Qui va à la chasse... ₪ Ulysse, Serena & Kerta



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Venus
Dim 29 Juin - 10:20
Qui va à la chasse... ₪ Ulysse, Serena & Kerta   




Venus Pompeiana
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Ulysse, Serena & Kerta


Veille des Ides d’Avril, an 725 AUC.
U
lysse a profité de la liberté brusquement offerte aux bêtes pour reprendre aussi la sienne. Inutile de rester dans l’arène ou même dans l’amphithéâtre qui sont devenus de véritables pièges. Comment pourrait-il, seul, venir à bout de l’attaque simultanée de plusieurs fauves ? Le bon sens appelle à fuir et à trouver un refuge en attendant que les événements ne se tassent. Toujours en armure et en armes, ses jambes puissantes le portent rapidement et bien avant le reste de la foule qui se presse encore dans les vomitoires de l’édifice et qui peine à se frayer un chemin à l’air libre.

Tandis qu’il remonte une rue parallèle à la rue de l’Abondance, il n’a que le temps de se retourner pour voir les premières bêtes s’éparpiller partout dans la cité, puis fondre sur les Pompéiens apeurés et s’en repaître goulûment.  Alors qu’il regarde par-dessus son épaule, il ne la voit pas qui déboule sur sa trajectoire.
Serena n’a pas accompagné son maître à l’amphithéâtre ce jour-là, il l’a chargé de réaliser les dernières emplettes en vue de la réception qu’il donne ce soir,  comme après chacune des exhibitions de ses titans.  Les bras chargés de provisions, elle compte rejoindre le ludus par les petites rues afin d’éviter la rue de l’Abondance en permanence surchargée. La violence du choc avec le gladiateur la projette sur le sol et toutes ses marchandises se retrouvent à rouler dans la poussière. Devant son désastre et sa frayeur, la d’ordinaire si douce Serena sent le rouge lui monter aux joues et apostrophe Ulysse avec véhémence.
Leurs éclats de voix attirent l’attention de Kerta qui se trouvait elle aussi de sortie pour faire quelques achats à l’attention de ses filles et a assisté à toute la scène. C’est naturellement qu’elle se porte à la hauteur de Serena pour prendre son parti et voilà notre gladiateur réprimandé avec aplomb par les deux femmes.

Mais lorsque deux puis trois fauves se profilent au bout de la ruelle, attirés par la viande lâchée par Serena et par le sang qui s’écoule de son genou et de son coude meurtris, les élans de voix se taisent. Les deux femmes, loin de s’imaginer l’étrange drame qui agite la cité, n’en croient pas leurs yeux et se retournent aussitôt vers le gladiateur. Mais Ulysse croise les bras sur sa poitrine. Mesdames, vous avez vexé notre fier Romain, il faudra le convaincre de se battre pour vous ou bien vous sauver vous-mêmes…


***

  • Aucun tour de jeu n’est installé parmi les groupes, vous pouvez poster comme bon vous semble.
  • Vous pouvez privilégier les posts courts (20-30 lignes environ) si vous le souhaitez, afin de garder un rythme fluide et soutenu.
  • Comme vous le voyez, vous êtes cette fois non plus en binôme mais par groupe de 3 ou de 4, l’assiduité  de chacun est donc la clé fondamentale de la réussite de cette intrigue. Si jamais vous avez une absence prévue ou pensez subir une baisse de régime, pensez à prévenir vos compères afin qu’ils puissent pallier au mieux cette absence.
  • Il se peut que Venus intervienne à un moment donné de vos aventures pour en bouleverser totalement le cours… Gardez l’œil ouvert et le bon ! ^^


Bon jeu! cheers

code by biscotte
Arene
Mar 1 Juil - 15:32
Re: Qui va à la chasse... ₪ Ulysse, Serena & Kerta   




Ulysse
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Il fallait déjà qu’on supporte leurs haleines bestiales dans l’arène, un jeu auquel je me prêtais volontiers. Du moins… obligatoirement. Mais à croire que ces bêtes n’en avaient jamais assez! Ah lecteur il te faudrait pouvoir les observer, les babines salivantes. La lueur de peur et de soumission a disparue en leur pupille, remplacée par une lueur meurtrière. Une soif telle, qui ne suffisait plus d’avoir son filet et son trident pour souhaiter les battre. Non, nous étions les fauves et ils étaient les dieux.

