I will not die a faceless slave forgotten by history ₪ Voroncius



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Arene
Mer 30 Avr - 17:36
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Priam
₪ Arrivée à Pompéi : 21/08/2012
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₪ Sesterces : 277
₪ Âge : 29 ans
₪ Fonction & Métier : Gladiateur pour la maison Lucretius

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₪ Citation: The Gods have no mercy, that's why they're Gods
₪ Moi en quelques mots:
₪ Côté Coeur: Gauche...
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I will not die a faceless slave forgotten by history
Voroncius & Priam



-Doctore… Un moment ?

Sa silhouette se découpe sur le mur de sa cellule, quelque peu à l’écart des nôtres, et danse à la lueur des chandelles. Il va s’y retirer lorsque je l’interpelle. L’homme s’immobilise et fait volte-face vers moi. Après toutes ces années, il arrive encore à me faire sentir bien jeune et inexpérimenté les rares fois où nous nous retrouvons en tête à tête. Il n’en a pas toujours été ainsi.

Lorsque je suis arrivé il y a des lunes de cela, ces murs bruissaient de ses hauts faits d’armes, tous mes frères n’avaient que ses exploits en tête et aux lèvres. A le voir arpenter le sable de son allure placide et solennelle, nous attribuant nos partenaires de combat, nous intimant des ordres, nous prodiguant des conseils, sans jamais verser une seule goutte de sa propre sueur, j’affirmais à qui voulait bien l’entendre que je n’en croyais pas un traitre mot, que cela faisait partie de ces légendes transmises de bouches à oreilles et déformées, gonflées au fil du temps. Je voulais bien lui reconnaître l’expérience, certes, mais j’étais persuadé qu’avec un peu d’entraînement, chacun d’entre nous pouvait se hisser aisément à sa hauteur.

Depuis j’ai eu l’occasion de réviser mon jugement. Je me souviens encore des jours qui ont précédé mon combat contre Fortius il y a quelques mois. Sine missione. Mon premier. Je n’avais nul autre choix que de vaincre ou mourir. Et Voroncius m’a entraîné tant et tant, sans répit, sans relâche, sans pitié, que j’ai bien crû voir l’Achéron avant même le primus. Il avait l’âge d’être mon père, des décennies nous séparent, et pourtant j’avais souffert entre ses mains comme jamais devant nul autre adversaire. Depuis ce jour, je ne ris plus lorsqu’on évoque les batailles de « Brennus » et je me trouve même d’être celui à les raconter aux nouvelles recrues.


Je m’avance jusqu’à sa hauteur, pourtant je peine à soutenir son regard posé sur moi. Ce que j’ai à dire n’est pas aisé. J’ai tergiversé toute la journée, reculant sans cesse l’échéance, me trouvant des excuses et des causes de délais toutes plus lamentables les unes que les autres. Craignant de le voir s’impatienter, tandis que mon silence se fait trop long, je finis par lâcher.

-Je… L’autre jour contre Cataeris… Je n’ai pas d’excuses… C’était indigne de cette maison et de votre enseignement…

Si je n’avais pas tant d’orgueil je me trouverais sans aucun doute bien penaud en cet instant. Je m’efforce malgré tout d’afficher une attitude aussi digne que ma honte me le permet.
Emporté par la colère, submergé par la rage, je m’en suis pris à un frère, à raison peut-être diraient certains. Je l’aurais moi-même affirmé il y a peu encore et m’en serait tenu à cette affirmation coûte que coûte, avec toute l’obstination et la mauvaise foi que l’on peut me connaître. Mais le souvenir ce que j’ai lu dans les yeux de bon nombre de mes frères, dans ceux de Domina, du duumvir et enfin de Voroncius me glace rétrospectivement le sang, inévitablement. Je pourrais prétendre que cela ne m’affecte pas –après tout il en a été ainsi pendant des années- mais ce serait me mentir, indiscutablement.
J’ai besoin de retrouver leur confiance et leur estime, j’ai besoin de retrouver celui que j’étais. Que je suis.

-Tout comme ma défaite…

Un Champion.



Spoiler:
 



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Mer 14 Mai - 18:15
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Voroncius
₪ Arrivée à Pompéi : 25/03/2014
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 ❝I will not die a faceless slave forgotten by history❞
feat. Priam


Le vent soufflait fort ce jour là sur Pompei, un vent de renouveau pour le ludus Lucretii qui accueillait ses nouveaux pensionnaires, fraîchement achetés aux mains de Caeso Epidius Statius. Cependant l'attraction de la journée n'était clairement pas les nouvelles têtes mais plutôt l'annonce des gladiateurs qui auront le privilège de participer à la venatio à venir en l'honneur de Cérès. Lurco, Magnus et Ulysse seront les représentants du ludus Lucretii, trois combattants que la foule jugera assurément d'un très bon niveau mais qui sont encore loin d'être les meilleurs gladiateurs du ludus pour Voroncius. Du coin de l'œil le doctore aperçoit la tête déconfite de Priam visiblement très déçu... Pensait-il vraiment être pris après les derniers événements? Pensait-il réellement avoir la légitimité de voir son nom figurer sur la liste des combattants si rapidement après sa défaite face à Remus? Il a décidément encore beaucoup de choses à apprendre...

