Boissons et vertu ne font jamais bon ménage



POMPEII, TERRA DEORUM ₪ :: Ludi :: Archives RPs
Partagez
Dim 28 Sep - 13:28
Boissons et vertu ne font jamais bon ménage    




avatar
Invité
Boissons et vertu ne font jamais bon ménage  Empty

Il est tard. Le soleil s’est couché depuis déjà quelques heures sur Pompéi. Dans la grande salle commune de l’auberge, il règne une bonne atmosphère de convivialité. La majorité des tables sont occupées. C’est une bonne soirée pour Faustus et ce malgré la piètre qualité de la nourriture et du vin qu’il sert à ses clients. Certains clients discutent entre eux des derniers combats de gladiateurs tandis que d’autres jouent aux dés.

Pour ma part, je me suis assis dans le fond de la salle à quelques pas de la grande cheminée. Je suis seul comme toujours. Je suis de nature solitaire. Je ne me mêle pas facilement aux autres clients. Je termine mon plat de ragoût tout en écoutant les discussions des hommes autour de moi. Au loin, je vois Niger et Rufia qui assurent le service. Ils ont beaucoup à faire ce soir.
Parmi les clients présents, je reconnais quelques-uns de mes collègues artisans et commerçants, mais aussi des marchands d’esclaves et quelques marins qui se sont arrêtés à Pompéi pour la nuit. Ce sont ces derniers qui sont les plus bruyants. Comme toujours, ils ont dépensé toute leur solde en catin et en boisson et demande du crédit à Niger. Gardant son calme, le jeune homme leur refuse et voilà que les marins se mettent à chahuter et crier toutes sortes d’obscénités à l’endroit du propriétaire des lieux.

De mon coin, je n’ai rien manqué de la scène, mais je reste silencieux et me contente de faire signe a Rufia pour qu’elle m’apporte une autre carafe. Debout derrière ce qui leur sert de bar, elle voit mon signe et me prépare ma carafe. Élégante malgré sa robe défraîchie, elle marche avec grâce vers ma table. Je soulève ma tête pour la regarder et une fois de plus je me dis que cette jeune fille n’a pas sa place parmi nous. Comment fait-elle pour supporter jour après jour les comportements et les paroles obscènes de tous les hommes qui échouent dans cette auberge? Nous ne sommes qu’une bande d’ivrognes qui n’a rien de mieux à faire que se soûler pour oublier leur peine et leur souffrance. À cet instant, j’éprouve de la pitié pour elle. Elle ne doit pas avoir bien plus de seize ans. Elle semble si fragile et pourtant je suis certain qu’elle sait se défendre.  

Alors qu’elle se rapproche, je ne manque pas de lui sourire pour la remercier pour sa gentillesse. Elle dépose doucement le pichet sur ma table et je la paie sur-le-champ. Elle me remercie de son tendre sourire et repart vers une autre table. Elle est comme cela la petite, toujours elle affiche un grand sourire aux clients de l’auberge, toujours elle se montre aimable et serviable envers nous, jamais elle ne varie et pourtant on ne mérite tellement pas autant de gentillesse de sa part.

Je suis perdue dans mes pensées quand un groupe de soldats rentrent dans l’auberge. Au vu de leurs uniformes, il m’est facile de savoir que ce ne sont que des légionnaires. Ils sont probablement stationner quelques parts dans les campagnes environnantes. Ils doivent s’ennuyer ces pauvres diables. En temps de paix il n’est jamais bien agréable de rester cloîtrer sous des tentes pour attendre qu’on est besoin de nous. Pas étonnant, qu’ils cherchent un peu de distraction et quoi de mieux qu’une auberge comme celle-ci pour chasser l’ennui. Ici, ils pourront boire un coup, peut-être faire quelques parties de dés et finalement, ils iront peut être même visité l’étage au-dessus pour passer quelques heures avec une femme.

Bruyants et assoiffés, ils commandent du vin et se mettent à discuter avec leur voisin de tables. Le vin coule à flot. La salle est bondée et tout à coup je me rends compte qu’Ausonia Rufia est toute seule pour assurer le service. Cela ne semble pas la déranger outre mesure et elle continue d’assumer le service avec sourire. Alors qu’elle s’approche de la table des soldats, ces derniers se mettent à glousser comme des imbéciles et lui font des commentaires désobligeants.

- He ma jolie ça te dirait de faires quelques pièces rapidement nous pourrions monter quelques minutes je mettrais du feu à tes joues !