Dès les premiers cris du public, j’avais pris les jambes à mon coup. Je n’allais certainement pas mettre ma vie en péril pour le public, je l’avais déjà assez fait comme ça. En même temps, je pouvais difficilement rejoindre le ludus sans être certain d’être choisis comme « volontaire » pour aller chasser les bêtes. J’escomptais bien trouver un coin à l’abris, sauf pour quelques heures avant de refaire surface. Après tout, il s’agissait d’être intelligent. Dans quelques heures, les fauves seraient rassasiés de la viande pompéienne et donc plus facile à mater. ce ne serait plus que des gros matous ronronnant leur digestion.

Bien évidemment, mon plan aurait pu fonctionner si évidemment une femme ne s’en était pas mêler. Une esclave de surcroît, ah non le surcroît c’est que ses bras sont chargés de viande fraîche! A la bonne heure! Elle à le toupet de m’injurier alors qu’elle seule c'est mises dans mes filets. Son genou est ouvert, tant pis pour elle. N’importe qu’elle personne civilisée sait qu’il ne faut pas courir devant une bête sauvage et de deux qu’on exhibe pas viande comme joujou devant leurs babines sanglantes. De plus, vu la portion ça risque pas de les rassasier… Je m’apprête à passer mon chemin quand une seconde voix se mélange à la première. La mère maquerelle. Qu’est-ce qu’elle fait dehors celle là?

Injures. Injures. Injures.

Ce ne sont plus les fleurs et pétales de roses qui pleuvent mais bien des réprimandes.

« On court pas devant lion sorti de sa cage. »

Quoique le mien fut bien à l’abris. Je lui adressais un sourire narquois, blessé dans mon orgueil de fier romain.

Débrouillez-vous mesdames.



Ne parie jamais contre moi,
à moins d'envier mon sort.





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Lun 7 Juil - 12:58
Re: Qui va à la chasse... ₪ Ulysse, Serena & Kerta   




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Invité

Ce jour là, Serena n'avait pas pu accompagner son maître à l'amphithéâtre. Cherchant l'édifice du regard, les clameurs de la foule lui parvenait indistinctement. Qui venait de tomber ? Ses peurs refaisaient surface alors qu'elle craignait plus que tout que Remus soit l'un de ces gladiateurs, l'un de ces champions, qui s'écroulaient dans le sable pour ne jamais se relever. Un frisson lui parcourut l'échine et elle paya le commerçant avec l'argent que lui avait confié son Maître. Lui ne semblait pas s'intéresser à ce qui se passait. Plongée dans ses pensées, elle observa un instant la rue encore déserte mais plus pour très longtemps.

Les bras chargés de paquets, elle voyait difficilement devant elle. Il ne lui avait donné aucun autre esclave pour venir l'aider et elle n'avait pas envie non plus de faire trois allers-retours. Alors peut-être que ça lui prendrait plus de temps mais au moins, une fois rentrée, elle pourrait préparer cette fameuse réception qu'il organisait le soir même. Il lui fallait donc un trajet simple, sans trop de monde. Même si cette rue était quasiment déserte, c'était loin d'être le cas de la rue de l'Abondance. Elle devrait donc faire un détour. Le poids des courses pesait sur ses épaules, ses muscles tiraient et elle grimaça lorsque sous le premier pas elle put constater l'équilibre très fragile de son chargement.

Avançant péniblement, elle faisait attention mais sa concentration portait bien plus sur sa mission plutôt que sur son environnement. Aussi, elle ne s'attendit pas du tout à se faire percuter par un homme. Basculant en arrière, la jeune femme se retrouva par terre, au milieu des affaires de son maître. Aow. La douleur cuisante irradiait chacun de ses nerfs. Par les dieux... Reprenant ses esprits, elle s'apprêta, dans un premier réflexe à s'excuser mais elle constata que l'homme était un esclave. Et un gladiateur de surcroît. «Hey ! Non mais vous ne pouvez pas faire attention espèce de rustre ?». Que faisait un gladiateur à courir dans la rue un tel jour ? «Vous vous êtes pris la foudre sur la tête ou quoi ? Ne vous excusez pas surtout et ne m'aidez pas à ramasser tout ça ou même à me relever ! Ce n'est pas comme si vous n'en aviez pas la force... ».