                ₪     ₪     ₪     ₪     ₪     ₪     ₪     ₪     ₪     ₪
Après l'annonce des combattants pour la prochaine venatio l'entraînement avait repris de plus belle, il fallait bien rattraper les minutes perdues. La nuit commençait à tomber sur Pompei, l'obscurité n'était plus combattu que par la lumière des torches lorsque Voroncius donna l'ordre d'arrêter, demain l'entraînement recommencera de plus belle et encore plus tôt. Le doctore se dirigeait bien tranquillement vers sa cellule lorsqu'une voix l'interpella dans son dos. Se retournant tranquillement pour faire face à son interlocuteur Voroncius ne fut pas surprit lorsqu'il vit qu'il s'agissait de Priam. Le champion voulait certainement avoir des explications sur sa mise à l'écart, il ne sera pas déçu...
Le dimachère s'avance jusqu'à la hauteur du doctore, il brisa finalement le silence après quelques secondes d'hésitation. Il ne venait pas pour la venatio, il venait pour s'excuser de ses récents écarts de conduite.

- Te rappelles-tu de ton arrivée au ludus? Tu étais comme un chien fou, sans repères et indiscipliné, très loin d'un gladiateur d'un quelconque intérêt. Et pourtant tu es devenu un champion, du ludus d'abord puis de Pompei ensuite, tu es fort et spectaculaire. Dès lors que tu es venu pour me parler, Priam, tu as franchi un cap en tant que gladiateur, tu as appris l'humilité. Tu as beaucoup de qualité et pourtant comprends bien que tu n'es encore qu'un nom parmi tant d'autres, qu'une merde parmi les multiples champions qu'a connu ce ludus. Le premier champion de ce ludus s'appelait Castus, un Thrace qui remporta à mains nus son combat contre un lion après avoir perdu son glaive face à la bête, plus récemment Caeso l'invincible obtient sa liberté en combattant dans le sable chaud de l'arène... Chaque champion du ludus a sa propre légende, avec tes qualités tu pourrais déjà avoir la tienne mais tu agit toujours sans réfléchir et avec stupidité.

Les yeux sévères du doctore fixèrent ceux du gladiateur, après quelques secondes de silence pour s'assurer que ses derniers mots soient bien assimilés Voroncius reprit.

- Tu avais la gloire, tu avais les avantages d'un champion et tu as tout laissé filer. Tu peux essayer de trouver des excuses, de te persuader qu'il était plus fort que toi mais tu as eu une vingtaine d'occasions de prendre l'avantage. Mais la honte de la défaite ne t'as pas suffit, tu as envoyé un frère à l'infirmerie sans prétexte valable qui plus est lors de la venue du Duumvir, si tu étais nouveau tu ne serais déjà plus ici à me parler mais bien aux mines à vivre l'enfer.

Le visage menaçant du doctore s'était rapproché à quelques centimètres de celui du dimachère.

- Tu as perdu ton statut, tu n'es plus le champion de Pompei ni même celui du ludus mais rien de plus qu'un gladiateur comme les autres. Pourtant bien plus qu'un statut c'est ton niveau armes en mains que tu as perdu, ta défaite a laissé des traces aussi bien physiquement que mentalement c'est un fait que tu ne peux nier. J'ai déjà été dans cette situation, j'ai gagné beaucoup de combat mais j'en ai aussi perdu quelques uns mais malgré ça mon nom est encore présent à la bouche d'une partie de l'arène. Un véritable champion se relève après une défaite, il s'entraîne encore et encore pour revenir deux fois plus fort lorsqu'il affrontera à nouveau l'adversaire face auquel il a chuté. Tu as perdu le soutient d'une bonne partie du public avec ta défaite mais la foule aime le spectacle et les rebondissements, elle aime les retours en grâce des gladiateurs déchus. Une légende ne se construit pas sur une victoire de prestige, elle se construit avec de la persévérance et du talent,elle se construit au fils des adversaires mis au tapis et non du nombre de fois où tu y es allé. Maintenant c'est à toi de choisir, continuer de sombrer dans la médiocrité ou te relever, t'entrainer et revenir à ton meilleur niveau, le dépasser et reconquérir le titre de champion du ludus Lucretii puis celui de champion de Pompeii aux prochains jeux?

