L'habit ne fait pas la patricienne (Numerius Petronius Vopiscus & Rosalina)



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Plebe
Lun 4 Aoû - 23:11
L'habit ne fait pas la patricienne (Numerius Petronius Vopiscus & Rosalina)   




Numerius Petronius Vop.
₪ Arrivée à Pompéi : 01/10/2013
₪ Ecrits : 1542
₪ Sesterces : 179
₪ Âge : 20
₪ Fonction & Métier : soldat/garde du corps de Licinia Domitia

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₪ Citation: Your lesson well learned. Imperator
₪ Moi en quelques mots:
₪ Côté Coeur: Une certaine brune occupe ses pensées...
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 ❝L'habit ne fait pas la patricienne❞
feat. Rosalina


Guérit ! Je suis guérit ! Voilà plusieurs semaines que cette blessure à la jambe me faisait souffrir le martyr, une morsure de lion lors de la triste journée de la venatio en l'honneur de Cérès qui m'avait obligé à marcher avec une canne jusqu'à aujourd'hui. Le medicus m'a informé que j'étais totalement guérit, que je pouvais reprendre mes activités alors j'en profite.
Je marche, je cours, je sprinte dans les rues de Pompei, je me sens revivre. Le vent m'effleure de partout, je le sens sur mon visage, dans mes cheveux, entre mes doigts, comme des milliers de caresses sensuelles, une sensation que j'avais oublié et qui m'enivre. Je m'arrête quelques instants, reprenant mon souffle et reposant mes jambes, l'exercice m'a manqué, le manque de sport m'a ramollit, je me fatigue un peu plus vite qu'avant mais qu'importe mes sensations reviennent, le reste suivra bientôt.
L'incident de la venatio m'a tout de même permis d'avoir un semblant de congé puisque mon incapacité physique m'empêchait également de faire mon travail et la villa Diodème ne manquait pas de personnel qualifié pour me remplacer. C'est d'ailleurs Lentulus qui m'a remplacé ces dernières semaines, un soldat qui en a vu d'autres et qui a participé à de nombreuses batailles mais je sens que cette bataille là, il n'en est pas ressortit indemne, garde du corps Licinia Domitia n'est pas ce que l'on pourrait appeler un job facile. Pourtant c'est mon travail et il me tarde presque de le retrouver mais pour l'heure je profite de ces quelques heures de temps libre où je me sens à nouveau moi-même.
Je reprends ma course, personne ne peut m'arrêter, je dépasse les passants par dizaines, slalomant entre les étals de marché, les déchets que l'on peut trouver dans les rues de notre belle cité et les quelques touristes de passage qui s'extasient devant chaque commerce et chaque monument de Pompei. Un couple de vieux plébéiens vient d'arrêter son avancée dans cette rue pourtant pas la plus commerçante de Pompei pour acheter de petits bibelots qui ont attiré leur attention sur l'étal d'une petite boutique, je dois faire un écart pour les éviter de justesse ce qui m'attire une pluie d'injures et de remontrances de la part du duo d'acheteurs.

- Voyou ! Assassin ! Vandale ! De mon temps les jeunes comme ça on les fouettaient sur la place publique !

Et une multitude d'autres qualificatifs bien trop vulgaires et grossiers pour être reportés ici. Je ne comprends pas pourquoi ils me crient dessus comme ça, je ne leur ai rien fait, ce n'est pas comme si je les avais percuté puisque je les ai évité, mais je tourne tout de même la tête vers eux en levant mon bras en signe d'excuse. Quelle erreur! Mal m'en a prit car à l'instant où je retourne ma tête dans l'axe de ma course je la vois. Une magnifique créature qui sort de cette immense villa, une villa luxueuse, sans doute celle d'un patricien. Le choc est inévitable, je me retrouve à terre en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, étalé de tout mon long sur les pavés pompéiens. Lâchant un jurons qui se transmet de génération en génération chez les Petronii et dont les mots exactes doivent rester secrets à tous lecteur trop curieux, je me relève avec difficulté m'assurant au passage que je m'en suis sorti indemne. Mon regard se tourne alors instinctivement vers la femme que j'ai renversé, sa beauté ne souffre d'aucune contestation possible et j'ai désormais tout le temps de la regarder. Ses courbes parfaites, son visage magnifique, je me félicite presque de l'avoir bousculé pour me permettre de l'observer. Mais la réalité me rattrape bien vite et le liquide rouge qui coule de son bras ne peut être que du sang, elle a dû tomber bien plus lourdement que moi et se retrouve maintenant avec plusieurs blessures. Instinctivement je me précipite à ses côtés pour voir l'ampleur des dégâts. Fort heureusement ses blessures n'ont l'air que superficielles, le saignement s'est arrêté rapidement et elle n'a pas perdu beaucoup de sang. Sa stola en revanche semble être en plus mauvaise état, elle devait être impeccable, magnifique, propre il y a quelques instants mais avec la chute, un savant mélange de pluie, de terre, d'excréments et autres déchets salissants recouvre désormais un bon quart de sa surface.
Cet accident est de ma faute; ces blessures, j'en suis responsable; cette crasse sur son habit, j'en suis l'auteur... Cette femme (une patricienne sans aucun doute au vu de son habit et de l'endroit où je l'ai percuté) je l'ai mise, par mon manque d'attention et de maîtrise, dans une position bien difficile et quelque peu dégradante. Si cet incident arrive aux oreilles du reste de sa famille ma vie pourrait vite devenir un véritable enfer, surtout s'il s'avère que sa famille est très influente. Je dois à tout prix éviter cela...