Dernière édition par Decimus Silius Magnus le Sam 18 Oct - 11:31, édité 1 fois
Sam 4 Oct - 12:24
Re: Boissons et vertu ne font jamais bon ménage    




avatar
Invité
Boissons et vertu ne font jamais bon ménage  Empty

Boissons et vertu ne font jamais bon ménage
Cause I knew you were trouble when you walked in So shame on me now Flew me to places I'd never been 'Til you put me down, oh I knew you were trouble when you walked in So shame on me now Flew me to places I'd never been Now I'm lying on the cold hard ground
Travailler à l’auberge avait désormais un gout d’ennuis, de déjà vu, trop vu. Ce n’était pas comme dans les champs où chaque jour le travail changeait suivant la saison, suivant le temps. Ici c’était toujours la même chose servir à boire ou à manger à des ivrognes, des hommes de mauvaise vie qui finissaient la nuit au lupanar. Toutefois Ausonia en avait pris son parti, elle n’avait pas le choix de toute manière et il fallait observer un minimum de diversité dans la clientèle, il y avait évidemment les piliers de l’établissement, ceux qui étaient là presque tous les soirs pour oublier la vie qui les attendaient à l’extérieur. Et puis il y avait ceux qui étaient de passage, les marchands, les marins, les étrangers. Et puis surtout l’adolescente n’avait pas de quoi se plaindre en réalité, elle avait un toit sur la tête, un lit où dormir, même un peu d’intimité dans une pièce à elle, de quoi se remplir le ventre et aussi atypique et dérangeante puisse-t-elle être, elle avait une famille. Loin d’être idéale mais une famille tout de même. Et ce soir l’entreprise familiale fourmillait de toute part. Toutes les tables étaient prises et Rufia n’avait pas un instant pour s’apitoyer sur son sort. Il y avait toujours un verre à remplir, une assiette à débarrasser, un client à resservir. Elle était aussi occupée qu’une petite abeille ouvrière.

Toute à ses activités la rouquine n’avait pas accordé plus d’attention que cela à Decimus Silius Magnus. En dehors d’être un habitué, un alcoolique de plus, elle ne le connaissait pas mais cela ne l’avait pas empêché de le servir avec le sourire comme elle le faisait pour tous les gens qui passaient les portes de la taverne. L’important restait qu’ils dépensent leurs sesterces et que ceux-ci finissent dans les bourses de son cousin. Si lui était heureux alors il ne leur cherchait pas des poux dans la tête et ses employés étaient laissés en paix. Ausonia remarqua évidemment l’arrivée des légionnaires et pensa qu’elle n’aurait jamais assez de vin dans sa cruche pour eux tous et soupira. Elle détestait devoir servir toute une tablée en plusieurs fois, c’était s’exposé inutilement à des remarques. Elle les regarda s’installer du coin de l’œil, n’aimant déjà pas qu’ils soient volontairement plus bruyants que les autres mais tentant de passer outre, elle s’approcha d’eux pour les servir. Le soldat n’avait absolument pas besoin de l’emmener à l’étage pour lui faire monter le rouge aux joues, sa remarque seule suffisait. Elle en perdit même le sourire et voulu trouver Niger pour lui demander de s’occuper d’eux mais l’affranchi sembla avoir disparu, encore une fois. « Ce genre de compagnie se trouve derrière la porte là-bas, ici je ne propose que de la cervoise ou du ragout. » De mauvaise qualité ajoute-t-elle dans sa tête.

Sans que Rufia ne comprenne pourquoi cela eut l’air de les faire beaucoup rire et ils devinrent encore plus brillant et se mirent même à siffler lorsque celui qui lui avait fait cette proposition indécente se leva pour la prendre par le bras et la coller à lui commençant à caresser son corps sans équivoque. La jeune fille en lâcha son amphore et tenta de se dégager. « Lâchez-moi ! » Fit-elle avec autant d’autorité dont elle était capable mais sans autant effet sur le soldat qui rigola grassement et ses amis également. D’ailleurs il lui répondit avec une pointe d’humour que ses désirs étaient des ordres mais il la jeta dans les bras d’un autre légionnaire assit qui se régala de flatter ses formes encore enfantine. Rufia se débattit tant bien que mal et plutôt mal, n’ayant pas la force de faire face à des hommes entrainés et tailler comme des rocs. « Non ! » Cria-t-elle les larmes lui étant montées aux yeux lorsqu’il se permit de passer une main sous ses jupons. Elle n’était pas une femme et n’avait aucune envie de le devenir de cette façon. De plus Kaeso serait capable de le lui reprocher à elle plutôt qu’à ces hommes, il gagnerait moins d’argent à la vendre comme épouse à un homme si elle n’était pas vierge, d’ailleurs il ne la vendrait peut-être plus à cause de cela et l’enverrait travailler avec les louves. Et le pire dans tout cela était que personne ne lui venait en aide.