Ne laissant pas le temps à Priam de répondre, Voroncius continua.

- Je ne t'ai pas vu essoufflé aujourd'hui, je ne vois pas beaucoup de sueur sur ton corps, peut être que je devrais accentuer les entraînements. En attendant, suis-moi je vais te montrer comment retrouver ton niveau.

Le doctore fit signe au gladiateur de le suivre en direction du terrain d'entraînement situé à plusieurs dizaines de mètres de là. Il pris deux torches sur le chemin qu'il planta en plein milieu du terrain remplit de sable. Voroncius se dirigea alors vers les glaives d'entraînement tous bien rangés comme à leur habitude. Il en lança deux à Priam avant d'en prendre un pour lui. Se rapprochant de la lumière des torches, il s'adressa au gladiateur.

- Prêt pour une nouvelle leçon ?


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Arene
Dim 29 Juin - 22:27
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feat. Priam


Priam se mît en position en face du doctore tandis que seul le crépitement des torches, dont les flammes semblaient danser au milieux du sable reflétant une lumière changeante sur les torses nus des deux combattants, se faisait encore entendre. Priam semble avoir retrouvé une partie de sa rage de vaincre qui l'a conduit aux sommets mais malgré un léger sourire en coin il en faut d'avantage pour Voroncius, il lui faut des actes.

- Voilà une bonne résolution Priam mais tu es le seul qui peut en faire une réalité, je t'ai déjà appris tout ce qu'il te faut connaître et je m'assure simplement que tu n'as rien oublié.

La voix rauque de Voroncius laissa place à un léger silence, juste le temps pour le doctore de faire quelques moulinets avec son arme. Une arme qu'il n'avait pas eu en main depuis un certain temps, depuis qu'il avait entraîné ce même Priam pour un combat colossal, pour un combat sine missione contre le géant Fortius, un des rares titans du ludus Naevius que Voroncius trouvait digne du talent des dieux de l'arène Lucretius. Le contact du pommeau avait décidément manqué au doctore mais après deux petits moulinets il revint à son sujet et cria à l'encontre de Priam.

- Attaques !

Le dimachère s'élança aussitôt, une charge classique suivit d'une attaque prévisible que Voroncius n'eut aucun mal à contrer. Priam avait l'avantage du nombre d'armes mais une journée d'entraînement de Voroncius laissait des traces, plus encore lorsque l'on est au plus mal mentalement comme l'était l'Anatolien. Ses gestes étaient plus lents, plus prévisibles, plus retenus et ça n'échappe pas à Voroncius.

- Tu es tombé bien plus bas que ce que je pensais, tu n'es plus bon que pour les combats du matins contre des adversaires inexpérimentés !

Les mots se voulaient blessant, le doctore voulait toucher le gladiateur dans son orgueil. Avait-il réussit? Peut-être... Les coups furent plus nombreux mais Priam n'arrivait toujours pas à prendre le dessus sur son adversaire. Voroncius attendait patiemment une ouverture, se contentant de contrer les multiples assauts du dimachère.
Soudain l'ouverture arriva, Priam avait laissé son flanc gauche vulnérable suite à une attaque facilement esquivé par Voroncius. La riposte ne se fit pas attendre et c'est instantanément que le bois du glaive d'entraînement du doctore entra en contact avec les côtés du dimachère.

- Si tu expose ton flanc, tu es mort !

Cria Voroncius avant de revenir à la charge. Cette fois-ci son attaque fut bien stoppée et les le combat reprit de plus belle. Priam avait gagné en vitesse d'exécution mais ses coups étaient toujours aussi prévisibles, presque répétitifs. Voroncius ne laissait aucune faille pour le dimachère, il le connaissait, connaissait sa technique de combat bien plus que Priam connaissait celle de Voroncius. Le doctore savait où et quand frapper pour mettre l'ancien champion au tapis.
Lorsqu'enfin Priam tenta une nouvelle attaque en employant simultanément ses deux sicaes dans le même mouvement, Voroncius eu du mal à parer avec son unique glaive mais lorsque les lames s'entrechoquèrent finalement, un duel de force s'engagea entre les deux adversaires. Un duel de force qui semblait tourner à l'avantage de Priam jusqu'à ce que ce dernier fut déséquilibré par un coup de pied bien placé de Voroncius qui aboya à l'encontre de l'Anatolien.

- Si tu perds ton équilibre, tu es mort !

