de personnalité, et ils deviennent des dieux de l'Arène. On les acclame, on les admire, on parie de l'argent sur eux, on les place sur un piédestal car on compte sur eux pour offrir gloire et bonheur à ceux qui auront cru en eux. A l'époque où ils sont rentrés pour la première fois au Ludus Lucretius, chacun leur tour bien sûr, les trois fils Oppii étaient des hommes bien différents de ceux qu'ils sont aujourd'hui. Deux d'entre eux ne sont plus surnommés de la même façon, tant ils ont changé. Major est devenu Pansa, Paullus est devenu Corvus. Tous les trois étaient auparavant les fils de Scapula, ils sont aujourd'hui leur propre personne.  Néanmoins, tous s'accorderont pour dire que ça a été une période très importante de leur vie. Pour Major, ça a même été un tournant. Il n'a même pas fini sa formation au Ludus tant elle lui a permis de réaliser que le métier auquel il se préparait n'était pas fait pour lui. Tenant tête à son père du haut de ses vingt-et-un ans, il a refusé le futur qu'on lui avait préparé. Pour Major, pas de thermes, pas de massage, pas de beau monde. Les dieux l'avaient destiné à un autre chemin : l'armée. C'est la tête haute et le pas fier qu'il était allé rejoindre les rangs de l'armée de César, tournant le dos à sa famille, et au peuple de Pompéi. De là, il n'était plus Major, mais Pansa ; celui qui marche en écartant les jambes, s'éloignant de son père. Pour rattraper cette bévue, Scapula a poussé son second fils, Lucanus, à entrer le plus vite possible au Ludus. À seize ans à peine, il était envoyé dans l'arène. Pour rien au monde il ne le regretterait, car ce passage chez Lucretius a été pour lui une révélation. Contrairement à son frère, il était destiné au métier de masseur, il en était persuadé, c'était ce que les dieux voulaient pour lui.

Lucanus entre dans le Ludus comme il entre chez lui. Il salue esclaves et employés, il les connaît presque tous. On l’a fait venir car un jeune gladiateur s’est déboité l’épaule au combat. Voronocius s’est occupé de la replacer, il lui faut maintenant un suivi plus poussé. Ça lui prendra une petite heure, tout au plus. Il va trouver le gladiateur dans sa cellule, et s’occupera de lui à cet endroit. Après avoir perdu les derniers jeux, Lucretius ne peut se permettre d’avoir des compétiteurs blessés. Ils doivent tous être au meilleur de leur forme, et c’est à cela que les masseurs servent. Fronto aurait pu choisir d’appeler Corvus à la place de Lucanus ; à vrai dire, c’était du pareil au même. Si les deux frères se ressemblent sur quelque chose, c’est bien sur leurs capacités professionnelles. Tous deux sont d’excellents masseurs, les meilleurs dont les thermes disposent, et certainement même les meilleurs de Pompéi. Ils ont reçu la même formation, d’abord par leur père, par leurs oncles, par les différents masseurs des thermes de Stabie, puis par le Doctore du Ludus. Quand ils pénètrent ensemble à l’intérieur du Ludus, ils ont une certaine aura ; ils sont les frères Oppii, ceux qui s’apprêtent à prendre la relève de leur père, puisque leur aîné est trop loin pour répondre à cette tâche. Là, dans ce cadre professionnel, ils se ressemblent. Dans un cadre autre, ils sont aussi différents que peuvent l’être un chien et un loup. Même famille, une certaine ressemblance physique, mais un caractère complètement opposé.

Il est dix heure trente passé, maintenant. Lucanus sort du Ludus, quelques sesterces en plus dans sa bourse. Ce n’est pas vraiment pour l’argent, qu’il le fait. Il est bien plus important d’asseoir toujours un peu plus le lien qu’il a avec Fronto et ses gladiateurs que de récupérer quelques piécettes. C’est fait, en tout cas. Il doit retourner aux thermes, maintenant. Il passe par un chemin différent, s’arrangeant pour passer près des commerces auprès desquels il a passé commande pour le lendemain. Il vérifie par exemple qu’il n’aura pas besoin de trouver six caissons d’alcool qui n’auront finalement pas pu être livrés à temps, comme c’est déjà arrivé. Ce trajet différent le fait passer devant la taverne de Faustus, collée à son Lupanar ; la nausée le prend presque à la vue de cet établissement. Pourquoi faut-il qu’il soit situé si près des thermes ? Il préfèrerait ne jamais y avoir affaire, il préfèrerait ne jamais le voir, il préfèrerait qu’il n’existe pas, très simplement. Bien entendu, c’est impossible puisque Paullus a décidé d’en faire sa deuxième maison. Lucanus est d’ailleurs prêt à parier qu’il devra, à un moment ou à un autre, remettre les sesterces qu’il vient de gagner auprès du tenancier de cet endroit de débauche, cet avare de Kaeso. Pourquoi ? Parce que son frère a cette vilaine tendance à s’embourber dans des ennuis, qui nécessitent, pour en sortir, de dépenser une fortune. Depuis qu’il fréquente cet endroit, il ne fait que tomber dans la décadence. Lucanus en est persuadé, c’est à cause de ses mauvaises fréquentations que la populace pompéienne a fini par l’appeler « Corvus ». Et ses mauvaises fréquentations, c’est là qu’il les trouve. Pour Lucanus, il reste le petit Paullus, qui est né si maigre qu’on a longtemps cru qu’il allait y passer. Il préfère cela au sombre personnage qui s’est depuis créé en la personne de son petit frère : cet oiseau de mauvais augure, ce Corbeau annonciateur de malheur et de mort.

