Qui va à la chasse... ₪ Carmen, Publicola & Priam



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Venus
Dim 29 Juin - 10:10
Qui va à la chasse... ₪ Carmen, Publicola & Priam   




Venus Pompeiana
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Carmen, Publicola & Priam


Veille des Ides d’Avril, an 725 AUC.
D
ans le chaos qui s’empare de l’amphithéâtre, les grilles désormais ouvertes, Priam se rue à l’extérieur. Dans la cohue, un homme le bouscule : le duumvir Pompeius. A ses trousses, un couple de loups qui semble l’avoir pris pour proie. A quelques mètres de là, se profilent les premières demeures et avec elles la promesse d’un abri salutaire en attendant que les bêtes sauvages ne se lassent.

Les deux hommes tambourinent à la première porte qui se présente à eux. Une porte massive, celle de Julia Felix. Pourtant la maitresse de maison est absente pour affaire et la demeure quasi déserte. Seule Carmen est restée en arrière et ne profite pas des festivités : sa condition lui a permis de ne feindre qu’à demi la fatigue et la lassitude, et elle ne boude pas son plaisir d’avoir pour elle toute seule, pour quelques heures seulement, cette grande demeure luxueuse.

Elle tressaillit lorsqu’elle entend frapper aussi énergiquement à la porte, loin d’imaginer l’urgence de la situation. Julia lui a intimé l’ordre ferme de ne répondre et n’ouvrir à personne. Comment croire ces deux étrangers qui prétendent que des loups (?!) sont à leurs trousses… ? Comment savoir si ces deux hommes sont ceux qu’ils prétendent être ? Comment savoir s’ils ne sont pas des malfrats prêts à tout, envoyés par Ausonius Faustus, le rival de sa domina, pour mettre à sac sa demeure ?

Oui, mais… et s’ils disaient vrai… ?

***

  • Aucun tour de jeu n’est installé parmi les groupes, vous pouvez poster comme bon vous semble.
  • Vous pouvez privilégier les posts courts (20-30 lignes environ) si vous le souhaitez, afin de garder un rythme fluide et soutenu.
  • Comme vous le voyez, vous êtes cette fois non plus en binôme mais par groupe de 3 ou de 4, l’assiduité de chacun est donc la clé fondamentale de la réussite de cette intrigue. Si jamais vous avez une absence prévue ou pensez subir une baisse de régime, pensez à prévenir vos compères afin qu’ils puissent pallier au mieux cette absence.
  • Il se peut que Venus intervienne à un moment donné de vos aventures pour en bouleverser totalement le cours… Gardez l’œil ouvert et le bon ! ^^


Bon jeu! cheers

code by biscotte
Patricien
Lun 30 Juin - 11:11
Re: Qui va à la chasse... ₪ Carmen, Publicola & Priam   




Lucius Pompeius Publicola
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Le loup ne peut abattre le lion... À part peut-être lorsque deux loups en colère vous poursuivent, les mâchoires écumantes et claquantes, à quelques centimètres de vos mollets ! Je ne vérifierai pas l'adage et je prends mes jambes à mon cou, car le couple velu et infernal semble me compter au menu du jour. Je ne sais pas, peut-être sont-ils attirés par ce qui brille. Dire que je ne souhaitais pas assister à la Venatio... J'aurais mieux fait de m'abstenir. J'imagine le sourire de Murena lorsqu'on lui apprendra que j'ai été égorgé par deux loups. Et cela me donne des ailes : je gravis les marches quatre à quatre et je m'engouffre vers les entrailles de l'amphithéâtre, le souffle court, l'adrénaline parcourant chacun de mes muscles. Il faut plus que deux bêtes poilues pour m'arrêter ! Alors que je pense que mon adversaire de toujours est peut-être lui-même poursuivi par un fauve et que je manque, malgré l'effroi, de partir d'un fou rire nerveux à cette idée, ma course est violemment stoppée par un impact imprévu. Jusqu'alors, j'ai fait en sorte de louvoyer (ahah) vers la sortie, sans encombre, car je connais les arcanes de l'amphithéâtre depuis tout petit mais je n'avais pas prévu une montagne de muscles. Je dévisage l'importun, lançant entre mes dents :

- Vous permettez que nous courrions tant et plus, avant de leur servir de pitance ?