code by Silver Lungs
Sam 18 Oct - 11:53
Re: Boissons et vertu ne font jamais bon ménage    




avatar
Invité
Boissons et vertu ne font jamais bon ménage  Empty

L'arrivée des soldats dans la taverne ne changea rien à l’atmosphère qui y régnait déjà. Certains clients les saluèrent respectueusement tandis que d’autres qui avaient peut-être des choses à se reprocher se montrèrent plus discrets. De ma place au fond de la salle, je restais silencieux. Il se faisait tard et ma seule envie était de terminer mon verre avant de rejoindre mon lit. Il me restait encore bon nombre de commandes à honorer le lendemain. Je n’avais donc pas le loisir de pouvoir m’attarder pour jouer aux dés le reste de la nuit. Au loin, je voyais la jeune Rufia qui se démenait pour servir tout le monde tout en gardant son sourire. Alors qu’elle arrivait finalement à la table des soldats ces derniers se mirent à glousser stupidement en regardant les formes naissantes de la jeune fille. La pauvre était encore bien jeune et elle n’avait encore rien des attributs d’une femme. Ce qu’elle avait de plus précieux était sa jeunesse et sa virginité. Deux choses qui semblaient grandement exciter les jeunes soldats en manque de chair fraîche et d’intimité. D’où je me trouvais, je pouvais clairement entendre leurs commentaires désobligeants à l’égard de la jeune femme.  

- He ma jolie ça te dirait de faires quelques pièces rapidement nous pourrions monter quelques minutes je mettrais du feu à tes joues!

Leur rire et leurs commentaires stupides eurent tôt fait de rendre la demoiselle inconfortable. Seule au milieu d’une pièce remplie d’homme ivre et potentiellement en chaleur, je la sentis apeurée et moins sûre d’elle. Son regard inquiet se mit rapidement à la rechercher de son compagnon, mais ce dernier semblait introuvable. Retrouvant un peu de son assurance, elle leur décrocha un regard haineux et leur répondit une phrase assassine qui me fit sourire :

« Ce genre de compagnie se trouve derrière la porte là-bas, ici je ne propose que de la cervoise ou du ragoût. »  

Croyant à tort qu’elle voulait faire de l’humour, le soldat qui venait de lui faire l’offre se releva pour l’attirer vers lui tandis que ses amis se mirent à siffler pour l’encourager. Alors que Rufia tentait de se débattre pour échapper aux mains baladeuses de son assaillant, ce dernier semblait encore plus entreprenant. Encourager par les rires de ses compagnons, il se mit à caresser le corps de la jeune femme avec ses mains. Tentant de se défaire de cette posture, Rufia laissa tomber son pichet de vin sur le sol et se mit à lui crier de la lâcher.

Autour d’elle, personne ne semblait bouger et pourtant bon nombre des hommes présents étaient des clients réguliers qui d’habitude se montraient fort aimables et polis avec la jeune serveuse. Alors pourquoi personne ne venait à son secours? Tout le monde semblait paralyser par la peur. Était-ce parce qu’il s’agissait de soldats?

Encore plus excités par ses cris et ses gestes pour se débattre, les soldats se mirent à se lancer la jeune fille entre eux comme s’il s’agissait d’une poupée de chiffon. Elle avait beau lire dire qu’elle ne voulait pas, rien n’y fessait. Aussi, je décidai enfin de venir à son secours. Je me levai de ma place et fit les quelques pas qui me séparaient de la table où était installé les soldats et saisit la jeune fille au vol et la mit en sécurité à l’écart du groupe. Je me tournai rapidement vers elle pour m’assurer qu’elle n’était pas blessée. Pendant ce temps, celui qui semblait être le meneur du groupe se leva de sa chaise pour me faire face. Ce dernier semblait croire que son uniforme allait me faire peur, mais je restais de marbre. Nullement impressionné par sa stature et par l’arme qu’il portait à sa ceinture, je m’assurai qu’Ausonia Rufia était en sécurité avant de me retourner vers lui. Aussitôt, ses compagnons se mirent à leur tour sur pieds et se mirent à m’encercler et m’injurier de rester en dehors de cette histoire. Gardant mon calme, je regardai l’homme devant moi avec dégoût et lui dit :  