Il n’aurait pas dû passer par là ; la lueur de bonne humeur qui avait fini par s’allumer dans son regard s’est de nouveau éteinte. Heureusement, il ne croise personne. N’allez pas croire que Lucanus déteste tout ce qui implique sexe ou débauche d’alcool, loin de là. Il ne s’en satisfait néanmoins que lorsque c’est fait en bonne compagnie. Il aime boire, il aime manger, il aime baiser ; mais il ne fait pas ça avec n’importe qui.
Bientôt, il entre de nouveau dans les thermes. Il laisse sa sacoche au vestiaire, il n’en aura pas besoin. Il récupère néanmoins sa bourse, pour l’amener à son père. Il l’a entraperçu à l’entrée, comptant les sesterces qu’ils avaient gagnés ces derniers jours. Ce n’est pas la partie du travail que Lucanus est le plus pressé de pouvoir effectuer, mais il s’y prépare néanmoins. Quand viendra son tour, il le fera avec tout le sérieux demandé. Lucanus ne se pose même pas la question, d’ailleurs : quand son père ne travaillera plus, c’était lui qui prendra sa place. Pansa n’est pas à même de le faire, et ce même s’il choisit de quitter l’armée pour prendre la place du patriarche : ça fait bientôt  quinze ans qu’il est parti, il fera s’écrouler tout le château de cartes en quelques semaines s’il prétend pouvoir y arriver. Après lui, vient Lucanus ; il n’y a donc aucun doute possible, c’est le second fils de Scapula qui prendra sa place.
Scapula ne semble plus en vouloir à son aîné, d’ailleurs ; pendant longtemps, ça a été le cas. Il l’a humilié en lui tournant le dos, il a mis en péril le futur des thermes, bref, il n’a pas agi en digne Oppius. Néanmoins, il s’est bien rattrapé depuis : il a vite brillé, il est monté en grade rapidement, et son nom a souvent résonné aux oreilles des romains. Il a aujourd’hui trente-cinq ans, et son père ne parle de lui qu’avec la plus grande des fiertés, alors que pendant quelques années, il s’est appliqué à ne jamais le mentionner. C’est certainement mieux ainsi.

Lucanus fait tomber la bourse sur le petit bureau de son père. Il fait semblant de ne pas voir les mains de son patriarche qui tremblent incessamment alors qu’il empile les sesterces les uns sur les autres. Ça fait quelques mois que ça dure maintenant, Lucanus est même persuadé que les tremblements dans les mains de son père ont ironiquement commencé le jour où la terre pompéienne a tremblé. Evidemment, Scapula ne dit rien. Ce n’est pas un homme qui se plaint, et Lucanus l’admire énormément pour cela. En règle générale, il éprouve une grande admiration pour son père. C’est l’homme qui a fait de lui qui il est, ainsi que l’homme qu’il aspire devenir un jour. Tous deux jouissent d’une grande complicité, certainement plus forte que celle que partagent ses autres frères avec lui. C’est pourquoi, Lucanus espère que ses tremblements ne seront qu’une passade ; néanmoins, ça n’en a pas l’air, ça paraît même être pire de jour en jour.
Après une conversation banale, il finit par retourner vers les profondeurs de thermes. Dans les couloirs, il croise des hommes à demi-nus et des esclaves qui courent dans tous les sens. Tout se déroule exactement comme ça devrait se dérouler. C’est à son tour d’entrer en action, maintenant. Après avoir barboté quelques heures dans les bains, les pompéiens voudront des massages. Lucanus pousse la porte de sa cabine ; une seule chandelle y brûle déjà. La cabine est petite, sans fenêtre, il lui faut allumer d’autres bougies. Quelques minutes plus tard, tout est prêt, et Lucanus accueille son premier client. Ils s’enchaîneront ainsi jusqu’à tard le soir, jusqu’à ce que son corps à lui soit recouvert d’huile, jusqu’à ce que ses mains puissent à peine se refermer tant elles ont été usées, jusqu’à ce que son ventre crie famine puisqu’il n’a fait que quelques pauses d’à peine une demi-heure par-ci par-là dans la journée pour casser la croûte. Malgré cela, Lucanus ressort toujours d’une journée aux thermes avec une sensation de satisfaction ; il déteste les jours lents pendant lesquels les clients tardent à arriver, car il s’ennuie à mourir pendant ceux-ci. Les thermes sont sa principale source de distraction, heureusement qu’ils ne sont pas près de fermer, parce que sans ça, il vivrait une vie morne et sans intérêt. Quand je vous disais qu’ils étaient toute sa vie ; il est temps qu’il se trouve une épouse !