Il laissa à peine le temps au dimachère de se relever qu'il attaquait déjà. Mais l'échange de coup tournait à l'avantage du dimachère pour une fois, ce dernier visiblement piqué au vif par le début de l'affrontement commençait à reprendre du poil de la bête au plus grand plaisir du doctore. Pourtant Priam était encore loin de son niveau habituel et il ne suffit que d'un coup bien placé pour permettre à Voroncius de reprendre l'avantage. Un coup très puissant au niveau du poignet gauche de Priam obligea ce dernier à lâcher une de ses armes puis, cherchant le duel de force, Voroncius entrechoqua sa lame avec celle de son adversaire et d'un rapide moulinet dont il avait le secret il désarma totalement Priam.
Le regard noir avec lequel il regarda Priam pour lui faire comprendre sa déception quant à son niveau n'avait d'égal que la puissance avec laquelle il assena le dernier coup dans l'abdomen du dimachère qui s'étala au sol.

- Si tu perds tes armes pendant le combat tu es mort encore !

Le doctore hurlait maintenant à l'encontre de son opposant, Priam allait devoir hausser son niveau et rapidement. Mais le doctore tendait désormais la main au gladiateur pour l'aider à se relever, cependant lorsque ce dernier agrippa la main tendu il reçu un violent coup de genoux dans le visage.

- As-tu déjà oublié tout ce que je t'ai appris ? Ton adversaire ne te fera jamais de cadeau, si tu veux gagner tu ne dois pas lui en faire non plus. Il n'y a qu'un vainqueur dans un combat de gladiateur et chaque erreur peut te coûter la vie.

Ramassant les armes de son adversaire, Voroncius les lui lança en ajoutant.

- Relèves-toi maintenant, on n'en a pas terminé...

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Arene
Ven 1 Aoû - 13:49
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feat. Priam


Priam. Un nom qui était encore sur toutes les lèvres de Pompei il y a peu. Un nom qui embrasait la foule, un nom qui sublimait l'arène, un nom qui tombera dans l'oubli collectif. Une prophétie bien noire mais qui se dessinait de jour en jour tant l'ancien champion s'enfonçait dans la médiocrité. Et ça n'allait pas être les derniers échanges qui me feraient dire le contraire, le Perse devenait prévisible, perdait en confiance à chaque coup reçu, il n'arrivait plus à se hisser à son meilleur niveau mais il ne terminera pas l'entraînement sans avoir inversé la vapeur quitte à rester jusqu'à l'aube... Déjà il se relève, le visage en sang du dernier coup que je lui ai donné, déjà s'installe une ronde d'observation entre nous. Je scrute son visage, je plonge mes yeux dans son regard, avec le temps j'ai appris à savoir, à reconnaître et là je sais, il n'est pas dans son combat, quelque chose le bloque, quelque chose le perturbe, quelque chose l'empêche de retrouver pleinement son potentiel. Quelque chose ou... Quelqu'un ?
Oui, quelqu'un, ce jour là il m'avait pourtant assuré qu'il se préparait à son combat, au sine missione du lendemain et pourtant le garde qui le suivait m'a bel et bien décrit le portrait d'une femme, Priam m'avait menti.

- Tu es distrait Priam, toute ta concentration n'est pas sur ce combat. Étais tu aussi distrait ce jour là, le jour où tu as chuté, où Remus t'a ridiculisé, où tu as perdu ton titre? Pourtant tu t'étais bien isolé pour bien te préparer et te concentrer, seul... Ou avec une certaine blonde aux yeux vairons. Tu pensais que je n'en saurais rien, tu pensais pouvoir passer la nuit avec une esclave du ludus Naevius sans que personne ne soit au courant? Mais regardes toi Priam, tu es un esclave ! Tu n'es rien sans tes maîtres !

Je veux le stimuler, appuyer là où sa fait mal, je veux déclencher une réaction chez un gladiateur qui s'était effondré plus bas que terre. Ai-je réussi, je vais bientôt le savoir puisque le dimachère attaque à nouveau. Je connais sa technique, je connais ses forces et ses faiblesses, je connais ses attaques et je connais celle-là. Je bloque ses deux lames avec ma seule épée puis, lorsque nos deux visages sont au plus près, je lui assène un coup de boule bien placé. Le nez en sang, il recule de quelques pas.

- Tu as de la haine en toi, tu as de la colère mais tu ne t'en sers pas.