- Est-ce tout ce qu’on vous a appris durant vos années d’incorporations? Faire peur aux gens, les injuriés sans raison et agresser des jeunes femmes sans défense serait-il devenu la nouvelle marque de commerce des soldats de Rome? Si tel est le cas, notre armée a perdu beaucoup de son lustre et de son honneur depuis que je l’ai quitté. Autrefois, les légionnaires servaient le peuple et avaient de l’honneur. Si vous cherchez de la compagnie pour la nuit, le bordel à l’étage vous recevra avec plaisir, sinon quittez immédiatement cet établissement et laissez cette jeune fille faire son travail. Peu importe qu’elle soit ou non l’esclave de cette maison, il ne mérite pas d’être traité comme vous venez de le faire.


Spoiler:
 
Jeu 30 Oct - 12:57
Re: Boissons et vertu ne font jamais bon ménage    




avatar
Invité
Boissons et vertu ne font jamais bon ménage  Empty

Finalement Rufia préférait encore l’ennuie à ce qui était en train de se passer. Elle qui s’était plaint d’avoir une vie monotone un peu plus tôt dans la soirée, aurait mieux fait de se mordre la langue. En effet les Dieux l’avaient entendu, très clairement et lui avaient donc envoyé une épreuve. Evidemment elle ne pouvait pas impunément reprocher sa vie aux autres sans qu’on lui prouve que cette dernière était très bien comme elle était. Alors que la rouquine travaillait tranquillement une troupe de légionnaire était arrivée. Dès le début, les soldats s’étaient fait remarquer en étant bruyant et très expressifs, mais cela ne l’avait pas effrayé. Pas les hommes en eux-mêmes mais plutôt la charge de travail que cela représentait. Cependant de bonne grâce elle avait entreprit de les servir, c’était son métier, ce pour quoi son cousin la gardait, ainsi armée de son pichet de vin, Ausonia s’était rendue à leur tablée. C’était là que tout avait dégénéré. Peut-être déjà un peu éméché, ou bien dans l’ambiance de la soirée, voir simplement ayant envie de se moquer d’elle, l’un des légionnaires lui avait fait une remarque désobligeante, lui proposant de monter dans sa chambre pour vendre son corps en échange de quelques sous. La jeune femme avait bien sûr été outrée d’une telle insinuation et avait tenté de rembarrer l’homme le plus clairement possible. Seulement cela n’avait réussi qu’à jeter de l’huile sur le feu. Non seulement cela avait encore plus enflammé ses militaires en manque mais en plus ils se permirent de la toucher comme la plus commune des louves.

Ils étaient donc là à la tripoter de leurs mains sales, à se la jeter les uns les autres, comme si elle était une vulgaire balle, chacun y allant de son commentaire désobligeant et de poser les doigts sur sa poitrine qui commençait seulement à se développer. Rufia avait beau se débattre rien n’y faisait, au contraire cela semblait les amuser encore plus, comme auparavant. Et ce qui la choquait plus encore, était que pas un des autres clients ne levait le petit doigt pour lui venir en aide. Elle pouvait comprendre qu’ils n’avaient pas tous l’envie de se mettre des légionnaires à dos. Et puis se retrouver seul face à tout un groupe, il fallait être bien courageux et ce n’était clairement pas le genre des hommes qui venaient ici. Il venait pour faire étalage de leur virilité certes mais pas de cette façon. Toutefois, un se porta à son secours. Elle connaissait son visage et fut surprise qu’entre tous, il fut celui à lui venir en aide. Il l’attrapa pour la mettre à l’écart des soldats et se posta entre eux et elle. Ausonia n’aurait pu dire à ce moment à quel point elle lui en était reconnaissante et aussi à quel point il était stupide. Ils n’allaient pas aimer cela et encore moins après le discours moralisateur qu’il leur sortie. La rouquine, elle, en fut touchée mais elle craignait que cela ne dégénère en bagarre et Kaeso n’aimerait certainement pas cela. Surtout si cela signifiait ce mettre l’armée de Rome à dos. Ce n’était pas le moment.