- Je... Je suis confus madame. Je... Je suis extrêmement désolé, je ne vous ai pas vu et... Je suis désolé. Je vous en prie, ne parlez pas de ça, de cet accident, ne parlez pas de moi à votre famille ou à d'autres patriciens. Je ferais tout ce que vous voudrez mais s'il vous plait n'en parlez pas...

Tout mon être reste suspendu aux lèvres de la patricienne, je me sens comme un gladiateur vaincu lors d'une sine missione comme si le reste de ma vie dépendait de ce qu'elle répondra. Va-t-elle m'accorder le silence que je lui demande ? Et si oui, à quel prix ?
@Eques sur Never-Utopia


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4ème cérémonie des Césars :
 
Lun 18 Aoû - 20:08
Re: L'habit ne fait pas la patricienne (Numerius Petronius Vopiscus & Rosalina)   




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L'habit ne fait pas la patricienne

ou comment une prostituée se fait passer pour une patricienne.


Il y a des jours avec et des jours sans. On peut dire que ce jour-là fait partie des jours sans. Ce matin Africanus m'ordonna de me rendre chez un riche patricien, qui avait payé les services de prostituée pour la journée. Je devais servir un de ses invités. Ce service était proposé par Julia pour ses meilleurs clients et c'est pour cela que je n'avais pas peur des rencontres que j'allais faire là-bas. D'ailleurs je partais confiante de moi et de cet homme à qui je devais donner mon corps. Pour faire honneur à ce riche client, Madame Félix me prêtait de beaux atours. Une stola plus décorée qu'à l'habitude, quelques bijoux et un bandeau de feuilles d'or pour mettre dans mes cheveux nattés. Je me sentais princesse et profitais de chaque instant de cette tenue qui me serait vite enlevée pour redevenir celle de la prostituée. Ce jeu de rôle me laissait perplexe et j'avais encore du mal à jouer la fille de patricien face à ces hommes d'un autre monde. Mais Madame Félix avait confiance en moi et surtout voulait savoir comment je me débrouille avant de me donner le titre honorifique de courtisane. Mais ça c'est encore d'en longtemps.

Je pars avec un garde de Madame Félix. Pourquoi un garde ? Pour qu'il ne m'arrive rien. Madame Félix n'aime pas quand on agresse ses filles. La réputation de son lupanar n'est plus à prouver et elle souhaite garde le plus longtemps possibles ses belles amazones au cœur de louve. En passant dans la rue j'espère prendre le temps de respirer et de profiter de ce beau temps qui s'offre à moi. Ce n'est pas tous les jours que je peux me promener presque à ma guise dans les rues de Pompei. Pourtant en sortant, je me retrouve bien vite par terre, poussée par un jeune chenapan. Tellement choquée du coup et peu à l'aise dans mes vêtements, je tombe à la renverse devant les marches de la villa de Madame Félix. En m’asseyant pour observer l'étendue des dégâts, je me rends compte qu'un liquide rouge s'est rependu sur les marches. En touchant mon bras, je découvre une coupure. Et ce n'est pas tout ! Ma robe est couverte de traces noires, un mélange boueux s'est projeté jusqu'à mes genoux. Je ne peux plus avancer comme ça ! Me voici redevenue souillon !

Non mais tu ne peux pas regarder devant toi ? lui hurlais-je effarouchée de la réaction que Madame Félix aurait en me voyant dans cette tenue.

A cet instant, je n'ai qu'une envie : me jeter sur le garçon pour l'étrangler. Mais je me retiens lorsqu'il lâche de lui-même les premières paroles. D'un coup ma colère redescend. Je ne comprends pas pourquoi mais je crois qu'il ne m'a pas bien assez regardé. Il me parle comme à une patricienne. J'en suis flattée mais je ne souhaite pas le malentendu. Enfin quoique ... Cela pourrait me servir de jouer son jeu. Et cela m’entraînera à mon nouveau rôle de courtisane. Je ne sais pas pourquoi mais je lui réponds avec tact :

J'ai très envie d'en parler à la personne qui m'a donné ce vêtement mais vous avez tellement choqué que je ne vais pas vous rajouter du malheur. Aidez-moi à me relever.

Je me relève doucement et regarde cette tenue que je ne pourrais pas amener chez le client prévu par Madame Félix. Il faudra que je me change.