Ignorant toujours que des fauves sont lâchés dans la ville, la jeune femme lui lance un regard noir. Tout ennemi de Remus était plus ou moins le sien. Et si celui-là était en train de fuir... Elle pourrait bien aller tout dire à son maître et cela en ferait un en moins... Serena n'était pas une femme de complots mais les raisons du coeur... Déglutissant, elle tentait de reprendre appui sur ses bras et siffla en se redressant péniblement. Ce fut à cet instant qu'elle constata ses blessures. Non mais...«Et voilà ! Je suis blessée en plus. Donne nous au moins ton nom que nous puissions demander réparation à ton maître pour tous les désagréments que tu causes au mien...»

Elle se tut. Ses yeux venaient de croiser trois silhouettes félines et s'écarquillèrent. Son coeur s'arrêta de battre. Par Venus... Figée, elle les voit s'approcher et elle n'est clairement pas en état de courir, poser sa jambe à terre lui est encore trop pénible. Peinant à tenir debout, elle se tourna vers le gladiateur qui, à présent, ne pouvait plus être que leur seul espoir. « Mais qu'est-ce que...». Elle comprit. C'était ça qu'il fuyait. Et tous ces cris... Et maintenant il était vexé ? Etait-ce vraiment le moment d'agir par orgueil ? « Je connais les gladiateurs et vous n'êtes pas censé être là. Alors aidez nous et nous serons quittes. »
Spoiler:
 
Mar 8 Juil - 15:27
Re: Qui va à la chasse... ₪ Ulysse, Serena & Kerta   




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Invité

Un peu d'air ne peut pas faire de mal. De toute façon, il me faut aller chercher quelques provisions. J'entends souvent me dire que ce n'est pas mon rôle mais Kaeso me laisse faire, il me laisse sortir pour aller au marché et je lui en suis gré. Sortir du lupanar est un luxe que les louves ne peuvent pas se permettre alors puisque j'en ai la possibilité, inutile de lui tourner le dos, n'est-ce pas ? Me voilà donc partie dans les ruelles, m'avançant lentement, le plus tranquillement du monde. Je ne vais sans doute pas en avoir pour longtemps car je n'ai finalement que peu de marchandises à acheter alors, ce pas lent va me permettre de profiter des rues de la cité un peu plus longtemps. C'est en tout cas l'idée que j'ai mais il semble que les Dieux soient décidés à ne pas me laisser profiter de ma petite escapade en paix. Des cris me parviennent au loin et je fronce les sourcils : allons bon, que se passe-t-il ? La foule semble s'agiter, je n'aime pas ça. Il y a trop de monde, beaucoup trop de monde et le calme auquel j'aspire semble hors d'atteinte alors je me faufile dans une ruelle à la suite d'une demoiselle charmante. Je ne peux m'empêcher de me dire intérieurement qu'elle ferait une merveilleuse louve. Elle semble souffrir du poids de ses paquets mais je ne fais aucun geste pour la rattraper et lui proposer mon aide. En tout cas pas sur le moment mais en voyant son équilibre se faire plus précaire, je soupire avant d'accélérer un peu le pas : si elle continue elle va tout faire tomber ou... Rentrer dans quelqu'un.

Voilà qui est fait.

Elle tombe au sol et mon pas se fait plus lent tandis que je m'approche et que je reconnais celui contre lequel elle vient de se cogner : Ulysse du ludus Lucretius. Que fait-il donc ici ? J'arrive à hauteur de la demoiselle et me rends compte qu'elle est blessée. Rapidement, elle fait savoir sa façon de penser à Ulysse et je ne tarde pas à faire de même : il n'a pas même pas esquissé un seul geste pour l'aider à se relever.