Alors que le chef des légionnaires s’avançait vers eux l’air menaçant Ausonia se plaça à son tour entre les deux hommes. Elle ne souhaitait pas d’affrontement et puis après l’avoir aidé, elle n’avait aucune envie de Decimus se fasse cogner même s’il l’avait traité d’esclave. « S’il vous plait…rasseyez-vous je vous apporte du vin. » Elle parlait aussi bien au blond qu’au soldat mais ce dernier ne l’entendait pas de cette oreille. Sans délicatesse, il la poussa sur le côté pour abattre son poing sur le visage de Magnus. La jeune fille se rattrapa à un autre client, au plutôt un autre client l’empêcha de tomber et elle se cacha les yeux pour ne pas voir le combat. Son tuteur n’allait pas apprécier le moins du monde, même si les bagarres dans les tavernes n’étaient pas inhabituelle. Seulement cela entrainait des dégâts matériels, soit de l’argent hors de ses poches et de celle de Rufia également. Kaeso ne se gênerait pas pour les retenir sur ses gages, sa nourriture ou n’importe quoi justifiant qu’il lui prenne son argent à elle. Plus le temps passait et plus elle le détestait. Voulant estimer l’étendu du massacre, elle écarta ses doigts pour regarder ce qu’il se passait entre les deux hommes. Elle ne les stopperait jamais seule, soit l’un mettait l’autre hors service pour le reste de la nuit, soit les autres clients intervenaient, mais au vu de leur réaction face à une demoiselle en détresse, elle doutait fortement que l’un d’eux se décide à aider un concitoyen.

code by Silver Lungs
Sam 15 Nov - 16:48
Re: Boissons et vertu ne font jamais bon ménage    




avatar
Invité
Boissons et vertu ne font jamais bon ménage  Empty

Le coup partit très vite si bien que je n’eus pas le temps de l’esquiver. Le choc fut des plus brutal parce que j’étais ramollie par le trop-plein de vin, mais j’avais encore les esprits assez clairs pour répondre aussi je fonçai tête basse dans le ventre de mon adversaire pour le débalancé et le jeter par terre. Rapidement, ses compagnons se levèrent de leur chaise pour lui venir en aide, mais celui qui devait être la tête forte du groupe les somma de ne pas lui venir en aide et nous continuèrent à nous lancer des poings à la figure. De nouveau sur mes pieds j’eus à peine le temps de me baisser pour ne pas recevoir en plein visage un projectile fait de vin et de terre cuite. Ne me laissant pas impressionner par le geste de mon adversaire, je lui fracassai une chaise sur le dos et l’envoya s’échouer contre le mur. Débarrasser de mon premier assaillant je dus en découdre ensuite avec ses amis qui ne semblaient pas du tout apprécier que j’aie si facilement mis en échec leur chef. À trois contre un, ils avaient largement l’avantage et je sentis s’abattre sur moi une pluie de coups de pied et de coups de poing. Rapidement, je fus jetée au sol par l’un des hommes et je dus me protéger le visage avec mes mains pour ne pas être totalement défigurée. Voyant que j’étais dans une très mauvaise posture et que je risquais d’y laisser ma peau, un autre client vint à mon secours et sortit de son fourreau son épée et se mit à menacer les trois hommes avec le bout de sa lame. Décontenancés, les trois hommes qui n’étaient pas armés reculèrent et décidèrent qu’il était temps pour eux de s’éclipser. Ils allèrent chercher leur ami qui était encore ébranlé par le coup de la chaise et quittèrent la taverne.

Avec l’aide de mon sauveur, je fus rapidement remis sur pied et installé sur une chaise. L’homme me fit rapidement un examen pour vérifier que je n’avais aucun os de brisé et me dit que j’avais eu bien de la chance qu’il soit présent. Il m’expliqua alors qu’il était le nouveau Doctore du ludus Naevii et qu’il avait l’habitude de se mesurer à des rustres personnages. Surpris par une telle révélation, je le remerciai pour son aide. Il avait bien raison sans son aide je ne serais certainement pas en un seul morceau à l’heure qu’il est. Je me sentais courbaturer de partout et du sang coulait de mon arcade sourcilière gauche et de mes lèvres. Voulant s’assurer que je n’avais pas d’autres blessures graves, l’homme appela la jeune Rufia et lui demanda d’apporter de l’eau pour me nettoyer le visage. Alors qu’elle s’approcha de nous je la regardai attentivement et gêné je lui dis:

