Qui va à la chasse... ₪ Athénaïs, Atia Aquilia Pia, Remus.



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Venus
Dim 29 Juin - 10:37
Qui va à la chasse... ₪ Athénaïs, Atia Aquilia Pia, Remus.    




Venus Pompeiana
₪ Arrivée à Pompéi : 20/08/2012
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Athénaïs, Atia Aquilia Pia, Remus.


Veille des Ides d’Avril, an 725 AUC.
U
ne vague de peur soudaine s’empare des gradins. L’ours dressé sur ses deux pattes rugit sa faim aux citoyens, tous venus le coeur léger célébrer ce jour de gloire. Ils courent, dévalent les pierres brulantes certains tombent pour ne jamais se relever écraser sous la terreur d’autrui. Des mains se cherchent, se séparent et tandis que les rugissements des félins et bêtes sauvages montent vers les cieux, les pleurs des générations battent le rythme infatigable de ces bestiaux de foire.

L’écume avait rejeté la Atia Aquilia Pia de l’autre coté de l’arène. De là, la sortie était un point flou où les hommes devenus proies s’engouffraient suivis de près des félins devenus dieux. Son être entier tremble, désemparée elle entend à peine les cris étouffés d’une enfant et des murmures de sa nourrice, Athénaïs, qui tente de la faire taire. Un enfant. Des cris. L’appât de ces meurtriers. Le regard larmoyant de l’esclave se porte sur la patricienne comme si la patricienne pouvait l’aider, comme si elle en avait les moyens! Et puis soudain, un profil bien connu se détache de la pierre en contrebas, Remus , le champion de Pompéi, il leur adresse un signe.

Alors les deux femmes s’élancent vers le champion, leur sauveur! Il va les sauver! Il va les sortir de là! Dans leurs yeux, une lueur d’espoir naît soudain. Mais cette lueur meurt tout aussi rapidement quand l’homme, armé d’une seule torche, les emmènent vers les soubassements de l’arène. Très vite, les pleurs de l’enfant  disparaissent dans le noir des abysses… pour faire place à la râle du fauve.

***

  • Aucun tour de jeu n’est installé parmi les groupes, vous pouvez poster comme bon vous semble.
  • Vous pouvez privilégier les posts courts (20-30 lignes environ) si vous le souhaitez, afin de garder un rythme fluide et soutenu.
  • Comme vous le voyez, vous êtes cette fois non plus en binôme mais par groupe de 3 ou de 4, l’assiduité  de chacun est donc la clé fondamentale de la réussite de cette intrigue. Si jamais vous avez une absence prévue ou pensez subir une baisse de régime, pensez à prévenir vos compères afin qu’ils puissent pallier au mieux cette absence.
  • Il se peut que Venus intervienne à un moment donné de vos aventures pour en bouleverser totalement le cours… Gardez l’œil ouvert et le bon ! ^^


Bon jeu!

code by biscotte
Dim 6 Juil - 9:19
Re: Qui va à la chasse... ₪ Athénaïs, Atia Aquilia Pia, Remus.    




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Qui va à la chasse... “ Athénaïs & Remus ”




Je l'avais tout simplement perdu. Me raccrocher à sa vision me paraissait évident : il était ma famille désormais, son essence et son pilier. J'avais beau ne jamais l'avoir choisi, il était mon roc à Pompéi. Et l'agitation massive et soudaine l'avait emporté parmi les citoyens affolés, me laissant à des lieux derrière. Ma mise en sécurité n'était plus que l'affaire d'une mission solitaire.

Abandonnant définitivement l'idée de retrouver mon époux dans cette masse grouillante, j'inspirai profondément, tentant de chasser la terreur menaçant de s'installer au creux de mon ventre. Si la vie que j'avais menée jusque là ne m'avait pas souvent demandé d'être courageuse, je me savais capable de garder un certain sang-froid. Bien sûr, j'avais peur, mais céder à la panique ne m'aurait pas aidée. Très égoïstement, j'espérais que les premiers rangs de l'arène stopperaient les fauves assez longtemps pour que j'ai le temps de trouver une issue. L'instinct de survie engendre des pensées et réactions abominables.