Cette colère qui alimente la volonté de vaincre, cette colère qui nourrit la soif de victoire, cette colère qui fait gagner un combat, Priam la laisse le détruire, il la retient au lieu de la laisser s'exprimer, il retient ses coups au lieu de les asséner avec toute la force et la vitesse qu'on lui connaît, il perd au lieu de me terrasser...
Mes mots semblent enfin avoir fait mouche, en l'observant je vois ses poings plus serrés, sa mâchoire plus contractée, son regard plus noir qu'avant, son esprit est enfin concentré sur l'instant présent. Tel un fauve enragé le Perse fond sur moi, ses lames virevoltent dans la pénombre du soir et en une fraction de seconde il est sur moi. Ses gestes sont plus rapides, plus puissants, moins prévisibles que précédemment. Les épées s'entrechoquent et se repoussent, des morceaux de bois commencent à s'enlever des glaives d'entraînement tandis que Priam veut me faire reculer mais je ne lui laisse pas se plaisir. Les coups pleuvent de part et d'autre sans pour autant faire mouche, on est entré dans une danse infernale où l'enjeu est de rester debout. Soudain je trouve la faille dans sa défense, ses glaives sont trop lions pour parer mon coup et j'abats mon épée de toute mes force... Dans le vide. Le corps de Priam s'est dérobé, le dimachère a esquivé mon coup d'une roulade bien maîtrisée et se trouve maintenant à quelques mètres de moi.

- Tu m'as menti Priam, tu m'as déçu, mais plus que tout tu as déshonoré ton nom, ton ludus et tes maîtres. Qu'as tu fait ce soir là? Qu'as tu fait avec cette catin de Naevius? Tu n'as aucun droit en ce monde, ton corps, ta vie, tes émotions, tes sentiments, ce n'est pas toi qui en décide mais tes maîtres ! Ils peuvent faire cesser ces rencontres, ils peuvent t'enlever ce qui fait de toi un homme, ils ont tout pouvoir sur toi.

Le revoilà à la charge, cette fois-ci je suis bien contraint de reculer. La flamme de la torche que j'ai posé il y a plusieurs minutes commence à s'épuiser et tandis que l'obscurité grignote de plus en plus d'espace, Priam me grignote de plus en plus de terrain. Ses coups sont précis, puissants et rapides mais il lui manque une certaine vision du combat, il ne trouve pas les points faibles de l'adversaire alors que j'en laisse quelques uns très nets. Il tape sans réfléchir, enchaînant des coups qu'il maîtrise à la perfection mais qui ne me mettent pas en danger. Alors qu'il prépare une nouvelle attaque je m'engouffre dans une brèche dans sa défense, le projetant à plusieurs mètres devant moi. Le dimachère, étalé de tout son long, mange une nouvelle fois du sable.

- Peut être n'es tu pas fait pour être un gladiateur, peut être que l'on devrait te renvoyer dans le trou dont tu viens. Tu y sera plus à ton aise, la crasse, la pourriture, la honte ça tu connais, tu aimes ça, hein? Tu fais tout pour les retrouver en tout cas. Peut être que les combats sans honneur, sans gloire, seulement pour quelques minables pièces sont faits pour toi, tu n'es rien de plus qu'un chien, un chien enragé  qui se prend pour un lion.

Je veux qu'il contrôle sa colère, qu'il la domine, qu'il l'utilise pour vaincre au lieu de la laisser prendre le dessus. Je sais qu'il a le potentiel pour le faire.
Alors qu'il peine à se relever je crie à son encontre.

- Ils avaient raisons, tu n'étais pas digne du titre de champion, tu n'étais pas digne des honneurs que tu as reçu, tu n'es pas digne de ce ludus, tu n'es pas digne d'être un gladiateur.

Dans un ultime effort l'ancien champion réussit à se remettre debout, je lui fais signe d'approcher en repliant mes doigts sur la paume de ma main.

- Encore !

Les choses sérieuses doivent désormais commencer si Priam veut espérer être à nouveau le champion de Pompei.
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Dim 24 Aoû - 17:12
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You will fight, or fall where you stand




Gladiateur, les mots ne sont pas assez fort pour ce que ces dix lettres représentent. Nous vivons pour la foule et par la foule. Nous vivons pour la gloire, pour les ovations, pour l'honneur, pour la victoire et si nous devons mourir notre mort sera dans l'arène par le glaive de l'un des nôtres. Priam était l'un des meilleurs gladiateurs de Pompei, un champion qui déchaînait les foules et qui amenait du spectacle, un titan qui faisait mouiller bien des femmes et rêver bien des hommes. Il était un dieu de l'arène au sommet de son art mais il a tout perdu, son titre de champion, son honneur, le respect, la foule, son talent... Il n'est plus rien désormais, rien qu'un gladiateur parmi tant d'autre, un esclave qui a perdu les faveurs de ses maîtres. Le Perse n'est plus que l'ombre de lui-même mais ce soir il remontera sur le devant de la scène, qu'il faille le faire travailler une heure ou jusqu'à l'aube je le ferais, il ne quittera le sable qu'en champion ou il ne le quittera pas. Qu'il doive me haïr ou m'aimer, qu'il doive me voir en tant que monstre ou qu'ami je me promet de lui faire remonter cette pente infernale comme je l'avais remonter il y a des années de cela.