Vous aviez l'air d'avoir quelque chose d'important à faire. Pourquoi courriez-vous aussi vite ? Ah mince il va me falloir quelque chose pour bander mon bras. Le sang coule encore très fort.

Je le regardais se mettre en quatre pour moi et profitais de la vu de ce spectacle où j'étais actrice et spectatrice. Il était tellement rare qu'un homme fasse tout ça pour moi que je profitais du moindre détail.



©BlackSun
Plebe
Dim 21 Sep - 15:02
Re: L'habit ne fait pas la patricienne (Numerius Petronius Vopiscus & Rosalina)   




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L'habit ne fait pas la patricienne


Numerius & Rosalina




Il y a des jours que l'on voudrait effacer pour toujours, des jours qui nous donne envie de remonter le temps pour changer son déroulement, des jours où chaque seconde peut rapidement devenir un cauchemar. Et malheureusement pour moi, j'étais en train de vivre l'un de ces jours, un jour où les dieux avaient eu le malin plaisir de jouer avec le pauvre petit mortel que j'étais et que je suis. Les dieux devaient bien rire en me voyant me mettre en quatre pour une prostitué que je prenais pour une patricienne mais cela je ne l'ai appris que bien plus tard.

En effet, après notre regrettable collision, la patricienne semblait, à juste titre, très en colère à mon égard, rien de bon signe pour moi. Ma réaction instantanée me permit toutefois de calmer un peu sa colère du moins en apparence, j'étais à quelques centimètres d'elle mais j'hésitais à l'aider, à la toucher car j'avais peur de sa réaction, peut-être prendrait-elle mon geste comme une insulte à son rang et à sa personne. Un dilemme que je n'arrivais pas à surpasser et à cause duquel je restais là, à genoux à côté de la patricienne étendue au sol, hésitant à faire le moindre geste. Soudain elle m'ordonna de l'aider à se relever et aussitôt je glissai mon bras  dans son dos autour de sa taille de sorte qu'elle puisse s'appuyer sur mon épaule avec son bras gauche tandis que je l'aidais à se remettre debout avec mon bras droit, mes mouvements se faisaient le plus doucement possible car j'avais peur qu'un mouvement brusque fasse fuir ce semblant de pitié que la patricienne avait pour moi. Une fois l'opération terminée, mon regard ne pu s'empêcher de suivre le sien et de tomber une nouvelle fois sur la robe de la patricienne. Mais qu'est ce que j'avais fait ! L'habit provenait à coup sûr d'une des boutiques les plus huppées de Pompei, peut être celle de Medullinus ou de Priscus si j'en juge par la couleur, si ce n'est pas carrément de Rome. Comment j'allais pouvoir réparer tout ça ?

Elle demanda un bandage pour son bras, la plaie coulait en continue et il fallait stopper le saignement. Sans hésiter une seule seconde j'arrachai une partie de la manche de ma tunique pour l'enrouler autour de la blessure en guise de bandage. Tandis que je serrais assez fort pour arrêter l'écoulement du sang mais pas non plus si fort pour ne pas trop lui faire mal, je répondais aux questions qu'elle m'avait posé.

- Je suis confus madame, ma raison est si infime, si insignifiante, c'est juste que j'ai enfin la possibilité de recourir depuis de nombreuses semaines. Je... J'ai été mordu à la jambe durant la venatio... Voilà ! Dis-je après avoir fini le bandage pour la patricienne. Ça devrait arrêter le saignement mais il faudra quand même...

Je n'eu pas le temps de finir ma phrase que grosse main s'abat sur mon épaule et m'éjecte à plusieurs mètres de la patricienne. Le temps de réaliser ce qu'il m'arrivait et la lame d'un glaive venait me chatouiller le menton. Le garde bien sûr, cet homme qui faisait le même boulot que moi mais pour protéger cette patricienne et non Licinia, il avait tardé un peu d'ailleurs j'aurais été bien plus réactif. Mais l'instant n'était pas à la comparaison et à la vantardise, il se trouvait que j'étais allongé sur le sol et qu'il me tenait avec son glaive, je ne pouvais pas bouger sans mettre ma vie en danger. Je pouvais sentir l'odeur de son épée, une odeur légèrement poussiéreuse d'ailleurs, il ne devait pas se servir souvent de son arme, la patricienne devait être bien plus sage que Licinia Domitia.

- Tu n'aurais jamais dû t'en prendre à elle.

- Non, non ! C'est... C'est un malentendu je ne lui veux aucun mal ! Je l'ai bousculé, d'accord. Mais je l'ai aidé après !

Le garde sembla hésiter, doucement je me hasardai à me relever pour lui faire face. Il était armé et moi non, c'était pas le moment de faire le con. Replaçant mon attention sur la patricienne je lui lançai :

- Écoutez, je suis terriblement désolé, demandez moi n'importe quoi et je le ferais.

Je l'aurais proposé de toute façon, même si le garde n'avait pas été là.


FICHE ET CODES PAR JOY.




Spoiler:
 


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