Ce furent les cris d'une enfant, troublants de désespoir, qui m'alertèrent finalement. Immédiatement, je lui substituai mes propres neveu et nièce, songeant à ce que j'aurais fait s'ils avaient été présents. Alors, je remerciai les Dieux que leur arrivée en ville fut retardée, et analysai la situation. Lorsque je reconnus la fille d'un artiste cher à mes yeux, je repérai sa nourrice et m'élançai vers elles, saisissant l'esclave par le bras pour la conduire en contrebas. L'instinct maternel aidant à la réflexion, je nous précipitai vers le Champion de Pompéi, lueur d'espoir au milieu du chaos.

Trivia m'accompagnait, et tous les autres, encore. Je classai la présence du gladiateur sur notre route comme un signe du destin et de la volonté divine, et m'accordai un soupir de soulagement en l'atteignant. Nous allions probablement nous en sortir... Venus semblait en avoir décidé ainsi.

Et l'avantage du combattant joua considérablement en notre faveur. Les rôles inversés, j'écoutai avec calme et la plus grande attention, ses conseils et recommandations. Il donnait les ordres, j’obéissais, veillant toujours à ce que l'esclave du sculpteur fasse de même.

J'eus beau me sentir en sécurité une fois les sous-sols du théâtre atteints, je n'avais pas idée de ce qui nous y attendait. L'enfant, partie en avant dans les bras du Champion pour alléger la charge de sa nourrice, disparut soudain de notre vision. Je criai alors pour alerter le combattant, le priant de nous attendre. Et j'allongeai le pas, sans lâcher la main de l'esclave pour toujours la garder près de moi. Mais malgré tous nos efforts, les ténèbres grandissant, la panique revint. Le silence, terrible, et puis enfin... le rugissement excédé d'un félin affamé...
A voix basse, j'entamai une prière pour Trivia et ses comparses, dévoilant à l'esclave mes penchants jugés déviants et indignes d'une jeune patricienne. Peut-être le garderait-elle pour elle une fois sauvée...



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Mar 8 Juil - 16:10
Re: Qui va à la chasse... ₪ Athénaïs, Atia Aquilia Pia, Remus.    




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Rien de toute ceci n'aurait dû se produire. Les animaux auraient dû rester sur le sable de l'amphithéâtre. Pourtant... Pourtant, ils s'étaient enfuis et c'était à présent la débandade. Et s'il s'agissait là d'un signe divin ? Et si les Dieux, lassés de ces offrandes cruelles et grotesques, avaient décidé de punir ceux qui venaient se délecter du spectacle ? Et s'ils avaient décidé de les renvoyer à leur propre cruauté ? Une punition divine méritée ? Dans un sens oui mais je ne pus m'empêcher de penser à Pompéia qui venait souvent ici parce qu'il était obligée. Elle était innocente et d'autres étaient sans doute autant innocents qu'elle. Les animaux étaient libres de poursuivre, blesser, déchiqueter, dévorer, tuer et je ne pouvais pas décemment pas prendre la fuite en laissant des personnes derrière moi. Je devais aider si j'en avais la possibilité. Les sous-sols me semblèrent être une bonne solution alors, au milieu de la panique, au milieu de la foule qui se bousculait pour réussir à s'enfuir, je parvins à me saisir d'une torche. A peine avais-je fait quelque pas pour essayer d'emmener des gens avec moi que j'entendis les cris d'une enfant. Mon sang se glaça dans mes veines et je regardai autour de moi, cherchant la provenance des cris. Lorsque je les aperçus j'agitai ma torche et leur fis signe s'approcher de moi. J'aurais pu crier mais par dessus les hurlements de la foule, il était peu probable qu'elles réussissent à m'entendre et je voulais aussi éviter d'attirer les animaux jusqu'à nous.

Le soulagement s'empara de moi lorsque je les vis s'avancer vers moi et à peine furent-elles à ma hauteur que je me saisis de l'enfant : j'avais plus de forces, je pourrais courir plus longtemps avec une enfant dans les bras.

« Suivez-moi et ne criez surtout pas. » leur dis-je avant de me me mettre à courir et m'enfoncer dans les ténèbres des sous-sols.