C'est en esclave qu'il est tombé, c'est en champion qu'il doit se relever et pourtant c'est comme un enfant en colère qu'il semble revenir à la charge. Mes mots n'auraient-ils donc servis à rien ?  Ce talent qui semblait être le sien serait-il un mensonge, son titre de champion un coup de chance ? Je l'observe depuis de nombreuses années, il a toujours eu le potentiel pour être une légende de l'arène, pour avoir sa statue dans le ludus Lucretii, me serais-je trompé à ce point ? Peut être n'est-il tout simplement pas à la hauteur, peut être ne peut-il pas être plus fort, plus imprévisible...

À peine cette pensée se fraye un chemin pour m'occuper l'esprit que Priam vient me contredire. Alors que je l'attendais comme à chaque fois, campé sur mes positions, prêt à parer son attaque frontale habituelle, le voilà qui se jette au sol pour se relever dans mon dos. La surprise m'atteint, enfin il retrouve sa vivacité, son imprévisibilité qui l'a amené si haut dans l'arène. Mais il en faut plus pour me battre, beaucoup plus...
Ses coups pleuvent, toujours plus rapides, toujours plus puissants, me forçant à reculer. Le dimachère a le dessus pour le moment, c'est indiscutable mais je commence à lire ses attaque, anticiper les trajectoires de ses sicaes, encore un peu et...

Ce cri, je le connais. Ce cri rageur, je l'ai lâché des années auparavant alors que j'étais moi-même dans la position de Priam, en plein doute. Par ce cri il me signale inconsciemment que mes paroles ont fait mouche, que mes coups ont touché bien plus que sa peau et que ses muscles, il me signale qu'il est prêt à réapprendre à gagner, qu'il est prêt pour redevenir un titan et reconquérir son titre, qu'il est prêt à devenir le meilleur. À ce moment précis ce n'est plus seulement contre moi qu'il se bat mais contre tout ce qui l'a bloqué, qui l'a rabaissé à ce niveau depuis sa défaite contre Remus, à commencer par lui-même. Mais ceux qui me connaissent savent que ça ne me suffit pas, il me faut plus, toujours plus, il me faut avoir la certitude qu'il a dépassé son niveau, qu'il est à nouveau l'homme à battre, celui contre qui il est inutile de parier, il me faut la perfection.

Son pied vient trouver mon ventre pour mettre fin à l'échange et le chien blessé se sent pousser des ailes. Ses mots sont emplis de colère et de rage, il me les jette à la figure mais c'est sur lui qu'elles font effet, il gagne en confiance et en maîtrise, il vit le combat comme si sa vie en dépendait, il combat en gladiateur. Un nouveau coup m'atteint au visage avant que j'ai le temps de réagir et tandis que je recule de quelques pas pour m'éviter une autre mauvaise surprise du même genre je le vois devant moi avec son arrogance légendaire m'inviter à l'attaquer. Il me cri à nouveau dessus, me montrant par la même occasion sa plus grande motivation dans ce combat, ce qui peut être son point faible comme sa plus grande force. Je souri.

- J'ai touché un point sensible on dirait... Bien, très bien.

Je crache au sol, mon sang se répand sur le sable tandis que je m'essuie la bouche avec ma main gauche. Je reporte mon attention vers Priam. Le dimachère a juste assez de haine pour l'utiliser et la maîtriser dans le combat mais arrivera-t-il à canaliser un surplus d'émotion ?

- Tu étais tout cela, tu avais tout pour réussir mais tu as changé. Tu es devenu celui que tu as choisis d'être, pas une panthère mais un chaton, pas un guerrier mais un sous homme, pas un dieu ni même un champion mais un moins que rien qui se cache sous les jupes de sa putain pour échapper à la réalité !

Je m'élance vers lui bien décidé à le faire toucher terre une fois de plus. Eirene est sans doute la plus grande faiblesse de Priam car il ne sais pas utiliser ses sentiments pour gagner, c'est nouveau pour lui mais ça peut devenir sa plus grande force s'il apprend à en faire une arme de volonté. Parmi tous les titres de champion que j'ai gagné certains d'entre-eux je les dois à ma femme et mon fils, non pas que je leur montrais un quelconque surplus d'affection mais que leur seule pensée me donnait la volonté de lutter même lorsque tout semblait perdu, la force de continuer pour pouvoir les revoir le lendemain, je ne pouvais pas mourir lors de ces sine missiones.

