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 Mère et fille [PV Licinia Domitia]

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Message(#) Sujet: Mère et fille [PV Licinia Domitia] Mer 27 Aoû - 3:40

Licinia Domitia ∞ Octavia Licinia Camilla
Mère et fille
C’était un joli après-midi tout ensoleillé qui vous agrémentait de ses rayons. Quelques nuages planaient dans le ciel, mais rien de bien probant. Si pluie, on la verrait brusquement comme elle aimait se démontrer que trop souvent à cause de la sécheresse de l’air. Un vent agréable faisait virevolter légèrement ses voiles. Certes, Octavia Licinia Camilla ne se faisait pas uniquement accompagner de ses esclaves aujourd’hui. Sa propre fille, Licinia Domitia, était aussi de la partie. Les deux femmes allaient aux thermes.

À l’intérieur des murs réconfortants et chauds des thermes, la Domina enlevait sa robe et ses voiles de couleurs vives d’une main toute élégante et délicate. Alors que les esclaves faisaient de même, elles se chargèrent en même temps de plier parfaitement les vêtements des deux femmes Licinii. Les esclaves de la maison Licinii étaient invisibles et bien traités tant qu’ils s’acquittaient bien de leurs tâches. Si un membre de la famille paraissait mal en public – le Dominus tout particulièrement – on savait que la Domina allait sévèrement les punir. De froide et neutre, elle pouvait devenir sans pitié. À quelque part, les esclaves de la maison Licinii étaient quand même chanceux doit-on dire.

Suivi des esclaves, les deux patriciennes se déplacèrent donc vers la salle chaude des thermes. C’était tout naturel de suer en premier pour terminer par le froid. Entièrement nue et encore plutôt bien façonnée pour son âge – il y en a un qui en est certainement ravi, hrm, -  Octavia se laissa choir doucement sur le rebord d’un banc en marbre. Elle ferma tout d’abord les yeux se laissant agréablement bercer par le calme enivrant du lieu. Les autres femmes chuchotaient et Octavia en ressentait tel le chuintement du petit ruisseau cascadant entre les rochers dans la forêt. Une esclave commençait à lui masser le cuir chevelu tout en démêlant habilement ses longs cheveux bouclés. Octavia en ressentait comme des chatouillis agréables.

- Licinia. Je suis contente que tu ais pu venir avec moi aujourd’hui.

Lança-elle à voix basse pour ne pas agacer les autres femmes présentes et sur un ton tout neutre avec une pointe d’élégance. Il est vrai qu’on aurait pu choisir de rester à la maison, mais Octavia aimait la vie mondaine. Puis, la vie mondaine bien agencée pouvait rapporter gros à votre famille. Trop longtemps, elle resta enfermée dans la villa pour cause de sa grossesse. Gaïa, il est vrai encore toute petite, pouvait toutefois et dorénavant rester avec une nourrice pour quelques heures.

Après un moment, la Domina ouvrit les yeux sans qu’on arrête pour autant de lui peigner les cheveux. Elle observa alors sa fille aînée ayant l’impression d’avoir perdu des années avec cette dernière. Comme si un gouffre c’était créé entres elles … Depuis ce jour. Octavia sentit même que Licinia avait un corps légèrement plus femme. Un sourire s’étira sur ses lèvres. Rare, on pouvait remarquer un sourire. Sa famille en avait certainement l’unicité.

- Je sais que nous n’avons plus discuté depuis un moment. J’ai été plutôt occupé ces derniers temps avec ma grossesse puis, la naissance de Gaïa ta sœur. Je n’ai pas pris le temps de comprendre si tu allais bien Licinia et ce qui te passionne en ce moment.

Ajouta Octavia dans des paroles chaleureuses voir même emplies de passion et de joie de pouvoir enfin discuter avec sa fille aînée. Lorsque Licinia était plus jeune, la mère pouvait échanger longuement avec elle. Certes, ces moments se furent taris un peu trop brusquement laissant un amer goût de défaite dans son cœur. Elle semblait voir sa fille s’éloigner à son grand désarroi. Octavia aspirait vraiment à l’amour de sa famille plus que tout au monde.


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Message(#) Sujet: Re: Mère et fille [PV Licinia Domitia] Dim 14 Sep - 16:52


Mère et fille
Camilla & Domitia.