Mon allure fut vive, rapide et finalement, les pleurs de l'enfant se calmèrent au rythme de mes pas. J'entendis soudain un rugissement et me figeai, serrant un peu plus l'enfant contre moi, respirant le plus silencieusement possible. Je me retournai et vis alors avec horreur que les deux femmes n'étaient plus derrière moi : j'avais sans doute couru beaucoup trop vite. J'attendis un instant avant de me remettre à marcher, revenant doucement sur mes pas. Le fauve ne les avait pas trouvées car si ça avait été le cas, j'aurais entendu leurs cris. Je continuai mon avancée, n'entendant pour l'instant que le bruit de ma respiration et les flammes crépitant au bout de la torche. J'aperçus enfin les silhouettes des deux femmes. Je m'approchai d'elles tout doucement, tendant l'oreille. Il me sembla percevoir le râle du fauve : il n'était pas arrivé jusqu'à nous mais il n'était pas impossible qu'il y parvienne. J'allais avoir besoin de mes bras et d'une arme également. Arrivé à hauteur des deux femmes, je tendis l'enfant à celle qui l'avait portée avant de me rejoindre et je tendis ma torche à la seconde. Lorsque mes mains furent libérées, je leur fis signe d'être silencieuses en portant mon index à mes lèvres avant de me pencher vers elles pour leur parler le plus bas possible.

« Je dois trouver de quoi nous défendre et ensuite, vous allez passer devant pour essayer de trouver un endroit où nous mettre à l'abri et je resterai derrière vous au cas où... »

Il était inutile de terminer ma phrase : elles avaient parfaitement conscience de ce que je voulais dire. Puis, je me mis à regarder autour de moi : même un gros bloc de pierre pouvait faire l'affaire mais il me fallait quelque chose.


Jeu 10 Juil - 12:57
Re: Qui va à la chasse... ₪ Athénaïs, Atia Aquilia Pia, Remus.    




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Qui va à la chasse...
Le coeur battant la chamade, je tentais en vain de calmer la petite Maximia Lucia, lui murmurant des propos apaisant et fredonnant de temps en temps. Mais c'était en vain que je faisais cela, car autour de nous, les gens n'avaient de cesse de crier de terreur et de se précipiter avec rapidité vers les sorties de l'Amphithéâtre. Aussi, les bruits assourdissants qui nous entouraient ne permettaient pas à la petite de se calmer. Alors elle criait de tous son petit être, comme si elle désirait que tous l'entendent et de ce fait, que les prédateurs parviennent à la repérer, à nous repérer...Mais je ne pouvais laisser une telle chose se produire, car Maximia Lucia était sous ma responsabilité et s'il venait à lui arriver quoi que ce soit, je ne parviendrais à me le pardonner. D'ailleurs, ses parents qui me l'avaient confiés ne pardonneraient pas non plus s'il lui arrivait malheur. Aussi mieux valait-il que nous sortions de là, et vite, car les prédateurs qui se tenaient sur le sol de l'arène auraient tôt fait de nous trouver et de nous envoyer visiter la demeure des Dieux. Mais même s'il nous fallait partir, j'ignorais comment faire, car avec toutes ces personnes qui couraient, je craignais fortement qu'en étant poussé, Maximia vienne à atterrir sur le sol et ainsi perdre la vie à cause du choc. D'autant plus que, je ne connaissais pas vraiment l'Amphithéâtre aussi ignorais-je comment sortir de cet endroit sans être repéré par les prédateurs...Oh ! Mes chers Dieux ? Que devais-je faire ?

C'est ainsi, que dans un moment de désespoir profond, des larmes se mirent à couler le long de mes joues. Roulant sur ma peau comme des perles glacées. Je savais fort bien que faire preuve de faiblesse à cet instant était loin d'être intelligent, mais malheureusement, les larmes s'étaient échappées bien avant que je ne puisse les retenir et elles coulaient délicatement. Alors que je m'apprêtais à essuyer mes joues mouillées et ainsi me reprendre en main, une jeune femme apparut dans mon champ de vision. Une femme que je n'eus aucun mal à reconnaître comme étant une patricienne et sans crie égard, elle me saisit par le bras pour m'entraîner dans sa suite. Il fallait croire qu'elle savait ce qu'elle faisait et où nous devions aller. C'est donc Maximia Lucia dans les bras que je la suivie aussi rapidement que possible pour finalement arriver à la hauteur du Champion de Pompeii, Remus. Et bien que j'avais en quelque sorte une dent contre les personnes qui représentaient les jeux, je choisis de ne pas le montrer. Après tout, il désirait nous aider et semblait être fort sympathique. Sympathie d'ailleurs qu'il témoigna en prenant la petite Maximia Lucia de mes bras pour la porter, car il fallait voir la réalité en face : il aurait beaucoup plus de facilité à avancer vite avec cette dernière dans les bras que si je l'avais gardé.