Dès le premier contact entre nos glaives de bois je comprends avec un certain plaisir bien dissimulé que Priam a enfin apprit à canaliser sa colère et ses sentiments et ce, qu'ils soient omniprésent comme à l'instant ou non. Depuis le début de notre combat j'avais l'habitude de dominer l'échange si on excepte bien sûr le moment où Priam m'a prit par surprise mais dans cet échange de coup je le sens plus précis, plus virevoltant et plus puissant que moi, je sens la haine l'envahir pour finalement s'abattre sur le bout de bois que je tiens fermement entre mes mains. Je dois me contenter de défendre, étant continuellement mis sous pression, attendant patiemment de trouver une ouverture dans la défense de Priam. Soudain elle apparut, le dimachère préparait une attaque avec ses deux sicaes simultanément laissant son ventre totalement à découvert et à la merci de mon pied droit et mon bon quarante-neuf de pointure. Mon enchaînement est parfait, je bloque son attaque avec mon glaive d'entraînement tandis que dans le même temps mon coup atteint sa cible, mais alors que je pense ma victoire totale, ses sicaes m'atteignent en plein visage. Je recule de plusieurs mètres tout comme lui je suppose, son attaque était musclée et en aurait assommée plus d'un. Je m'étonne d'ailleurs qu'il m'ait atteint car je suis persuadé d'avoir paré son coup, un rapide coup d'œil vers mon arme me fait comprendre la raison de ma douleur. Je ne tiens entre mes mains qu'un bout de quelques centimètres de long, le bois s'étant cassé avec le choc l'autre bout de mon arme trainait sur le sable à quelques mètres de mes pieds, me voilà désarmé bien malgré moi.

Je pourrais donner le signal de fin du combat mais je n'en fais rien, Priam ne m'a pas encore totalement convaincu, j'en attends plus peut être trop mais pour moi ce n'est jamais assez. Je vais pour me diriger vers le coffre où sont entreposées les glaives d'entraînement lorsque j'aperçois, posé contre le poteau le plus proche, la lance et la Parma, un petit bouclier hémisphérique, les instruments d'un hoplomaque. Un sourire embelli mon visage tandis que je m'empare de ces armes de bois. Je n'ai pas manié la lance depuis des années, depuis que je suis doctore en fait; Même lorsque j'ai entraîné Priam pour son premier sine missione contre Fortius j'avais seulement utilisé le glaive d'entraînement. Oh, mais que vois-je cher lecteur, douteriez-vous de mes talents après une si longue période sans toucher une lance ? Sachez que pour moi le maniement de cette arme c'est comme monter à cheval, je l'ai dans le sang et je ne l'oublierai jamais. Inquiétez vous plutôt pour Priam car même en ayant retrouvé une partie de sa superbe il ne me connais pas avec la lance. C'est d'ailleurs en lui tournant le dos pour m'équiper tranquillement et pour le provoquer en lui montrant délibérément ma face la plus vulnérable alors que le combat n'est pas terminé que je lui lance.

- Allez petit, montre moi ce que tu appelle un vrai champion.  




Force et Honneur


Priam brings sexy back:
 
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Arene
Sam 27 Déc - 1:18
Re: I will not die a faceless slave forgotten by history ₪ Voroncius   




Voroncius
₪ Arrivée à Pompéi : 25/03/2014
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₪ Âge : 46
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₪ Citation: There is only one god, and his name is Death. And there is only one thing we say to Death: ‘Not today’
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₪ Côté Coeur: Il appartient à son ludus et à l'arène
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You will fight, or fall where you stand




Je m'étais replongé dans mon passé en touchant ces simples objets. Voilà une éternité que je n'avais plus manié la lance dans un combat de gladiateur. Mes succès, mes échecs, mon histoire dans l'arène... tous cela et plus encore, je l'avais forgé entre les murs de l'amphithéâtre, sur le sable de l'arène, à la pointe de ma lance et au contact de mon bouclier. Après mon premier titre de champion de Pompei je m'étais cru invincible, le jeune prodige bien au-dessus des autres, j'étais devenu trop confiant, trop arrogant, moins concentré, moins... bon tout simplement. Alors quand je subis ma première défaite autant dire que je tombais de très haut, j'étais en colère contre moi-même, contre les autres, contre les dieux mais cette colère me dévastait. Mon doctore de l'époque m'avait envoyé m'entraîner avec les provocators, les gladiateurs débutant, et pendant deux mois j'y appris l'humilité, que la gloire est éphémère si elle n'est pas suivie de travail et de discipline. Puis un jour, le doctore était venu me voir pour m'annoncer que j'allais combattre le lendemain. Ce jour-là j'aurais pu battre n'importe qui et mon doctore le savait tout comme je le savais aujourd'hui.