 


« Je pense ne pas avoir besoin de te dire d’être prudente, n’est-ce pas ? »
Son regard plongé dans celui de son esclave, la jolie brune resta un instant silencieuse. Depuis un certain incident environ un mois auparavant, elle était devenue bien plus prudente qu’à l’accoutume, regardant de plus en plus souvent par-dessus de son épaule. Bien sûr, cette ’aggression’ s’était bien terminée pour elle et lui avait même permis de gagner un nouvel allié à sa cause. Enfin, allié… disons plutôt un autre instrument dont elle pourrait se servir pour parvenir à ses fins, une sorte de dernier recours pour ainsi dire au cas où ses complots n’auraient pas l’effet attendu. Quelqu’un qui se salirait les mains pour elle. Mais bien qu’elle aurait sans doute dû être heureuse à cette idée, elle sentait toujours la chair de poule dans son dos lorsqu’elle pensait au visage peinturluré du gaulois, ou encore à son sourire lorsqu’il lui avait appuyé un couteau sur le ventre. C’étaient là des images qu’elle n’arriverait certainement jamais à oublier, tout comme la peur qu’elle avait ressenti à ce moment précis.
« Non domina »
Ramenée à la réalité par la voix de son esclave, la jolie brune secoua la tête comme pour faire sortir ces images de son esprit. Ses complots n’avançaient peut-être pas aussi vite qu’elle l’aurait souhaité, mais depuis son arrivée à Pompéi, elle était parvenue à se faire des alliés puissants, et surtout bien plus fiables que ceux qu’avait pu avoir à Rome. Mais tout cela était bien une chose qu’elle n’aurait pas su réaliser sans l’aide de Themis. C’était son fidèle esclave qui lui permettait d’être constamment en relation avec ces hommes, sans pour autant que cela n’attire l’attention sur la fille de la Murène… Du moins tant que personne n’interceptait les messages échangés entre Themis et d’autres esclaves aux termes.
« Vérifie que personne ne te suit. » Le regard de celle que beaucoup pensaient être sa demie-sœur en disait certainement long sur ce qu’elle pensait de la nouvelle mise en garde de Domitia, mais elle se contenta d’abaisser la tête. « Je ne sais pourquoi mère désire que je me joigne à elle pour aller aux termes. Elle ne peut se douter de quelque chose… »  Parce que si elle avait des preuves ou même des doutes, elles ne seraient certainement pas ici pour en parler. « … mais on ne peut jamais être trop prudent.  »
La voix de la jeune patricienne avait beau être basse pour ne pas prendre le risque d’être entendu par une tiers personne, et pourtant, il n’y avait pas de doute possible sur le fait que Themis avait tout intérêt à prendre cette mise en garde au sérieux. Elles n’avaient rien à gagner en prenant des risques, mais au contraire tout à perdre. Et même si l’esclave ne le voyait peut-être pas de la même façon, la patience était mère de la réussite.
« Mais assez parlé, ne faisons pas attendre ma mère. » lança la jolie brune sur un ton bien plus enjoué, mettant ainsi fin à leur conversation.


♥  ♦  ♣  ♠  ♥  ♦  ♣  ♠  ♥  ♦  ♣  ♠  

C’est avec un sourire sur les lèvres que la jeune femme se laissa glisser dans l’eau aux côtés de sa mère. L’eau chaude avait quelque chose d’agréable, de relaxant, mais peu importait à quel point Domitia appréciait ces moments de détente, ce n’étaient pas eux qui la faisait sourire. Car contrairement à ce que l’on pouvait croire en vue de sa conversation récente avec son esclave, la jeune patricienne appréciait ces moments mère-fille qui s’étaient faits bien trop rares dernièrement.  Etait-ce donc cela la seule raison pour laquelle sa mère lui avait demandé de venir ? Ou Camilla avait-elle d’autres raisons ? Avec un peu de chance, elle allait bientôt le découvrir… et si non, elle pouvait tout de même profiter de cette après-midi, tant qu’elle pesait ses mots avec soin.
« Comment aurais-je pu dire non ? » répliqua la jolie brune, un sourire sur les lèvres. « Je suis heureuse que le changement de ville ne signifie pas un changement dans ces habitudes que je chérissais tant »
Au fur et à mesure qu’elle parlait, la voix de la jeune femme était devenue moins coquette, plus sincère. Peu importe ce qu’elle pensait de son père, cette haine ne s’était jamais étendue à sa mère. Au contraire, même aujourd’hui, Domitia éprouvait toujours une certaine admiration pour sa mère, qui même à son âge alliait toujours beauté, grâce et intelligence à la perfection. Le seul défaut qu’elle voyait en elle était l’attachement que cette dernière apportait à la murène. Comment pouvait-elle ne pas voir le vrai visage de l’homme qu’elle avait épousé ? Et surtout, comment pouvait-elle l’aimer ? Voilà bien quelque chose que la jolie brune était bien incapable de comprendre, des questions auxquelles elle n’aurait certainement jamais de réponses.
« Je crois que je n’ai pas encore eu d’occasion pour te dire à quel point je suis soulagée que tu ailles bien » répondit la jeune femme.
Même si ces mots n’étaient finalement qu’un moyen pour acheter un peu de temps avant de répondre à la question posée par sa mère, elle ne les pensait pas moins. Les conditions dans lesquelles s’était déroulée la naissance de Gaia avaient été tout sauf idéales, et la jolie brune ne se souvenait que trop bien du sentiment d’impuissance qu’elle avait éprouvé à ce moment précis. Et si elle aurait eu besoin d’une raison pour ne pas vouloir se marier, la douleur et surtout le danger de l’accouchement auraient certainement été un excellent prétexte. Sauf que sur ce point, elle n’allait pas vraiment avoir le choix. Un jour où l’autre, elle allait devoir se marier, et combien de temps avant qu’elle ne donne elle aussi vie ? Après tout, les dieux avaient clairement montré qu’ils n’étaient pas prêts à accorder un fils et héritier aux Licinii… et maintenant qu’il y avait une deuxième fille dans la famille, combien de temps avant que la murène ne décide qu’il était enfin temps de marier son aînée ? A moins que ses plans ne réussissent… Sentant le regard de sa mère sur elle, Domitia se rendit compte que cette dernière attendait toujours une réponse de sa part.
« Je suis désolée, l’eau chaude semble embrumer mon esprit. Je m’étais perdu dans mes penssées. » s’excusa la jeune femme en rigolant, avant de reprendre un air plus sérieux.   « Je dois avouer que mes amies de Rome me manquent. Je ne comprends que trop bien pourquoi père a choisi de revenir dans la ville de ses ancêtres, et j’avoue Pompéi offre bien des distractions, mais avec le temps, je saurais certainement les apprécier à leur juste valeur. »  Un sourire était dessiné sur le visage de la jeune femme. « A vrai dire, la vie ici est bien plus… mouvementée que je ne l’aurais pensée. »
Le tremblement de terre, l’affaire des graffitis qui avait démarrée le jour du Dies Lustricus de Gaia, ou encore les prédateurs en liberté, laissaient les intrigues de Rome sembler pâles, ennuyeuses mêmes. S’installant plus confortablement dans le bain, la jeune femme resta un instant silencieuse, laissant son regard vaguer sur les autres femmes présentes, sans pour autant ne serait-ce que songer à se lever pour saluer les quelques personnes qu’elle connaissait.
« Mais sans doute sera-t-il plus facile à s’habituer à cette nouvelle vie maintenant que toute la famille est de nouveau réunie. » lança la jeune femme sur un air innocent qui était censé cacher le fait qu’elle tentait de détourner le sujet de discussion d’elle-même.   « Tiberius t’a-t-il raconté comment il a pu gagner les faveurs de notre illustre cousin au point de se voir attribué la garde d’un précieux otage ? Il ne semble rien vouloir me dire à ce sujet… et cela ne lui ressemble pas de manquer une telle occasion de vanter ses exploits …  »  continua-t-elle, tentant d’emmener le sujet sur son frère et le prince gaulois qui avait été confié aux soins des Licinii par l’empereur en personne.