« Suivez-moi et ne criez surtout pas. » Pour seul réponse à ses paroles, je hochais la tête pour lui montrer que je l'avais entendu, mais plus encore que je n'étais pas du genre à crier. Certes...J'avais pleuré mais les larmes étaient parties désormais, ne laissant plus que la place à la détermination de sortir de ce maudit endroit. Et alors, le Champion se mit en marche, et plus le temps passa, plus il s'éloigna de nous pour finalement disparaître de notre champ de vision. Faisant une légère grimace, je me mis à accélérer le pas en restant à la hauteur de la patricienne qui me tenait toujours par la main. A croire qu'elle pensait que j'allais m'en aller en hurlant. Ce qu'à dire vrai je faisais intérieurement étant on ne peut plus terroriser. D'autant plus terrorisé lorsqu'un rugissement parvint à mes oreilles, figeant mon sang dans les veines, mais malgré cela, je continuais d'avancer, car il le fallait. Puis après que la patricienne eut crié, le Champion de Pompei revient sur ses pas pour finalement arriver à notre hauteur. Dès que ce fut fait, il me tendit Maximia Lucia, que je pris délicatement dans mes bras, craignant qu'elle ne se remettre à pleurer. « Je dois trouver de quoi nous défendre et ensuite, vous allez passer devant pour essayer de trouver un endroit où nous mettre à l'abri et je resterai derrière vous au cas où... »  Encore une fois, je hochais la tête, puis tout comme le Champion je me mis à regarder atour de nous pour pouvoir trouver quelque chose. Soudainement, mon regard s'arrêta sur un bout de bois long et légèrement pointu. Peut-être cela pourrait-il l'aider. Aussi tentais-je de capter son regard pour ensuite lui montrer d'un signe de tête l'arme improvisée, non désireuse de parler puisqu'il nous avait dit qu'il fallait mieux se taire.

mocking jay.
Lun 14 Juil - 15:14
Re: Qui va à la chasse... ₪ Athénaïs, Atia Aquilia Pia, Remus.    




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Qui va à la chasse..." Athénaïs & Remus "




D' aussi loin que je me souvienne, c'était la première fois qu'une telle épreuve s'imposait à moi. Bien sûr, j'avais vécu des choses tout aussi dures et difficiles, j'avais connu la solitude, l'étonnement et l'incompréhension... la trahison. Mais jamais vraiment je n'avais eu ce sentiment de lutter pour ma propre survie. Désormais, j'étais en plein dedans. Et même si je comptais bien sauver ma peau -égoïstement, la présence de la petite fille à nos côtés me fit songer à tout ce que je ne pouvais me permettre de laisser derrière. Que deviendraient les enfants de ma très chère sœur si les Enfers m'appelaient à eux ce soir ? Qui punirait les secrets et trahisons de mon père... ?

J'avais de bonnes raisons de demeurer en ce monde et ma foi m'aida à m'en persuader. Tandis que le gladiateur revenait vers nous, j'agrippai de nouveau la main de l'esclave et lui murmurait que tout allait bien se passer. Nous étions destinés à bien des choses... mais certainement pas à mourir ce soir.

« Quel est votre nom ? » Je connaissais celui du Champion, mais pas celui de la gouvernante. Aussi, même si le moment semblait mal choisi pour faire connaissance, je demandai le sien, pour pouvoir l'appeler au cas où le danger de nouveau, nous séparerait...
Dans ma main, je tenais fermement celle de l'enfant, déposée dans les bras de sa nourrice par le gladiateur en mal d'armement. Lorsqu'Athénaïs lui indiqua les restes d'une vieille sagaie, je dus relâcher brusquement la menotte pour réceptionner la torche que me donna le Champion. Sa force était telle qu'il me fallu redoubler d'effort pour maintenir mon équilibre ; ce n'était pas le moment de laisser libre cours à ma chute et d'ainsi me donner en spectacle : le fauve se rapprochait, nous étions trois à protéger pour un seul homme, certes puissant et entraîné, mais privé de ses lames et de nombreux repères visuels, tant nous étions dans le noir...