Nous sortons, et nous retrouvons aux abords du lupanar. Il semble que cet endroit me poursuit comme les maladies s'accrochent au petit peuple ! À chaque catastrophe, le voilà qui surgit, le bordel de Félix, comme un phare au milieu de la nuit. On pourrait en faire une chanson mais bizarrement, je ne suis pas d'humeur très artistique. Je vois que le Perse m'a suivi, grâce aux dieux, et tandis que je frappe d'autorité sur la porte de bois, j'y joins mes cris :

Ouvrez, par tous les dieux ! À moins que vous souhaitiez voir le Duumvir, ainsi que l'ancien champion de Pompéi égorgés sous vos fenêtres !

Je pense que la supplique est claire. Les bêtes sauvages ont été retardées, par un étal fracassé par nos soins et notre folle course, mais je sais qu'une fois qu'elles ont une proie pour cible, jamais elles ne lâchent. Je me surprends à me demander ce qui a bien pu déraper, faire que les grilles se sont ouvertes ainsi... Je blémis, autant à cause de la peur que de ce qu'il va falloir déployer comme adresse pour veiller à ce que la population ne soit pas trop durement touchée. Dès que nous aurons sauvé nos vies, me dis-je, sinon penser ne sert à rien.

Spoiler:
 



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Dim 13 Juil - 8:02
Re: Qui va à la chasse... ₪ Carmen, Publicola & Priam   




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Invité


Baignée dans la solitude du lupanar, Carmen faisait les cents pas. Voilà une situation assez extraordinaire dans ce lieu qui d'habitude est plein de vie. Seulement, en ce moment se déroulait le Venatio en l'honneur de Cérès , et Carmen avait tout fait pour ne pas y aller. Elle n'avait encore rien dit sur sa récente grossesse à Julia Félix. Seul Niger était au courant, sinon ça, tout le monde ignorait encore que Carmen, courtisane pour la maison de Julia Félix attendait un enfant. Elle n'avait pas encore osé le dire à sa domina, pourtant les jours défilaient, et bientôt elle ne pourrait plus dissimuler son petit ventre naissant. Cette idée l'angoissait au plus haut point, et nombreux de ses derniers clients avaient du noter son comportement étrange, malgré tous les efforts que la demoiselle mettait en œuvre pour cacher sa panique.

Seulement, aujourd'hui, elle avait la possibilité de mettre fin à cette angoisse. Elle était seule – ce qui ne se reproduirait sans doute pas de si tôt - , s'enfuir était donc tout à fait possible. Ce serait dangereux certes, car si elle se fait prendre elle perdrait la vie. Mais si elle restait ici, c'est celle de son bébé qu'elle perdrait, et ça elle ne le voulait pas, pour rien au monde. Elle partirait vivre autre part, dans une autre ville, mais pour faire quoi ? Elle serait à nouveau faite esclave ? Mais peut être que là bas on lui permettrait de garder son enfant … Son instinct maternel lui criait de prendre son baluchon et de s'enfoncer dans les rues de Pompéi, tandis que sa conscience lui priait de rester, que ce serait trop dangereux, qu'elle n'y survivrait pas …

Dans cette bataille intérieure, le bruit de coups sur la porte la fit sursauter. Julia lui avait formellement interdit d'ouvrir à qui que ce soit, puis de toute manière, tout le monde était bien trop occupé à l'amphithéâtre pour avoir besoin de venir ici. L'oreille collée à la porte du lupanar, la main sur la clenche, Carmen n'ouvrit pas. Et si c'était un piège ? Oui, mais si ça ne l'était pas … La courtisane opta d'abord pour la prudence. Ca ne serait pas la première fois que le lupanar serait la proie de pillards.