- J’espère que tu n’es pas blessée. Ne t’inquiète pas je vais payer pour les dommages. Je sais que ton patron sera furieux s’il voit les dégâts et qu’il t’en tiendra responsable. Je ne pensais pas que les choses allaient dégénérer à ce point, cela m’apprendra à venir au secours des demoiselles en détresse.
Lun 1 Déc - 16:50
Re: Boissons et vertu ne font jamais bon ménage    




avatar
Invité
Boissons et vertu ne font jamais bon ménage  Empty

Alors que Rufia regardait entre ses doigts pour découvrir comment se déroulait le combat entre Decimus et le leader des légionnaires, ou au moins, celui qui avait décidé d’en découdre avec le blond lui était venu en aide, elle put découvrir qu’en réalité il était aussi sol et se faisait rouer de coup par trois autres légionnaires. C’était à n’y plus rien comprendre et en même temps c’était normal quand on ne faisait pas attention aux choses, et dans son cas quand on ne regardait pas la scène. Mais ces effusions de sang c’était trop pour elle et toute cette violence aussi. L’adolescente n’en avait pas l’habitude. Et cela ne faisait clairement pas partie de ses méthodes. Elle fut cependant soulagée de voir un homme intervenir, s’interposer entre le pauvre forgeron et ses bourreaux. Un soulagement temporaire en le voyant sortir une lame et les menacer mais cela eu au moins le mérite d’être suffisamment efficace pour que les soldats abandonnent la partie. De toute façon ils avaient gagné et ce n’était pas non plus dans leur intérêt de se blesser et d’avoir ensuite des ennuis avec leur centurion ou décurion. Toutefois, ils ne perdaient rien pour attendre, Ausonia imprima chacun de leur visage dans sa mémoire pour le cas où elle les recroisait ou si elle avait l’occasion de les dénoncer. Par chance il n’y avait pas beaucoup de dégât matériel, une chaise et un verre, rien de bien d’inhabituel en somme quand on abritait des ivrognes. Elle soupira de soulagement et ordonna à un esclave qui passait là de remettre de l’ordre autour de la table et de ramasser les débris et à un autre de se remettre à servir du vin aussi vite que possible.

Comme par hasard ils arrivaient après la bataille et aucun ne lui serait venu en aide quand elle se faisait asticoter, pensa-t-elle en secouant la tête. Elle retint aussi l’absence soudaine de Niger et se rappela bien de lui en toucher deux mots quand elle mettrait la main sur lui. Perdue dans ses pensées Rufia sursauta quand le maitre du ludus lui demanda d’apporter de l’eau. Elle y couru et revint avec une bassine d’eau et aussi du vin pour le blond qui au lieu de se plaindre lui demanda si elle n’était pas blessée. Elle aurait pu lui répondre qu’il avait été vraiment stupide mais il sembla à la rouquine qu’il avait assez bien appris la leçon tout seul. Elle hocha la tête. « Je vais bien merci…c’était très courageux. » Elle prit son tablier et le trempa dans l’eau pour lui nettoyer le sang qu’il avait sur le visage. La jeune fille espérait d’après ce qu’il lui avait dit en dernier qu’il n’hésiterait cependant pas à venir en aide à quelqu’un d’autre qui en aurait besoin. La bêtise de certain ne devrait pas mettre à mal la vertu des autres. Malheureusement elle ne pouvait rien y faire. « Sans vous… » Ausonia se mordit la lèvre pensant à tout ce qui aurait pu lui arriver s’il ne s’était pas porté à son secours. Elle aurait pu perdre tellement de chose si ces hommes étaient parvenus à leurs fins. Elle le regarda dans les yeux. « Sans vous mon destin à partir de demain aurait été de l’autre côté de ce mur, avec les autres louves… » Sa voix se brisa à cette simple idée, jamais elle n’aurait pu supporter une telle humiliation.

code by Silver Lungs
Re: Boissons et vertu ne font jamais bon ménage    




Contenu sponsorisé
Boissons et vertu ne font jamais bon ménage  Empty

Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Ils font chier ces N... . Débarassons-nous en !
» Que font les autorités haitiennes ?
» Anthéa de Prouville // La faiblesse des hommes font la force des femmes !
» le plus grand virus jamais connu
» Règle #1 - Ne jamais trahir son partenaire [JENNY]

Sauter vers: