Qui va à la chasse... ₪ Xara, Flavinia, Helvia & Octavia



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Venus
Dim 29 Juin - 10:08
Qui va à la chasse... ₪ Xara, Flavinia, Helvia & Octavia   




Venus Pompeiana
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Xara, Flavinia, Helvia & Octavia


Veille des Ides d’Avril, an 725 AUC.
L
a panique gagne les gradins et la tribune d’honneur ne fait pas exception. Tous se pressent dans les vomitores, ces galeries destinées à évacuer la foule de l’amphithéâtre. Emportée par le flot, Xara perd de vue sa maîtresse, Licinia Laelia.
Néanmoins lorsque la tête brune d’Octavia Licinia, belle-sœur de cette dernière, émerge, l’esclave se fraye un chemin jusqu’à elle dans l’espoir de trouver Laelia à ses côtés, mais celle-ci demeure introuvable. En lieu et place se trouve Flavinia, jeune esclave de la maisonnée qui n’a pas quitté l’entourage de sa domina et a assisté au spectacle de la venatio bien malgré elle.

Naturellement leur petit groupe, une fois dehors, s’apprête à traverser la ville en panique pour regagner la villa de Diomède, les artères principales étant engorgées, il leur faut prendre les petites rues annexes. Un réflexe qu’a eu de concert Helvia Claudia Scaevola, qui s’adjoint donc aux deux autres femmes et à la fillette. Mais soudain, au détour d’une ruelle dans le quartier de Nola, le petit groupe se trouve nez à nez avec une lionne et une panthère qui, une fois n’est pas coutume, chassent aussi de concert…

Même si Xara possède une maitrise indéniable des armes, il semble impossible pour elle seule de parvenir à bout de ces deux bêtes affamées, d’autant que le lion mâle s’approche à pas félins dans leur dos. La situation se fait désespérée, lorsque le regard de Flavinia glisse vers une porte qui pourrait garantir leur salut : une de celles, nombreuses, menant vers les cloaques de la cité.

Oui, vous avez bien compris mesdames, voici le choix qui se pose à vous : mourir en gardant votre dignité, ou bien survivre… Mais prenez garde : qui sait ce qui circule dans les dédales sombres des égoûts…

***

  • Aucun tour de jeu n’est installé parmi les groupes, vous pouvez poster comme bon vous semble.
  • Vous pouvez privilégier les posts courts (20-30 lignes environ) si vous le souhaitez, afin de garder un rythme fluide et soutenu.
  • Comme vous le voyez, vous êtes cette fois non plus en binôme mais par groupe de 3 ou de 4, l’assiduité  de chacun est donc la clé fondamentale de la réussite de cette intrigue. Si jamais vous avez une absence prévue ou pensez subir une baisse de régime, pensez à prévenir vos compères afin qu’ils puissent pallier au mieux cette absence.
  • Il se peut que Venus intervienne à un moment donné de vos aventures pour en bouleverser totalement le cours… Gardez l’œil ouvert et le bon ! ^^


Bon jeu! cheers

code by biscotte
Mar 1 Juil - 15:33
Re: Qui va à la chasse... ₪ Xara, Flavinia, Helvia & Octavia   




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Invité

Ce qui aurait pu être une journée habituelle le soleil tapant agréablement sur sa tête devint vite effrayante et sombre telle une nuit sans lune. Sursautant alors qu’elle avait aperçu l’ours fracassant les estrades en bas, Octavia resta un moment sans voix percutée par la peur. Elle se fit alors percuter par un patricien quelconque pour retrouver la joie de pouvoir contrôler son corps. Aussitôt, elle se mit debout. Ses regards se firent nombreux à la recherche de sa fille. – Heureusement, son autre fille Gaïa était en sécurité à la maison. – Puis, ses regards se firent nombreux pour retrouver Caïus. Rien. Elle n’apercevait ni l’un ni l’autre. Ses pas se faisaient précipités alors qu’on jouait du coude pour sortir rapidement de l’amphithéâtre infestés des fauves dont les Gladiateurs ne pouvaient plus rien. Octavia se fit alors pousser sans ménagement s’écorchant un bras contre une colonne de marbre. La fibre de lin tint le coup et ses voiles dorés ne furent en rien abîmés malgré une certaine douleur.

Octavia aurait certainement voulu charrier celui qui venait de s’en prendre à elle Licinii, mais des grognements provenaient d’un peu partout. La peur la faisait se retourner par à coup et on finit par atteindre l’extérieur de l’amphithéâtre. C’est à ce moment que la Domina se rendit compte être suivit par les esclaves Xara et Flavina et que celles-ci la suivraient sans jamais rouspéter un seule seconde. Octavia voulait s’éloigner le plus possible de la foule dense et de ces fauves. Elle ne savait pas s’ils suivaient toujours, s’ils se mettaient en embuscade. Certes, elle refusait de rester traîner en terrain neutre comme celui-ci.

- P … Par les ruelles !

Lâcha-t-elle pointant du doigt la direction à prendre se voulant autoritaire, mais se trouvant plus paniquée et apeurée que toute autre chose. Octavia voulait retourner à la maison, barrer les portes, prendre sa petite Gaïa dans les bras et espérer y voir Licinia et … Caïus. Non ! Lui, il savait se battre. Elle ne devait pas s’en faire pour lui. Non ? Malheureusement, comme son inconscient l’imagina des fauves se trouvaient dans une ruelle le barrant le passage en avant et même par derrière. Le souffle d’Octavia se faisait saccadé et son corps tâchait de ne pas bouger pour éviter d’attirer les fauves sur elle. Seuls son regard changeait de direction gardant toujours ses yeux bruns en les animaux. Subitement, Flavinia semblait attirer par quelque chose en particulier.

- Qu’y a-t-il !

Aboya-t-elle plus de peur que de son autorité habituelle.
Patricien
Ven 4 Juil - 21:43
Re: Qui va à la chasse... ₪ Xara, Flavinia, Helvia & Octavia   




Helvia Claudia Scaevola
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Des cris.

Seulement des cris.

Des cris partout.

Des cris de femmes. Des pleurs d’enfants. Des rugissements de bêtes. Le chaos. La terreur. La fuite.

Devant la débâcle qui se déroulait devant ses yeux, la veuve demeure immobile de longues secondes, abasourdie, dans le mutisme le plus total. Ces fauves, ces bêtes autrefois divertissantes alors qu’elles périssaient transpercées par les lances et les flèches des gladiateurs, étaient alors effrayantes, sanguinaires, comme dotées d’un tout nouveau pouvoir qui les rendait capables d’assouvir un besoin de vengeance qui semblait étrangement humain. La plèbe qui se délectait de ce spectacle pourpre maculait alors à son tour le sol de son propre sang. Le temps du prédateur était révolu. Au chasseur de se faire chasser.

La tribune d’honneur ne lui offrait aucune défense supplémentaire que l’on pourrait croire due à son rang. Au milieu des fauves et des hommes devenues bêtes sauvages en fuite, Helvia était une proie parmi tant d’autres. Menacée. Terrorisée. Désemparée.

Une bousculade arriva jusqu’à elle. La gauchère n’eut que le temps de se voir tomber. D’un geste désespéré, elle tenta de se rattraper à un siège, mais sa cheville ne supporta pas une telle torsion. Le son résonna dans sa tête aussi fort que le rugissement du lion, dressé fièrement sur les gradins un peu plus loin, qui admirait les signes magnifiques d’une revanche qu’il n’attendait plus. Un craquement sinistre, et une douleur vive. La veuve laissa échapper un cri. Mais que pouvait être un cri au milieu de tout ce chaos ?

La patricienne demeura à terre de longues secondes, bousculée de part en part, piétinée par les Pompéiens qui cherchaient désespérément une issue. Autour d’elle, elle ne vit plus un seul visage familier. Tous avaient fui, emportés par la foule ou poussés par cette peur implacable qui prenait le pouvoir sur toute autre chose. Où donc étaient passés Sextus, Lucius…? Elle était seule au milieu de cette foule, à observer chaque visage avec des yeux d’animal pris au piège, attendant qu’un regard se pose sur elle, la remarque, que quelqu’un fasse quelque chose. Quand elle discerna une majestueuse fourrure rayée onduler un peu plus loin et se rapprocher, son sang ne fit qu’un tour. Elle ne pouvait plus attendre. Elle devait sortir d’ici.

Il est des sentiments capables de faire naître en vous une force que personne ne peut soupçonner. La peur, certainement, était un des plus puissants. Tirant sur tous ses muscles, ignorant la douleur aiguë qui avait pris sa cheville, Helvia se releva tant bien que mal et, après un dernier regard jeté en arrière, elle prit ses jambes à son coup. Etrangement, chaque pas semblait atténuer le mal qui prenait sa cheville, comme si son corps lui-même cherchait à l’oublier. Aidée par les derniers spectateurs qui la poussaient sans cesse, la veuve quitta les gradins et atteignit une sortie pour s’engouffrer dans la ville et son labyrinthe de ruelles. Là était sa seule chance. Seules ces ruelles pourraient l’aider à semer ces bêtes. Il n’y avait pas de place pour la réflexion. Autour d’elle, du sang. Du sang partout. Et les pleurs des hommes qui voyaient sous leurs yeux se débattre un père, un frère ou une tante, tailladé par les crocs des fauves. Mais Helvia ne regarda pas. Elle n’écouta rien. Elle courut simplement, aussi vite qu’elle le put, avec comme seule et unique pensée la recherche d’un endroit sûr, d’un abri où les bêtes ne pourraient pas l’atteindre.

Sa course la mena jusqu’à une rue étroite, perdue dans le quartier de Nola. Là, elle entendit des pas précipités et chercha une silhouette du regard. Elle en découvrit finalement trois, un groupe de trois femmes, ou plutôt, de deux femmes et d’une enfant. D’instinct, elle s’en rapprocha, rassurée de ne plus se trouver seule.

- Connaissez-vous un endroit sûr ? lança-elle, le souffle court, une fois arrivée à leur hauteur.  

Ses yeux se posèrent alors sur les traits d’une grande femme à la silhouette longiligne et à la chevelure d’ébène. Aucun doute n’était permis. Il s’agissait bien là d’Octavia Licinia Camilla, la femme de la Murène, visiblement séparée elle aussi du reste de ses proches. Derrière cette dernière, elle remarqua une jeune femme aux cheveux blonds. Son nom lui était totalement étranger, mais elle se souvenait de ce visage, toujours tapi dans l’ombre de Licinia Laelia. Elle devait être sa suivante, assurément… En revanche, Helvia n’avait jamais vu l’enfant, mais son identité était pour le moment la dernière chose qu’elle cherchait à savoir. Le destin semblait malgré tout bien décidé à l'entourer de Licinii en ce jour funeste ! Quel signe était donc celui là ?

Alors qu’elle avait arrêté sa course, son attention se porta à nouveau sur sa cheville malmenée, et, comme réveillée après une douce léthargie, celle-ci se remit à la lancer avec une vigueur décuplée, certainement intensifiée par la fuite à laquelle la patricienne s’était livrée. N’y tenant plus, Helvia se déplaça lentement jusqu’à un mur et s’y adossa, fermant les yeux pour mieux maîtriser sa douleur.

Un son rauque résonna alors dans la ruelle et la veuve rouvrit immédiatement les yeux. Deux lionnes se rapprochaient avec une lenteur cruelle, les yeux grands ouverts. Helvia se redressa, le cœur battant. L’avaient-elles suivie ?

Un deuxième grondement vint de l’autre côté de la ruelle. Un lion majestueux avançait à son tour vers les quatre humaines, prêt à leur faire payer cet immonde spectacle auquel il devait participer. Helvia ne le quitta pas des yeux, immobile.

La venatio était terminée…


HRP : navrée pour la longueur, je me suis laissée porter par l'inspiration...  Flag 


Si mon sexe me refuse les ambitions qui me dévorent, laisse ma haine et ma soif de pouvoir servir ton ascension. Que ma rage te hisse aux sommets qui me sont interdits et fais qu'en ta réussite je trouve ma consécration. Deviens homme de lumière, je reste femme de l'ombre. Mais brille pour nous deux car la vipère gronde... Son venin te servira tant que tu tiendras parole.  

(c) crackle bones
Sam 5 Juil - 14:18
Re: Qui va à la chasse... ₪ Xara, Flavinia, Helvia & Octavia   




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Qui va à la chasse ...
Cause when we are good, we're grand, but when we're bad we are very bad. But I stick around 'cause the love that you're giving me is the best I've ever had. Oh, oh, oh, oh. And it's funny to me, the way that things have worked out. There's no doubt in my mind that you can't recall what this all was about. So let's give it up. Love me sweetly and completely Come and sit beside me 'cause you know I need you near. When you're wheelin' with that feelin' we'll paint the town pink 'cause baby, red is so last year.



Le sang tapissait le sable fin de l'arène, vestige d'une bataille entre gladiateurs et bêtes sauvages. Un spectacle déchirant de cruauté auquel elle fut bien obligée d'assister à la demande de sa domina. Bien vite, les spectateurs laissèrent leur joie de vivre de côté, après qu'un hurlement déchirant ne soit suivi d'un silence mortuaire. Un ours venait tout juste de s'élever au milieu de la foule, laissant place à ses instincts primitifs pour rappeler que la nature à ses forces que les humains ne possédaient pas. Ce n'était plus des rires grossiers mais des visages décomposés qui tentaient de fuir pour sauver leur peau. Tous n'y survivrait pas aujourd'hui. L'enfant resta quelque peu stoïque face au spectacle, mi subjuguée, mi apeurée par la scène. Elle ne savait quoi penser après tout, la Venatio restait son premier spectacle de l'arène. Aussi pensa t'elle à une part de spectacle mise en scène pour amuser le publique. Seulement, l'effet restait plus que douteux. Un de ses sourcils s'arqua de surprise, alors que son visage s'était tourné vers celui apeuré de sa maîtresse. Aucun doute ne subsistait, la situation devenait hors de contrôle. Sans plus attendre, la jeune esclave se plaça auprès de sa propriétaire, dont elle suivait l'ombre sans rechigner.

Fuir les cris, les bousculades dans les gradins, trouver une issue favorable à leur survie. Tant que questions qui malmenaient son esprit enfantin. Des hommes n'hésitaient pas un instant à bloquer le passage pour laisser leur famille passer en premier, quitte à employer la force. Ce n'était plus une question de rang sociale ou de bourse pleine. Les bonnes manières étaient oubliées au profit d'une escapade rapide hors de l'arène. Néanmoins, les fauves déambulaient déjà dans les rues de Pompéi. Les imprudents en feraient lourdement les frais. Quand enfin ses pas trouvèrent l'extérieure, la direction changea des rues déjà bondées pour les ruelles plus étroites de la ville. Un gain de temps qu'elle approuvait favorablement. Elle se sentait en sécurité, de par la présence de Xara, jeune femme à la longue chevelure blonde qu'il était bien difficile d'oublier. Son apprentissage au maniement des armes l'aiderait certainement si les dieux les conduisaient face à une bête. Ce n'était pas pas une marche douce et tranquille mais plus une course contre la montre. Son cœur battait la chamade, tant les pulsations se faisaient fortes et courtes. Il s'agissait bien d'un cauchemar en pleine réalité. Au détour d'un croisement, une autre patricienne se joint au groupe. Son visage ne lui pas inconnu mais elle ne dit mot à son arrivée. Au final,une autre vision horrifique lui glaçait le sang. Une lionne et une panthère s'approchaient de leur carcasse à pas feutré, bien décider à festoyer en groupe. Serait ce la fin de son existence ? Quitte à y laisser la vie, autant apporter des forces à d'autres prédateurs ? Flavinia, pourtant, cherchait un moyen de s'en sortir indemne d'une quelconque façon. Lorsque ses yeux clairs furent arrêtés sur l'une des portes menant aux égouts de la ville. Cette attention fut captée par sa domina au vu de sa réaction. L'enfant tendis sa main en direction de l'issue qu'elle contemplait.

"Par ici ... Il ... Il ne reste que ce chemin."

Son ton se faisait insistant, bien consciente de devoir respecter le choix de sa domina. Si elle venait à faire route seule en abandonnant la Licinii, sa vie serait terminée avant la fin de la journée. Mais plutôt que de servir de repas de choix aux bêtes sauvages, elle préférait miser sur les égouts de la cité. Ses deux mains se posèrent sur le tissus qui constituait son vêtement de fortune. Elle en déchira un morceau pour couvrir son nez et ses lèvres en le nouant derrière sa chevelure. L'instinct conduisait parfois la route des Hommes vers des dédales qu'ils n'auraient jamais empruntés sans cette crise qui les conduisait vers une mort certaine. L'enfant se refusait à se battre dans un combat perdu d'avance. Si les gladiateurs, surhommes entraînées, eurent beaucoup de mal à les maîtriser, ce ne serait pas de ses bras frêles qu'elle obtiendrait gain de cause.

"Mourir ou survivre, faites votre choix."

Son visage contempla à tour de rôle ceux de Xara, Helvia et Octavia. Les deux patriciennes possédaient leur vie entre leurs mains. Qu'elles en fassent bon usage.


made by pandora.




Mar 8 Juil - 21:34
Re: Qui va à la chasse... ₪ Xara, Flavinia, Helvia & Octavia   




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Qui va à la chasse ...
perd sa place !


Aujourd'hui, la fertilité de notre Terre-Mère, sa renaissance est fêtée.Une fête qui a un sens pour moi, plus que de fêter un dieu romain en qui je ne crois pas. Ou peu ... Certains dieux me parlent car ils ressemblent aux miens. Mais sur le sol romain, c'est un sacrifice innombrable de bêtes précieuses. De bêtes, oui mais elles ressentent des choses.Elles souffrent comme nous, ainsi c'est par obligation que j'y suivis ma Domina.D'ailleurs, je n'admirais pas grand chose du spectacle, certes les exécutions ne me font ni chaud ni froid mais là c'était trop.Il n'y avait pas besoin de tant, je suis certaine que c'est du gâchis.Heureusement pour eux que l'hiver n'est pas signe de désolation pour la chasse, jamais ils n'auraient pu survivre avec cette attitude dans le Fjord.

Ainsi, ce fut avec soulagement que la fin de la venatio vint ... Mais je n'aurais jamais pensée qu'elle se transformerait en une chasse à l'homme.Tout le monde fuyait vers l'extérieur, suant de peur et accroissant la folie des animaux.J'essayais de me dépatouiller tant bien que mal de la foule.Et j'y perdis ma maîtresse, je hurlai alors son nom à plein poumon.Seul des cris anonymes me répondant, et j'eus peur, non pas pour ma vie mais pour la sienne.Cette peur me serrait la gorge, mais aucun des corps piétinés sur le sol ne lui appartenait.Alors je courrai, sans aucune logique, seulement mout par la peur, la peur de la mort de ma maîtresse.J'avais déjà perdu assez de ceux que j'aimais, que j'appréciais.Je ne laisserai pas les dieux m'en enlever un de plus ou qu'il m'emporte avec ... Je ne supporterai pas de vivre une minute de plus de cette manière : seule et esclave.

Lorsque je repris vraiment conscience des évènements, je me retrouvais dans un groupe de femmes : 2 patriciennes dont une Licinii, la belle soeur de ma Domina ainsi que Helvia  et une esclave de la maisonnée : Flavinia.Nous débouchâmes dans le quartier Nola parcourut de milles embranchements.Nous avions fait un sacré détour pour éviter les artères bouchées et les bêtes sauvages. Pourtant, deux se dressait devant nous.Un couple précisément, un lion et une lionne.Je me déplaçais alors rapidement vers mes compagnes, comme pour les protéger. Prenant des  piques en fer pour les cheveux, uns dans chaque main.Dubitativement, je regardai mes lames et les bêtes.Cela risquait d'être un peu juste ... Et je n'avais pas l'habitude de me battre contre elles.Gladiateurs, ne pouvez-vous pas refaire une démonstration ? De toute manières, je n'ai ni leur entraînement, ni leur carrure.Aucune chance de les vaincre.Et la peur fit palpiter mon coeur, de plus en plus vite.Vainement je criai à mes compagnes,oubliant leur supériorité sur moi :

- Fuyez ! Vers les domus !

Ma vie n'a pas de valeur après tout. Je ne suis rien. Que vaut ma vie contre celle de  2 patriciennes et d'une jeune fille ? Rien. Par mon sacrifice, je pourrai partir en héros, pas en une esclave anonyme ... Nous étions tant à avoir eu cette marque. Moi je voudrai être comme Spartacus, un esclave célèbre.Et non pas pour s'être rebellé mais pour avoir sauvé des vies, pour avoir défié les dieux.

Silence. Rien. Détachant mes yeux des fauves, je vis mes compagnes reculant encore plus vers les murs, avec aucunes issues possibles. Et là, la voix fluette de Flavinia perça les brumes de mon âme.Elle nous montrait un chemin. Les égouts. J'étudiais encore une fois nos possibilités et je hochais la tête en direction de la petite.Futée, elle étudie bien son environnement.
Je me décalai alors du chemin pour faire signer aux patriciennes de me précéder.J'assurerai leurs arrières. Et là, leurs visages fut transformer par un masque de dégoût. Ce n'était pas le moment de flancher ...





(c) sweet.lips
Mer 9 Juil - 16:00
Re: Qui va à la chasse... ₪ Xara, Flavinia, Helvia & Octavia   




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Nola. Elles étaient à Nola. Au final, Octavia reconnut les bâtisses les entourant, l’architecture dont elles étaient faites. Elle avait tant passé par ces rues, ces ruelles au temps jadis les reconnaissant entre milles. Octavia Licinia Camilla reconnaîtrait toutes les rues de Pompeï d’un simple coup d’œil. Si souvent vues … Elle allait mourir toutefois déchiquetée entre les crocs de ses lionnes, du lion roi des animaux approchant lui par derrière. Rusés, les fauves les avaient pris en souricière. Octavia avait une nette difficulté à respirer. Elle tâchait, en fait, de ne pas faire le moindre mouvement. Brusque. Lentement, très lentement même, elle se recula. Toutefois, elle ne pouvait pas aller très loin. On était pris en souricière ! Oh Caïus ! Je suis désolée pensa-t-elle prête à rejeter des larmes. Aussitôt, Octavia entendit cette question qui la fit se dresser. Une question à la fois stupide et malvenue quant à elle. On était entouré de fauves ! Pourrez-vous, au moins, ouvrir la bouche pour dire avoir trouvé une solution et non des âneries !

- Non ! Je ne connais pas d’endroit sûr !

Rugit-elle tant la peur transforma sa fierté en colère. En se retournant subitement vers Helvia, Octavia se rendit compte ne pas connaître cette personne. Elle fronça les sourcils un peu sur le qui-vive ne sachant plus réellement comment agir. Elle semblait avoir oubliée toute politesse, tout respect. Seul restait cette force qui souvent tarie prenait une alors une ampleur inégalée. Octavia fut, cependant, plus intéressée par Xara qui semblait vouloir sacrifier sa vie pour elles toutes. Pourquoi pas ? pensa-t-elle sauvagement tout en se retournant vers Flavinia qui avait trouvé une porte de sortie au moment où elle aboya fortement à l’encontre de la petite. Cela l’agaçait que cette petite esclave la prenne de haut toutefois tout comme Xara ayant complètement oublié de se sacrifier pour l’observer telle une trouillarde incapable de prendre la sortie de secours marquée « égouts ». Pour toute réponse, Octavia se dirigea prestement – non sans oublier de lancer un regard vers les fauves – en direction de la porte.

- Alors, pourquoi vous ne vous y lancer pas vous-mêmes ?

Lança-elle sur un ton mesquin et hautain, mais on savait y déceler de la peur par un certain bégaiement. Une seconde plus tard, Octavia se retrouva dans le noir. Évidemment, personne n’avait songé à éclairer les égouts de torches. Elle ne se retourna qu’après avoir fait quelques mètres sur la pierre humide et visqueuse sous ses chics sandales. La patricienne vit alors arriver les autres à sa suite. Un rat passa près de sa personne qui lui fit lâcher un petit cri de peur et ses bras se recroquevillèrent autour de sa poitrine. Elle se sentit bête. Il fallait reprendre contenance. Elle était une Licinii cousine d’Octave.

- Et fermez cette porte lorsque vous aurez toutes passée !

Aboya-elle cet ordre de toute la vigueur que ses pensées le lui permettaient. Retournée à moitié vers l’arrière, Octavia n’avait rien perdu de sa beauté et cela bien malgré la peur, l’humidité collant ses vêtements, l’odeur qui se faisait lancinante. Elle semblait ne pas perdre non plus son autorité.

Patricien
Lun 21 Juil - 22:39
Re: Qui va à la chasse... ₪ Xara, Flavinia, Helvia & Octavia   




Helvia Claudia Scaevola
₪ Arrivée à Pompéi : 26/05/2013
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Les fauves avançaient lentement et la veuve gardait les yeux rivés sur leurs crocs menaçants et leurs pattes monstrueuses qui semblaient sorties d’un autre monde. Le silence n’était plus brisé que par un grondement sourd venu des gueules béantes des créatures sauvages et le tambourinement assourdissent des battements de son propre cœur dans ses tempes. Les secondes semblaient s’écouler avec une lenteur étouffante, comme si les bêtes s’approchaient au ralenti. Helvia restait tétanisée, impuissante, terrorisée…

Quel miracle pouvait donc les sauver maintenant mis à part une action divine ? Elles étaient là, trois pauvres femmes et une enfant, livrées en pâture aux monstres que l’on croyait destinés à mourir sous les lances et les flèches des gladiateurs. Que pouvaient-elles faire ? Rien. Rien qu’attendre. Rien que prier. Rien que fermer les yeux et contenir sa peur, sauver le peu de dignité qui pouvait leur rester, comme un dernier baume au cœur avant de disparaître d’un monde qu’elles pensaient peut-être contrôler, idiotes qu’elles étaient.

Alors qu’elle se préparait au pire, dans le noir reposant que lui offraient ses paupières closes, Helvia entendit un son enchanteur. Qu’était-ce donc ? Son esprit lui aussi semblait terriblement engourdi et la veuve mit plusieurs secondes à comprendre ce que c’était. Une voix d’enfant…

Immédiatement, Scaevola leva la tête à la recherche de cet ange sorti de l’ombre. Un « chemin » avait-il dit ? Ses yeux se posèrent sur la jeune inconnue qui était parmi elles depuis le début. La petite fille posa un instant son regard sur elle puis prononça une dernière phrase.

Vivre ou mourir…

Cette dualité eût sur Helvia l’effet d’un choc. Oui, elle ne voulait pas mourir. Pas ici. Pas comme ça. Le monde se reconstruisit autour d’elle et la veuve revit les lions. Ses yeux se posèrent alors sur l’autre femme qui accompagnait l’épouse de la Murène. Etait-ce deux petites piques qu’elle avait dans les mains pour combattre les lions ? L’espace d’un instant, la veuve ne voulut pas en croire ses yeux.

La voix forte de Camilla arriva à ses oreilles et la fit regarder en direction des égoûts. Quand sa chevelure d’ébène disparut dans la noirceur des cloaques de Pompéi, la patricienne retrouva l’usage de son corps. Sans plus hésiter, malgré la douleur atroce que lui infligeait à présent sa cheville, elle se rua vers l’entrée des égouts.

Les fauves ne semblaient pas apprécier les mouvements qu’ils observaient. Ils avançaient désormais bien plus vite, les yeux écarquillés. La jolie blonde demeurait en arrière. Elle serait leur compensation pour toutes celles qui venaient de s’échapper.  

- Venez vite ! lui cria alors Helvia. - Ne gâchez pas votre vie inutilement ! Sauvez-vous !

Et sans perdre plus de temps, la patricienne s’engouffra à son tour dans les égouts pompéiens. L’odeur immonde lui sauta immédiatement à la gorge et lui arracha une grimace presque douloureuse. Elle mena sa main à sa bouche et la garda ainsi quelques secondes, le temps de contrôler sa nausée.

L’humidité était partout, le sol grouillait des petites créatures de ce monde obscur, mais il faisait trop sombre dans ces recoins pour pouvoir clairement savoir de quoi il s’agissait. Au milieu de cet environnement détestable, une voix haut perchée vint de nouveau faire vriller les tympans de la gauchère. Camilla semblait avoir bien du mal à descendre de son rôle de patricienne, même les pieds dans la fange et l’odeur des immondices imprégnée dans ses beaux vêtements de soie. Cette fois, Helvia n’y tint plus.

D’un pas déterminé, la veuve se dirigea vers la femme de la Murène jusqu’à n’être plus qu’à quelques centimètres. D’une voix trop calme pour elle rassurante, elle siffla à ses oreilles :

- Fermez votre clapet, pauvre femme ! Dans ces bas-fonds, nous sommes toutes au même niveau : nous ne sommes que des insectes capables d’être écrasés par le premier être dont la force est supérieure à la nôtre, soit à peu près tout ce qui existe en ce monde. Gardez vos airs supérieurs et vos ordres de matrone pour le monde qu’il nous faut à présent retrouver. Mais pour l’instant, si la peur vous empêche de garder le moindre calme, restez en arrière et par pitié, taisez-vous !

En vérité, la veuve était aussi effrayée qu’elle et ses membres tremblants parlaient pour elle. Mais elle ne pouvait pas laisser la peur l’emporter. Elle ne l’avait jamais laissée reprendre ce contrôle qu’elle avait pendant toute la première partie de sa vie, pendant sa vie en tant qu’épouse de sénateur…

Un pic de douleur prit soudain sa cheville et Helvia se pencha en avant pour ravaler un gémissement. D’une main en arrière, elle chercha un mur pour venir s’y adosser. Elle y demeura ainsi sans bruit pendant quelques secondes qui semblèrent salvatrices pour toutes les âmes perdues présentes ici. Quand elle rouvrit les yeux, la gauchère distingua le visage de l’enfant qui les avait toutes sauvées. D’une voix douce, elle lui murmura :

- Quel est ton nom, chère enfant ? Tu… Tu nous as toutes sauvées.

L’obscurité était presque totale et ses yeux se faisaient doucement à ce nouvel environnement de sorte qu’elle pouvait voir légèrement les silhouettes de celles qui l’accompagnaient dans cet enfer. Il faisait trop sombre… La porte devait être fermée à présent. Et les fauves dehors.

Oui… Dehors.


Si mon sexe me refuse les ambitions qui me dévorent, laisse ma haine et ma soif de pouvoir servir ton ascension. Que ma rage te hisse aux sommets qui me sont interdits et fais qu'en ta réussite je trouve ma consécration. Deviens homme de lumière, je reste femme de l'ombre. Mais brille pour nous deux car la vipère gronde... Son venin te servira tant que tu tiendras parole.  

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Dim 27 Juil - 14:55
Re: Qui va à la chasse... ₪ Xara, Flavinia, Helvia & Octavia   




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Qui va à la chasse ...
Cause when we are good, we're grand, but when we're bad we are very bad. But I stick around 'cause the love that you're giving me is the best I've ever had. Oh, oh, oh, oh. And it's funny to me, the way that things have worked out. There's no doubt in my mind that you can't recall what this all was about. So let's give it up. Love me sweetly and completely Come and sit beside me 'cause you know I need you near. When you're wheelin' with that feelin' we'll paint the town pink 'cause baby, red is so last year.



La respiration de l'enfant prenait de l'ampleur à vue d'oeil alors que les fauves prenaient leur temps pour entourer leurs futures victuailles de leurs griffes acérées. Le silence qui régnait dans les rues, lui glaçait le sang car une simple réplique attisait l'attention des bêtes sauvages. Les pas vers l'arrière ne serviraient à rien, puisqu'une autre bestiole les observait de façon alléchante, ne sachant qui choisir en guise de premier met. Il n'était pourtant pas trop tard pour s'extirper de cette situation, son visage se baladait de part en part de son environnement sans vraiment comprendre ce qu'elle recherchait. Une issue, rien qu'une issue. Celle ci fut rapidement détectée et montrée du bout des doigts. Certes, les conditions dans les égouts de la ville, ne serait pas un service agréable pour les patriciennes. Néanmoins, leur vie se trouvait en danger tout comme la sienne. Un seul faux pas et aucune seconde chance ne leur serait accordé. Sans parler de l'absence de gladiateurs pour leur venir en aide. Sauf un miracle, il ne lui restait plus qu'à attendre la décision des deux femmes d'une autre classe.

Son regard se faisait instant sur l'une et l'autre pour qu'une prise de position soit réalisée rapidement. Fort heureusement, il ne fallut que quelques secondes pour les décider à emprunter ce chemin qu'elle suivit rapidement à leur suite sans se retourner. Non, il n'était pas question de croiser le regard de ces lions et panthère au risque d'être pétrifiée sur place. Ses mains s'étaient agrippés au bas de sa robe afin de la surélevé quelque peu. Des tâches supplémentaires n'auraient aucun impact sur le tissus, elle espérait simplement arrêter les tremblements qui la prirent par surprise. L'enfant se retrouvait en état de choc comme un être pris au piège dans une situation incontrôlable. Sa vie dépendait de ses réactions. Personne ne saurait lui venir en aide si ce n'était qu'elle.

L'obscurité masquait leur route, au travers les longs corridors qui longeaient les rues et évacuaient les eaux usées. L'odeur nauséabonde lui montait nez, laissant son visage se crisper alors que ses paupières se fermaient. Un moyen comme un autre pour diminuer l'effet de cet odeur peu agréable avait sur les réactions de son corps. Cependant, un cri vint déranger son état de concentration lorsque sa domina se vit accompagné d'un rongeur. L'esclave restait stoïque face à sa démarche. Elle n'avait rien vu, ne répèterait rien à personne au risque de le payer ensuite. Les égouts regorgeaient également de surprises qu'elle espérait ne jamais connaître. Pour l'instant rien ne présageait leur survie même par cette route sombre. Une silhouette parvint jusqu'à elle, une femme dont elle ne connaissait rien. Par habitude, son visage se baissa vers le sol afin que ses yeux ne croisent pas les siens. Une façon comme une autre de prouver sa soumission.

"On me nomme Flavinia." Laissant quelques secondes silencieuse, la voix de l'enfant se fut un peu plus insistante. "Merci madame pour vos paroles généreuses"

Ce cauchemar avait du bon, elle ne connaissait que très peu de personnes de cette classe qui se serait abaisser à lui divulguer de telles paroles. Alors elle profitait de ce moment à sa juste valeur. Une pensée, néanmoins, attira une nouvelle fois attention. La jeune femme blonde qui suivaient la soeur de son dominus, ne s'était pas encore précipité dans les pièces humides qui composaient les égouts. Son visage se détourna du sol pour gagner la porte d'entrée toujours ouverte. Il n'était pas trop tard pour espérer, pourtant, les secondes défilaient et avec elles, l'idée de voir débarquer des fauves affamés dans un lieu à faible luminosité. Les bêtes seraient donc avantagées lorsque les quatre autres rescapées fuiraient pour leur vie.

"Xara ?" Encore. "Xara ?" Plus fort. "Xara ?" des cris qui devenaient effrayant car il lui fallait choisir de les rejoindre, au risque de voir les portes se refermées. Il n'était pas question de perdre un membre du groupe. surtout au prix d'une vie qui pourrait être sauvée comme les autres. Un rugissement brisa l'air de façon intense. Le son se rapprochait au point d'augmenter son état de stress actuel. N'y avait il aucun moyen de se sortir de ce piège à souris ?


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Lun 4 Aoû - 2:13
Re: Qui va à la chasse... ₪ Xara, Flavinia, Helvia & Octavia   




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Oh ! Mais quelle grossièreté ! Était-ce vraiment le moment de lui reprocher ses manières ? Bien au contraire, si personne ne prenait position dans ces égouts on mourrait toutes ! Enfin, ce n’était certainement pas deux esclaves qui allaient le faire pour elle. Oh cela ne se pouvait strictement pas. Octavia Licinia Camilla sentit un souffle d’air puant lui traverser les narines, au travers de ses vêtements et dans ce coup de vent brassant l’air nauséabond Helvia Claudia Scaevola se trouva la seconde d’après à pas deux centimètres de son beau visage … Ok, peut-être un peu plus.

Les bras serrés contre sa poitrine signifiant sa peur d’être prise quelque part précédemment, elle n’en garda pas moins la tête haute et droite. Son regard se faisait sévère, autoritaire, noir. On ne percevait aucun sourire au travers de sa bouche. Son nez paressait même si pointu pour piquer Helvia à la moindre parole de trop.

- On ne me doit aucun ordre merci bien. Et si personne n’est assez forte pour nous sortir d’ici, nous mourrons toutes. J’imagine que ce n’est pas votre volonté. Donc, si votre désir est de nous rendre la vie difficile, allez-vous chercher quelqu’un d’autre. Je trouve en ce moment que la vie est assez difficile comme ça.

Répliqua Octavia du tact au tact sur un ton affirmé sans pour autant échauffé ou en colère. Peut-être ressentait-on un agacement non feint néanmoins. Fronçant les sourcils, elle baissa subitement le regard interloquée sur le pourquoi du comment l’autre patricienne se frottait inlassablement le pied. Puis, qui était-elle ? Soupirant, Octavia savait que ce n’était nullement le temps de se poser la question. Elle alla pour se retourner lorsque cette femme remerciait justement sa jeune esclave. Et maintenant elle ose faire retourner les esclaves de la maison Licinii contre moi songea notre Domina un regard de côté vers la concernée.

- Si notre chère Xara veut rester en arrière pour toutes nous sauver, qu’elle reste en arrière ! Elle a une noblesse de cœur et je prierai pour son courage. J’achèterai une nouvelle esclave à ma belle-sœur promis.

Termina-elle dans un faux gentil sourire en direction de Flavinia alors que ses paroles précédentes furent dites de manière déclaratives, fortes et on avait peine à se demander si les murs de pierre humides en résonneraient.

Sur ce, sans un autre regard sur ses arrières, Octavia descendit quelques marches tout en se tenant au mur pour s’éviter de tomber malencontreusement. Évidemment, il y avait de l’eau dans les égouts et donc notre Domina s’aperçut pouvoir marcher uniquement sur les bords du couloir visqueux, puant. Elle avait l’impression de mettre le nez sous un cul de vache : c’était vraiment horrible. Néanmoins, elle ne recula point et ne se retourna pas pour voir si on la suivait. Une autre porte allait certainement apparaître non loin pour ressortir dans un autre quartier … Sans fauves. Octavia frissonna perdant momentanément sa force et retrouvant la pauvre femme amoureuse de Caïus Licinius Murena qu’elle était. Oh ! Elle aurait tant aimer le voir à ses côtés en ce moment.

Patricien
Sam 9 Aoû - 20:09
Re: Qui va à la chasse... ₪ Xara, Flavinia, Helvia & Octavia   




Helvia Claudia Scaevola
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La peur ambiante suintait sur les murs poisseux des cloaques pompéiens et empestaient l’air peut-être plus encore que toutes les immondices qui s’y déversaient, une peur qui incitait les âmes à céder à la folie avec une insistance plus convaincante à chaque seconde de plus passée dans cet enfer. Perdues, terrorisées, sans défense face aux menaces qui semblaient les assaillir de toute part, les femmes se mirent à s’emporter avec la force que seul le désespoir est capable de fournir. Le danger était trop présent, leur situation trop précaire, la mort trop menaçante…

Face à Octavia, la veuve ne baissait pas les yeux une seconde, décidée à s’imposer avec la même puissance qu’elle. Dans ces égouts, elles étaient deux patriciennes et deux esclaves et pourtant, la seule prisonnière de ce labyrinthe puant qui semblait avoir conservé les idées claires était la seule enfant du groupe. Helvia détourna son regard vers elle et réalisa alors les responsabilités qui pesaient sur chacune de leurs épaules. Toutes avaient le devoir de se sortir d’ici et de tout faire pour leur survie. Et cette altercation ne les aiderait nullement. Ses yeux revinrent sur la femme de la Murène et elle lâcha un profond soupire.

- Bien… De toute évidence, nous ne faisons qu’aggraver cette situation. Je vais donc ravaler mon orgueil, puisque c’est ce que vous semblez me conseiller avec un tact sur lequel je ne ferai aucun commentaire. J’ose uniquement espérer que vous ferez le même effort que moi. De toute manière, il semblerait que nous n’ayons guère le choix si nous voulons sortir d’ici.

Son ton avait été sec. Pourtant, elle se radoucit par la suite, essayant sincèrement d’arrêter ce duel aussi vain qu’inutile en de telles circonstances.

- Puisque les dieux semblent vouloir que nous cheminions ensemble dans ces couloirs infects, autant savoir à qui vous avez affaire.

Elle se redressa du mieux qu’elle le put malgré la douleur lancinante à sa cheville.

- Je me nomme Helvia Claudia Scaevola. Je ne sais si les bruits de rue vous auront déjà rapporté mon nom, mais je connais le vôtre, tout comme celui de votre mari, Octavia Licinia Camilla, bien que cela soit bien moins étonnant, j’en conviens parfaitement.

Se dirigeant vers la petite qui les avait menées ici, la gauchère apprit son nom et posa affectueusement sa main sur sa frêle épaule.

- Il est bien difficile d’être sûre de pouvoir tenir des promesses au vu des circonstances. Mais je te promets que si jamais nous sortons d’ici vivantes, je te serais redevable et en ce sens, tu pourras me demander la faveur que tu souhaites et je ferais tout mon possible pour répondre à n’importe laquelle de tes attentes.

Elle lui sourit sincèrement avant de se redresser, grimaçant légèrement en faisant bouger sa cheville. Ses yeux qui s’habituaient lentement à la pénombre lui permirent d’observer davantage les environs. Pourtant, elle ne pouvait que se sentir démunie face au manque cruel de solutions qu’elles avaient. Prisonnières de ces égouts immondes, sans sortie visible, elles ne pouvaient qu’avancer dans une direction prise au hasard, en priant pour que les dieux, satisfaits de leur farce infâme, aient décidé que leur calvaire s’arrêterait là.

Les cris répétés de l’enfant attirèrent l’attention de la veuve qui réalisa alors qu’une d’elles manquait toujours à l’appel. Son cœur accéléra alors, soudain conscient que même ici, le danger demeurait. Les cris de Flavinia se perdirent dans les couloirs et aucune réponse ne parvint. Doucement, la veuve ferma les yeux, imaginant aisément la raison de ce sinistre silence. La voix de Camilla siffla alors de nouveau à ses oreilles et Helvia la regarda froidement.

- Même si votre nonchalance me paraît assez mal venue, je dois admettre que vous n’avez pas tort sur toute la ligne.

Son regard se porta sur l’enfant.

- Nous ne pouvons rester ici… dit-elle d’un ton qui se voulait encourageant.

Visiblement, cette jeune fille semblait attachée à la belle esclave qui était restée en arrière pour les couvrir. Ce sacrifice cruel ne pouvait pas avoir été fait en vain si Xara avait bien donné sa vie pour sauver les leurs. Elles devaient s’enfuir tout de suite. Nul ne pouvait savoir si les fauves ne trouveraient pas un moyen d’entrer. Et si leurs lourdes pattes les menaient jusqu’ici, toutes les prières ne seraient que vaines paroles face à leurs crocs.

Quelques pas résonnèrent dans les égouts et Helvia leva les yeux pour voir Camilla s’enfoncer dans les couloirs. Sa main sur l’épaule de Flavinia, la veuve l’incita à avancer à son tour et toutes trois descendirent les marches vers les profondeurs des cloaques.

L’odeur était infecte et les murs glissants. Sa main collée sur sa bouche pour filtrer au mieux l’air qui venait emplir ses poumons, Helvia avançait, suivant Octavia avec l’allure la plus rapide qu’elle pouvait tout en ménageant sa cheville. La veuve ne pouvait avancer sans s’appuyer au mur sur sa gauche et chaque pas devenait une épreuve toujours plus difficile. Impossible pour elle de savoir la distance qu’elles parcouraient ou le temps qu’elles passaient dans ces couloirs. L’absence d’autre présence que les leurs était aussi effrayante que les bruits humides qui résonnaient dans les égouts, comme si l’eau s’apprêtait à les engloutir au moment le plus opportun. Les trois prisonnières de ce labyrinthe monstrueux gardait la plupart du temps le silence, chacune concentrée sur sa tâche la plus importante qui consistait à garder le peu de sang froid qu’elles pouvaient encore avoir.

Soudain, comme une apparition divine, Helvia écarquilla les yeux. Le souffle court, elle s’écria en montrant la tache lumineuse du doigt.

- Là ! Regardez !

Ce ne pouvait être qu’une sortie. Une sortie, enfin !

La veuve fit un pas précipité, poussée par le désir de sortir d’ici le plus rapidement possible, mais sa cheville la rappela à l’ordre une nouvelle fois. La patricienne laissa un gémissement étouffé s’échapper de sa gorge. Elle alla alors s’adosser au mur, recroquevillée sur elle-même une nouvelle fois, la main sur sa cheville. Elle resta silencieuse une seconde, puis lâcha à l’attention de ses deux accompagnatrices :

- Pardonnez-moi mais… Ma cheville…

Elle se maudit des dizaines de fois de ne pas avoir su se rattraper lors de sa chute dans les gradins de l’amphithéâtre. Pourtant, la douleur était là et elle traînerait son handicap jusqu’à ce qu’elle trouve un endroit sûr. Immobile, une pensée lui vint alors en tête : et si ces égouts étaient leur endroit sûr ? Les bêtes couraient à travers la ville… Et si elles les attendaient, là, derrière cette porte ?

Ces enfers était-il finalement leur salut ?

Etait-ce possible ?


Si mon sexe me refuse les ambitions qui me dévorent, laisse ma haine et ma soif de pouvoir servir ton ascension. Que ma rage te hisse aux sommets qui me sont interdits et fais qu'en ta réussite je trouve ma consécration. Deviens homme de lumière, je reste femme de l'ombre. Mais brille pour nous deux car la vipère gronde... Son venin te servira tant que tu tiendras parole.  

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Venus
Mar 12 Aoû - 10:47
Re: Qui va à la chasse... ₪ Xara, Flavinia, Helvia & Octavia   




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Rebondissement


Veille des Ides d’Avril, an 725 AUC.
L
e geste de Xara avait été bien noble, trop noble. Les piques de cheveux en mains elle marche derrière le lent cortège des deux patriciennes et de l’enfant miraculée. Le courage transpire son âme, bien plus que certains autres gladiateurs qui fuient quelques mètres au-dessus de sa tête. Ses yeux émeraudes scrutent le tunnel où la nuit règne et où l’écho des félins résonnent comme une destinée sanglante. Elles doivent se sauver, elle les protégera.

Seule l’enfant semble percevoir la grandeur d’âme de la gladiatrice qui est prête à sacrifier sa vie pour le petit groupe. En quoi leurs vies seraient plus importantes que la sienne? Mais les questions existentielles meurent dès qu’un nouveau rugissement se fait entendre. Les lourdes pattes de la bête claquent dans l’eau infestée et déjà, Xara, n’est plus qu’une ombre obscure.

La troupe continue son chemin, avec pour seule volonté que de survivre à cet enfer dans lequel les Dieux les ont plongé. Mais où est la sortie, est-ce ce point lumineux qui semble vaciller au loin? Il semble tellement petit… Tellement éloigné… Seul le râle du fauve les empêche de ne pas rester sur place et d’attendre qu’on vienne les délivrer de leur sort.

Alors elles marchent, titubent jusqu'à ce que des faisceaux de lumière viennent caresser les bas-fonds où elles se trouvent... Et si pendant un court instant, l’espoir renaît dans les coeurs des trois protagonistes de notre histoire, il en faut peu avant que leurs visages soient frappés d’une nouvelle épouvante. L’odeur est intenable, et les immondices à leurs pieds ne peuvent que leur faire craindre le pire.

La voûte voutée d’où émane la lumière n’est autre que celle des latrines publiques. Il va leur falloir ramper et grimper ou mourir. Personne ne viendra les sauver, ni Murena, ni Publicola, ni Remus. Et pourtant Venus peut sentir ô combien le coeur de ces femmes aimeraient leurs présences à leur côté.

Au moment où un cri déchirant se fait entendre à l'endroit même où elles avaient laissé Xara, le luxe n'est plus à la réflexion... Mourir ou vivre.

code by biscotte
Ven 22 Aoû - 15:35
Re: Qui va à la chasse... ₪ Xara, Flavinia, Helvia & Octavia   




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Les éclats de voix des deux patriciennes l'intéressaient peu. L'enfant connaissait depuis longtemps les règles qui permettaient aux Hommes de vivre. Pourtant, elle s'opposait à cette vérité qui la ramenait à un vermisseau perdu sous terre. Les esclaves s'échangeaient, se vendaient voir même mourraient pour leurs maîtres. Si sa domina espérait un tel sacrifice de sa part, elle se trompait. Un simple regard se posa sur Helvia qui semblait lui être reconnaissante, toutefois, son visage resta de marbre face à son offre des plus alléchantes. Ce n'était, à ses yeux, que des paroles décrites dans un contexte critique. Il était fort probable qu'aucune d'entre elles n'en réchappent et si par la volonté des dieux, elles retrouvaient leur vie d'avant, elle était persuadée que cette annonce serait effacée à la première occasion. Les patriciens n'étaient pas digne de confiance. Seul leur propre confort les concernait, rien de plus. Aussi, ses lèvres choisirent de souffler dans sa direction, quelques mots en guise de réponse.