Il est dix-neuf heures, et les derniers clients sont enfin partis. Lucanus retourne aux vestiaires pour retirer sa tunique bleue qui semble entièrement faite d’huile, et se dirige vers les bains réservés au personnel, pour se décrasser. Lui ne passe jamais autant d’heures que ses clients dans les bains ; ça l’ennuie. Il se passe de l’eau sur le corps, se frotte, et sort rapidement. Les cheveux encore mouillés, ses belles boucles brunes tombant jusque dans son cou, il enfile une tunique propre. Il éteint les dernières chandelles encore allumées de la pièce, ferme la porte du vestiaire à clef, et se dirige hors des thermes. Ce soir, il est le dernier des Oppii encore à l’intérieur. Il ne ferme néanmoins pas les lieux, quelques esclaves étant toujours à l’intérieur, s’affairant à faire en sorte que tout soit propre et ordonné pour le lendemain.
Accolée aux thermes se trouve la villa des Oppii. Ce n’est pas la plus belle de Pompéi, mais elle ne pourrait être plus idéalement placée. Il sent l’odeur du repas chaud, et son ventre se fait entendre ; il accélère alors le pas dans l’allée pour pouvoir rentrer le plus vite possible chez lui. Tout le monde est à table – ou plutôt, tout le monde est à table sauf Paullus. Rien d’étonnant, c’est de plus en plus rare qu’il choisisse de dîner avec les siens plutôt qu’avec les Ausonii. Mais Lucanus n’y pense pas, il va plutôt embrasser ses sœurs déjà assises, saluer d’un mouvement de crâne son père, pour ensuite s’assoir à sa place. Les esclaves ont préparé un poulet, ce soir, assorti d’un peu de fenouil. Les Oppii n’ont que peu d’esclaves pour leur villa personnelle, la plupart sont assignés aux thermes. La principale raison pour cela est qu’il y a rarement quelqu’un dans cette villa. Tout le monde travaille aux thermes toute la journée, il est donc inutile d’acheter des esclaves qui se contenteraient de regarder l’herbe pousser toute la journée. De plus, Musca et Pulchra s’occupent des tâches principales, et n’ont pas besoin de beaucoup d’aide.
Le dîner se passe dans une bonne humeur teintée d’une certaine fatigue ; heureusement, le lendemain, les thermes seront fermés. Normalement, ils sont ouverts tous les jours, mais comme ils accueilleront du monde toute la nuit du lendemain, les Oppii ont choisi de faire une exception. Ils pourront dormir quelques heures de plus, avant de se lever pour tout préparer. Les esclaves des thermes se chargeront de récupérer les premières livraisons, avant que Lucanus et ses sœurs ne débarquent pour superviser le tout. Si Paullus ne termine pas dans un état pathétique chez Faustus, il viendra les aider. Néanmoins, son frère en doute. En tout cas, il aura intérêt à être là, et sobre, au moment où la fête commencera. Les Oppii doivent apparaître comme une famille unie, malgré leurs brouilles internes, et ça passe par  Paullus présent à toutes les fêtes.

Alors que Lucanus se déshabille pour aller se coucher, sa petite sœur Musca rentre dans sa chambre. Sans le dire, sans même le réaliser, Lucanus jalouse la relation qu’elle entretient avec Paullus. Ils sont extrêmement proches, et il se sent exclu, du côté de Musca et du côté de Paullus encore plus. Il n’a pas de lien fusionnel avec quiconque dans sa fratrie, néanmoins, il tient à chacun d’entre eux comme à la prunelle de ses yeux. C’est comme ça qu’ont été élevés les Oppii : ils resteront côte-à-côte jusqu’à leur mort. Même mariées, les filles continueront de travailler aux thermes – Scapula fera en sorte que les maris ne souhaitent pas les retirer de là. Lucanus connait bien ses frères et sœurs, même Pansa, qui pourtant est si loin. C’est sûrement pour cela qu’il s’inquiète autant pour Paullus : il change, et il a de plus en plus de mal à le reconnaître.
Apparemment, c’est quelque chose qu’ils ont en commun : dans la fratrie des Oppii, tous se connaissent par cœur. Musca doit lire sur le visage de son frère qu’il est inquiet pour le lendemain, puisqu’elle pose à peine un regard sur lui avant de dire : « Ne t’inquiète pas, Luca ; Manius sera là, demain. ». Lucanus ne peut s’empêcher de laisser lui échapper un soupir de soulagement. Si elle le dit, alors il sera là, il n’en doute pas. Depuis quelques semaines, le dialogue entre les deux frères se fait au travers de Musca ; jusque-là, elle ne s’est jamais trompée. Elle ajoute, d’une voix directive : « Pulchra tient à ce que tu portes ta toge rouge, demain, celle qu’elle t’a achetée le mois dernier. Elle viendra te trouver avec les bijoux et autres fioritures que tu devras porter avec. » Cette fois, c’est un rire doux qui s’échappe des lèvres de l’homme. Il lui répond, s’approchant d’elle : « Dis-lui que je l’attendrai avec la plus grande impatience. Elle, et Paullus, d’ailleurs. – son regard se rembrunit – Il est temps que je me trouve une épouse, ça sera moins déprimant de l’attendre elle que mon frère et ma soeur ! » Après avoir prononcé ces derniers mots, il se penche vers son front pour l’embrasser. Musca lui sourit, et prononce, avant de se retourner vers la porte : « C’est ça, ce n’est pas demain que ça arrivera ! Bonne nuit, mon frère. »