Priam était prêt. Prêt pour combattre, prêt pour se surpasser, prêt à verser le sang. Il était prêt comme jamais il ne l'avait été depuis sa victoire face à Fortius, ce jour-là il n'avait pas seulement gagné un titre, il avait terrassé un géant, brisé une légende et s'était accaparé les faveurs de la foule. Aujourd'hui j'avais opté pour mes armes fétiches parce qu'il n'y avait qu'avec ça que je pouvais avoir une chance de gagner. Parce que oui, je cherchais à gagner, je voulais que Priam aille jusqu'au fond de lui-même, qu'il aille chercher cette victoire avec ses tripes, ça devait venir de lui et non de moi.

Les premières passes d'armes avec ma lance furent musclées mais je me contentais de me jauger, de le jauger. Priam lança en premier les hostilités avec un bon combo d'attaques dont le dernier coup réussi à m'envoyer à terre. Aussitôt, le dimachère chercha à m'attaquer alors que je ne m'étais pas encore remis sur pieds mais ses siccaes ne rencontrèrent que le bois de mon bouclier alors que ma lance le déséquilibrait avec un coup latéral sur son pied d'appui.

Nous nous relevions ensemble pour continuer l'affrontement de plus belle. Priam en profita pour me lancer une petite pique, sa première depuis le début de notre affrontement. D'habitude je n'appréciais pas ce genre de provocation dans un combat, il se déconcentrais pendant quelques secondes et je n'aimais pas ça mais aujourd'hui c'était différent parce que cette simple petite phrase montrait le retour du Priam que je connaissais, le retour d'un champion, j'étais à deux doigts d'avoir atteint ce pourquoi je l'avais fait combattre. Je souris à cette idée, il me semblait clair désormais que j'avais fait le bon choix. Sa défaite contre Remus, les récentes défaites des gladiateurs Lucretii face au ludus Naevii étaient aussi ma faute, je ne les avais pas assez préparé, pas assez entraîné, je ne les avais pas poussé dans leurs retranchements à l'entraînement alors il m'avait fallu me remettre en question, forcer mes séances d'entraînement, les faire travailler jusqu'à ce qu'ils en crachent leurs poumons.

Pour ma part je m'abstenais désormais de tout commentaire, mes paroles avaient déjà fait mouche et en rajouter ne pouvait que détruire ce que j'avais réussi à redonner à Priam, l'envie, la rage de vaincre qui s'était enfoui au plus profond de lui sous le poids de la défaite. Mais loin de le laisser gagner, je l'envoyais au sol d'un revers de bouclier avant d'enchaîner par une attaque avec ma lance. Le coup fut paré avec brio par mon adversaire qui en profita pour se remettre debout. Loin d'en être déstabilisé par cette parade, j'enchainais avec une autre offensive en direction de ses jambes, je voyais d'ailleurs déjà mon coup toucher son but lorsqu'au dernier moment Priam esquiva mon attaque d'un bond.

Étonné par cette esquive tardive, je laissais mon arme finir sa course dans le sol, s'enfonçant de plusieurs centimètres à mon grand regret. Le reste fut très rapide, Priam cassa ma lance avant de m'envoyer au sol et le temps d'essayer de me relever il me tenait sous son emprise.

On était resté plusieurs secondes comme ça, moi un genou à terre et lui debout tenant le bout de ma lance dont l'autre extrémité me chatouillait le menton. Puis, lentement, je relevais la tête jusqu'à le regarder droit dans les yeux avant de faire le signe de la reddition marquant la fin du combat.
Je me redressais alors pour lui faire face, j'avais peut être perdu le combat, mais combattant je ne l'étais plus depuis longtemps, j'étais doctore et en tant que tel la victoire de Priam était aussi ma victoire.

« Demain tu t'entraineras avec Suspirium. Retournes dans ta cellule maintenant. »

J'avais toute confiance en mon fils pour être certain qu'il ne le ménagerait pas. Je les ferais combattre toute la journée s'il le faudrait, sans même s'arrêter pour boire ou manger, mais au prochain combat contre les hommes de Naevius chacun des gladiateurs dont je devais assurer l'entraînement serait prêt.
Tandis que le dimachère commençait à disparaître de ma vue, je lui lançais une dernière phrase.

« Priam, l'important n'est pas de savoir comment tu es tombé mais si tu as la force de te relever. N'oublies jamais plus qui tu es, ce dont tu es capable... Ni pour qui et pour quoi tu te bats. »

Aussitôt après je parti en direction des torches que j'avais installé, dont les derniers éclats de lumière commençaient à vaciller, laissant seul le Perse à ses pensée et à sa victoire.




Force et Honneur