« Et un simple pardon ce serait trop demander ? Tu fais deux têtes de plus qu'elle ! »

Et une tête seulement de plus que moi qui suis plus grande que les femmes d'une manière générale. La demoiselle blessée n'a pas dit son dernier mot et elle lui demande son nom. Oh mais ça je peux le faire pour lui.

« Il se nomme Ul... » mais ma phrase meurt dans l’œuf.

Du mouvement derrière le gladiateur attire mon attention et quand j'aperçois les fauves, mon cœur se met à battre plus vite et je fais un pas en arrière : suis-je en train d'avoir une hallucination ? Non, apparemment pas puisque la jeune femme les voit également. Les cris... Je comprends mieux maintenant. Ulysse croise soudain les bras et nous toise de toute sa hauteur : est-il sérieux ? Le message est clair : il ne veut pas nous venir en aide. Mon regard se plante dans le sien et il foudroie.

« Elle ne peut pas courir et j'ai beau avoir de la force, je n'en aurai pas assez pour la porter et nous mettre à l'abri. »

Un autre pas en arrière mais de façon très calme : les fauves vont être attirés par le mouvement ça ne fait aucun doute.

« Manquerais-tu d'honneur et de courage au point de nous abandonner ? »

J'ose espérer que non. J'ose espérer qu'il a au moins un minimum de considération pour ses semblables, même pour ceux qui se sont montrés peu aimables. Dans le cas contraire, il va me falloir courir pour sauver ma propre vie et cette jeune femme devra faire face à son propre destin. C'est à trois ou chacun pour soi et c'est Ulysse qui détient ce choix entre ses mains.


Arene
Ven 1 Aoû - 11:47
Re: Qui va à la chasse... ₪ Ulysse, Serena & Kerta   




Ulysse
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« Et voilà ! Je suis blessée en plus. Donne nous au moins ton nom que nous puissions demander réparation à ton maître pour tous les désagréments que tu causes au mien…»

Demander réparation à mon maître? Je lève un sourcil surpris, je n’ai encore jamais rencontré de femme qui ne me reconnaissait pas… Et quels désagréments? Il n’y a qu’un léger filet de sang qui s’échappe de sa jambe, personne n’en est jamais mort… Surtout quand on sait ce qui se trame dehors aujourd’hui…

« Et un simple pardon ce serait trop demander ? Tu fais deux têtes de plus qu'elle ! Il se nomme Ul... »

Mon regard se porte sue la mère maquerelle, elle, je m’en serai passé volontiers. Je m’apprête à passer mon chemin, la vie compte encore à mes yeux, quand elle prononce mon prénom qui s’étouffe dans un grondement fébrile. Nul doute qu’elle a enfin démasqué le vrai fauve de ces lieux.

« Mais qu'est-ce que… »

La panique. J’entendais la pulsion de peur qui émanait de la gorge rauque de l’esclave. La panique. Comprenait-elle maintenant que demander pardon ne servait à rien? Il fallait agir par des actions pas par des mots. Les esclaves -je ne me mettais toujours pas dans la même catégorie- s’attachaient toujours à des considérations étranges.

« Je connais les gladiateurs et vous n'êtes pas censé être là. Alors aidez nous et nous serons quittes. »

Pas de doute que tu connaisses les gladiateurs, ils ont du te prendre plusieurs fois. Mais je n’ai que faire d’une esclave et de ses mises en garde. Et puis … quitte de quoi? J’aimerais bien le savoir.

« Elle ne peut pas courir et j'ai beau avoir de la force, je n'en aurai pas assez pour la porter et nous mettre à l’abri. Manquerais-tu d'honneur et de courage au point de nous abandonner ? »

Mais c’est pas possible! Elles ne s’arrêteront donc jamais de piailler comme des oisillons qui ont besoin de leur mère?! Je jette un regard furtif dans le coin de la rue, où l’ombre du lion rode, la babine affamée. La maquerelle fait un pas en arrière, nul doute qu’elle aussi ne songe qu’à sauver sa misérable vie et de laisser l’esclave blessée dans cette rue. Il la mange : nous sommes sauvés. Mon regard se pose dans le sien, un court instant, pour tenter de percevoir ses pensées : elle va le faire si je les aide pas.

