Il y a deux manières d’agir en affaires : la manière forte et celle des femmes. ₪ Lucretia



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Dim 2 Nov - 23:17
Il y a deux manières d’agir en affaires : la manière forte et celle des femmes. ₪ Lucretia   




Julia Felix
₪ Arrivée à Pompéi : 29/04/2014
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Il y a deux manières d’agir en affaires : la manière forte et celle des femmes
Lucretia Ilithyia & Julia Felix




- J’ignorais que cette cage de fauves renfermait un si charmant joyau.


Voilà ce que je me suis retrouvée à répondre lorsque l’on me présenta Lucretia Ilithyia, il n’y a pas deux jours chez une amie commune. Et cela était bien sûr la vérité. Je n’ai pas toujours vécu à Pompéi et si je savais bien sûr que les Lucretii avaient des enfants, un garçon notamment pour reprendre leur héritage, mais je n’avais que vaguement entendu parler de fille et vue encore moins.
Etrange… Les mères aiment toujours exhiber leurs enfants, et leurs filles en particulier, en société comme d’adorables petits singes savants, miroirs de leur gens, et il m’étonne fort que la matrone des Lucretii ait voulu déroger à la règle avant sa disparition prématurée…

Je me rasasse toujours cette dernière interrogation lorsque j’arrive dans la rue de Nola en prenant bonne garde de toujours tenir le haut du pavé. Il ne saurait en être autrement lorsque l’on s’appelle Julia Felix.
Je ne viens que rarement par ici, je ne quitte que rarement le quartier d’l’Abondance en vérité, et c’est précisément pour répondre à l’invitation de la jeune Lucretia et poussée par la curiosité que je m’y trouve. Je n’ai pas passé la porte des Lucretii depuis des années.


La raison en est aussi simple que fort bête. Il s’était trouvé que mon époux et le paterfamilias s’étaient froissés, il y a de ça une bonne quinzaine d’années. Pour une soirée que nous avions organisés et sur laquelle nous avions misés beaucoup de deniers, mais qui tourna au fiasco.
Lucretius nous avait promis la présence de son Champion une nouvelle fois sacré, Brennus, et tous nos invités bouillaient d’impatience à l’idée de contempler le dieu gaulois dans toute sa gloire et sa férocité. Lorsqu’enfin on se présenta à la porte, bien tard dans la nuit, Lucretius n’avait dépêché qu’un vulgaire esclave porteur d’un mot précisant que son Champion ne pourrait finalement se produire ce soir-là, sans plus d’explication.
Le camouflet fut sévère autant que la honte de devoir décevoir nos invités, d’autant que nous n’avons jamais connu la raison de cette défection. Mon mari était bien trop fier, il préféra couper les ponts aussi sec sans plus rien attendre de Lucretius. Quant à moi j’ai toujours subodoré le ressentiment, voire le dédain, du vieux Lucretius a l’égard des liens étroits que nous avions commencé à tisser avec Sextus Naevius, qui se trouvait d’avoir notre âge et bien des points communs avec le jeune couple que nous formions.


C’est un peu plus tard au cours de cette même soirée en compagnie d'Ilithyia, après une discussion et des politesses d’usage, notamment concernant l’état de santé de son frère, que l’invitation fut lancée par la jeune fille. Son visage poupon, autant que ses pommettes criblées de tâches de rousseur, me plaisent et m’amusent. Sans compter que j’ai pu déceler dans ses paroles un sens de la répartie qui ne saurait laisser de marbre une matrone telle que moi. Une intelligence savamment dissimulée derrière des airs ingénus, si bien que je soupçonne cette invitation impromptue bien moins désintéressée qu’elle n’en a l’air.

Aujourd’hui comme hier, mon nom et ma demeure restent fermement liés d’amitié à Sextus Naevius et à cela, la charmante petite blonde semble  avoir une réponse bien plus subtile que feu son paternel. Il aura fallu donc plus d’une décennie pour que des relations courtoises et cordiales se tissent de nouveau entre nos deux maisons. Sous l’égide et la raison de deux femmes, l’œil avisé ne manquera pas de le noter…

Et j'en suis fort aise en vérité, malgré toute l'amitié que je porte à Sextus, car je sais toutes les merveilles que recèle la demeure des Lucretii, ou plus exactement ses entresols, et je ne désespère pas d'en obtenir ne serait ce qu'un tout petit aperçu, en venant ici.. Des plaisirs des yeux et des sens que Naevius se montre plutôt réticent à offrir, même à ses amies proches, à mon grand désarroi.
J'ose espérer que tous les lanistes de Pompéi n'ont pas tant de scrupules. Les gladiateurs ne sont-ils pas fait pour satisfaire la foule? Et bien, pourquoi s'en offusquer? Je ne leur en demande ni plus, ni moins.



Je veux bien être belle, mais pas dormir au bois; je veux bien être reine, mais pas l'ombre du roi.
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