-Il me semble que la place du  Duumvir et  de l'ancien champion de Pompéi serait plutôt à l'amphithéâtre, avec toute la population Pompéienne, et non aux portes d'un lupanar.
Arene
Jeu 17 Juil - 19:50
Re: Qui va à la chasse... ₪ Carmen, Publicola & Priam   




Priam
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Qui va à la chasse...
Carmen, Publicola & Priam




Prisonnier des entrailles de l’amphithéâtre depuis la matinée, condamné à n’être que spectateur de la venatio sans pouvoir y prendre part du fait de mes récentes incartades et bravades à l’égard de mes maîtres, je rongeais mon frein.
Et c’est médusé et impuissant que j’ai vu les bouches de l’amphithéâtre se tarir de bêtes pour les voir fondre finalement sur les gradins et la foule paniquée. Une seconde, mon esprit s’étonna de cet étrange revers du sort : voilà que j’étais celui à l’abri, contemplateur, alors que les spectateurs de toujours se trouvaient d’être pour une fois les chassés…

L’ironie de la situation ne dura pas et très vite, je compris que nul en ces lieux pouvait se targuer d’être sauvé et que les ombres du temple des jeux pouvaient dissimuler bien des périls. Sans armes, seul, ma meilleure chance de salut se trouvait au dehors, comme pour tout un chacun.


J’en suis donc là de mes pérégrinations, parvenu à l’air libre à coups de coude et de bousculades, abasourdi devant la marée humaine qui s’écoule sans discontinuer des gorges de l’amphithéâtre, lorsque dans la bousculade qui fait rage, un corps vient s’écraser contre le mien avec violence et me fait tituber.

Le duumvir Pompeius… Il ne saura jamais combien je l’ai maudit, le bougre, de concert avec ma maîtresse, dans le secret de ma cellule et de la nuit. Le souvenir de ce soir d’humiliation par le fouet reste aussi cuisant dans ma mémoire que la brûlure du cuir sur ma peau. Je ne saurais dire s’il en fut acteur, mais je sais néanmoins qu’il ne l’a pas empêché. Malgré toute ma rancœur et ma superbe en privé, à présent qu’il me toise, je sens la chape de son autorité écrasante tomber sur mes épaules et à aucun instant je ne suis tenté d’aller contre ce qu’il m’intime.
Un regard rapide par-dessus son épaule et l’ombre de deux loups enragés se dessinant sur les murs de pierre me suffisent pour donner du crédit à l’urgence palpable dans sa voix. Je lui emboîte le pas sans plus réfléchir, courrant à perdre haleine, les habitations sont notre seul salut…

La première porte, enfin, lourde et ouvragée de guirlandes de fruits comme si la Corne d’Abondance s’était déversée sur elle. Je la reconnais sans nul doute, la villa de la Felix. Je soupire. S’il est bien une maison hospitalière à Pompéi c’est celle là, aussi ouverte que les cuisses de ses filles.

Je joins mes tambourinades à celles de Publicola, faisant vibrer les battants d’un tonnerre de tous les diables. C’est alors que je mesure l’avantage d’avoir le duumvir pour compagnon d’infortune : ses manières raffinées –assurément plus raffinées que les miennes- et surtout son nom suffiront bien à sauver notre peau. Je prends tout de même une note amère de la manière dont il juge bon de m’introduire : « ancien » champion de Pompéi… Il aurait franchement pu se passer de cette nuance là… Je me renfrogne et pour un peu je le laisserai bien se dépêtrer tout seul de notre interlocutrice méfiante, tout « ancien » champion que je sois...
Car pour avoir été exhibé dans sa demeure quelques fois, je sais reconnaître la voix de la maîtresse des lieux lorsqu’elle se fait entendre, rien à voix avec la voix ingénue, presque enfantine, qui nous reçoit à travers la porte et s’interroge de notre présence sur le seuil. Et voilà que de nouveau, on me ressert ma déchéance de mon titre par l’entremise de la bouche de cette inconnue… Par Mars, je jure que si je l’entends de nouveau !


Mais alors que le couple de loups se profile à l’entrée de la ruelle, à peine occupé par un poulet chipé à la volée, mon orgueil meurtri se trouve bien vite balayé par l’instinct de survie et j’appuie avec ferveur Pompeius :

-C’est donc vous dire l’urgence dans laquelle nous sommes… madame ! –je m’essaye aux subtilités du raffinement à la romaine d’une voix bien mal assurée- Ouvrez ces portes et voyez nos vies sauvées,  charitable Pompéienne ! Et puissent les Dieux honorer votre bonté en vous gratifiant d’une vie longue et prospère de… mille ans.

Je risque une œillade inquiète à Pompéius, car je crains d’en avoir trop fait. Bien choisi, le moment, pour se laisser tenter, aussi piteusement, par l’art du compliment et de la louange…




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Patricien
Mer 23 Juil - 20:58
Re: Qui va à la chasse... ₪ Carmen, Publicola & Priam   




Lucius Pompeius Publicola
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Je crois n'avoir jamais autant jeté de coups d'oeil nerveux par dessus mon épaule. Même lorsque j'ai fait mon service, même lorsque j'étais Navis Magister pendant quelques années alors que je n'avais jamais mis une sandale sur un foutu navire. Chaque bruit qui provient de la ruelle dans laquelle nous nous sommes engouffrés est suspect, chaque ombre un présage mortel. Les loups ont peut-être trouvé proie plus savoureuse à leur goût, mais le mince espoir que cette pensée me procure est bientôt balayé par leurs silhouettes qui se profilent à quelques mètres de nous. Oh, il leur faudra bien cinq minutes pour arriver jusqu'à nous et nous sauter sur le râble... S'ils s'avèrent vieux, boiteux, ou borgnes ! Mais tel n'est pas le cas si bien que je tambourine de plus belle sur le battant de la porte, à en secouer la guirlande de fruits qui bientôt vient s'entremêler sur nos bras impatients.

Tandis que je m'en débarrasse, c'est Priam qui prend la parole, pour répondre à la jeune fille qui se fait entendre derrière la porte. Les mots fleuris qu'il choisit, je ne les prévoyais pas. Et peut-être est-ce nervosité, peut-être est-ce simplement un réflexe incontrôlable mais je le raille aussitôt qu'il a terminé :

- Non mais écoutez-vous, à peine vous manque-t-il une lyre ! Peut-être avez-vous loupé votre vocation, on vous croirait sur la scène d'un théâtre ou bien est-ce le langage dont vous usez face à vos adversaires sur le sable de l'arène ?

Je manque de continuer sur le fait qu'on comprend mieux pourquoi il a ainsi si joliment perdu, car je ne lui pardonne toujours pas l'immense somme que j'ai parié ce jour-là, ni la honte, ni la rage ensuivie mais les loups qui ne sont malheureusement ni vieux, ni boiteux, ni borgnes nous ont rejoint, babines découvertes. Leur posture indique clairement leur intention de nous assaillir très bientôt, même s'ils jaugent malgré tout la dangerosité de l'affaire. À une unique proie blondinette, s'est ajouté un adversaire plus massif.

Alors je me retourne aussitôt, priant tous les dieux qu'ils tergiversent encore, tâtant à ma ceinture la cruelle présence de mon glaive d'apparat qui ne saurait pas trancher un radis. Plus jamais ce fichu objet ostentatoire de pouvoir !
Je frappe une fois encore, avec toute l'impériosité que je peux mettre dans ce geste et renchérit, sur un ton qui se veut convaincu :

- Certes une vie longue et prospère de mille ans, et également une fière joie d'avoir sauvé de la tourmente deux âmes en peine qui ne sauront jamais oublier votre geste ! Et le récompenseront plus que vous ne pourriez l'imaginer. Ouvrez donc demoiselle, je vous en conjure.

Entendons-nous, c'est surtout moi qui ai les moyens de récompenser le dit acte chevaleresque mais passons. Les loups grognent sourdement à présent et ils semblent vouloir nous attaquer. L'un contourne un banc et se poste en direction de notre flanc gauche, soit dans ma direction, ayant visiblement déterminé le sujet le plus faible du duo. Je ne sais ce qui me prend mais je saisis au sol la guirlande de fruits, la fait tournoyer façon fronde et l'envoie en plein dans la tête du loup qui recule aussitôt, aussi surpris que moi. Je lance alors à Priam :

- Faites donc quelque chose bon sang, une grenade en purée ne va pas les occuper bien longtemps !

Puis, je reprends, toisant la porte :

- Nous ne repousserons pas les loups indéfiniment petite et sache qu'avant de venir quémander la vie chez toi, nous étions à l'amphithéâtre et y serions volontiers restés. Les bêtes sont libres à travers la ville. Alors que choisis-tu ? De nous sauver la peau ou bien de déblayer ensuite nos cadavres et d'expliquer à Julia pourquoi Lucius Pompeius Publicola, fils de Pompeius Secundus, Duumvir avant lui, est mort sur son perron !

Flûte à la fin. J'abandonne le langage fleuri, il n'est plus temps.



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Dim 3 Aoû - 11:21
Re: Qui va à la chasse... ₪ Carmen, Publicola & Priam   




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Invité

Trop occupée dans ses envies d'évasion, Carmen avait grandement sursauté suite aux tambourinements de ces deux hommes qui se prétendaient l'un et l'autre être le duumvir, ainsi que Priam. La jeune courtisane avait d'abord cru à un canular mené par deux pilleurs qui n'avaient qu'une envie, profiter que la majorité des gens de Pompéi soient à l'amphithéâtre pour commettre leurs méfaits. Septiques, elle avait donc laissé la porte close. Ses lèvres tressaillent néanmoins quand le supposé Priam l'appelle Madame, c'est bien la première fois qu'on lui faisait l'honneur de l'appeler de cette manière. Si sa situation personnelle n'avait pas été aussi grave, elle aurait sans aucun doute basculé dans un grand fou rire suite aux louanges lancées par le supposé gladiateur. Elle se retint aussi de lui dire que malgré toutes ses supplications les dieux n'avaient jamais rien fait pour lui accorder une vie prospère, et dans son cas c'était sans doute peine perdue. Elle lève les yeux et l'oreille collée à la porte, écoute les réprimandes du deuxième homme. A nouveau, ses lèvres s'étirent, ça avait au moins l'avantage de lui apporter une certaine distraction.
N'importe qui aurait pu être flatté des promesses d'un duumvir mais à moins que celui ci ne lui redonne sa vie volée et lui accorde une vie sans danger à elle et surtout à son bébé à naître, toutes ces promesses lui laissent un goût amer. Client du lupanar, il serait sans doute le premier indigné qu'une des courtisanes tombe enceinte.