Musca n’a pas tort ; Lucanus ne compte absolument pas se marier dans l’immédiat. Pas qu’il ne veuille pas poursuivre l’arbre familial des Oppii avec une tripotée de ses descendants, c’est même une idée plutôt alléchante, mais il ne veut pas le faire tout de suite. Les amours apportent beaucoup de complications, et il n’en a pas besoin dans l’immédiat. Il sait que s’il prend les rênes des thermes, ou plutôt quand il prendra les rênes des thermes, il devra se trouver une épouse. D’ici-là, autant profiter de sa liberté, n’est-ce pas ?
Musca a quitté la chambre, Lucanus se dirige alors vers son armoire, à la recherche de la fameuse toge rouge dont parle Pulchra. Il croit s’en souvenir, mais ne l’a encore jamais portée. Ça sera une bonne occasion de la mettre, sa sœur a raison. Il ne tient de toute façon pas à subir son ire parce qu’il lui aurait désobéit. Lucanus sourit à cette pensée, au caractère flamboyant de sa plus petite sœur. Pulchra dirige son monde par le bout du nez, et ce depuis qu’elle est toute petite. Si déjà son grand frère ne parvient à lui résister, ça sera intéressant de voir comment son mari s’en sortira. En tout cas, Lucanus sort la toge de l’armoire et va la poser sur le grand fauteuil de la chambre, pour être certain de ne pas oublier. Bientôt, il est au lit, sombrant dans un sommeil profond.

C’est maintenant le lendemain, et il est onze heures passée. Lucanus n’a pas encore revêtu la fameuse toge, mais c’est parce qu’elle est bien trop encombrante. Il est habitué à se déplacer toute la journée en tunique courte, et là, pour organiser les thermes de manières à recevoir tout le monde dans les meilleures conditions, il doit pouvoir se déplacer avec aisance. Il a reçu toutes les premières livraisons, et les esclaves sont déjà en train de s’affairer en cuisine pour s’occuper des premiers plats qui seront exposés sur le banquet. Lucanus fait un tour des pièces qu’il faut fermer à clef : salle de massages, bibliothèque, gymnases … Tout cela sera inaccessible ce soir, car c’est bien mieux d’avoir tout le monde dans la même pièce qu’une dizaine de petits groupes tous éparpillés quelque part. D’ailleurs, tous les thermes des femmes sont fermés ; la partie des hommes est en effet plus grande, elle pourra donc accueillir plus de monde. Le Jardin est agrémenté d’une vingtaine de chaises éparpillées un peu partout, de différentes tables pour la nourriture, Pulchra et Musca sont en train d’accrocher les fleurs qui viennent d’être livrées, bref, la préparation avance bien. Les premiers invités arriveront en fin de journée et resteront jusqu’au bout de la nuit. Une scène est installée au milieu du jardin sur laquelle danseront des courtisanes de Julia, quelques musiciens sont aussi prévus au programme. Plus les heures avance, plus Lucanus sourit. Tout est petit à petit mis en place, et il sait que ça sera parfait. Ce n’est pas la première fête qu’il organise, ça ne sera pas non plus la dernière, le système est bien rôdé. Il aura bien sûr une petite poussée d’adrénaline dans les minutes qui précèderont l’ouverture, mais après avoir gueulé sur quelques esclaves, tout ira bien.