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Message(#) Sujet: Re: Mère et fille [PV Licinia Domitia] Dim 14 Sep - 23:22

Licinia Domitia ∞ Octavia Licinia Camilla
Mère et fille
Octavia ne se fut pas encore totalement immergée dans l’eau. Elle la laissait aller chaude recouvrir ses pieds, mais ses formes, ses seins se démontraient encore à toute l’assemblée ici présente. Sa chevelure toute peignée dès lors, la Domina de la maison Licinii appréciait ce fait. Elle aimait qu’on se targue à remarquer ses formes malgré tout encore jeunes. Que Camilla était encore jeune et forte démontrant ainsi la valeur de la famille Licinii, celle de Caïus. Peu à peu, elle s’immergea appréciant énormément la douceur du clapotis de l’eau toquer entre ses omoplates, contre ses hanches. Douceur était aussi la voix de sa fille laissant aller son contentement d’être ici en ce bel après-midi. Elle tourna la tête vers cette dernière. Oh ! Il n’y avait que trop peu d’années encore entre Rome puis, cette prompte arrivée à Pompéï. Octavia en hocha lentement la tête et quelques mèches brunes se mouillèrent dans l’eau chaude.

Non loin, certaines esclaves s’immergèrent aussi. D’autres restaient à l’extérieur ne lésinant point d’entourer les deux Licinii alors que la jeune femme fit apparaître de la surprise dans les yeux de sa mère. Octavia avait pensé voir sa fille s’éloigner et cela de plus en plus de sa personne, de la famille et là, en ce moment même, celle-ci s’était fait du souci lors de l’accouchement. Cela lui fit chaud au cœur.

- Je sais. Il fut très difficile. Je n’ai pas encore osé parler de ma fatigue des jours qui suivirent à Caïus …

Laissa-elle tomber dans une inspiration qui fut la bienvenue. Octavia avait si peur qu’au prochain accouchement elle disparaîtrait de ce monde que même Licinia ne put rien en savoir. Elle mourrait sans donner vie à un héritier, sans rendre totalement heureux celui pour qui elle ferait tout. Non. Elle devait coûte que coûte obtenir un garçon et même mourir ne lui faisait pas peur alors si c’était pour son bonheur à lui. Dans ses pensées, elle avait à peine remarqué le silence semblable dans lequel s’affublait aussi sa fille. Un regard sur elle et de piètres excuses fusèrent. Licinia n’était pas prompte aux problèmes de chaleur. La mère savait que la jeune femme était tracassée et aimerait tellement lui venir en aide. C’était les devoirs d’une mère non ? Ceux qu’elle réclamait d’Héra sans se voir bien plus puissante encore. Certes, la jeune femme répondait à sa question précédente à tout le moins. Rome lui manquait certainement à elle autant qu’à sa propre personne. Elles étaient des femmes de tout combat, de Mars après tout … Et non d’Héra.

- Pompéï me semble plutôt plus mouvementée. Si on ne compte pas le tremblement de terre, il reste plus d’action qu’à Rome même. En outre, père ne vit jamais de graffitis sur notre demeure à Rome.

Rétorquait-elle amusée alors que ce même sourire flottait aussi sur ses propres lèvres. Puis, Licinia laissa entendre parler de Tibérius et de son retour à Pompéï. Son propre fils soit bâtard aux yeux des Licinii ramena un otage à la maison. Non qu’elle se remplissait de honte face à cette action. Il était son fils, son sang et elle serait toujours fière de lui. Néanmoins, Octavia baissa le regard redevenue froide pour lorgner les vapeurs d’eau chaude s’élevant du bassin en volutes plus ou moins transparentes. Elle se laissa aller plus dans l’eau les épaules maintenant immergées complètement.

- Je vais être sincère avec toi Licinia. J’espère que je puis l’être. Je n’aime pas la présence de cet homme à la maison. C’est un otage d’Octave. Il est vrai que je suis fière pour qu’il ait songé à moi. Certes, je trouve cet homme dangereux pour toi, pour ta sœur. Tibérius en a certainement plus parlé avec Caïus. C’est une affaire d’hommes Licinia et nous sommes toujours éloignées, les femmes, des affaires des hommes.

Lâcha-t-elle finalement ayant repris un ton plus doux dans un petit soupir qui repoussa légèrement l’eau par le souffle qu’il produisit. Ce soupir avait eu un goût d’agacement. Grosse, elle ne participa aucunement aux élections. Elle ne fut qu’une potiche et cela continuait. Octavia cherchait à comprendre si sa fille ressentait ces sentiments de délaissement aussi forts qu’elle.