-Les dieux pourraient m'accorder mille ans de vie que je n'en voudrai pas. Lacha t-elle, assez froidement avant de prendre la décision de faire quelques pas en arrière, voulant ainsi s'éloigner le plus possible de ces importuns.
Mais tout d'un coup, Carmen se fige, la mine pleine d'effroi lorsqu'elle entend des grognements parvenir à son oreille. Ainsi donc les deux hommes pourraient dire vrai ? La jeune femme se risque alors d’entrebâiller la porte, le temps pour elle de voir à quelques mètres les deux grosses bêtes noires ainsi que – comme ils le disaient – Lucius Pompeius Publicola et Priam. Elle s'empressa alors d'ouvrir totalement la porte et la referma aussitôt que les deux hommes furent entrés, mais c'était sans compter l'un des loups dont la tête avait eu le temps de se glisser dans l'entrebâillement. La bête couina sous le chox mais garda ses positions, et c'était désormais impossible pour la courtisane de fermer la porte, la tête de la créature faisant obstacle et dont le reste du corps menaçait d'entrer sans l'aide de bras plus fort que les siens pour repousser la bête.

-Un peu d'aide ne serait pas de refus, sinon j'aurai pu vous laisser à la porte, le résultat aurait été le même. Grogna la courtisane, souffrant sous l'effort.
Arene
Mer 24 Sep - 20:31
Re: Qui va à la chasse... ₪ Carmen, Publicola & Priam   




Priam
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Qui va à la chasse...
Carmen, Publicola & Priam




Face à la voix moqueuse de Publicola, je me renfrogne et baisse les yeux, quelque peu piteux. La seule idée de m’imaginer déambuler en cothurnes sur la scène d’un théâtre aurait sans doute de quoi faire se tordre de rire les loups eux-mêmes… Allons bon, je le laisse parler de toute sa charismatique blondeur, mais, par tous les Dieux, qu’il nous fasse entrer s’il est si doué en compliments et en louanges!

Je pourrais peut-être faire montre d’un courage et d’une bravoure digne de la superbe que je me fais fort d’afficher en toutes circonstances… Cependant, et je ne pensais pas que ce péché se trouverait ainsi brutalement exposé au grand jour, je n’ai jamais vraiment aimé les venationes. Je veux dire, me retrouver confronté aux bêtes sauvages est loin d’être un exercice que j’affectionne. Je sais anticiper les coups d'un adversaire surentrainé, mais face à l'instinct animal, je perds mes repères, mon assurance. Et cela me déplait. Certains de mes camarades s’y complaisent, trouvant au contraire que l’on ne nous en offre pas assez souvent l’occasion.
Quant à moi… La manière dont je me tiens, prêt à rentrer dans la porte de la Felix et à m’en laisser absorber pour atterrir directement dans sa villa, suffit à laisser transparaître toute mon aversion pour ces saloperies de bestioles. Il me reste cependant un semblant de dignité et de contrôle de moi pour m’empêcher d’appeler ma mère…

La fronde improvisée par le duumvir a quelque chose de risible, je le sais. Pourtant, je la vois flotter en l’air pendant quelques instants, le regard ampli d’espoir. Lorsqu’elle retombe mollement dans un bruit de fruit blet écrasé sur les pavés, ayant à peine heurté le nez d’un des deux loups qui glapit, mon espoir s’effondre à son tour. Nous sommes perdus.


Publicola me reproche mon inaction et je partage son impatience. Je me retiens de lui demander s’il s’agit là d’une invitation à me jeter tout cru et de mon plein gré en pâture aux bêtes afin de les distraire suffisamment le temps qu’il trouve à mettre à l’abri son auguste notabilité. Autour de nous, rien pour nous permettre ni de les contenir, ni de les effrayer et je suis sans armes.

Les vociférations de Publicola à l’encontre de la porte semble enfin porter leurs fruits car les gonds tournent pour révéler à nos yeux ébahis et agrandis par l’effroi une jeune femme blonde dont nous n’avons ni le temps ni le cœur de célébrer les charmes. Nous nous engouffrons prestement à l’intérieur, lâchant des remerciements à la va-vite.

Un de nos assaillants semble avoir trouvé lui aussi la faille, si bien que je sens la chaleur fétide de sa gueule sur l’arrière de mon subligarium avant que la porte ne se referme sur son garrot. La bête jappe et gémit mais la porte est lourde et malgré les efforts de la jeune femme, celle-ci refuse de battre en retraite. Le souffle court, le cœur et les poumons prêts à exploser, je mets un instant avant de comprendre que nous n’avons pas complètement échappé au danger.