"Si nous échappons à cette chasse à l'homme, nos chemins n'auront plus l'occasion de se croiser à nouveau."

Son expression ne changeait pas un seul instant. La peur la conduisait à se tourner en direction de la porte qu'elles franchirent un peu plus tôt, dans l'espoir de voir le visage de Xara en bonne santé. Mais cette idée fut rapidement effacé par l'attente interminable et un rugissement à lui glacer le sang. Guidée par la main bienveillante de la patricienne, ses pieds commencèrent à descendre les marches pour les conduire dans une pièce encore plus sombre à l'odeur pestilentielle lui donnant quelques haut de cœur. Dans l'obscurité, ses yeux rougissaient de la perte de cette esclave qu'elle ne connaissait que très peu mais avec qui, elle avait déjà partagé quelques tâches dans la villa des Licinii. Personne ne devrait mourir pour sauver une vie, laissant ainsi son assassin, se repaitre de sa chaire et prendre des forces. Quel goût pouvait bien avoir un homme ? Etait ce délicieux pour ces bêtes sauvages ? Ou bien avait il un sens de la vengeance comme les hommes et tué ses semblables pour leur captivité ? Tant de questions qui ruminaient dans ses pensées sans obtenir de réponse adéquate. Quand soudain, une lumière au loin attira son attention. Elle n'était d'ailleurs pas la seule à l'avoir repérée. En s'approchant d'un peu plus près, plusieurs faisceaux lumineux se croisaient pour déterminer de minuscules entrées avant qu'une horrible vérité ne viennent à leur pieds. Ce n'était pas de la vase ou de l'eau croupie depuis plusieurs jours mais les excréments de plusieurs centaines de Pompéiens, accumulés dans cette espace. Son visage se décomposa. L'odeur en était insupportable, la forçant à se tourner vers l'un des murs pour régurgiter le pain qui lui fut donné au matin. Ce n'était pas un leurre, mais bien une réalité accablante qui ne faisait qu'accroitre son sentiment d'insécurité. Le regard toujours perdu sur le sol souillé, fut rappelé dans la direction de la patricienne qui souffrait d'une blessure à la cheville. Il lui fallait un guérisseur, mais nul ne l'était entre ses murs.

"Votre pieds vous fait souffrir ? Pouvez vous marcher ?"

Un rugissement sourd fut suivi d'un cri déchirant. La bête venait de remporter le combat. Au suivant. Un frisson la parcourut de bas en haut. Néanmoins, il étai clair à présent que rester stoïque ne serait qu'un moyen plus rapide de nourir ces animaux. L'enfant positionna son gras autour de la taille de la patricienne, lui proposant ainsi son aide. Un geste noble pour une esclave qui haïssait au plus haut point les personnes de son statut. Pourtant, elle n'allait pas se résigner à la laisser en arrière du groupe. Il leur fallait marcher, oui marcher, le plus loin possible. Sans plus attendre, elle démarra la marche qui fut rapide. Le chemin emprunté les conduisirent jusqu'à un chemin tortueux, qui n 'était pas à hauteur d'homme; Si elles se décidaient à l'emprunter, il leur faudrait ramper, sans savoir ce qu'elles trouveraient en chemin. Toutefois, il n'était pas permis de faire marche arrière où bientôt, leurs cadavres giseraient au milieux de la pièce.

"Nous pourrions monter par ces canaux ?"

Demanda t'elle auprès de sa domina, toujours consciente qu'elle serait bien celle qui leur donnerait le feu vert à moins qu'elle ne préfère faire marche arrière, auquel cas, elle se savait en sursit. Pour autant, refuser d'obéir équivaudrait à se faire sanctionner. N'avait elle aucun pouvoir sur sa vie ? L'enfant la regardait avec insistance. L'odeur devenait de plus en plus forte, s'en était insupportable. Plus elles se rapprocheraient de l'extérieur, meilleur l'air serait. D'ailleurs, un bruit violent trahis la force des bêtes qui s'efforçaient à rentrer dans les immondices afin de se nourrir à nouveau. Ils avaient du flair.  


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Lun 25 Aoû - 16:08
Re: Qui va à la chasse... ₪ Xara, Flavinia, Helvia & Octavia   




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Elle cognait violemment de sa main contre le mur de pierre dur, humide, glissant des cloaques. Parfois, ses coups étaient si violents qu’elle s’en irritait la peau. Ce même mur empestait d’une odeur … Son nez en serrait saturé d’ici peu comme son esprit l’était déjà de la peur. Cette peur grouillait dans ses entrailles alors que son cœur, ses pensées se tournèrent vers Caïus. Elle allait peut-être mourir dans ces cloaques abandonnée de tous. Scaevola … Octavia Licinia Camilla ne se fut jamais retourné sur ses arrières pour apercevoir sa paire. Cette femme qui la rabrouait à chacune de ses paroles. Elle ne lui voulait pas du bien sinon pourquoi lui rappeler si soudainement son appartenance aux Licinii ? Voulait-elle la voir morte ? Elle n’aimait pas l’attitude de cette femme à son égard comme si cette phrase, tout comme le ton qu’elle avait pris, fut une menace détournée. Ces pensées se furent intensifiées lorsque Scaevola proposa à l’esclave Flavinia de lui réaliser une faveur … Les propos tenus par Flavinia ne valaient rien. Scaevola voulait dépouiller notre Domina de tout pour … Mieux l’atteindre ?

- Je deviens paranoïaque.

Murmura-t-elle pour tâcher de se calmer elle-même. Ses yeux brillèrent alors d’un espoir de s’en sortir observant avec optimisme un peu partout au-devant de sa position sans pour autant arrêter de marcher. C’était l’atmosphère des cloaques qui rendait Octavia si pessimiste. Ces rugissements, ces grognements de fauves que l’on entendait encore d’ici. L’écho les amenaient jusqu’à elles laissant un long frisson parcourir l’échine de notre Domina. Jamais, elle ne se retourna vers l’arrière. On pourrait prendre cela pour le déni de la vérité, mais aussi pour un courage d’aller de l’avant. Puis, Scaevola pointa du doigt vers une ouverture et cet espoir revint dans le cœur d’Octavia. C’était bien avant d’atteindre le dit endroit …

Portant rapidement une main à sa bouche dans une atroce nausée, Octavia tâcha même de mettre l’une de ses soie par-dessus en vain. Ses oreilles la ramenèrent plutôt à cette dure réalité. Flavinia venait de régurgiter tout ce qu’elle mangea et … Cette autre Patricienne semblait avoir mal à une cheville. Intriguée, Octavia se rappela l’avoir déjà vu se masser le pied précédemment. Certes, elle ne bougea pas de sa position malgré le fait de Flavinia aidant Scaevola sans sa permission. Droite, Octavia regardait de haut Scaevola ne sachant pas si elle se devait de l’aider après toutes les insultes à son égard voir les tentatives de lui voler son esclave alors qu’on … Un rugissement se fit à nouveau entendre et Octavia frissonna de nouveau observant là où Flavinia voulait se diriger en lui demandant, cette fois, la permission.

- Flavinia. Laisse monter Scaevola la première, car elle est blessée. Ensuite, tu monteras à ton tour et tu tâcheras de lui trouver deux morceaux de bois et du tissu pour en faire une attelle.

Prononça-t-elle ces mots froidement sans vraiment laisser percevoir sa peur. Elle tremblait regardant vers l’arrière puis, gardant les yeux rivés sur leur seule chance de sortie sachant pertinemment que les fauves arrivaient pour tuer. Certes, elle refusait de laisser Scaevola passer derrière pouvant la tuer. Elle n’avait pas confiance en cette femme, car les mots dits plus tôt dévoilaient tout à ses yeux. Puis, Octavia ne savait guère si elle souhaitait passer par ces canaux infects. Elle prit de grandes inspirations et malgré l’odeur nauséabonde qui s’imprégna dans ses narines, son cœur et son estomac semblait trouver le tout agréable.