- Mais parles-moi de toi. Ces affaires politiques nous rendront tous acariâtres avant l’heure et cela fait si longtemps que nous ne parlons plus toi et moi. Il est loin ce temps où nous rigolâmes ensemble et … Cela me manque.

Déblatéra-elle de manière posée malgré tout, la domina ne put pas éviter un soupir de désespoir, de tristesse peut-être. Quelque chose de si petit, mais si gros à la fois.

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Message(#) Sujet: Re: Mère et fille [PV Licinia Domitia] Jeu 23 Oct - 12:25


Mère et fille
Camilla & Domitia.

 


Pendant un court instant, la jolie brune resta muette face à la confession de sa mère. Elle-même avait parfaitement remarqué que sa mère avait semblé plus fatiguée, et même plus frêle après la naissance de Gaia. Il y avait même eu des moments où elle avait craint perdre sa mère. Mais, peu importe à quel point elle détestait l'avouer, elle n'était pas la seule à s'être inquiétée pour la domina des Licinii. Et même si d'après ses dires, sa mère semblait avoir tenté de cacher sa faiblesse - passagère - à son époux, ce dernier était bien plus aux petits soins de sa femme qu'elle ne semblait le remarquer. Et peu importe à quel point elle aurait aimé être en mesure de dire le contraire, l'attention - ou plutôt l'amour - que la murène portait à Camilla semblait bien et bel sincère. La relation de ses parents avait toujours influencée la vision du mariage de la jeune femme. Après tout, était-ce trop demandé que de vouloir retrouver la même complicité, ou du moins le même respect dans son propre mariage lorsque celui-ci devrait avoir lieu ?
« Je suis pourtant sûre qu'il l'a remarqué. » commença la jeune patricienne, d'un air songeur, avant de rajouter : « Il semble toujours si attentionné à ton égard... » '... ce qu'il n'est pas forcement envers le reste de sa famille' « Sais-tu qu'il souhaite t'éviter toute source de trouble depuis la naissance de Gaia ?  »
A peine avait-elle fini sa phrase que la jolie brune sombra de nouveau dans le silence. Pourquoi racontait-elle cela à sa mère ? Pourquoi prendre la défense de la murène ? Si jusque-là, la douleur qu’éprouverait sa mère à la mort de son époux avait été une des principales raisons qui la faisait douter de ses plans de vengeance, alors pourquoi était-elle en train de lui révéler certaines choses qui ne pourraient que renforcer le lien déjà existant entre ses parents ? Pourquoi ne tentait-elle pas le contraire ? Peut-être aurait-elle pu se servir de cette situation peut-être pas pour éloigner le couple, mais du moins pour renforcer les doutes déjà existants dans l’esprit de sa mère. Sauf qu’elle avait laissé passer cette occasion. Retenant un soupire, le regard de la jeune femme restait une fois de plus rivé sur l’eau qui les entourait. Quand ? Quand est-ce que la murène traverserait-elle enfin le Styx ? Quand est-ce que tout cela serait enfin fini ? Et si ses plans réussissaient, parviendrait-elle à faire face à sa mère ?  Tant de questions lui occupaient l’esprit, et auxquelles seul l’avenir ne saurait répondre. Mais de telles interrogations n’avaient finalement pas lieu d’être, pas tant que sa mère l’observait d’un œil de lynx. Chassant ces sombres pensées de son esprit, la jolie brune tenta à se concentrer de nouveau sur la conversation.
« C’est vrai. » Bien sûr, la famille avait subie des offenses à Rome. Les Licinii n’étaient peut-être pas dans l’entourage le plus proche d’Octave-Auguste, mais leur position avait tout de même été assez bonne pour faire plus d’un envieux. Et pourtant, comme le soulignait Camilla, jamais quelqu’un avait eu l’audace auparavant de vandaliser leur domus comme cela avait été le cas seulement quelques semaines plus tôt. « Et pourtant, j’ai l’impression qu’une telle chose n’est encore jamais arrivée à Pompéi auparavant… tout le monde semblait si choqué…  »
Les graffiti, l’œuvre d’un fou, ou un coup de génie ? A vrai dire, la jeune patricienne était aussi partagée à ce sujet qu’elle ne l’avait été lorsqu’elle avait découvert ces inscriptions en même temps que tous les autres invités du Dies Lustricus. Et bien que cela avait été un excellent moyen pour éviter que la murène ne se pavane trop longtemps comme « homme béni des dieux » parmi ces invités, ne pas savoir qui était derrière une telle action avait quelque chose d’inquiétant.  
«Crois-tu que père m’en veut toujours pour cet incident ? Il m’a chargé de l’organisation de cette soirée qui était censée être un moment de gloire pour les nôtres. Mais j’ai échoué. Je l’ai déçu... » ’une fois de plus’ ajouta-t-elle dans son esprit, alors qu’elle lançait un regard inquiet, voir même triste, à sa mère.
Pour une fois, la jeune patricienne n’avait pas besoin de feindre ou cacher ses véritables émotions, puisque ce sujet l’inquiétait vraiment… mais pas pour les raisons qu’elle venait d’évoquer. Si l’idée d’avoir déçue une fois de plus son père l’angoissait, ce n’était pas parce qu’elle souhaitait regagner la complicité et l’amour de son père, comme tout son entourage semblait le croire, mais plutôt parce qu’elle nécessitait la confiance – même partielle – de la murène si elle souhaitait poursuivre ses plans.