« Je n’ai aucun honneur. »

Je commence à reculer lentement, un peu après l’autre, si lentement que je peux sentir le regard de l’esclave, par terre, suppliant. Elle va mourir si je ne l’aide pas c’est certain. Si je l’aide elle a peut-être une chance… et moi j’en perds une aussi.

Ma main trouve un pan de mon vêtement de laine, que je déchire d’un coup sec. Sans me baisser, je lui jette le morceau à ses pieds : « pense ta blessure. » ajoutais-je à mi-mot. Je fais signe à Kerta de ne pas bouger et de déposer ses affaires par terre. Le temps n’est plus aux injures -quoique je garde en mémoire que les deux se sont liguées contre moi alors que je n’avais rien fait-.
Je fais signe à Kerta de prendre en main la viande qui gît aux pieds de la jeune femme. Il va falloir qu’elle se charge de l’éloigner, en espérant que ces maigres morceaux lui paraissent aussi alléchant qu’à moi.. Moi je porterai l’esclave, et si le lion rôdait trop autour de moi : je la lâcherai.



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Mar 19 Aoû - 11:04
Re: Qui va à la chasse... ₪ Ulysse, Serena & Kerta   




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Invité

Serena était de mauvaise humeur : si les denrées se gâtaient, la jeune femme risquait bien de déplaire à son maître et ce n’était certainement pas le moment de faire un pas de travers. Sa situation, à ses yeux, était toujours précaire. Toujours au sol, elle apostropha l’homme d’emblée. Il pouvait bien être un gladiateur, il n’était pas un champion comme Remus et certainement pas à sa hauteur. Et puis, la plupart du temps, elle les voyait d’assez loin et du ludus Lucretius, elle n’en connaissait finalement qu’un : Priam. Le seul rival trop sérieux pour l’homme qu’elle aimait et le seul qui valait donc un tant soit peu d’intérêt... Levant la tête alors qu’une autre femme intervenait pour la défendre, Serena hocha la tête. Cette inconnue avait parfaitement raison ! Sur le coup, après voir craché son venin, Serena s’en était un peu voulue. Elle n’aimait pas les conflits et préférait largement d’autres méthodes plus paisibles pour se faire entendre. Mais pas en ce moment. Pas alors qu’il ne faisait même pas un geste pour l’aider ou même s’excuser. La douleur, aigue, se faisait pourtant bien sentir. Grimaçant une nouvelle fois, elle laissa la rouquine lui donner le nom mais il mourut sur ses lèvres.

C’était qu’un fauve leur faisait face. Le genre qu’on ne voyait que dans une cage, dans une arène. Comment était-ce juste possible qu’un de ces monstres soient dans l’arène ? Et toutes ces personnes qui étaient dans la-dite arène ? Et Remus ? Son coeur cessa de battre alors que la peur s’infiltrait dans chacune de ses veines. Elle sentit la femme reculer. Ils n’allaient quand même pas l’abandonner là ? Ils parlaient d’honneur et de courage mais la brune avait déjà pu constater combien ces mots avaient parfois peu de résonnance dans un coeur. Ce monde, bien qu’elle en ait été protégée par certains aspects, n’était pas tendre. Même les dieux connaissaient les pires chagrins... Elle ne voulait pas que Remus pleure par sa faute. Ne lâchant pas le félin des yeux, elle entendit l’esclave avouer n’avoir justement aucun honneur. L’effroi fut alors total. Il allait les abandonner. Et celle qui finirait la première dans la gueule de cette chose, ce serait elle. Déglutissant en comprenant qu’il s’agissait ici d’une question de survie, son esprit se mit à fonctionner à toute allure. Comment s’en sortir ? Levant la tête vers Ulysse dont elle ignorait toujours le nom, elle lui avait pourtant proposé un marché des plus corrects. Personne ne saurait ses intentions cachées si seulement il l’aidait. Elle le vit déchirer un pan de son vêtement et il lui lâcha ça comme si elle n’était qu’un vulgaire chien sans valeur. Mais ce n’était pas le moment de lui faire savoir le fond de sa pensée alors elle obéit sans poser de question. Enroulant le bout de laine le plus rapidement possible pour couvrir la blessure, elle parvint à faire un noeud suffisamment solide. Là. « Et maintenant ? ». Elle murmurait, comme pour ne pas attiser la curiosité du fauve qui pourtant ne manquerait pas de s’approcher, attiré par l’odeur de la viande. Elle souffla, comprenant que son chargement serait définitivement perdu. Un puissant sentiment de culpabilité l’envahit. Qu’est-ce qui avait le plus de valeur pour son Dominus ? Elle ? Ou ses courses ? Devait-elle se laisser dévorer en leur demandant de livrer les courses ou bien devait-elle les abandonner ? Le choix était compliqué mais... Elle prit le parti de penser que Remus avait le plus de valeur, or, s’il perdait son envie de combattre par sa faute, le ludus en serait bien plus fragilisé. Donc, il valait mieux qu’elle en sorte vivante.
Lun 25 Aoû - 18:56
Re: Qui va à la chasse... ₪ Ulysse, Serena & Kerta   