Brusquement, cette constatation s'imposa à moi avec une telle évidence que je me demandai pourquoi aucun de nous n'y avait pensé avant. L'Arme, nous l'avions sous le nez depuis notre entrée dans les tunnels. Je la tenais entre mes doigts, fermement, et couplée à celle de Remus, nous avions une chance de nous en sortir vivants.

« Le Feu », murmurai-je audiblement, brandissant la torche en direction du Champion. Non seulement, j'avais la charge d'éclairer ses mouvements quand le félin serait présent, mais également la possibilité de lui sauver la vie. Tant que tiendrait la flamme, nous pourrions repousser l'animal et garder une chance de revoir le jour...






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Lun 11 Aoû - 17:09
Re: Qui va à la chasse... ₪ Athénaïs, Atia Aquilia Pia, Remus.    




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Il devait forcément y avoir quelque chose qui pourrait me permettre de me battre contre le fauve si nous devions en arriver à une telle extrémité. Malgré l’obscurité qui était heureusement mise à mal grâce à la torche que l’une des femmes tenait, je vis nettement le mouvement de tête de l’autre femme qui me désigna quelque chose. Je tournai donc mon regard dans la direction qu’elle m’indiquait et en apercevant au sol le bout long de boit légèrement pointu, je hochai la tête, la remerciant silencieusement de son aide. Le plus silencieusement possible, je m’approchai du dit bout de bois et le pris en main : il serait facile à manipuler et certes, il aurait fallu qu’il soit plus pointu mais si jamais je devais combattre, cela pourrait faire l’affaire. Il suffisait de frapper juste et frapper fort. Je continuai à observer, tendant l’oreille afin de percevoir le moindre bruit qui pourrait nous indiquer que le fauve était en train de venir dans notre direction, le silence fut brisé par le murmure d’une des femmes. Je me tournai vers elle qui avait parlé et hochai une nouvelle fois la tête : effectivement, le feu allait nous être utile. Je m’approchai d’elle de façon à pouvoir lui parler sans trop élever la voix.

« Vous gardez la torche précieusement mais vous ne vous approchez pas de l’animal si jamais il vient à notre rencontre. Je m’occuperai de lui. » ajoutai-je en resserrant ma poigne autour du morceau de bois. « Si j’ai besoin de la torche, vous me la lancerez mais vous devez rester loin du fauve… Je me battrai s’il le faut mais vous, vous deux… » dis-je en regardant l’autre femme également, « vous devez sauver l’enfant. »

C’était la priorité. Si j’étais prêt à sacrifier ma vie pour cet enfant qui n’était pas le mien et pour ces femmes qui n’étaient absolument rien pour moi ? Bien sûr. C’était celui que j’étais, celui que j’avais toujours été. Je n’allais pas les abandonner, j’allais tout faire pour les mettre en sécurité et si cela devait me coûter la vie, les Dieux pouvaient être témoins que cette éventualité n’allait pas m’arrêter.

« Allons-y. » terminai-je par dire en désignant le couloir sombre qui se dessinait devant nous.

Comme prévu, les deux femmes devaient s’avancer en compagnie de l’enfant et je devais couvrir leurs arrières. Certes, en nous enfonçant ainsi on pouvait avoir l’impression de s’enfermer dans un piège mais mieux valait agir de cette façon plutôt que d’aller à la rencontre du fauve car s’il n’entendait plus aucun bruit et qu’il était attiré par autre chose, nous pourrions avoir plus de chances de nous en sortir vivant. Peut-être même allions-nous trouver une cachette où ils pourraient être les trois en sécurité et ainsi, je pourrais essayer d’aller voir si le fauve était parti ou si la menace était toujours là. Encore fallait-il que les Dieux soient avec nous.


Venus
Mar 12 Aoû - 10:49
Re: Qui va à la chasse... ₪ Athénaïs, Atia Aquilia Pia, Remus.    