Bien qu’elle ne le montre pas, la jeune femme se sentait soulagée devant le changement de sujet. Au moins en parlant des autres, il y avait moins de risques qu’elle ne révèle ses véritables pensées. Et quel sujet pouvait bien être plus passionnant pour mère et fille que le retour de Tiberius, accompagné d’un hotage que l’Empereur en personne confiait aux Licinii ? Ou plutôt, à celui qui s’était tenu à ses côtés depuis le début, à savoir la murène… Une autre distinction qui n’était certainement pas mérité, mais qui avait tout de même l’avantage de rappeler à tout le monde que leurs gens appartenait non seulement à la famille élargie de l’empereur, et qui de plus est, possédait sa confiance. Que Domitia n’était pas entièrement heureuse de cette tournure des choses à cause des complications que cela entraînait pour elle était une chose, mais pourquoi Camilla ne se rejouissait pas devant une telle opportunité ? Elle qui avait toujours fait de son mieux pour soutenir son époux devait tout de même voir l’avantage non négligeable qu’une telle marque de confiance de la part de l’Empereur pouvait apporter à la Murène, n’est-ce pas ?
«Je doute que ton cousin nous mettrait volontairement en danger. Cet homme qu’il nous envoie, ce barbare, n’a-t-il pas grandi à Rome ? » répliqua-t-elle avec une pointe de naïveté, espérant voir où les mènerait cette discussion sans tout fois trop révéler elle-même. « Et n’est-ce pas une occasion rêvée pour Tiberius ? Si l’Empereur en personne lui confie une telle mission, père ne pourra pas continuer à l’ignorer, ne penses-tu pas ? »
Sans aucun doute, la Murène serait fier de ce jeune homme qu’il avait élevé comme un fils. N’était-ce donc pas le moment pour le convaincre de l’accepter enfin comme membre à part entière de sa gens et de le laisser porter le nom de Licinius ? Quant au fait qu'elle ne serait pas en sécurité en compagnie d'un tel homme... cette remarque faisait sourire la jeune femme. Qu'avait-elle à craindre avec Tiberius dans les parages ? Son frère s'était toujours montré très protecteur envers elle, si bien qu'il allait certainement veiller à ce que leur "invité" ne lance pas un seul regard de travers à Domitia.
« Que désires-tu savoir mère ? » finit par demander la jolie brune après un instant de silence.
Où est-ce que sa mère souhaitait en venir ?

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Message(#) Sujet: Re: Mère et fille [PV Licinia Domitia] Lun 3 Nov - 16:34

Licinia Domitia ∞ Octavia Licinia Camilla
Mère et fille
On n’en était plus là, mais les paroles de sa fille continuaient à hanter néanmoins son esprit. Que Caïus se faisait du souci pour elle. Il tentait par tous les moyens de l’éloigner, Gaïa et elle, des troubles qui se produisaient de jour en jour – presque quotidiennement – à Pompéï. Octavia ne voulait pas être protégé … Elle voulait l’aider lui. Rester à ses côtés et se battre s’il le fallait. Oui. Elle avait bien faillit se perdre dans ses propres rêveries.

- Ton père t’aime et tu le sais. Il ne le montre pas, mais … Il t’aime.