A côté de nous, à portée de bras, dans une niche décorée creusée dans le mur, se trouve une statuette dédiée à Mercure. Dieu des voyageurs, il n’est pas incongru de le trouver protecteur de cette demeure où résident bon nombre d’étrangers de passage. A côté, brille une bougie votive prisonnière d’une petite cage ouvragée.
J’intime d’un mouvement urgent des doigts au duumvir:

-Votre toge…


Oui, lecteur, tu lis bien. En cet instant où nos vies demeurent encore en péril, je me trouve à demander au duumvir de la grande cité de Pompeii de se déshabiller sous le toit d’une maquerelle. Déshabiller… Un bien grand mot pour se délester d’un grand pan de laine qui pendouille en permanence et doit bien entraver les mouvements si vous voulez mon avis; mais dont, allez savoir pourquoi, les Romains semblent faire toujours grand cas. D'autant qu'il lui restera bien toujours sa tunique pour se draper dans la dignité. Devant son air interdit et interloqué, me voyant déjà crucifié pour l’outrage, je m’explique en espérant les dieux de l’éloquence de mon côté.  Cette fois…

-La laine est bien sèche et fine, elle peut faire une bonne torche de fortune. Si nous l’embrasons et la jetons devant la porte, cela devrait les effrayer suffisamment longtemps pour aller flairer d’autres proies… Autres que nous…

J'adresse un regard insistant à la louve qui se trouve assez ironiquement en lutte avec un de ses homologues, espérant trouver de l'appui de son côté et la convaincre, au moins elle, que ce sacrilège fait à Rome en vaut bien la peine...




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Patricien
Mer 8 Oct - 18:44
Re: Qui va à la chasse... ₪ Carmen, Publicola & Priam   




Lucius Pompeius Publicola
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Des répliques froides nous parviennent de l'autre côté de ce battant qui s'escrime à demeurer clos. Ah, je me rêve sur l'instant tel un Jupiter ou un Atlas, capable d'enfoncer n'importe quelle porte lui résistant. Quoique Atlas eut pu écrabouiller d'une pichenette ces loups tels des nouveaux nés et Jupiter eut choisi de soit les foudroyer, soit user de quelque stratagème pour briser la résistance de la jeune femme, comme il le fit avec tant d'autres. Même si avec les paroles fleuries de Priam, nous ne sommes pas loin de la séduction ou de l'obséquiosité. Quand elle nous parle de ne vouloir en rien mille ans d'existence, je réponds aussitôt :

- Eh bien très chère, je ne serai pas navré quant à moi d'en avoir vingt de plus... Sauf que mon souhait risque de bientôt se voir déchiqueté par des dents plus tranchantes que la mâchoire rieuse du destin.

Finir dans la gueule du loup. Non non lecteur, épargne-nous je te prie toutes tes métaphores et tes analyses freudiennes qui seraient alors anachroniques. Laissons Lucius reprendre. Donc dis-je, finir dans la gueule du loup. Ou des loups, qu'importe, en un seul morceau ou plusieurs bouchées, le résultat sera le même. Le loup qui a reçu mon piètre projectile sur le pif grogne à présent d'une forte méchante manière. Oui, pis que précédemment, c'est dire, si bien que je sens mes cheveux se dresser sur ma nuque. Je suis à deux doigts d'utiliser le gladiateur-poète comme bouclier humain mais la porte baille dans un son strident, digne des pièces de théâtre les plus angoissantes, et je ne demande guère mon reste lorsque je m'y engouffre. Sauf que le loup a bondi dans notre sillage et que le voilà dans une position ornementale assez désagréable. Bien qu'une tête de loup fasse assez raffiné dans un lupanar au milieu des lupa, le tableau est moins alléchant lorsqu'il s'agit de mâchoires essayant de claquer sur vos mollets ou vos avants-bras. Et s'il ne s'agissait que de la tête encore... Non pas, le corps est prêt à suivre et la demoiselle n'est guère forte. Alors nous l'aidons aussitôt volontiers, après avoir été quelques secondes médusés par le spectacle de cette farouche prostituée, enceinte jusqu'au cou, semble-t-il.