Lucanus croise le regard de Pulchra, qui est de l’autre côté de la palestre. Ses sourcils froncés lui font savoir qu’elle est mécontente. Baissant la tête vers ses sandales, il file vers la villa pour s’habiller. Tout le monde a en effet déjà revêtu ses habits de fête sauf lui. Arrivé dans sa chambre, il est sur le point d’appeler un esclave pour l’aider, mais Pulchra pousse la porte avant qu’il ait eu le temps de le faire. Il ne s’était pas rendu compte qu’elle l’avait suivi, il hausse alors un sourcil. Mais avant qu’il ait eu le temps de dire quoi que ce soit, elle fait, avec un air directeur accroché au visage : « Déshabille-toi, je vais te chercher tes bijoux et après je t’aide. Dépêche. »Sa voix n’appelle pas à la discussion, Tiberius s’applique alors à retirer sa tunique et commence à s’enrouler dans le tissu rouge ; il est certain que quand elle reviendra, Pulchra trouvera quelque chose qui ne va pas, et lui fera tout enlever pour tout refaire. Evidemment, quand elle entre dans la pièce, elle soupire d’exaspération, avant de murmurer, en s’approchant de lui pour mieux caler la toge : « Trouve-toi une épouse, Luca, c’est plus possible ! ». Lucanus éclate de rire alors qu’il se tient droit, les bras légèrement levés, et que sa sœur lui tourne autour. Il répond : « Exactement ce que je disais à Musca hier, mais elle dit que je ne le ferai pas … ». C’est au tour de Pulchra de rire ; c’est dans ces moments-là que Lucanus la trouve la plus belle. Quand elle rit, le visage éclairé par son grand sourire, les yeux plissés, l’air heureuse. « Elle n’a pas tort, mais tu n’es pas un cas si désespéré, j’ai espoir que tu battes quand même Corvus dans cette course ! ». Alors que Lucanus baisse les bras, il prend un air faussement indigné. Ça fait rire encore plus Pulchra, qui attrape une ceinture dorée du coffre qu’elle a ramené de sa chambre, et encercle la taille de son frère avec. Il fait : « J’espère quand même me marier avant lui ! Quel père accepterait de lui donner sa fille, même Kaeso refuserait de lui donner une de ses louves. ». Pulchra attrape le bras de son frère et lui passe quelques bracelets. Alors qu’elle lui ajoute une grosse bague sur l’index, elle répond : « Je ne m’en fais absolument pas pour lui, Manius se trouvera une épouse avec un père qu’il aura su acheter au bon prix. Ne sois pas égoïste, souhaite lui du bonheur, à lui aussi. ». Tiberius hausse les yeux au ciel. Elle non plus, ne va pas s’y mettre ? Il a déjà Musca derrière lui à lui faire la leçon sur les liens fraternels qui seraient les plus importants, il n’a pas besoin que Pulchra en rajoute une couche. Elle attrape maintenant un peigne qu’elle lui tend. Elle est trop petite, il devra s’en charger lui-même. Alors qu’il se le passe dans les cheveux, la demoiselle se recule, admirant son travail. Elle murmure : « Tu es beau, mon frère. » Lucanus sourit doucement. Pas sans elle. Il s’arrache quelques touffes de cheveux en se peignant, mais finit par maîtriser ses cheveux bouclés. Il dit, le visage tordu par une grimace : « Merci, Pulchra. Mais je ne suis que ton œuvre, sans toi je ne mettrais que mes vieilles tuniques recouvertes d’huile. » La demoiselle rit encore, et lui rétorque : « Je sais ! C’est bien pour ça que tu dois te trouver une épouse, parce que moi je ne compte pas t’habiller toute ma vie, j’aurai déjà mon mari et mes enfants à habiller, et ils passeront en priorité. » Le sourire sur le visage de Lucanus s’efface instantanément. Contrairement à Musca, Pulchra est plutôt pressée de se trouver un mari, ce qui attriste profondément son frère. Elle voit immédiatement que sa remarque a peiné son grand-frère, même si ce n’était pas le but, elle s’approche alors de lui pour venir l’enlacer. Elle lui chuchote à l’oreille, tendrement : « Allez, va, avec un peu de chance personne ne voudra de moi, et je resterai à tes côtés toute ma vie. » Bien que l’idée soit alléchante, Pulchra l’a dit elle-même : il ne doit pas être égoïste, il doit penser au bonheur de ses frères et sœurs avant le sien. Alors qu’il s’écarte d’elle, il lui répond : « Ne dis pas n’importe quoi, je veillerai à ce que papa te trouve le meilleur mari de Pompéi, pour que tu sois la plus heureuse des femmes. Il sera beau et il t’aimera à la folie, tu pourras le mener par le bout du nez comme tu sais si bien le faire, et il te laissera travailler aux thermes. Comme ça, on se verra toujours, et tu pourras toujours m’habiller ! N’est-ce pas le meilleur compromis ? ». Pulchra sourit, satisfaite. Mettant fin à la discussion, Lucanus l’embrasse sur le front avant d’ajouter : « Allez, on va finir par nous attendre. Peut-être que ton futur mari nous attendra dans la foule ! ».