- Vas-y ! Ne discute pas mes ordres !

Se tourna-elle alors subitement vers Flavinia avec une détermination renouvelée pour sommer cette dernière d’avancer. Comme si, là ici et maintenant, Octavia Licinia Camilla refusa de se laisser mourir. Elle voulait vivre et la seule pensée de Caïus et du reste de sa famille fut assez pour cela. Elle ne pouvait pas l’abandonner ni lui ni Licinia qui avait grandement besoin d’elle. Puis, sa petite Gaïa … Tibérius aussi. Non ! Elle ne pouvait pas les abandonner.

Sur ce, Octavia se jeta au sol – sachant que Flavinia tenait fermement cette Scaevola empêchant toute tentative de … meurtre - et de ses mains délicates qu’on n’aurait jamais cru capable d’une telle action, se mit à enlever le plus possible d’excréments bouchant son salut. Avec la seule force de ses bras, elle laissa tomber ces horribles excréments hors des tuyaux. Dans un SPLOUSH dégoutant, ils atteignirent le sol déjà jonché d’autres. Elle remarqua alors que les tuyaux n’étaient point petits … On pourrait aisément passer. Dans sa besogne, Octavia en oublia les rugissements … Ou presque. Sa robe, ses sandales, ses cheveux devinrent dégoutants, mais elle voulait vivre ! L’odeur ne l’atteignait plus. Comme pour celle qui emplissait toutes les cloaques, son nez en était saturé. Elle voulait le retrouver. Elle voulait être avec Caïus. C’était tout ce qui comptait à ses yeux, à son cœur, en ce moment.

- File maintenant ! Je ne le dirais pas une autre fois !

Rugit-elle se tournant une dernière fois vers Flavinia. Ses yeux avaient l’une de ces ferveurs qu’on les pensait effrayants.

Patricien
Ven 29 Aoû - 14:56
Re: Qui va à la chasse... ₪ Xara, Flavinia, Helvia & Octavia   




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L’odeur des cloaques, l’odeur de la mort… L’odeur de la peur en était-elle si différente ? Perdues dans ces infâmes corridors, dans cette pénombre inquiétante, dans ce silence uniquement brisé par les cris des bêtes sauvages, ces trois pauvres femmes empestaient la peur jusqu’à s’en faire vomir elles-mêmes. Comment les choses pouvaient-elles être différentes ?

Les griffes des fauves se rapprochaient sans nul doute. Les bruits de fracas qui venaient de parvenir à leurs oreilles avaient été clairs à ce sujet. Xara venait certainement d’être brisée sous les pattes monstrueuses de ces créatures sanguinaires. Et que pouvaient ces femmes, seules, perdues dans les égouts ?

Courir.

Simplement courir.

Courir vers cette tache de lumière, vers cette unique porte de sortie, vers cette seule chance de salut. Les fauves étaient peut-être dehors aussi, attendant que ces proies trop faciles ne décident de sortir de leur tanière. Oui, peut-être. Mes leurs compagnons étaient derrière elles, et cela étaient certain. La possibilité de la vie contre la certitude de la mort… Quel être humain hésiterait ?

La nausée tiraillait leurs ventres, la puanteur imprégnait leurs poumons. Mais, derrière cette dernière épreuve avant de regagner la lumière du jour, un abri existerait peut-être. Enfin…

Soutenue par la jeune Flavinia, Helvia força sa cheville à la suivre dans un dernier effort, portée par la peur qui faisait s’emballer son cœur. Les fauves avançaient désormais. Ils ne pouvaient plus être loin. Et plus personne n’était là pour leur offrir davantage de temps. Elles devaient s’enfuir sans tarder.

Sans plus réfléchir, la gauchère s’agenouilla et imita Camilla. De ses précieuses mains de patriciennes, elle empoigna toute la crasse pompéienne pour la jeter hors des tuyaux. Sa nausée redoubla, mais elle se battait contre elle. Leur vie dépendait de cette unique sortie, elle le savait. L’odeur, autant que ce bruit humide et répugnant, soulevait son cœur déjà malmené par son angoisse. Mais elle devait sortir. Elle devait sorti. Elles devaient toutes sortir !

Le temps n’avait plus d’emprise sur elle et seule la lumière qui emplit soudainement les cloaques la fit cesser de lutter. Combien de temps avaient-elles ainsi creusé dans cette fange immonde ? Quelques secondes ? Quelques minutes ? Helvia n’y pensait plus et observait cette sortie enfin atteignable, les yeux exorbités, l’espoir lui tiraillant les entrailles.

Camilla avait donné ses ordres et cette fois, la veuve n’eut pas le cœur de lui répondre quoi que ce fut. Non pas que son ordre de passage lui assurait évidemment une survie plus probable que si elle avait hérité de la dernière place, mais parce qu’en effet, sa cheville ne pouvait lui permettre d’avancer sans aide. Une dernière fois, elle se tourna vers la femme de la Murène et enfin, comme si s’être battues ensemble dans ce bourbier avait lavé certains de leur désaccords, elle lui fit un signe de tête qui le remerciait autant qu’il lui affirmait son soutien dans la fin de cette lutte.

Elle se tourna alors vers Flavinia et lui lança :

- Viens m’aider, mon enfant. Cela sera bientôt terminé.

Alors, soutenue par la petite esclave, Scaevola s’enfonça dans leur tunnel de fortune. Les parois étaient glissantes, mais la lumière si magnifique après une telle errance dans les ténèbres. Elles allaient vivre, oui. Elles devaient vivre…

Sa cheville continuait à irradier son corps d’une terrible douleur que la veuve n’écoutait plus. Elle souffrirait plus tard si le destin le lui permettait. La patricienne ne pensait qu’à ramper encore et encore, jusqu’à baigner dans ces rayons du soleil d’avril. Et quand enfin son effort la mena jusqu’au bout de cette pénible ascension, elle accueillit avec délivrance une légère brise de Campanie venue effleurer son visage méconnaissable. Elle sourit étrangement, et poussa un soupir de soulagement profond.

Soudain, des bruits sourds vinrent à ses oreilles. Des bruits rapides, rapprochés, qui ne cessaient de s’intensifier. Etait-ce… ?

- Les fauves… souffla-t-elle.

La panique s’empara alors de nouveau de son cœur. Camilla était toujours en bas, prisonnière des cloaques et à la merci des bêtes. Immédiatement, Helvia se jeta dans l’entrée du tunnel et tendit le bras en s’écriant :

- Octavia, vite ! Elles arrivent !

La veuve respirait si fort qu’on pouvait la croire essoufflée. Ses yeux restaient rivés sur Camilla qui luttait en bas pour sa vie. Mais les fauves étaient forts et agiles. Ils pourraient la suivre. Gravir cette pente glissante ne serait qu’une piètre épreuve pour eux. Il fallait les empêcher de monter. Vite !

- Flavinia, s’écria-t-elle. Trouve de quoi boucher ce tunnel ! Dépêche-toi !

Elle se tourna de nouveau vers les cloaques où Camilla se débattait pour sortir. Le bruit des lourdes pattes martelant le sol résonnait de plus en plus fort, de plus en plus près. Elles étaient là…

- Attrapez ma main ! Octavia !

Helvia tendait son bras aussi loin qu’elle le pouvait. Les dieux ne pouvaient pas se jouer d’elles de cette façon. Pas après toutes ces épreuves. Pas après tout cela. Ils devaient les laisser vivre. Elles avaient mérité leur salut.

- Je vous en supplie… criait la veuve d’une voix brisée. Attrapez la !









Si mon sexe me refuse les ambitions qui me dévorent, laisse ma haine et ma soif de pouvoir servir ton ascension. Que ma rage te hisse aux sommets qui me sont interdits et fais qu'en ta réussite je trouve ma consécration. Deviens homme de lumière, je reste femme de l'ombre. Mais brille pour nous deux car la vipère gronde... Son venin te servira tant que tu tiendras parole.  

(c) crackle bones
Re: Qui va à la chasse... ₪ Xara, Flavinia, Helvia & Octavia   




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