Avait-elle donc répondu envers les préoccupations de sa fille quant à la cause de ces graffitis. Mais tout ceci était déjà du passé. Un passé qui faisait aussi office de présent et d’avenir. Octavia Licinia Camilla restait sûre de sa personne en disant ces termes. Un sourire élégant, polie pour cause du public de leur conversation s’offrait à ses lèvres. Licinia qui semblait aussi douce que précédemment quant aux bons soins de Caïus, prenait sensiblement le partit de cet homme, du prisonnier. Licinia avait alors délibérément rejeté de la main la tristesse d’Octavia quant à ses préoccupations pour s’engager à défendre ce prisonnier de marque. Il restait un prisonnier et le resterait toujours. Peut-être était-elle déjà acariâtre finalement ? Elle se laissa un peu plus choir dans l’eau et donc il ne restait plus que sa tête dépassant. Fermant les yeux, Octavia voyait son fils Tibérius et la fierté de ce dernier. Elle voyait aussi la confiance que lui donnait Octave, qu’il donnait envers les Licinii.

Cela semblait si facile de faire confiance. Était-elle une femme adorant ses enfants qu’elle les surprotégeait en devenant même paranoïaque ? Puis, Licinia lui renvoya sa question. Qu’est-ce qu’elle voulait savoir ? Tout. Ses amitiés, ses amours … Peut-être cela leur simplifierait la tâche, à Caïus et elle, pour lui trouver un mari digne de ce nom. Sa fille semblait aussi méfiante qu’elle envers ce prisonnier. Certes, Octavia n’était pas une prisonnière, c’était sa mère. Sans réellement que l’on remarque totalement sa tristesse passagère, elle s’exprima agréablement bien dans un soupir d’espoir de connaître à nouveau sa fille aînée.

- Ce qui t’inspire en ce moment Licinia. Tes amitiés, tes amours. Y-a-t-il un homme qui fait battre ton cœur ?

Son regard se fut tourné vers Domitia. Ses yeux décortiquèrent ce visage, ce corps un détail à la fois. Octavia se rendit alors compte que sa fille lui ressemblait vraiment beaucoup. Elles avaient les mêmes yeux – ou presque – tout comme la texture de leurs cheveux paraissaient pour être presque identique. Par le passé, Octavia avait très souvent brossé les cheveux de sa fille pour connaître ce fait. Remontant un peu dans le bassin, elle leva le bras hors de l’eau et repoussa doucement une mèche rebelle derrière l’oreille de Licinia.

- Ton père et moi, c’était l’amour fou lorsque nous étions jeunes. Je crois que je fus la seule qui ait remarqué sa douceur derrière son masque austère de guerrier. Il est austère, mais il t’aime Licinia et pourquoi t’en voudrait-il pour ces graffitis ? Ce n’était pas de ta faute.

Raconta-elle amoureusement en premier, passionnément telle des étoiles brillaient dans ses yeux. On croirait revoir Octavia redevenir cette jeune fille de 16 ans. Puis, elle retrouva son corps de Domina, son corps de mère plus sérieuse, mais aussi douce … Douce pour sa fille.

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Message(#) Sujet: Re: Mère et fille [PV Licinia Domitia] Ven 2 Jan - 19:28


Mère et fille
Camilla & Domitia.

 