Il est vingt-deux heure passé, maintenant. Chacun des Oppii est éparpillé dans les thermes. Comme prévu, tout se déroule à merveille. L’alcool commence à monter chez tout le monde, les discours sont alors plus emphasés et les rires sont plus longs, plus ridicules. Les courtisanes semblent fatiguées, mais on ne les admire que plus avec les heures qui avancent. Seuls les Oppii semblent plus ou moins sobres. Si Lucanus en est déjà à sa quatrième coupe de vin, il ne titube pas comme d’autres. Il se déplace de pompéien en pompéien, de patricien et plébéien, d’homme en femme. Il cherche à savoir si tout le monde va bien, si personne ne manque de quoi que ce soit. Il danse, papote, danse de nouveau, mange, discute, bois, et tout cela s’enchaînera jusqu’à tard dans la nuit, jusqu’à même tôt le matin. Mais à neuf heures, les thermes seront ouverts, comme tous les jours ; on ne veut pas que les clients aillent se décrasser des déboires de cette fête aux thermes de Stabie autre part qu’aux thermes de Stabie, n’est-ce pas ? Ça ne ferait pas sens, en effet. Lucanus lance un regard panoramique sur les lieux. Il voit d’abord son père, en grande discussion avec un homme de son âge et son épouse, beaucoup plus jeune. C’est rare de voir le patriarche des Oppii d’aussi bonne humeur que lors des fêtes organisées par ses enfants, il faut le dire. Puis, il voit Musca, adossée à un mur. Elle discute avec un homme d’une quarantaine d’année et son épouse du même âge. Quelques hommes ont le regard posé sur elle, la plus âgée des Oppia ; néanmoins, celle qui attire le plus les regards est bien sûr Pulchra, entourée, comme à son habitude, de cinq ou six hommes d’âges variés. Elle rit à plein poumons, et tous les hommes la regardent avec des yeux gourmands. Manius aussi est en train de rire. Il est celui qui semble le plus sobre de toute la fratrie, certainement parce qu’il est plus habitué à boire. Les clients l’adorent, pour la plupart, surtout dans cette ambiance où ils oublient son cognomen et sa réputation. Tant mieux. Lucanus se dit que c’est l’occasion parfaite pour montrer à tout le monde combien les liens entre les deux frères sont forts. Lucanus s’approche alors de Paullus. Lui aussi, avec l’alcool et la musique, oublie un peu qui son frère est devenu. De nouveau, il a à côté de lui son petit-frère Paullus, avec qui il partage sa passion. Le lien entre les deux frères n’a pas toujours été si compliqué, si conflictuel. Autrefois, ils partageaient leur journée avec plaisir, sans se disputer. Autrefois, ils avaient confiance l’un dans l’autre, assez en tout cas pour se confier. Lucanus ne désespère pas qu’ils parviennent à se reconnecter, d’une manière ou d’une autre. En attendant, il fait semblant. Il s’approche du groupe dans lequel s’est déjà greffé son frère, et la machine est lancée. Il n’a pas besoin de faire beaucoup d’efforts pour fausser une bonne relation avec Paullus ; la vraie n’est pas si loin. Il faudrait juste retrouver le fil et continuer de le lacer.
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Dernière édition par Tiberius Oppius Lucanus le Mar 23 Déc - 16:40, édité 5 fois
Plebe
Lun 24 Nov - 17:17
Re: Fiat Lux ☼ Tiberius Oppius Lucanus   




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Pardon, c'est l'émotion... Stp
Mon frèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèère !

Hey, comme toi, premier, frangin !

JE SUIS TROP DANS UN MONDE PARALLÈLE DE MALADE ! PUT*** ! Mouton


Laisse le corbeau se nourrir de ta charogne et prie les dieux qu'il ne sache pas traverser le Styx.

You and I:
 
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Lun 24 Nov - 18:30
Re: Fiat Lux ☼ Tiberius Oppius Lucanus   




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pompom pompom pompom YOUPI! YOUPI! YOUPI! pompom pompom pompom

Je suis trop contente de voir ton TC enfin arriver! Yaaa Ca va être trop bien, même si va falloir se méfier de deux frangins! hmmm

Bon courage pour ta fiche! Si tu as la moindre question ... tu sais où nous trouver ! PTDR

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Lun 24 Nov - 19:36
Re: Fiat Lux ☼ Tiberius Oppius Lucanus   




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*tente de faire partir une holà pompom

Re-re-bienvenue ! Depuis le temps qu'on attend de voir la tête qu'il aura, c'est une famille de BG les Oppii Razz


ω We shall defend our land whatever the cost ω




4ème cérémonie des Césars :
 
Mar 25 Nov - 10:45
Re: Fiat Lux ☼ Tiberius Oppius Lucanus   




Invité

Bienvenue à Pompeii !
Mar 25 Nov - 11:33
Re: Fiat Lux ☼ Tiberius Oppius Lucanus   




Invité

He ben c'est la folie par ici ... bienvenue a toi de nouveau notre petite mascotte préférée !!!!
Plebe
Mar 25 Nov - 12:17
Re: Fiat Lux ☼ Tiberius Oppius Lucanus   




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₪ Arrivée à Pompéi : 24/11/2014
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₪ Fonction & Métier : Masseur et gérant des thermes de Stabie
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Merciiiii mes loulous ♥️ Vous pouvez pas savoir comme je suis trooop contente d'ENFIN pouvoir inscrire mon loulou ! J'espère qu'il vous plaira ♥️

EDIT : et Epidia, en l'occurrence, je vous ai déjà MP sur le compte de la Venus Flag
Mar 25 Nov - 14:00
Re: Fiat Lux ☼ Tiberius Oppius Lucanus   




Invité

En plus avec le minous de mon compatriote québécois je ne peut que t'aime Wink
Arene
Mar 25 Nov - 14:28
Re: Fiat Lux ☼ Tiberius Oppius Lucanus   




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₪ Arrivée à Pompéi : 21/08/2012
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Cogito ergo sum ₪
₪ Citation: The Gods have no mercy, that's why they're Gods
₪ Moi en quelques mots:
₪ Côté Coeur: Gauche...
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Oh oui!!! Yaaa Ravie aussi de voir le frangin du Corbeau dans la place! Calinchou

Ne nous en veut pas pour Venus, on écope la barque en ce moment, on t'y répondra dès qu'on arrivera à trouver un moment... Snif
J'ai aussi vu ton message sous mon compte Julia... Wink Donc c'est pareil, c'est dans les priorités de réponses! Smile Lèche

Hâte de te lire et de découvrir ton Lulu! Coeur



Priam brings sexy back:
 

Plebe
Mer 26 Nov - 23:24
Re: Fiat Lux ☼ Tiberius Oppius Lucanus   




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₪ Arrivée à Pompéi : 24/11/2014
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₪ Fonction & Métier : Masseur et gérant des thermes de Stabie
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Marcus, j'ai pas hésité une seconde quand je suis tombée sur une photo de lui. Je me suis dit "là, c'est mon Lulu" *o* Il est vraiiiment parfait ♥️ Le problème c'est qu'il fait plus jeune que Corvus (normal, les acteurs ont deux ans d'écart, Colin a 31 et François 29), alors qu'il est sensé être plus vieux, mais bon ... C'est le prix à payer What a Face

Pripri, ne t'en fait pas, je suis patiente ange Je ne te garantie par contre pas que Corvus le soit autant What a Face Mais je ne veux pas parler pour lui ange

Vous voulez une anecdote sur Lulu ? ange non ? Vous allez être servis quand même What a Face
Sachez donc qu'il est le seul de mes personnages qui n'a ni le prénom ni le nom qui commence par un A. Vraiment, c'est incroyable. Tous mes persos ont un A quelque part, et pas lui. J'ai sept persos actifs en plus de lui et tous ont soit le nom soit le prénom soit le deuxième prénom (etc) qui commence par un "A" (sauf un, mais c'est un PV alors ça compte pas vraiment), vous en avez d'ailleurs deux très beaux exemplaires ici ange Bref voilà c'était l’anecdote du jour What a Face Promis, ma fiche n'est pas faite de commentaires comme ça, parce que 7000 mots de ça, vous risquez de vite vous ennuyer Arrow


Corvus & Lucanus
« L’on hait avec excès lorsque l’on hait un frère. »


Césars IV:
 
Plebe
Jeu 27 Nov - 11:57
Re: Fiat Lux ☼ Tiberius Oppius Lucanus   




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₪ Arrivée à Pompéi : 07/01/2014
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Cogito ergo sum ₪
₪ Citation: Trahit sua quemque voluptas.
₪ Moi en quelques mots:
₪ Côté Coeur: Marié à Lucilla Cornelia Secunda
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Re-re-bienvenue Nini Coeur Voilà une bonne nouvelle et j'ai hâte de découvrir ce que tu nous prépares. Je sais que je ne serai pas déçue car tu as le chic pour faire vivre de fabuleux personnages Lunettes


Tout a l'air si compliqué. Tout est si simple pourtant. Si j'avais eu la lune, si l'amour suffisait, tout serait changé.
Patricien
Ven 28 Nov - 13:50
Re: Fiat Lux ☼ Tiberius Oppius Lucanus   




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₪ Arrivée à Pompéi : 17/03/2013
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₪ Âge : .
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Cogito ergo sum ₪
₪ Citation: .
₪ Moi en quelques mots:
₪ Côté Coeur: who needs a heart when a heart can be broken ?
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Voilà donc enfin le fameux TC cheers j'ai vraiment hâte de découvrir plus en détail ce beau plébéien Please


They call me child
THEY CALL ME WEAK
OH BUT SWEETHEART I AM A GODDESS

adoptez la bitch-attitude Lunettes:
 
Plebe
Ven 28 Nov - 16:49
Re: Fiat Lux ☼ Tiberius Oppius Lucanus   




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₪ Sesterces : 2
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₪ Fonction & Métier : Masseur aux thermes

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₪ Citation: C'est la femme qui choisit l'homme qui la choisira.
₪ Moi en quelques mots:
₪ Côté Coeur: j'ai bien trop d'amour pour une seule femme !
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Comment ça tu veux pas parler de ton frangin ? Lunettes

Quelque chose à me reprocher ? A moi ? Déjà ? Je n'y crois pas une seconde... XD


Laisse le corbeau se nourrir de ta charogne et prie les dieux qu'il ne sache pas traverser le Styx.

You and I:
 
Patricien
Lun 8 Déc - 13:42
Re: Fiat Lux ☼ Tiberius Oppius Lucanus   




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₪ Arrivée à Pompéi : 22/08/2012
₪ Ecrits : 1428
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₪ Moi en quelques mots:
₪ Côté Coeur: Mariée à Cnaeus Loreius Tacitus.
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Rebienvenue sur le forum ! :yaa:


Patricien
Mar 23 Déc - 12:03
Re: Fiat Lux ☼ Tiberius Oppius Lucanus   




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₪ Arrivée à Pompéi : 17/03/2013
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₪ Moi en quelques mots:
₪ Côté Coeur: who needs a heart when a heart can be broken ?
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Alors me voilà Superman

J'ai beaucoup aimé lire ta fiche - certes longues, mais elle se lit super bien, au point où on a envie d'en voir plus J'ai eu hâte de découvrir ce personnage en détail, et je n'ai vraiment pas été déçue Coeur Ton idée de nous présenter ton personnage à travers une "journée type" est vraiment excellente Yaaa

Juste une petite remarque concernant la chronologie des Oppii : les pérégrins n'ont pas le droit de mariage à proprement parlé (donc pas de cérémonie). Cependant, ils peuvent être considéré comme mariés "de fait" en vivant sous le même toit pendant un certain temps, et si les enfants sont "adoptés" par leur père (romain), ils auront la citoyenneté romaine (ce n'est pas d'office). Ils sont fous ces romains jveuxpasvoir

Sinon pour ce qui est des thermes, et de leur fonctionnement, je pense que tu as fait un travail remarquable pour t'approprier toutes les infos qu'on peut trouver Please Après pour chippotter, je pense que la journée de travail de Lucanus devait sans doute s'arrêter avant 22h, vu que le repas du soir chez les romains est relativement tôt (il commence selon les sources entre 15h et fin de l'après-midi), mais bon, ça ne change pas vraiment quelque chose dans ton histoire Wink

bref, tout ça pour dire que j'adore ton Lucanus, ce plébéien quelque peu imbu de sa petite personne Sourire (ça semble être de famille ), du coup j'ai l'honneur de te pré-valider. Tu connais la maison, du coup n'hésites pas à aller ouvrir ta fiche de liens et flooder Please


They call me child
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Empire
Mar 23 Déc - 12:33
Re: Fiat Lux ☼ Tiberius Oppius Lucanus   




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Coucouuuu ♥️ J'ai la flemme de changer de compte, mais voilà ange

Alors alors, déjà félicitation d'avoir eu le courage de tout lire en si peu de temps cheers Je suis contente si ça te plaît Yeux roses
Pour la question des pérégrins, j'ai eu quelques longues discussions avec Priam à ce sujet. Le truc c'est qu'à cette époque, Pompéi n'était pas encore romaine, donc pas d'histoire de plébéien/pérégrin réellement, et pas non plus de citoyenneté. J'étais partie pour faire venir Iaffa de moins loin que la Judée, mais en fait il y a 115 ans, l'Empire était vraiment moins grand, donc vraiment plus de gens étaient des pérégrins, et donc ça posait toujours le même problème xD
M'enfin en tout cas, ça ne pose pas vraiment de problème qu'ils soient mariés ou non, je peux retirer ce t(h)erme (muahaha) sans problème xD pour dire qu'ils sont concubins, quoi.

Pour ce qui est des horaires, en effet je n'y avais pas pensé, 22h c'est tard. J'ai lu que les romains allaient aux thermes après leur journée de travail, et avant la cena. Mettons donc qu'ils y vont entre 16h et 18h, quoi. Le temps que tout le monde soit partit, que tout soit clean, les Oppii dineraient eux vers 19h30, quoi. Je vais éditer ça Very Happy

Merci pour la prévalidation, en tout cas Bwa Bwa


Brother & Sister
Lucia et Niger
Patricien
Mar 23 Déc - 12:46
Re: Fiat Lux ☼ Tiberius Oppius Lucanus   




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₪ Arrivée à Pompéi : 17/03/2013
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C'est vrai que j'ai "oublié" l'aspect temps PTDR *la gourde... mais je suis blonde, il faut m'excuser Yeux doux * du coup, tu as tout à fait raison, ça facilite les choses XD


They call me child
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Plebe
Mar 23 Déc - 16:49
Re: Fiat Lux ☼ Tiberius Oppius Lucanus   




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Hiiiiiiiiiiiii, ta jolie nouvelle bouille *o*

J'ai changé l'heure, du coup (:


Corvus & Lucanus
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Césars IV:
 
Arene
Mar 30 Déc - 13:06
Re: Fiat Lux ☼ Tiberius Oppius Lucanus   




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₪ Arrivée à Pompéi : 21/08/2012
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Je suis venue, j'ai vu(lu) et j'ai vaincu! Razz
Tu m'avais prévenue, mais je n'ai pas été déçue! cheers Ni en quantité, ni en qualité! Coeur

J'ai hâte de voir les Oppii prendre de l'envergure et évidemment de voir Lucanus s'éclater dans ses mondanités! pervers

Bref, je vais pas te faire attendre plus, tu as attendu suffisamment ainsi que la gente féminine de Pompeii Lunettes Razz Tu es validé!

Have fun!



Priam brings sexy back:
 

Plebe
Mer 31 Déc - 1:39
Re: Fiat Lux ☼ Tiberius Oppius Lucanus   




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Merci mes loulous ♥️

J'espère que Pompéi est prête, parce que les Oppii s'agrandissent, et que ça risque de faire du bruit ange


Corvus & Lucanus
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Césars IV:
 
Plebe
Mer 31 Déc - 10:59
Re: Fiat Lux ☼ Tiberius Oppius Lucanus   




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₪ Arrivée à Pompéi : 15/06/2014
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Ca va Roxer !


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Re: Fiat Lux ☼ Tiberius Oppius Lucanus   




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