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Rebondissement.


Veille des Ides d’Avril, an 725 AUC.
L
e félin s’approche doucement dans l’ombre, il rôde autour des proies… Il entend leurs soupirs haletants, entrecoupés par la peur. Son repas frémis dans l’ombre… et c’est les babines salivantes qu’il s’approche un peu plus de l’homme.

Se plantant sur ses lourdes pattes, de toute sa majestueuse puissance, il bloque la sortie de toute sa stature. A contre jour, il ne semble être qu’une ombre mais son rugissement grave pétrifie le gladiateur et les deux femmes dont l’une resserre, comme pour se rassurer, l’enfant sur sa poitrine. La flamme vacille et pendant un instant tous craignent qu’elle se s’éteigne… Mais tout comme la vie qui s’accroche en leur coeur, elle se rallume illuminant à nouveau les sous-sols de l’amphithéâtre…

Les cellules ne sont pas très loin semble susurrer la déesse en l’oreille de son champion… Et dans un souffle aimant elle leur intime de reculer doucement vers ces pièces où ils trouveront armes et protections.

code by biscotte
Lun 25 Aoû - 19:02
Re: Qui va à la chasse... ₪ Athénaïs, Atia Aquilia Pia, Remus.    




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Avant de reculer dans les profondeurs je le vis, fièrement dressé sur ses pattes, bloquant la sortie, prêt à bondir sur nous. Son rugissement me figea sur place l’espace d’un instant parce que j’avais beau être un homme courageux, il n’en restait pas moins un fauve contre lequel je ne pourrais pas grand-chose : pas sans avoir les armes nécessaires. Ce bout de bois pointu pourrait ralentir le fauve mais le tuer ? Non, cela semblait peu probable. Nous n’avions donc pas d’autre choix que de reculer, que de nous enfoncer dans les profondeurs de l’amphithéâtre mais durant quelques secondes, la flamme de la torche vacilla et mon cœur se mit à battre plus vite : l’obscurité était notre second ennemi aujourd’hui et si nous devions avancer dans le noir, il ne faisait aucun doute que nous étions fichus. Heureusement, les dieux semblaient veiller sur nous puisque la flamme ne s’éteignit pas et sembla même brûler d’une lueur nouvelle et plus vive. Ainsi, nous pûmes nous enfoncer progressivement dans les méandres de l’amphithéâtre, en accélérant le pas de façon à mettre le plus de distance possible entre nous et le fauve qui, à n’en pas douter, risquait fort de se lancer à notre poursuite. Lorsque je vis un peu plus loin les cellules, je murmurai aux deux femmes de presser davantage le pas, craignant réellement que le fauve ne soit pas très loin de nous. Lorsqu’elles furent à l’intérieur de la cellule, je refermai cette dernière derrière moi.

« Mettez-vous dans le fond contre le mur. » dis-je tout bas.

Puis, j’hésitai un instant avec de m’approcher d’elles.

« Il faut que vous restiez ici. Je vais aller récupérer des armes et j’ai besoin de la torche alors vous allez vous retrouver dans le noir mais si vous restez contre le mur et que vous ne bougez pas, tout ira bien. » leur expliquai-je. « Je vais fermer la cellule, même s’il s’approche, il ne pourra pas entrer. Je n’ai pas d’autre choix. Personne ne sait que nous sommes là, personne ne viendra nous aider mais lui, par contre, il va venir. »

Je ne disais pas ça pour leur faire peur mais simplement pour qu’elles réalisent la gravité de la situation : avec des armes, je pourrais le combattre. Peut-être y laisserais-je ma vie mais pas sans prendre la sienne.

« Tout ira bien. » ajoutai-je une nouvelle fois avant de me redresser et de quitter la cellule, prenant bien soin de refermer derrière moi avant de me mettre à courir dans le large couloir. Les glaives et lances étaient entreposées un peu plus loin, c’était là que les gardes les récupéraient avant de nous les donner. Si j’étais assez rapide, j’allais pouvoir atteindre les armes et récupérer un glaive et une lance ce qui me donnerait un vrai avantage sur le fauve. Il me fallait juste attendre la réserve des armes avant que le fauve ne me rattrape et, encore une fois, cela dépendait de la volonté des Dieux.


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