"Mes amours ?!"
Le regard de la jeune patricienne resta un bon moment rivé sur sa mère. Où est-ce qu'elle voulait en venir ? La croyait-elle naïve, ou tout simplement stupide ? Vu comment cela s'était terminé la dernière fois quand elle avait parlé à ses parents de l'homme qu'elle, Camilla croyait-elle vraiment que Domitia allait un jour de nouveau se confier à un membre de sa famille à ce sujet ? Non, elle n'était pas assez stupide pour de dire quoique ce soit à ce sujet. 'Pauvre Quintus' songea-t-elle 'Peut-être qu'on était tous les deux destinés à voir nos chemins se rencontrer... et pourtant, quand je rencontrais ton regard, quelque part au fond de moi je savait que tout cela était bien trop beau pour être vrai.' Dire que pendant tout ce temps qu'avait duré leur relation, elle n'avait jamais douté un instant des sentiments qu'il avait éprouvé à son égard. Dire qu'à cette époque, elle-même avait cru qu'ils étaient destinés à s'aimer sans se demander pourquoi. Mais elle avait été bien - trop - naïve en faisant  confiance aveugle à son père, et le pauvre Quintus en avait payé les frais. 'Comme quoi, la destinée c'est bien jouée de nous' conclua-t-elle, avant de tenter de chasser ces souvenirs de son esprit.
"Je ne pensais pas que tu avais une si mauvaise opinion de moi, mère. finit par répondre la jeune femme, brisant ainsi le silence qui s'était installé entre elles. Puis, elle continua sur un ton qui ne laissait pas de doutes sur combien ces paroles de sa mère la blessaient : J'ai commis une erreur dans le passé, mais je peux t'assurer que cela ne s'est pas reproduit depuis... et cela ne risque pas de se reproduire.
Voilà ce qui n'était pas vraiment un mensonge, bien que cela ne correspondait certainement à toute la vérité : "l'erreur" dont elle parlait n'était pas tant la relation avec Quintus, mais plutôt cette naïveté qui l'avait poussé à en parler à ses parents. Sur un ton aussi boudeur que rebelle, elle finit par rajouter :
"Tu vois, tu n'as aucune raison de m'enguirlander pour une erreur du passé. J'ai payé les conséquences de mes actions à l'époque, et j'ai appris ma leçon."
Sans doute que la réaction de la jeune patricienne ne faisait que souligner ses ressemblance avec l'homme qu'elle détestait tant. Tout comme lui, elle était prompte à la colère, et comme lui, elle était bien susceptible lorsqu'on abordait certains sujets. Et comme lui, elle avait tendance à ne pas oublier un affront. En quelques mots, Camilla avait réussi à blesser sa fille : est-ce que la personne en qui elle avait toujours eu confiance, avait-elle vraiment une si mauvaise opinion d'elle ? Tentant de se calmer, la jolie brune se laissa glisser jusqu'à être complètement immergée dans l'eau chaude. Sa mère n'avait pas mérité ces paroles insolentes de sa part, elle le savait bien. Si aujourd'hui, elle était toujours en vie, c'était uniquement à cause d'Octavia. Ressortant sa tête de l'eau, Domitia passait sa main sur son visage. Cette pique - qu'elle soit volontaire ou non - de la part de Camilla la blessait toujours, et pourtant, elle prenait sur elle pour tenter de donner de nouveau une tournure plus agréable à leur conversation.
"Ce que je voulais dire... c'est que c'est à père choisir l'homme qui sera censé faire battre mon cœur." reprit-elle sur un ton plus doux, sans pour autant s'excuser.
A vrai dire, la jeune patricienne ne se faisait plus d'illusions à ce sujet. Un jour, elle allait devoir épouser un homme influent ou le fils gâté d'un de ces hommes. Ses propres sentiments n'auraient pas lieu d'être dans une telle union, et elle pourrait certainement s'estimer heureuse si elle ne devrait pas partager sa couche matrimoniale avec un vieux fripé tel Quintus Septimus Senex. Peut-être qu'elle pourrait avoir un mot à dire dans toute cette histoire une fois que la Murène aurait traversé le Styx. Sous la tutelle de Tiberius, bien des choses seraient différentes, voilà ce qui était sur. Mais d'ici là, la seule chose qu'elle pouvait faire, c'était afficher un visage serein, voir même un sourire tout en redoublant ses efforts pour faire chuter la Murène.

Quant à l'affaire graffiti, voilà bien un événement qu'elle préférait oublier. Si au moins, elle aurait pu se rejouir du visage déconfit de son père... mais cela avait été une épée à double tranchant, puisqu'elle avait du craindre que la colère de son père ne finisse par retomber sur elle. Après tout, puisqu'elle avait été en charge de l'organisation de la soirée, n'aurait-elle pas du prendre des précautions pour éviter de telles désagréments ?
"Et pourtant, j'étais chargée de l'organisation de cette soirée, et j'aurais du prendre des précautions pour éviter qu'une telle humiliation ne puisse se produire..." Bien des semaines plus tard, le responsable de ces insultes n'avait toujours pas été trouvé, et Domitia craignait que la colère de son père ne finisse par se tourner pour du bon contre elle. Après tout, il avait bien besoin d'un responsable pour laisser échapper toute sa colère...


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Mère et fille [PV Licinia Domitia]

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