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Invité

Aucun honneur ? Allons bon. Nous étions donc tombées sur le gladiateur le plus couard de la cité : parfait, vraiment parfait. J’aurais dû lui arracher les yeux… Enfin, je n’avais pas le temps pour ça : je devais partir, sauver ma vie parce qu’il était clair qu’Ulysse n’allait pas faire quoi que ce soit pour nous sortir de cette situation. Quant à la demoiselle qui était au sol, je ne pouvais malheureusement rien faire pour elle : l’aider uniquement par moi-même c’était me condamner et je refusais de mourir pour une parfaite inconnue, c’était aussi simple que ça. Je fis un autre pas en arrière, décidée à reculer le plus possible sans tourner mon dos au fauve quand je vis Ulysse bouger avant de déchirer un pan de son vêtement de laine et de le lancer à l’esclave toujours au sol puis de lui dire de panser sa blessure. Je l’observai bouche bée, réalisant qu’il avait en fait changé d’avis. Apparemment, il semblait prêt à nous aider puisqu’il me fit signe de ne plus bouger et de déposer mes affaires à terre ce que je fis sans perdre de temps. Puis lorsqu’il me fit signe de me saisir du morceau de viande qui gisait aux pieds de l’esclave, je l’observai un instant en fronçant les sourcils : il attendait que moi, je récupère le morceau de viande pour faire diversion ? Il ne pouvait pas être sérieux… Et pourtant, lorsqu’il s’approcha de l’esclave au sol, apparemment décidé à la porter puisqu’elle ne pouvait pas courir, je ne pus que me rendre à l’évidence : il voulait que je me saisisse du morceau de viande pour le jeter au fauve en espérant qu’il allait se contenter de ça. Je secouai la tête et me penchai pour récupérer le morceau de viande avant de me retourner vers mes deux compagnons d’infortune.

« Je porte le nom de la déesse du Chaos et si je n’en sors pas vivante et vous si, soyez certains que je reviendrai hanter vos jours et vos nuits. » sifflai-je entre mes deux avant de reporter mon attention sur le fauve qui se tenait toujours au bout de la ruelle.

Je pris une profonde inspiration et m’avançai tout doucement de quelques pas. J’eus une pensée pour Milo, pour mon fils et me mis à prier les Dieux pour qu’ils aient la clémence de m’épargner. Puis, avec un geste ample, je jetai le morceau de viande le plus loin possible si bien que finalement, il se retrouva au sol non loin du fauve qui resta un instant sans bouger avant de s’en approcher. J’en profitai pour faire un pas en arrière, puis un second, sans quitter le fauve des yeux qui renifla le morceau de viande avant de se jeter dessus. Je me retournai vers Ulysse et vers l’esclave et les rejoignis sans attendre. C’était le moment de prendre la fuite et de courir le plus vite possible en espérant que le lion se contente de ce fichu  bout de viande, en espérant surtout qu’il allait décider d’aller dans une autre direction très loin de nous.

« Où allons-nous maintenant ? » demandai-je à Ulysse.

Parce qu’en réalité, courir c’était bien mais trouver un endroit où se cacher c’était beaucoup mieux.


Re: Qui va à la chasse... ₪ Ulysse, Serena & Kerta   




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