Moult remarques me viennent à l'esprit mais je les néglige aussitôt. La survie est plus importante que la morgue. J'espère lecteur que tu apprécies ce jeu de mots tout autant anachronique... Bref, je force à mon tour sur le battant mais mon oeil saisit le mouvement effectué par Priam. D'abord mon nez se fronce sous l'insulte d'être ainsi sommé par un esclave de faire... quoi d'ailleurs ? J'entends les mots mais ne comprends pas tout de suite. Eh bien quoi ma toge par tous les dieux ?

- C'est bien le moment de causer chiffons mon brave, je vous en payerai vingt des toges pour aller parader au sein d'un théâtre si vous nous débarrassez de ces prédateurs affamés...

J'ai dit tout cela d'une seule traite sur un ton des plus agacé mais je vois dans le regard de mon interlocuteur qu'il s'agit d'une toute autre urgence et mon sourcil se hausse. Ma toge ? L'enlever, ici, maintenant, dans le repaire de tous les vices. Déambuler ensuite devant des dents de loups en simple tunique, moi le Duumvir sans faille et sans reproche ? Dont l'immaculée vertu fait chaque matin briller le soleil dans les cieux ? Cet-abruti-veut-que-j-ôte-ma-toge-ici ? Pour en faire quoi qui plus est ? Une vulgaire torche ?! Sur mon visage se peint tout ce monologue intérieur qui heureusement ne dure qu'une fraction de seconde. Le rustre argumente et je grogne, presqu'aussi fort que notre assaillant tandis que j'ôte d'un seule mouvement le tissu qui me drape, me retrouvant donc en tunique, comme dans mon cubiculum le matin. Je relève la tête, pour conserver fierté quand je n'ai plus les apanages de ma fonction, car les voilà à présent de concert, tous les deux, pour tenter de me convaincre. À cet instant, j'ai bien envie de fouetter de nouveau Priam, même avec ce bout de laine qui ne lui ferait pas grand mal :

- Oh ça va, je vous en prie, n'allons pas épiloguer alors que les bêtes sont à nos portes. Je suis Duumvir, je sais ce que j'ai à faire.

Et dans un calme suspendu par l'action qui se mène, j'avance dans ce simple appareil, vers la petite cage dorée qui contient la flamme vacillante de notre salut. Mais la cage est close, c'est bien là le drame, le murmure sadique de Fortune. Comme si les clients du lupanar de Felix allait lui voler ses bâtons de cire alambiqués et parfumés. Je reconnais bien là sa pingrerie... On n'amasse pas richesse par hasard !

La petite semble avoir du mal à maintenir la porte, alors je lui confie notre destinée, préférant user des muscles qui lui font défaut, pour qu'elle enflamme non pas nos sens mais bientôt feu ma toge. Blanche. Bordée de pourpre et d'or. MA toge. Et un pas après l'autre, précautionneusement, je maintiens la petite cage sur le tas de tissu, marchant en glissant les pieds plutôt que je ne les lève, pour ne pas souffler dans le déplacement la bougie.

- Ouvrez-nous donc cela, laissez-nous la porte et que le feu fasse son office.

Mon ton est lugubre car même si nous y mettons tout notre coeur, il se peut que l'immonde finisse par se faufiler avant que la force brute ne lui brise les reins.




Césars:
 

Mes enfants me font tourner en bourrique...:
 





Re: Qui va à la chasse... ₪ Carmen, Publicola & Priam   




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